Nouvelles Technologies

Groupe Armbruster - Table ronde « La ferme numérique : ferme de demain ? »

Un « nouveau paradigme » pour l’agriculture

Publié le 29/10/2017

La ferme de demain sera-t-elle nécessairement « numérique » ? Les drones, l’autoguidage, la collecte de données, les robots représentent-ils réellement l’avenir de l’agriculture telle que nous la connaissons depuis cinquante ans ? À moins qu’il ne s’agisse d’un énième effet de mode… Pour tirer les choses au clair, le groupe Armbruster a convié des spécialistes du sujet à s’exprimer autour d’une table ronde organisée dans le cadre des 28es Instants Experts.

Mais tout d’abord, c’est quoi précisément l’agriculture numérique ? À partir de quand peut-on dire « je suis dans cette mouvance » ? Rémy Heim, exploitant à Hilsenheim et utilisateur averti de nouvelles technologies a une idée claire sur la question. « Pour faire simple, on peut dire que c’est tout ce qui est relatif à l’électronique embarquée, la collecte numérique des données et leur restitution, la géolocalisation et les réseaux de communication. Ce qui va nous intéresser le plus, c’est la geo data qui va nous emmener vers l’agriculture de précision. » Pascaline Pierson, ingénieure régionale Arvalis et responsable de la « digiferme » installée à Saint-Hilaire-en-Wöevre (Meuse), met en corrélation l’agriculture dite « numérique » avec la période de temps dans laquelle on se trouve. « Pour nous, dans notre digiferme, il fallait qu’on soit équipé en RTK, avec une station météo connectée et des colliers à capteurs sur nos animaux. » Alexandre Teillet, directeur général Europe de Climate Corporation, considère que cette agriculture numérique est d’abord un outil pour améliorer ses pratiques agronomiques sur le terrain. « Avec ces technologies qui émergent, on ne travaillera plus par parcelle, mais par microzone au sein de ces parcelles. » Pour Olivier Descroizette, directeur du pôle service agroenvironnement de SMAG, la grande majorité des agriculteurs français de 2017 sont déjà dans cette « agriculture numérique ». « On est déjà tous connectés avec nos téléphones. Beaucoup d’agriculteurs s’en servent pour voir les prix de marché, ou les conseils du technicien en temps réel. C’est une première forme d’agriculture numérique. Maintenant, tout l’enjeu est de savoir comment on vulgarise et traite ces données. » Il estime que l’agriculture vit actuellement une « révolution » au moins équivalente à l’arrivée de la mécanisation. Sauf que cette fois, on devrait pouvoir aller encore plus loin. « Avec ces données, on va pouvoir améliorer les rendements, les cultures et plus globalement notre manière de travailler. C’est un nouveau paradigme. » Un atout « com' » à prendre en compte Ce « nouveau paradigme » se développe à vitesse grand V à en juger par les bonds technologiques réalisés en à peine cinq ans. Drones, GPS, capteurs sont autant de termes rentrés dans le vocabulaire de l’agriculture d’aujourd’hui. On voit ainsi fleurir les démonstrations de matériels tels des pulvérisateurs équipés de caméras à la recherche d’adventices. Ceci afin d’améliorer la qualité, la fréquence et la précision du désherbage. « Il y a à peine cinq ans, tout ceci était inimaginable. Les caméras coûtaient 5 000 euros pièce. Aujourd’hui, elles sont à 400 euros, rendant accessible cette technologie au plus grand nombre », fait remarquer Olivier Descroizette. Autre évolution notable de ces cinq dernières années, la modulation de semis du maïs. Grâce à elle, un exploitant peut générer un bénéfice de 180 à 200 euros grâce à une meilleure répartition de la densité, indique Alexandre Teillet. Les nouvelles technologies dans l’agriculture représentent un gain substantiel en matière de traçabilité et, par conséquent, le « défi de transparence » qui est de plus en plus demandé au monde agricole. « Le scandale des œufs au friponil en est la