porcs

Publié le 06/02/2019

L’entreprise Choice Genetics a organisé une rencontre technique en Alsace sur le thème de l’optimisation de la reproduction en présence d’éleveurs venus d’Alsace, de Lorraine et du Luxembourg. L’occasion aussi de présenter les évolutions de la gamme de reproducteurs commercialisés par cette entreprise spécialisée en génétique porcine.

« En moyenne, les élevages porcins atteignent 85 % de fécondité », indique Michel Launay, responsable technique chez Choice Genetics. Ce qui signifie que certains élevages font mieux, d’autres moins bien. La principale difficulté, selon Michel Launay, est de savoir bien repérer les chaleurs, la durée de l’œstrus, qui est très variable et le bon moment pour pratiquer les inséminations, c’est-à-dire durant la phase d’ovulation, qui n’est pas toujours facile à déterminer : « Il est important de bien cibler le début de cette phase, en mettant les truies en présence du verrat. » Il s’agit aussi de tenir compte de certaines observations empiriques : « On sait, par exemple, que si une truie revient rapidement en chaleur après le sevrage des porcelets, sa période de chaleur sera plus longue. L’insémination doit donc être positionnée en connaissance de cause. » Le moment et la qualité de l’insémination sont les principaux paramètres à maîtriser pour améliorer la prolificité de l’élevage. Car c’est ce qui va déterminer le nombre d’ovules fécondés. Mais il y a toujours des pertes au cours de la gestation. « Actuellement, pour en moyenne 15 œufs fécondés, on a 12,3 porcelets sevrés. » Il y a donc d’autres paramètres qui interviennent, comme la qualité de l’alimentation des truies, ou les aspects sanitaires, car certaines maladies altèrent la prolificité, comme la parvovirose, le circovirus porcin de type 2, la leptospirose. Des maladies qui se gèrent essentiellement de manière préventive, par la vaccination des animaux. « Nous allons d’ailleurs bientôt mettre sur le marché un nouveau vaccin contre la leptospirose », indique Michel Launay. Naïma 2.0 devient CG36 Le service de Recherche & Développement de Choice Genetics travaille avec des élevages dédiés à la sélection, où des croisements orientés sont réalisés afin d’améliorer les performances des porcs sur certains critères, comme la prolificité, la rusticité, les qualités maternelles. Ces élevages sont équipés de distributeurs d’aliment concentré, qui permettent de mesurer la consommation d’aliment par animal et de la mettre en regard de ses performances. « Nous utilisons aussi la génomique pour accélérer la sélection sur les lignées femelles. » Les représentants de Choice Genetics ont d’ailleurs profité de cette réunion pour présenter les dernières évolutions de leur gamme de produits. En lignée femelle, le produit phare de Choice Genetics est Naïma 2.0, un croisement entre Galia et Redone, deux lignées maternelles pures sélectionnées depuis 15 ans. Or Naïma 2.0 a été testée aux États-Unis et adoptée. Ce qui conduit Choice Genetics à changer la nomenclature de ces produits : « Galia devient M3 type Large White, Redone devient M6 type Landrace, et Naïma 2.0 devient CG36 », indique Arnaud Guérin, directeur commercial. Les qualités de Naïma 2.0 ou CG36, elles, ne changent pas : « Ce sont des mères avec des tétines nombreuses et fonctionnelles, une production laitière de qualité et en quantité, qui lui permet de sevrer un maximum de porcelets de qualité, gage de performance des porcs charcutiers ». Autres atouts de Naïma 2.0, mise en avant par Emmanuel Stein, commercial de Choice Genetics : sa rusticité et son faible taux de renouvellement. Des verrats pour chaque type de débouché Quelques nouveautés sont aussi à signaler du côté des lignées mâles puisque des verrats ont été importés des États-Unis par Choice Genetics et Yxia. Emmanuel Stein précise : « Ce ne sont pas de nouveaux verrats. Ils sont utilisés depuis un certain temps aux États-Unis, donc on a du recul sur leurs performances, mais ils n’avaient pas encore été diffusés sur le marché français. » Ces deux verrats, P50 et P26, sont tous les deux issus de la race Duroc. P50 a été sélectionné pour la qualité de sa viande. Tandis que P26 constitue un compromis entre la qualité de viande et des critères de production, comme des porcelets vigoureux, un bon GMQ, une bonne efficience alimentaire. « Notre objectif est de proposer des verrats qui permettent aux éleveurs de répondre à tous types de demande en fonction des débouchés », indique Emmanuel Stein. P76, réputé pour sa vitesse de croissance, change aussi de nom et devient P90. Enfin Excelium et P88 restent à la gamme. Le premier produit des « porcelets vigoureux, affiche un excellent indice de consommation, et un très bon pourcentage de maigre ». Le second, un piétrain américain, est « très poussant ».

Publié le 17/01/2019

Ni franchement loupée, ni complètement réussie, 2018 laisse à une majorité d’agriculteurs une impression d’avoir fait du sur place. Côté cultures, pluviométrie déficitaire, sécheresse et températures en hausse ont fortement joué sur les rendements. Côté élevage, les producteurs, qui doivent composer avec le manque de fourrage, continuent à réclamer des prix couvrant leurs charges.

  Regard 2018 Eav  

Peste porcine africaine

Premiers cas détectés en Belgique

Publié le 20/09/2018

Signalée depuis plusieurs années en Europe de l’Est, la progression de cette maladie était suivie de près avec des cas en Pologne, République tchèque et Roumanie. C’est aujourd’hui en Belgique, à une dizaine de kilomètres de la frontière française, que des sangliers ont été détectés porteurs de ce virus.

La Peste porcine africaine (PPA) est une maladie qui ne présente aucun danger pour l’homme et qui ne touche que les suidés (porcs et sangliers). Cependant, cette pathologie est redoutée par la filière porcine. En l’absence de traitement ou de vaccin, la mortalité dans les élevages infectés est importante, jusqu’à 80 % du cheptel. De plus, la France bénéficie d’un statut indemne qu’il est important de préserver pour continuer à exporter vers certains pays. La découverte de six cas de PPA (situation au 18 septembre 2018) depuis le 10 septembre conduit à la mise en place d’une zone infectée en Belgique. En France, une zone d’observation est mise en œuvre sur 234 km de frontière et 15 km de large. Des mesures importantes sont prises dans cette zone pour éviter la propagation de la maladie : interdiction de chasse en zone infectée pour éviter la propagation de la maladie par le déplacement du gibier ou des chasseurs surveillance de la faune sauvage confinement des porcs en exploitation de plein air application de mesures de biosécurité des élevages dans la zone d’observation (mesures limitant le risque de contamination des élevages par la faune sauvage, par la circulation des hommes ou du matériel). Des informations entre la Belgique et la France sont régulièrement échangées et, à l’heure où nous mettons sous presse, aucun élevage n’est touché. L’Alsace n’est pas concernée par le caractère obligatoire de ces mesures. Cependant, la vigilance est de mise et tous les acteurs (détenteurs, chasseurs, vétérinaires, coopératives) sont sensibilisés. En cas de signes cliniques, le vétérinaire doit immédiatement être contacté. L’application de mesures de bon sens est vivement conseillée pour éviter la contamination des élevages : contrôle strict des introductions et des intervenants changement de tenue avant de pénétrer dans les lieux de détention des porcs utilisation de matériel strictement dédié à l’élevage porcin pas d’alimentation des animaux avec des déchets de cuisine. De plus, tous les détenteurs de porcs, dès le premier animal, doivent être recensés auprès du service élevage de la Chambre d’agriculture d’Alsace au 03 88 19 17 37.

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