Vie professionnelle

Lycée agricole d’Obernai

Le sens de l’orientation

Publié le 20/03/2019

Le lycée agricole, le Centre de formation d’apprentis et le CFPPA d’Obernai présentaient leurs cursus de formation samedi 16 mars, à l’occasion de leur journée portes ouvertes.

Samedi 16 mars, tout au long de la journée, de nombreux jeunes et leurs familles sont venus découvrir les formations proposées par le lycée agricole, le CFA et le CFPPA d’Obernai. Les lycéens étaient mobilisés pour les accueillir et assurer la restauration. Tandis que l’équipe enseignante procédait à des entretiens d’orientation, Thierry Girodot, directeur de l’EPLEFPA, Sylvie Pagliano, directrice du CFA et du CFPPA, et Sylvain Ferreira, proviseur-adjoint du lycée agricole, faisaient le tour de l’établissement en compagnie du président de l’EPL, Franck Sander, du président de la Chambre d’agriculture Alsace, Denis Ramspacher, et de représentants de la profession. Une visite destinée à mettre en lumière quelques-uns des projets mis en œuvre par les élèves et leurs enseignants, comme cette exposition sur la Grande Guerre réalisée par trois classes de 1re sous la conduite de leur professeure d’histoire-géographie : les uns ont travaillé sur la place des femmes et des enfants entre 1914 et 1918, les autres sur les campagnes et la paysannerie et les derniers se sont intéressés à la propagande mise en œuvre durant le conflit. Réforme du baccalauréat Dans une salle voisine, les élèves de 2nde générale et technologique présentent les maquettes réalisées dans le cadre de l’option « Écologie, agronomie, territoire, développement durable ». Cette option est spécifique à l’enseignement agricole, précise Thierry Girodot. Elle deviendra obligatoire dès l’an prochain pour toutes les classes de seconde de l’établissement, ce qui permettra aux lycéens d’étudier un territoire, d’identifier les acteurs et les politiques de développement durable mises en œuvre. Dans le cadre de la réforme du baccalauréat, le programme des classes de 1re et de Terminale va également évoluer et les filières (L, ES, S) vont disparaître au profit des enseignements de spécialité. Le lycée agricole d’Obernai en proposera trois : biologie-écologie, mathématiques et physique-chimie. Le CFPPA fait la promotion de ses formations qualifiantes et de ses stages courts de perfectionnement destinés aux adultes. « Nous avons trois grands pôles : les activités équestres, l’agriculture et l’aménagement paysager-horticulture », expose Sylvie Pagliano. L’offre de stages courts continue à évoluer pour répondre aux attentes des professionnels. Celui sur la conduite du houblon biologique sera reconduit cette année et une formation sur la méthanisation est en cours de montage. Suit la visite du nouveau centre de ressources, qui offre, en plus des outils habituels d’un CDI et d’une vue agréable sur un patio fleuri, des outils numériques permettant d’individualiser les parcours de formation. Ce centre, dont la création avait été votée par le conseil d’administration en juin dernier, est accessible aussi bien aux lycéens qu’aux apprenants du CFA et du CFPPA. « L’enjeu, maintenant, c’est de créer nos propres ressources numériques », indique la directrice du CFA et du CFPPA. Le CFA propose des cursus dans trois grands domaines : l’agriculture et l’agroéquipement, le paysage et les activités équestres. L’an prochain, les apprentis auront la possibilité de préparer deux nouveaux diplômes, signale Sylvie Pagliano : les certificats de spécialisation de construction paysagère et de tractoriste, ce dernier diplôme étant proposé en partenariat avec le lycée Paul-Émile Victor. La ferme dans le vert Les étudiants de BTS Gemeau, ceux de l’Engees, l’école d’ingénieurs strasbourgeoise, et les lycéens de bac pro du lycée Paul-Émile Victor viennent se former au P3E (Pôle d’excellence éducative sur l’eau). Ils y trouvent tous les équipements leur permettant de comprendre les mécanismes d’épuration de l’eau. Une réflexion est en cours pour y développer une formation en microbrasserie, ce qui nécessiterait un agrandissement du P3E, indique Thierry Girodot. La visite ne pouvait se dérouler sans un passage par la ferme du lycée agricole. Freddy Merkling, responsable de l’exploitation qui compte 75 hectares dont 30 ha de houblon, a présenté les quatre ateliers, dont l’atelier d’engraissement de jeunes bovins. Depuis un an, grâce à une convention signée avec l’hypermarché Leclerc voisin, le lycée écoule un bovin par semaine dans un circuit on ne peut plus local. Quant à la ferme, elle dégage un résultat positif depuis deux ans, ce que n’a pas manqué de souligner Franck Sander. Pour finir, les professionnels ont visité la nouvelle serre de 150 m2 mise en service l’an dernier et déjà très utilisée par les apprentis et les adultes en formation au CFPPA. Il ne manque plus qu’un hall couvert pour les travaux pratiques, ont fait valoir les responsables de la filière travaux paysagers-horticulture en lançant un appel aux élus.