parfaite illustration. En une semaine à peine, on a su tracer en Europe la provenance des œufs contaminés et des erreurs commises », argumente Olivier Descroizette. L’incursion du numérique dans l’agriculture représenterait ainsi un atout considérable pour la communication de l’agriculture vis-à-vis de la société, toujours plus demandeuse de transparence, d’éthique et de conscience écologique de la part des producteurs. « Il est clair que le numérique permettra aux agriculteurs de répondre au défi agroécologique qui leur est demandé. C’est un magnifique outil pour répondre à toutes ces obligations, qu’elles soient économiques, techniques, environnementales ou commerciales », souligne Delphine Paul-Dauphin, déléguée régionale de Négoce Centre Est. Pour les producteurs de maïs, souvent pointés du doigt comme étant de « gros pollueurs qui consomment beaucoup d’eau », l’intérêt est plus qu’évident pour Alexandre Teillet. « Nous avons aujourd’hui des outils qui améliorent l’irrigation. Sur la plaine du Pô, en Italie, des agriculteurs ont non seulement enregistré de meilleurs rendements, mais ils ont en plus 15 % d’eau et 17 % d’énergie. Alors, imaginez le potentiel pour l’agriculture du futur ! » Des millions de données à (bien) exploiter Une interrogation qui revient souvent lorsqu’on parle de données c’est leur utilisation in fine ainsi que leur sécurisation. Comment s’assurer en effet que les informations collectées grâce à des capteurs ou des consoles ne soient pas détournées pour des usages malveillants ? « C’est en effet une question qu’on se pose tous », admet Alexandre Teillet. « Dans un premier temps, il faut quand même rappeler qu’il y a des lois qui existent. Et ça va encore évoluer l’an prochain avec la mise en place de nouveaux cadres légaux pour tous ceux qui utilisent des données. Ça sera un gage de sécurité supplémentaire pour tout le monde. » Pour autant, chaque utilisateur se doit de conserver une certaine vigilance quant à l’utilisation qui est faite de ses données. Alexandre Teillet estime qu’il faut faire attention à trois choses : la transparence, à savoir que ceux récupèrent les données soient transparents dans leur utilisation ; avoir à l’esprit que, quelle que soit la situation, les données restent toujours la propriété de l’utilisateur ; et s’assurer qu’on puisse récupérer ses données facilement et rapidement quand on le souhaite. Après, l’ensemble des intervenants présent à cette table ronde tient à relativiser sur la sensibilité des données transmises. Il y a ainsi les données personnelles (nom, adresse, âge, etc.) et les données anonymes (température d’un animal, niveau de précipitation, observations réalisées lors de la croissance d’une plante ou données machine…). Le degré de sensibilité n’est en effet pas le même. Pour autant, Rémy Heim considère que les craintes potentielles liées à l’utilisation des données sont peut-être un « faux débat ». « À partir du moment où on transmet les données à quelqu’un, c’est pour qu’elles soient valorisées. C’est un deal gagnant gagnant. » Également entrepreneur de travaux agricoles, Rémy Heim a en effet une vision plus globale de la question puisqu’il lui arrive fréquemment de récupérer des données de ses clients. « Concrètement, elles nous permettent, à mon frère et moi, de comprendre la situation de nos clients et d’évoluer dans nos prestations. On s’appuie sur ces données pour leur donner des conseils. Et jusqu’à maintenant, aucun d’entre nous n’a demandé d’effacer ses données tout de suite. » Olivier Descroizette se montre encore plus rassurant en soulignant la qualité des infrastructures actuelles. « L’hébergement est en place, la sécurisation est en place. Et la Cnil* contrôle fréquemment nos bases de données pour vérifier l’utilisation qu’on en fait. » Pour illustrer son propos, Olivier Descroizette prend comme exemple les organismes bancaires