Vie professionnelle

Publié le 29/09/2017

Le conseil d’administration de la FDSEA du Bas-Rhin a eu le privilège d’accueillir Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, à la ferme-auberge Trau à Ebersheim. Pendant plus de deux heures, les présidents cantonaux ont eu des échanges constructifs avec l’éleveuse venue du Maine-et-Loire.

Comme lors de ses passages sur les plateaux télé, Christiane Lambert a insufflé un vent de dynamisme au conseil départemental. Six mois après son élection à la tête de la FNSEA, elle a su prendre la difficile succession de Xavier Beulin. Au gré des échanges avec les responsables professionnels, la présidente de la FNSEA a détaillé son programme qui s’articule en trois priorités : améliorer les revenus en augmentant les prix, réduire les charges et les normes et enfin redresser l’image de l’agriculture et de la FNSEA. Améliorer les prix Les responsables de filières du conseil de la FDSEA ont insisté sur le manque de revenu de ces dernières années en élevage comme en céréales. « Il faut sortir de la logique de prix bas », a martelé l’éleveuse de porc. Dans beaucoup trop de productions, le prix payé est inférieur au coût de revient. « La FNSEA cherche à développer les outils permettant d’absorber la volatilité conjoncturelle des prix, mais là nous sommes structurellement en dessous des coûts de production, et ceci n’est pas tenable sur le long terme ». Sur ce point, les États généraux de l’alimentation sont suivis de près. Sans pour autant croire à la solution miracle, les différents ateliers seront l’occasion pour la profession de poser les jalons de notre stratégie sur les prix (lire l’article ci-dessous). Haro sur les phytos Si un dossier est symptomatique de l’accumulation des contraintes, c’est celui des phytosanitaires. Depuis quelques années, les contraintes s’accumulent, et ce sans fondement scientifique. Dispositif végétalisé permanent, certificats d’économie de produits phytosanitaires, interdiction de certaines molécules (diméothates, néonicotinoïdes) autant de nouvelles réglementations apparues ces dernières années. Aujourd’hui, c’est la position de la France sur la ré-homologation du glyphosate qui fait débat. « Sur ce sujet, il faut être très pédagogique », insiste la présidente de la FNSEA. Le grand public, sous l’influence des associations environnementales et des médias, ne comprend pas le sujet et réclame forcément l’interdiction. « Nous devons expliquer sans cesse que nous l’utilisons de façon raisonnée, qu’il n’existe pas d’alternative crédible à ce jour, qu’il est la base des systèmes de production comme les TCS qui sont promues dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. » Enfin, rappelons qu’il y a trois rapports d’agences indépendantes qui se sont positionnés pour la ré-homologation. En plus de la pédagogie, il faut de la fermeté. « La manifestation aux Champs Élysées fait partie de notre stratégie pour défendre nos moyens de production. En aucun cas, la FNSEA ne pourra accepter une interdiction brutale et unilatérale de la France pour une molécule aussi importante que le glyphosate », a-t-elle conclu. Fier d’être agriculteur Mais, insiste la présidente, « il s’agit d’un sujet sensible ». Le ministre Nicolas Hulot fait de ces grands dossiers des objets politiques. « Pour l’opinion publique, c’est la FNSEA qui défend une molécule cancérigène. Dans ces conditions, vous êtes inaudibles, il faut renverser la vapeur. » Certains ont catalogué la FNSEA dans une image d’Épinal de syndicat tout-puissant qui défend l’agro-industrie et les fermes des 1 000 vaches alors que la FNSEA est comme l’agriculture : riche de sa diversité. « Quand on est le syndicat majoritaire, on regroupe une multitude de producteurs comme j’ai pu le voir dans votre conseil d’administration, céréaliers, éleveurs, conventionnels, bios, filières longues et vente directe se côtoient pour défendre ensemble les intérêts de l’agriculture ». Pour la présidente de la FNSEA, il faut redorer le blason de la FNSEA, en même temps que celui des agriculteurs qui sont las de voir chaque semaine des émissions sur le véganisme, les scandales alimentaires et le bien-être animal. « Ce bruit de fond médiatique est insupportable pour les agriculteurs alors qu’ils peinent à se sortir un salaire et qu’ils travaillent 70 heures par semaine. Nous avons une stratégie offensive dans les médias, nous cherchons aussi à nous entourer de nouveaux profils (universitaires, sociologues, journalistes) pour toucher tous les publics ». Cette stratégie offensive et volontariste, la présidente de la FNSEA l’a utilisée le lendemain du conseil d’administration de la FDSEA lors d’un débat organisé par le journal « Le Monde » en présence de l’association végane L214.

Saveurs et soleil d’automne à Sélestat

Plein les mirettes !

Publié le 29/09/2017

Seize ans déjà que les producteurs de fruits et légumes alsaciens nous régalent d’un grandiose spectacle. Le week-end dernier à Sélestat, ils ont interprété une véritable symphonie de couleurs et de saveurs en hommage aux fruits de la terre.

