Vigne

Publié le 08/02/2018

Quelque 123 coopérateurs sur 173 ont participé à la 71e assemblée générale de la cave de Cleebourg, présidée par Gilles Theilmann. Outre l’excellent millésime 2017 qui s’annonce, Cleebourg a consolidé ses résultats financiers.

« Il est évident que l’on signerait tout de suite des deux mains pour un tel millésime chaque année », a indiqué le maître de chai et œnologue, Olivier Kreutzberger. En 2017, Cleebourg annonce de bons résultats, tant comptables que qualitatifs, avec un millésime 2017 qui s’annonce grandiose et prometteur « pour l’ensemble des cépages ». Si les vins se sont refermés pendant l’hiver, le pinot gris sera globalement « plus fruité que floral », le crémant « très intéressant », le sylvaner « structuré et ample », le muscat « fruité, gourmand et appétissant », le gewurztraminer très prometteur, et l’auxerrois « tout en typicité et finesse mais moins marqué par l’effet millésime ». C’est du côté des rieslings, qu’Olivier Kreutzberger s’attend à un millésime exceptionnel, ils sont « fruités, élégants, amples mais frais et avec une acidité très mûre ». De même d’ailleurs pour les pinots noirs, « gouleyants et fruités ». Le 18 octobre, les vignerons ont récolté 12 hectolitres de gewurztraminer, la seconde « sélection de grains nobles » de l’histoire de la cave dans ce cépage. Son potentiel alcoolique très élevé (21,2 degrés) promet un cru haut de gamme très liquoreux et aromatique. Les 2 400 bouteilles prévues de ce nectar, « un vin de garde pour une dizaine d’années », ne seront commercialisées que dans trois ans. Au chapitre des résultats commerciaux sur l’exercice s’étalant du 1er janvier au 31 décembre 2017, la cave connaît une légère baisse d’activité, surtout au caveau, avec 27 145 opérations enregistrées contre 28 791 l’année précédente. Pour l’exercice 2017-2018, la coopérative se donne comme objectif de faire progresser de 2,3 % la vente en bouteilles pour atteindre 8 500 hl (contre 8 300 hl) et de porter la vente en vrac à 8 600 hl (contre 6 900 hl actuellement). À noter le beau succès du crémant Ice qui, victime de son succès, était en rupture au printemps 2017 : les amateurs devront attendre mars 2018 pour s’en procurer à nouveau. Côté ventes à l’étranger, la cave poursuit ses efforts et développe ses exportations vers l’Espagne, Israël et la Finlande notamment. En 2017, la cave a fait l’acquisition de deux cuves Rieger pour les pinots noirs, qui viennent compléter les techniques de cuvaison déjà en utilisation pour des profils de vins différents allant du rosé au rouge léger, rouge gouleyant, rouge structuré… Autres investissements : l’acquisition de neuf cuves Moeschle et l’installation d’un auvent à l’entrée du hall vendangeoir. Sur le plan des médailles et récompenses, la cave de Cleebourg s’est particulièrement bien distinguée en remportant 15 médailles d’or, 12 médailles d’argent, 5 médailles de bronze au Concours général agricole, 13 Sigilles de la confrérie Saint-Étienne. Et aux Concours du monde, la cave s’adjuge 2 médailles d’or et une d’argent. De même aux Vinalies nationales, elle obtient un prix d’excellence, ainsi qu’une médaille d’argent au Concours national des crémants, sans oublier un vin étoilé au Guide Hachette 2018. « Un bilan satisfaisant qui récompense le travail et les efforts des viticulteurs et la cave elle-même », confie le président Gilles Theilmann. Tous les intervenants - le député Frédéric Reiss, la conseillère régionale Évelyne Isinger, le conseiller départemental Paul Heintz, le maire de Cleebourg et président de la communauté de communes du Pays de Wissembourg Serge Strappazon - ont félicité la cave de Cleebourg pour ces excellents résultats. Une cave qui « offre une superbe vitrine du terroir et du savoir-faire viticole. Un atout non négligeable dans le domaine du développement touristique où la cave de Cleebourg a un rôle de premier plan à jouer. »

Publié le 07/02/2018

Lancé à l’occasion des 60 ans de la Route des vins d’Alsace, le slowUp a attiré l’an dernier 40 000 visiteurs. Alsace Destination Tourisme en confie à présent l’organisation aux acteurs locaux, qui se sont constitués en association le 24 janvier dernier.