qui collectent une quantité impressionnante de données et qui pour autant ne laissent rien filtrer. La « vraie question » pour Alexandre est plutôt de savoir de ce qu’on fait des millions de données qui sont collectées chaque année en Alsace. « C’est là-dessus que nous devons tous travailler, afin de permettre à tous les agriculteurs et viticulteurs de prendre les meilleures décisions sur leurs exploitations. » « Vous resterez toujours décisionnaires » Les nouvelles technologies sont certes plus accessibles qu’avant, mais sont encore balbutiantes aux yeux de Rémy Heim. « Nous avons un début de modulation sur les céréales à paille, c’est bien. Il reste néanmoins encore beaucoup de choses à créer. Et je pense qu’il faut que certaines personnes aillent de l’avant pour aller explorer ce qu’on peut faire avant d’envoyer tout le monde là-dedans. » En clair, expérimenter et éprouver ce qui fonctionne de ce qui fonctionne un peu moins, et ne pas céder trop rapidement aux sirènes du « tout numérique ». Dans cette évolution, l’implication des distributeurs, des organismes stockeurs aux côtés des agriculteurs est « incontournable » considère Delphine Paul-Dauphin. « Nous avons déjà vécu la montée en puissance de l’aspect réglementaire. Il va maintenant falloir être très à l’écoute de ce que les professionnels sur le terrain auront envie de faire demain. » Sur ce point, les perspectives sont vraiment larges s’accordent à dire les cinq intervenants de cette table ronde. Pascaline Pierson voit l’agriculture comme un « formidable domaine d’application » pour le numérique. « Demain, nous aurons d’autres informations qui nous permettront de prendre des meilleures décisions, de gérer différemment les investissements, et de discuter avec son outil de production. Le métier se fera dans de meilleures conditions. Tout cela peut nous faire accepter le fait que cela ait un coût supplémentaire. » Mais face à cette abondance de technologie et de numérique, que restera-t-il de l’intervention humaine ? Quid de son expérience de terrain ? Pascaline Pierson se veut rassurante. « Vous resterez toujours décisionnaires, même avec des robots. Peut-être que vous ferez plus de cartographies, mais de l’autre côté, vous devrez développer des nouvelles compétences pour piloter votre exploitation. Demain, vous changerez le réglage du robot, la longueur d’onde, etc. Et puis vous ne serez pas seuls devant vos écrans. Des conseillers seront là pour vous accompagner dans ces changements. » Certaines choses en revanche ne changeront pas poursuit Delphine Paul-Dauphin. « Les soucis que vous avez aujourd’hui comme les intrants ou la protection de l’eau existeront toujours. La grosse différence est que vous apprendrez à mieux les maîtriser » Ce qui fait dire à Rémy Heim que cette mutation vécue actuellement par l’agriculture est plus une « évolution » qu’une « révolution ». « On ne va pas changer l’agriculture. On va surtout être plus rigoureux et plus précis. La gestion de l’irrigation va évoluer, on modélisera des données pour, au final, améliorer la productivité. Cette évolution se fera en plusieurs temps et il ne faudra pas en avoir peur. » Exit donc un éventuel « effet de mode » autour de l’agriculture dite « numérique ». « Si les grandes firmes phytopharmaceutiques prennent des parts dans des start-up innovantes, cela montre bien que c’est l’avenir », complète Olivier Descroizette. Reste un élément essentiel : démocratiser au maximum ces évolutions technologiques afin que l’agriculture numérique de demain soit accessible à tous, et pas seulement à une « élite ». « Il y a de la place pour les petites et les grandes exploitations. Chacun doit être respecté et chacun aura sa place. Il y a des solutions pour ceux qui sont en bio et ceux qui sont en conventionnel. Je pense sincèrement que le numérique peut réconcilier les agricultures », conclut Rémy Heim.

