Cultures

Publié le 27/10/2017

La conjoncture houblonnière est bonne, la filière est dynamique. Et, grâce notamment au travail mené par le Comptoir agricole sur les variétés aromatiques, les opportunités de débouchés, en lien avec l’essor des microbrasseries et des bières très travaillées, sont réelles. Aussi, de nouvelles houblonnières sont-elles petit à petit érigées en Alsace. Comme ce samedi 21 octobre, au Gaec Harter à Duntzenheim.

   

Publié le 25/10/2017

Planète Légumes a organisé une présentation des essais de plus de 60 variétés de pommes de terre à chair ferme, de consommation courante, spéciales frites (jaunes et rouges) et bios, jeudi 12 octobre chez Clisson à Saint-Hippolyte. L’occasion pour les producteurs de rencontrer les représentants des firmes de plants.

Cette présentation était commune avec les établissements Kiehl qui viennent de reprendre Clisson situé dans la zone d’activité de Saint-Hippolyte. « Nous avons beaucoup de variétés cette année, » se réjouit Denis Jung conseiller spécialisé en pommes de terre à la Chambre d'agriculture Alsace. 66 exactement. Elles sont produites sur des champs d’essais chez Maurice Meyer à Valff, chez Marc Kuntzmann à Krautergersheim, mais aussi chez Roland Linck à Muttersholtz qui travaille, lui, avec Clisson. « Il y a un bon rendement cette année, contrairement à 2016, même si nous avons des interrogations sur les calibres 20 à 35, constate le spécialiste. Mais, globalement, cela a été plus facile à gérer. Sur le marché du frais, il y a des excédents. Les Pays-Bas, par exemple, ont 20 % de tonnage supplémentaire par rapport à l’an passé. Il y a davantage d’export, mais la consommation est assez faible depuis le début de l’année. Elle ne compense pas la forte production. » La raison de cette profusion de patate ? Les conditions météorologiques. Si des pommes de terre, primeurs notamment, ont souffert en raison du gel du 20 avril, celles qui ont été plantées plus tard n’ont pas connu la moindre difficulté. Il y a eu, du coup, une augmentation nette des rendements avec un état sanitaire souvent très satisfaisant. Des essais d’efficacité et de sélectivité Planète Légumes a expérimenté cinq variétés des pommes de terre bios chez Maurice Meyer à Valff. Elles ont été plantées le 27 mars 2017 sur un sol limoneux à 8 °C, puis irriguées, avec une récolte le 30 août et un tri le 1er septembre. L’essai de la parcelle du Gaec des Acacias chez Roland Linck à Muttersholtz a été planté le 20 avril après une culture de maïs grain et un labour d’hiver le 6 décembre 2016. Le buttage a été réalisé le 5 mai 2017 puis une fumure totale (N 170, P O, K 120), des traitements fongicides, un défanage le 4 septembre et un arrachage le 28 septembre. Enfin, les tests chez Kuntzmann à Krautergersheim ont été plantés les 31 mars et 7 avril pour une récolte le 5 septembre, un lavage et un tri le 28 septembre. Les résultats de ces différents essais seront tous disponibles sur le site internet de Planète Légumes. « Nous réalisons des essais d’efficacité et de sélectivité nécessaires à la rédaction des dossiers biologiques d’homologation ou pour le développement de nouveaux programmes de référence au niveau régional. Tous nos essais sont conduits selon les principes des bonnes pratiques d’expérimentation. Nous sommes spécialisés sur les cultures légumières et pommes de terre grâce à une équipe technique réactive et disponible », indique Denis Jung. Tout au long de la matinée, les conseillers techniques de Planète Légumes et de la Chambre d'agriculture d’Alsace ont échangé avec les producteurs présents et les représentants des firmes de plants sur les variétés prometteuses, d’avenir ou sur celles qui posent des difficultés. Avec 66 variétés différentes, la sélection était d’autant plus pertinente.

Publié le 25/10/2017

Les interprofessions ont tiré un premier bilan mitigé de la récolte de pommes de terre, choux et pommes, jeudi 19 octobre, au restaurant Gavroche du centre de Strasbourg. Tous tablent sur un bon prix de vente pour sauver les meubles.

Des pommes de terre bradées, un chou qui a souffert de la pluie et des pommes gelées. Les représentants des trois productions ont partagé leurs inquiétudes avec la presse, à la table de Benoît Fuchs, à l'initiative de l'interprofession des fruits et légumes (Interfel), et du Comité national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT). Si les agriculteurs font face à des problèmes différents selon leur production, ils espèrent tous un bon prix pour sauver la saison. Dans le salon du Gavroche, Frédéric Kiehl se félicite d'avoir agrandi son entrepôt de Duppigheim l'an dernier. Et pour cause, la production de patates a explosé cette année. Conséquence directe, les prix dégringolent. Le président de l'association pour la promotion de la pomme de terre en Alsace avance un prix en baisse de moitié par rapport à 2016. Pas défaitiste pour autant, il attend avec impatience que les productions du nord de la France soient écoulées. « Aujourd'hui on inonde le marché car certains producteurs ne peuvent pas stocker, explique-t-il. On espère une remontée des prix d'ici fin novembre. » Optimiste, le CNIPT l'est aussi. « Il n'y a pas de raison de paniquer, rassure Carole Blandin, responsable communication de l'organisation. La pomme de terre a de nombreux débouchés à l'export, les cours vont remonter. » En attendant cette embellie, le CNIPT planche sur un outil pour éviter la crise de nerf dans les années à venir. Il s'agira d'un indice interne à la profession, pour indiquer les prix moyens pratiqués. « Dès 2018, les producteurs pourront se situer par rapport au marché français », détaille la responsable. Le but ? Que les agriculteurs aient toutes les cartes en main pour établir leurs prix... et se rassurer par rapport au voisin. Moins de volumes pour la pomme, mais de meilleurs prix  Côté chou, l'humeur change d'une terroir à l'autre. « La campagne est très hétérogène cette année », constate Laurent Heitz, président du syndicat des producteurs de chou à choucroute basé à Geispolsheim. S'il a été épargné par la pluie cet été, ses collègues de Meistratzheim ont beaucoup souffert. À mi-récolte, l'élu prédit déjà que les cuves ne feront pas le plein. Mais les prix ne s'envoleront pas pour autant. La vente de chou à choucroute contractualisée, les prix sont déjà fixés. « Au moins, on sait qu'ils ne casseront pas la figure en cours de route », ajoute le responsable. Niveau volumes, les pommiers ont le plus souffert. « On a perdu près de 40 % de la production par rapport à l'an dernier », estime Pierre Barth, responsable fruits à la FRSEA. En cause, le gel de printemps qui a beaucoup affecté les vergers haut-rhinois. Là encore, les prix vont être déterminants pour donner une note définitive à la campagne 2017. À l'inverse des pommes de terre, la pomme voit son cours grimper. Plus 20 % au détail et jusqu'à 50 % d'augmentation pour l'industrie (les fruits invendables aux particuliers). Mais le responsable syndical reste prudent, « la hausse de l'industrie ne compensera pas la perte due aux pommes non produites. »

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