Session d’installation de la Chambre régionale d’agriculture Grand Est

Le nouveau visage de l’agriculture régionale

Publié le 20/03/2019

Les membres de la Chambre régionale d’agriculture Grand Est ont élu Maximin Charpentier à la présidence de l’institution, vendredi 15 mars. Le Marnais de 44 ans compte moderniser la politique agricole régionale.

Sourire aux lèvres, allure décontractée, costume beige déboutonné. Maximin Charpentier présente bien dans le salon cossu de l’Hôtel du préfet, vendredi 15 mars à Strasbourg. Le Marnais de 44 ans vient d’être élu à 45 voix sur 56 à la tête de la Chambre régionale d’agriculture du Grand Est (Crage). Il déroule son discours avec aisance. Donne volontiers une carte de visite. Répond aux journalistes avec pédagogie. En bref, un style moderne. Son parcours symbolise aussi à merveille le modèle agricole défendu par la FNSEA. Valeur ajoutée, diversification, compétitivité. Merci à tous pour vos félicitations ! Elles me touchent particulièrement. Je compte sur vous pour accompagner notre action dans cette recherche de compétitivité au service de nos agriculteurs et des territoires. pic.twitter.com/8QJ7f0f6Xp — Charpentier Maximin (@Maximin51) March 15, 2019 Petit historique. Maximin Charpentier démarre en 1999 avec 60 hectares sur la commune de Lachy, 300 habitants à une heure de Châlons-en-Champagne. Au fil du temps, il achète de nouvelles parcelles. Il cultive aujourd’hui 150 ha. Surtout des céréales et des pommes de terre. Il livre 1 200 tonnes par an de tubercules à l’usine de frites McCain, en banlieue de Châlons. En vingt ans, le producteur s’est aussi diversifié. « Nous avons ouvert un centre équestre et installé des panneaux photovoltaïques », indique-t-il. En parallèle, il gravit un à un les échelons politiques. Président des Jeunes Agriculteurs de la Marne de 2004 à 2008. Vice-président de la FDSEA par la suite. En 2013, il prend la tête de la Chambre d'agriculture départementale et devient, à 38 ans, le plus jeune président d’une Chambre d'agriculture. Dans le même temps, il arrive aux commandes de l’association Terrasolis, gérante de la ferme 112. Non, il ne s’agit pas d’un centre d’expérimentation de la CIA. L’exploitation située sur l’ancienne base aérienne 112, près de Reims, offre un immense terrain de jeu à une flopée de start-up et chercheurs dans les nouvelles technologies agricoles. Recherche et bioéconomie Le nouveau président de la Crage est un agriculteur 2.0. Cet aspect marque son programme pour les six prochaines années. L’innovation constitue une de ses priorités. Logique. « Nous devons créer plus de valeur ajoutée, appuie le Marnais. Pour cela il faut nous diversifier et innover. » Et le responsable d’énumérer les possibilités : circuits courts, production d’énergie, tourisme… Ces transformations doivent aider l’agriculture à surmonter la baisse des aides Pac qui se profile. Elles atténueraient aussi la différence de richesse entre producteurs et grande distribution. Pour mettre ces idées en musique, l’élu va créer un service régional « recherche et développement ». L’idée reste de « faire profiter tout le réseau des connaissances locales. » En clair, mettre en commun l’expertise des agriculteurs et des techniciens alsaciens, champardenais et lorrains. Une politique déjà instaurée dans plusieurs domaines. Ainsi en 2018, la Crage a créé un service commun de valorisation du bois. « Auparavant, chaque ancienne région disposait de son propre service », explique Jean-Luc Pelletier, président de la Crage jusqu’à vendredi. La bioéconomie occupe aussi une place importante dans les projets du nouveau bureau. Cette théorie promeut une économie basée sur la biomasse. Elle vise à réduire la dépendance aux énergies fossiles et la pollution. « La bioéconomie permet de rendre nos fermes plus viables et de valoriser nos déchets, explique le président. L’agriculture est le seul secteur capable d’absorber du carbone pour le transformer en biens de consommation. » Exemples : le biogaz, l’électricité ou encore le digestat issu de la méthanisation. Dernier grand fil conducteur de sa future politique : la compétitivité. Le président base sa stratégie sur un constat simple. D’après lui, le Grand Est peut nourrir 15 millions de personnes alors qu’il ne compte que 5 millions d’habitants. Conséquence : le potentiel d’exportation est énorme. « Nous devons monter en gamme et jouer à fond la carte de l’Europe », estime-t-il. Les 5,5 milliards d’euros d’excédent commercial agricole du Grand Est ne lui suffisent pas. « Une organisation formidable » Mais Maximin Charpentier soigne aussi son électorat. Son discours tourné vers l’extérieur ne doit pas le couper de sa base. Lors de son allocution d’investiture, il a dressé un portrait détaillé de l’agriculture régionale. Un passage en revue de chaque secteur agricole sous sa juridiction. Le message est clair. Il connaît le terrain et les particularités locales. Ensuite, il a défendu un service de proximité de la part de la Crage. « Il faut conseiller les agriculteurs en fonction de leurs spécificités et des contraintes du territoire. » Traduction : il ne veut pas imposer un seul modèle de développement à toute la région. Enfin, il a loué le travail de son prédécesseur, Jean-Luc Pelletier, artisan de la fusion des anciennes Chambres régionales d’Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne. Pour lui, l’échelle Grand Est est la bonne. « On peut s’appuyer sur les services des dix départements, se réjouit le numéro un de la Crage. C’est une organisation formidable. » Et le nouveau patron de conclure : « Ensemble nous répondrons aux défis de l’agriculture de demain. » Deux mots-clés : collectif et moderne. Le compte y est.

Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin

Continuité et renouveau

Publié le 15/03/2019

Les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin organisaient leurs élections lundi 11 mars à la Maison de l’agriculture à Schiltigheim. Des élections qui s’inscrivent dans la continuité, avec la reconduction du mandat de Julien Koegler en tant que président.

Il est de coutume que le doyen du conseil d’administration préside la première partie des élections chez les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. Et c’est une nouvelle fois le duo Arnaud Issenhuth-Jérémy Lux qui a eu cet honneur. Les Jeunes Agriculteurs ont tout d’abord élu leur conseil d’administration, quelque peu renouvelé avec l’entrée de nouvelles recrues : François Schotter de Stutzheim-Offenheim, Aurélien Hatt de Wickersheim et Guillaume Fuchs d’Ohlungen. Ils remplacent Jérémy Lux de Schnersheim et Arnaud Issenhuth de Uttenheim, tous deux administrateurs JA depuis 2016, ainsi que Thomas Burger de Steinseltz, administrateur JA depuis 2017. Arnaud Issenhuth poursuivra son engagement en défendant les intérêts des JA auprès de la Mutualité sociale agricole au sein de laquelle il est administrateur. Les Jeunes Agriculteurs ont ensuite procédé à l’élection de leur bureau. Julien Koegler a été réélu à la présidence pour son second mandat, tout comme Anthony Carbiener, en tant que secrétaire général. Côté membres, quelques changements ! Le bureau accueille Augustin Wack de Mittelschaeffolsheim et Alexis Losser de Mussig, qui ont tous deux su faire preuve d’engagement. Ils accèdent respectivement aux postes de secrétaire général adjoint et trésorier adjoint, chacun après une année en tant qu’administrateur. Au nom de toute l’équipe et du réseau JA, Julien Koegler et Anthony Carbiener ont chaleureusement remercié les membres sortants - Thomas Burger, Arnaud Issenhuth et Jérémy Lux - pour l’ensemble de leur parcours au sein des JA. Ils ont souligné « leur engagement qui a contribué à la dynamique de notre réseau ». Le duo de tête a également souhaité la bienvenue aux nouvelles recrues et remercié les membres du conseil d’administration et les présidents cantonaux présents pour leur implication tout au long de l’année écoulée. Les Jeunes Agriculteurs seront donc menés pour cette nouvelle année par un conseil d’administration mêlant expérience et renouveau, qui « s’attellera à être force de proposition et à défendre les valeurs que le syndicat s’est toujours fixées avec l’engagement et le dynamisme qui le caractérise », comme l’a affirmé Julien Koegler.

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