Publié le 26/10/2017

C’est une édition du Viteff en pleine effervescence qui s’est tenue du 17 au 20 octobre, avec un vignoble champenois qui continue d’entretenir avec succès son image de marque et consolide son chiffre d’affaires.

À l’heure où les vignerons élaborateurs de bulles se rassemblent dans les allées du Millésium d’Épernay à l’occasion du Viteff, c’est l’occasion de prendre le pouls de la viticulture champenoise. Le prix du raisin payé aux producteurs champenois a connu pour 2017 une flambée sous l’impulsion de Moët & Chandon. Le plus grand opérateur de Champagne force ainsi le destin de la Champagne et oblige l’ensemble des opérateurs à plus de rigueur dans la recherche des valeurs ajoutées. Le prix du kilo de raisin était jugé déjà très élevé en 2016, avec une moyenne allant de 5,50 €/kg jusqu’à 6,26 €/kg pour la cote des blancs. Le coût de la matière première, évalué en 2016 entre 6,60 et 7,51 € par col de 0,75 l, a encore augmenté pour le millésime 2017. Conséquence : plus que jamais, en Champagne, le prix du raisin élevé fixe des obligations pour les opérateurs à valoriser et cultiver la bonne image de marque. Et les oblige à dégager des marges bénéficiaires. Si les grands opérateurs de la place peuvent réaliser des économies d’échelle, le petit négoce est en revanche condamné à ne pas brader ses champagnes. Et à trouver des marchés à plus grande valeur ajoutée que la grande distribution en métropole. Les ventes de champagne en France accusent une baisse, le grand export connaît une progression de 14 % au premier semestre 2017. La Champagne reste le premier exportateur mondial en valeur et se taille la part du lion avec 55 % des échanges en valeur du marché des effervescents. Le marché allemand est très dynamique (+ 5 % en volumes). C’est pourquoi le Viteff proposait un focus sur la consommation des champagnes Outre-Rhin appelée à évoluer très favorablement. Chiffre d’affaires : de record en record Au final, le chiffre d’affaires des ventes de champagne est en hausse de 3,4 % sur le premier semestre 2017. La Champagne consolide ses résultats, après que les ventes de 2015 et 2016 ont renoué avec le record historique de 2007. Mais en 2007, il s’était vendu 339 millions de cols (Mcols), alors qu’actuellement il en est à 312 Mcols. Dans ces conditions, le salon du Viteff constitue un lieu d’effervescence où les tendances de l’innovation technologique et en marketing s’expriment fortement. Point notable, la robotique est déjà bien implantée dans les grandes unités vinicoles. La robotique s’introduit aussi dans les petites unités et même chez les vignerons indépendants avec par exemple Universal Robots, leader mondial des robots collaboratifs : « Notre cible, ce sont les TPE. C’est un robot très simple à programmer. L’UR 3 - 5 ou 10 porte respectivement 3, 5 ou 10 kg avec un rayon d’action de 500, 850 ou 1 350 mm », explique Nicolas Bouhet, directeur commercial d’HMI-MBS. Ce robot permet de soulager les tâches répétitives et lourdes comme placer les bouteilles dans un carton. L’organe préempteur de ces robots qui prennent les bouteilles par une, deux ou beaucoup plus, c’est une ventouse. À l’usage, la mécanique est très sollicitée par le poids des bouteilles translatées. C’est pourquoi Duguit Technologies, avec sa filiale Allians Robotics, propose l’impression 3D dans un alliage à base de titane de certaines des pièces du robot très sollicitées. Thimotée Duguit et Olivier Magnien ont reçu pour cela le prix de l’innovation 2017 du Viteff. Piles à combustibles : l’assurance électrique Mais pour faire fonctionner ces robots, il faut être sûr de la qualité de son alimentation électrique. Les micro-coupures peuvent causer bien des dommages sur les circuits électroniques, et subitement interrompre un robot qui alors peut lâcher les bouteilles. Gencell équipe les chais d’une pile à hydrogène de 5 kW par module, dont le temps de réactivité répond à cette problématique qui peut causer de lourds dommages à l’entreprise. « Gencell est un groupe électrogène super-réactif et extrêmement performant sur le plan environnemental », témoigne Christophe Labruyère qui distribue la pile. L’hydrogène provient de l’électrolyse de l’eau. Une pile équipe actuellement la maison de Champagne Billecart-Salmon (3 Mcols/an), dont le directeur de production Éric Coelho, a témoigné l’intérêt. Il faut compter 800 €/mois pour cette pile génératrice, qui constitue en quelque sorte une assurance sur des productions où l’informatique et la robotique deviennent prééminentes et où la charge du réseau de distribution va devenir incertaine. Au chapitre des tendances, signalons aussi la recherche à la diminution des sulfites, impulsée peut-être par la mouvance nature pour répondre à une demande, mais plus institutionnellement par le CIVC. Au total, cette édition du Viteff a enregistré plus de 22 000 entrées.

