Cultures

Publié le 24/06/2024

Les excès d’eau du mois de mai ont nui aux variétés précoces de cerises. Heureusement, les arboriculteurs vont pouvoir se rattraper avec les autres variétés.

Entre 40 % et 60 % de pertes : c’est ce qu’ont provoqué les excès d’eau du mois de mai et de début juin sur les variétés précoces de cerises. L’estimation vient de Philippe Jacques, conseiller spécialisé en arboriculture à la Chambre d’agriculture Alsace. « Elles ont pris beaucoup d’eau alors qu’elles étaient proches de la maturité. » La quantité d’eau et les durées d’humectation longues ont provoqué l’éclatement des cerises et l’installation de pourriture. Toute la récolte n’est pas compromise pour autant puisque pour tenir les deux mois de campagne, les producteurs cultivent 10 à 12 variétés de cerises. Pour l’instant, seules trois d’entre elles sont concernées par les dégâts. Au pire, les producteurs les plus touchés auront perdu 15 % de leur volume de cerises de l’année, estime le conseiller. « Si les conditions climatiques s’améliorent (ce qui semblait être le cas cette semaine), l’épisode sera vite oublié », présume Philippe Jacques. Reste que ces trois variétés précoces, pour une fois, étaient bien chargées. Sans cet excès de pluie, elles seraient arrivées au moment opportun sur le marché, à un moment où les prix étaient rémunérateurs. Il est possible qu’avec les variétés plus tardives, ce ne soit plus le cas car les volumes vont augmenter, prévoit Philippe Jacques. Tavelure : des dégâts dans les vergers bio Dans le reste du verger, des problèmes sanitaires ont été constatés sur les pommiers, où la tavelure a fait son apparition. Le conseiller en arboriculture fait état d’une forte pression sur les variétés sensibles. Même s’ils ont eu fort à faire pour réussir à positionner les traitements au bon moment, en tenant compte de la pluie, du vent et des conditions d’accès aux parcelles, les producteurs conventionnels ont réussi à contrôler la situation. Chez les producteurs bio, cela a été plus difficile : « la maladie a pris le dessus et a provoqué des dégâts dans les parcelles. » Pour ce qui est de la récolte de pommes à venir, Philippe Jacques estime que « la charge n’est pas trop mauvaise, sauf pour certaines variétés qui ont fleuri par mauvais temps, où on observe des problèmes de coulure. » La fécondation s’étant mal passée, certains secteurs devront s’attendre à un faible niveau de production. « Cela concerne surtout les variétés à floraison tardive. J’ai vu la même chose dans le sud des Vosges et le nord de la Haute-Saône. C’est un problème assez général, y compris au niveau national. » Un problème qu’on retrouve également en poires : « les secteurs qui ont fleuri de bonne heure, comme Obernai, Sigolsheim et Traenheim, auront une très belle récolte. Mais ce ne sera pas le cas pour les secteurs à floraison tardive. Il y a une nette rupture entre les deux. » En abricots, les arbres sont « propres sanitairement », même si sur le plan de la charge, « la situation est hétérogène ». Du côté des pêches, en revanche, on s’achemine vers une belle campagne pour la deuxième année consécutive. La qualité des fruits est au rendez-vous, annonce le conseiller arboricole, même si la sucrosité sera sans doute inférieure à l’année passée. Mirabelles et quetsches : l’abondance Pour les mirabelles et les quetsches, Philippe Jacques s’attend à « de grosses campagnes », ce qui n’est pas forcément synonyme de bons prix. « Les arbres sont magnifiques. Pour l’instant, on a de très beaux calibres. Il faut espérer qu’on n’aura pas de problème qualitatif à la récolte ».

Publié le 20/06/2024

Les excès d’eau du mois de mai ont nui aux variétés précoces de cerises. Heureusement, les arboriculteurs vont pouvoir se rattraper avec les autres variétés.

Entre 40 % et 60 % de pertes : c’est ce qu’ont provoqué les excès d’eau du mois de mai et de début juin sur les variétés précoces de cerises. L’estimation vient de Philippe Jacques, conseiller spécialisé en arboriculture à la Chambre d’agriculture Alsace. « Elles ont pris beaucoup d’eau alors qu’elles étaient proches de la maturité. » La quantité d’eau et les durées d’humectation longues ont provoqué l’éclatement des cerises et l’installation de pourriture. Toute la récolte n’est pas compromise pour autant puisque pour tenir les deux mois de campagne, les producteurs cultivent 10 à 12 variétés de cerises. Pour l’instant, seules trois d’entre elles sont concernées par les dégâts. Au pire, les producteurs les plus touchés auront perdu 15 % de leur volume de cerises de l’année, estime le conseiller. « Si les conditions climatiques s’améliorent (ce qui semblait être le cas cette semaine), l’épisode sera vite oublié », présume Philippe Jacques. Reste que ces trois variétés précoces, pour une fois, étaient bien chargées. Sans cet excès de pluie, elles seraient arrivées au moment opportun sur le marché, à un moment où les prix étaient rémunérateurs. Il est possible qu’avec les variétés plus tardives, ce ne soit plus le cas car les volumes vont augmenter, prévoit Philippe Jacques.

Publié le 20/06/2024

Les excès d’eau du mois de mai ont nui aux variétés précoces de cerises. Heureusement, les arboriculteurs vont pouvoir se rattraper avec les autres variétés.

Entre 40 % et 60 % de pertes : c’est ce qu’ont provoqué les excès d’eau du mois de mai et de début juin sur les variétés précoces de cerises. L’estimation vient de Philippe Jacques, conseiller spécialisé en arboriculture à la Chambre d’agriculture Alsace. « Elles ont pris beaucoup d’eau alors qu’elles étaient proches de la maturité. » La quantité d’eau et les durées d’humectation longues ont provoqué l’éclatement des cerises et l’installation de pourriture. Toute la récolte n’est pas compromise pour autant puisque pour tenir les deux mois de campagne, les producteurs cultivent 10 à 12 variétés de cerises. Pour l’instant, seules trois d’entre elles sont concernées par les dégâts. Au pire, les producteurs les plus touchés auront perdu 15 % de leur volume de cerises de l’année, estime le conseiller. « Si les conditions climatiques s’améliorent (ce qui semblait être le cas cette semaine), l’épisode sera vite oublié », présume Philippe Jacques. Reste que ces trois variétés précoces, pour une fois, étaient bien chargées. Sans cet excès de pluie, elles seraient arrivées au moment opportun sur le marché, à un moment où les prix étaient rémunérateurs. Il est possible qu’avec les variétés plus tardives, ce ne soit plus le cas car les volumes vont augmenter, prévoit Philippe Jacques.

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