Avec 40 000 visiteurs enregistrés l’an dernier, le slowUp Alsace est la manifestation touristique qui attire le plus de monde dans la région en une seule journée. Elle a été lancée en 2013 pour célébrer les 60 ans de la Route des vins d’Alsace, avec un principe simple : faire redécouvrir une portion de cette route mythique - 31 km - en réservant son accès aux piétons, marcheurs, cyclistes, cavaliers, et à toutes les personnes non-motorisées. Aucune voiture n’étant admise ce jour-là sur le circuit, les visiteurs peuvent profiter en toute tranquillité des attraits de la Route des vins et de la Véloroute du vignoble, située au pied du Haut-Kœnigsbourg : entre Châtenois, Bergheim et Sélestat, plusieurs parcours de difficultés différentes sont accessibles. Ce jour-là, les communes, les associations et partenaires locaux se mobilisent pour proposer des animations sur neuf places festives jalonnant l’itinéraire. Le slowUp ayant atteint sa vitesse de croisière, Alsace Destination Tourisme (ADT), qui en était l’initiateur, a décidé de passer le relais en confiant son organisation aux acteurs locaux. Une association a été créée dans cet objectif le 24 janvier à Scherwiller, sous l’égide d’ADT et de son président, Max Delmond. Baptisée slowUp Alsace de la Route des vins, elle réunit l’ADT, les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, la communauté de communes de Sélestat, une dizaine de communes des deux départements, ainsi que la société Batorama. « Cette manifestation a pris beaucoup d’ampleur depuis qu’elle a été créée », expliquait Max Delmond lors de l’assemblée constitutive, rappelant que le premier slowUp a rassemblé 15 000 personnes et que son succès s’est amplifié d’année en année. Il était donc temps que « les territoires s’emparent de cet événement touristique ». ADT, qui reste présent en tant que membre fondateur de la nouvelle association, continuera à apporter son savoir-faire : il assurera notamment la promotion du slowUp lors des différentes manifestations et salons auxquels il participe, précise Marc Lévy, directeur d’ADT. Préserver la convivialité Ce passage de relais ne devrait pas changer l’état d’esprit de la manifestation : « Nous souhaitons garder l’ambiance du slowUp qui a l’avantage d’être une manifestation en accès gratuit », précise Pierre Bihl, maire de Bergheim, élu vice-président de la nouvelle association. Il souhaite notamment maintenir le caractère convivial de cette journée dont l’intitulé résume très bien l’esprit (slowUp est une contraction de slow down & pleasure up, qui signifie « ralentit l’allure et augmente le plaisir »). Son collègue Marcel Bauer, maire de Sélestat et également vice-président, voit dans la mobilisation des communes, de leurs élus et des associations, un signe très positif pour l’avenir du slowUp, qui va pouvoir continuer à se développer. Jusqu’à un certain point en tout cas : au-delà de 50 000 visiteurs, les questions de sécurité et de maintien de l’accès à certains sites comme le Haut-Kœnigsbourg et les parcs animaliers voisins, deviendraient problématiques, reconnaissent les élus. Les syndicats viticoles sont en tout cas plus motivés que jamais, témoigne Olivier Sohler, maire de Scherwiller, élu président de l’association. Leurs stands collectifs ont les faveurs des visiteurs du slowUp qui, n’étant pas motorisés, peuvent apprécier les vins d’Alsace en toute sécurité.

Dégustation d’attribution des Sigilles d’Alsace

Plus de terroir, plus d’engouement

Publié le 06/02/2018

Année après année, la dégustation des Sigilles d’Alsace organisée par la confrérie Saint-Étienne confirme son regain d’intérêt auprès des viticulteurs alsaciens. La première session 2018 qui s’est déroulée le 18 janvier a mis en compétition encore plus de maisons et de vins que l’année passée. Preuve que l’orientation « terroir » - et désormais obligatoire pour les grands crus - prise en 2015 par les organisateurs séduit de plus en plus.

Année après année, la dégustation des Sigilles d’Alsace organisée par la confrérie Saint-Étienne confirme son regain d’intérêt auprès des viticulteurs. Le 18 janvier, ce sont pas moins de 224 vins qui ont été présentés par 54 maisons différentes. C’est cinq vins et quatre maisons de plus qu’en 2017. « C’est la première fois depuis 2013 qu’on enregistre une telle participation deux années de suite », se félicite le délégué général de la confrérie Saint-Étienne, Éric Fargeas. Une progression que ce dernier attribue à deux facteurs : le premier, c’est la volonté de la confrérie d’intégrer une dimension « terroir » plus marquée dans l’attribution des Sigilles en 2015 ; le second, l’image plus « moderne » que réussit à se créer la confrérie depuis plusieurs années. « On essaie d’attirer de jeunes viticulteurs en organisant des ateliers et des soirées à thème. On montre que la confrérie n’est pas qu’un musée du vignoble alsacien, mais aussi un lieu d’échanges et de réflexion », poursuit Éric Fargeas. Et un lieu qui sait évoluer tout comme la dégustation du Sigille organisée deux fois par an. Pour cette première édition de 2018, les organisateurs ont un peu changé les règles puisque, pour la première fois, tous les grands crus inscrits devaient être dégustés dans la catégorie « terroir ». « Lorsqu’on avait introduit cette notion il y a trois ans, c’était sur la base du volontariat. Mais très vite, on s’est rendu compte que cela déséquilibrait la donne pour les grands crus. Du coup, on a rendu cet aspect obligatoire pour ces vins. C’est plus juste et plus logique », précise le délégué général de la confrérie. En parcourant les tables de dégustations, plusieurs viticulteurs ont salué cette petite évolution. « C’est dans les grands crus que le sol doit parler. C’est une excellente chose d’aller dans ce sens », estime Grégory Zancristoforo, œnologue à la Maison Charles Wantz, à Barr. Michel Blanck, de la Maison André Blanck à Kientzheim, présent à la même table de dégustation, abonde dans le même sens. Et pour lui, ce n’est que le début. « Les Bourguignons mettent leurs terroirs en avant depuis longtemps. Nous, on démarre à peine. C’est un long travail qui demande beaucoup d’éducation des consommateurs et aussi des producteurs. Ce sont certainement nos successeurs qui récolteront les fruits de l’évolution que nous vivons actuellement. » Alors, encore plus de vins de terroir lors des prochaines dégustations du Sigille d’Alsace ? C’est évidemment le souhait d’Éric Fargeas qui rappelle au passage que ce concours est ouvert à tous les viticulteurs du vignoble, qu’ils soient membres ou non de la confrérie Saint-Étienne. « Ce n’était le cas il y a plusieurs années en arrière. Mais depuis pas mal de temps maintenant, tout le monde peut prétendre décrocher le Sigille qui, il faut le souligner, reste une distinction hautement qualitative puisque seuls des vins déjà mis en bouteille peuvent être présentés, et seuls un tiers d’entre eux sont au final retenus par les jurés. »

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