Dès l’entrée sur le parking, une agréable surprise attend les visiteurs. Le chemin piétonnier qui mène aux Tanzmatten serpente entre des jardins ouvriers regorgeant de trésors : piments, tomates, poireaux, choux, courges, potirons, etc. Une sympathique mise en jambes ! Une fois passés la caisse et le service de sécurité, tous les sens sont en éveil. Les parterres de légumes invitent à la gourmandise, les décorations spectaculaires en mettent plein les yeux… On se promène dans les allées du salon comme dans un jardin extraordinaire. Extraordinaire, il l’est, avec sa pyramide de légumes d’automne, ses immenses dinosaures… Le public ne boude pas son plaisir ! Il découvre avec délice les animations organisées durant les trois jours, stands de dégustation et de découverte, cours de cuisine, démonstrations de sculptures de légumes. Les enfants aussi sont gâtés, avec des spectacles et des ateliers spécialement conçus pour eux. Les organisateurs ont profité de cet événement culturel pour sensibiliser le public à la biodiversité, au développement de la production locale, à l’équilibre alimentaire à travers des conférences et des démonstrations culinaires orchestrées par des chefs cuisiniers hors pair. Et pour la première fois de son histoire, le salon a accueilli les épreuves qualificatives du concours du Meilleur ouvrier de France, dans la catégorie primeur. L’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace, association unique en son genre en France, a montré une fois de plus qu’elle savait rassembler tous les acteurs de la filière pour nous concocter un show éblouissant !

Fruits et légumes du Grand Est

Un contrat entre la Région et l’interprofession

Publié le 28/09/2017

En marge du salon Saveurs et soleil d’automne, la Région Grand Est et l’association Univers des fruits et légumes ont signé vendredi 22 septembre un contrat de filière fruits et légumes du Grand Est pour la période 2017-2020.

Le contrat de filière fruits et légumes du Grand Est s’articule sur des priorités partagées autour de cinq grands enjeux. Le premier est d’améliorer la compétitivité et la modernisation de l’ensemble de la chaîne de valeur agricole. Le second est de renforcer et de développer les marchés alimentaires régionaux des fruits et légumes frais et transformés. Le troisième est d’accompagner le développement agricole et le progrès pour les exploitations. Le quatrième est de favoriser l’installation des nouveaux agriculteurs. Le cinquième est de fortifier la place des fruits et légumes du Grand Est sur l’échiquier français et européen. Il a été signé par Pascale Gaillot, conseillère régionale et présidente de la commission agriculture et forêt, et par Pierre Lammert, président de l’association Univers des fruits et légumes du Grand Est. L’occasion pour Pascale Gaillot de rappeler que la Région a adopté les grandes orientations de sa politique en faveur de la filière fruits et légumes dans le cadre d’un plan régional pour l’agriculture. « Un budget de plus de 2,3 millions d’euros a ainsi été consacré à la filière. La Région soutient notamment les investissements dans les exploitations agricoles. Mais également la promotion des productions régionales, les campagnes de promotion portées par la filière ou encore les stations d’expérimentations fruitières et légumières de notre région. Avec les aides complémentaires des fonds européens, la place des fruits et légumes dans le Grand Est est très importante », explique-t-elle. Trois nouveaux dispositifs seront par ailleurs soumis au vote des élus régionaux lors de leur séance plénière du 20 octobre prochain. « La première concerne une mesure relative à la prévention des risques en agriculture. Nous parlons là des risques liés aux conditions climatiques, comme les dégâts résultant du gel, de la grêle ou encore des oiseaux. Pour 2017, le Conseil régional aidera exceptionnellement les arboriculteurs touchés par le gel de printemps. Une demande en ce sens sera à remplir. Cette aide sera versée avant la fin de cette année », précise Pascale Gaillot. Sécurisation, développement, structuration Le second dispositif concerne un soutien à la sécurisation de la ressource en eau pour les cultures spéciales. Le troisième une aide au développement et à la rénovation des vergers. Il est là question d’aides à l’investissement autour de l’eau et de l’irrigation, d’aides à la plantation et à la renaturation de vergers. En sachant qu’une exploitation arboricole sur quatre a disparu depuis quatre ans. « Par ces dispositifs, nous souhaitons renforcer le développement de la filière fruits et légumes sur tout le territoire. Cela passe notamment par sa structuration, la conquête de nouveaux marchés, la promotion des produits de proximité et la préservation de la qualité, mais aussi par l’investissement dans la recherche, l’innovation et la création d’emplois. Depuis seize ans, l’interprofession fait cette promotion des fruits et légumes de qualité. Ce travail a permis la création d’un logo bien identifié, d’un travail en commun avec tous les acteurs économiques et d’une communication positive qui nous permet de progresser dans nos ventes tout en faisant de la pédagogie », rappelle Pierre Lammert. Une action dynamique, saluée par la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, et par le président de la Chambre d'agriculture d’Alsace et conseiller régional, Laurent Wendlinger. « Promouvoir la consommation des fruits et légumes d’Alsace, structurer la filière, être présent partout, mener des actions au quotidien. C’est ce travail exemplaire qui est réalisé par l’interprofession et qui doit être le fil conducteur de toutes les filières agricoles ». Le salon Saveurs et soleil d’automne a une nouvelle fois été l’occasion de promouvoir les fruits et légumes et de communiquer sur ces produits du territoire régional.

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