Publié le 19/10/2017

Tout le monde connaît Présence Verte, le service de téléassistance de la Mutualité sociale agricole. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il existe une version « pro », spécialement mise au point pour la protection des travailleurs isolés, tels que les bûcherons en forêt, les magasiniers qui sont seuls dans leur entrepôt, les viticulteurs, etc. La souplesse d’APIS PV Pro est telle qu’il peut s’adapter à tous les besoins émergents.

Présence Verte est n° 1 de la téléassistance en France, expliquent Sandra Lengert, responsable de Présence Verte et APIS PV Pro, et Vanessa Clog, conseillère commerciale. Cette association fait partie du panel de solutions proposées par le groupe MSA Alsace. « Elle a deux activités, la téléassistance pour les personnes âgées ou les personnes handicapées, pour laquelle nous avons un agrément de services à la personne, et la protection des travailleurs isolés. » Lancé il y a trente ans au niveau national, ce service est diffusé en Alsace depuis 2015. Les solutions proposées par APIS (Association pour l’innovation sociale) PV Pro permettent aux entreprises de répondre aux obligations légales de sécurisation des salariés travaillant de manière isolée. « Dans le cadre de la prévention des risques professionnels, toute personne qui est amenée à travailler seule, par exemple dans une forêt, un bureau, un entrepôt, doit pouvoir donner l’alerte en cas de problème », souligne Sandra Lengert. Des matériels adaptés à tous les besoins APIS PV Pro met à la disposition des utilisateurs différents matériels pour répondre à toutes les attentes. Des matériels résistants aux chocs, à l’humidité, aux températures extrêmes… « La limite, c’est la couverture du réseau ! Mais nous avons développé une astuce : la fonction multi-opérateur permet à l’utilisateur de se brancher sur le réseau le plus puissant, où qu’il se trouve. Et si vraiment il se trouve dans une zone blanche, une notification l’avertit qu’il n’a plus de réseau. » Pour donner l’alerte, différentes possibilités sont prévues : touche SOS : en cas de blessure ou de chute, l’utilisateur appuie volontairement sur le bouton pour déclencher l’alarme perte de verticalité : si la personne tombe et ne se relève pas dans un certain délai (programmé à l’avance), la centrale d’écoute est automatiquement alertée absence de mouvement : si le boîtier ne détecte pas de mouvement durant une période donnée, l’alerte est automatiquement transmise à la centrale d’écoute présence vie : « Si un salarié est amené à intervenir dans un silo, une cuve ou en zone blanche, il peut programmer une alarme temporisée, de 30 minutes par exemple. S’il n’a pas rappuyé sur le boîtier au bout de cette période, une alarme est envoyée à la centrale. » APIS PV Pro propose un tout nouveau boîtier, qui se porte autour du cou - c’est le fait de l’arracher de son cordon qui déclenche l’alarme en plus du bouton classique SOS, et qui permet aussi de recevoir des appels. « Pour le tertiaire, nous avons des téléphones équipés d’un bouton de téléassistance. » Trois centrales d’écoute en France Lorsque l’alarme est déclenchée, un message est envoyé à la centrale d’écoute Présence Verte. 24 h sur 24, un opérateur prend l’appel en charge, géolocalise le travailleur et peut lui parler en main libre. Suivant la nature du problème, l’opérateur prévient la personne désignée - un collègue ou son responsable par exemple - pour confirmer la situation, ou déclenche les services d’urgence. « Nos matériels émettent une balise sonore qui permet de géolocaliser la personne plus facilement, surtout en forêt. » Présence Verte a trois centrales d’écoute, toutes situées en France. « Elles sont reliées entre elles. C’est le premier opérateur qui est disponible qui gère la chaîne d’alerte. » Avant d’équiper des agents, l’équipe de Présence Verte réalise une étude de poste pour conseiller l’entreprise sur les matériels et les options les plus adaptées. « Dans les semaines qui suivent, nous effectuons les ajustements nécessaires - temporisation, angle de chute. Nous travaillons en coordination avec les salariés de l’entreprise, les employeurs, les autres antennes de Présence Verte pour construire le système le plus pertinent, indique Vanessa Clog. Nous faisons tout pour éviter que le matériel et les programmations ne gênent le salarié. » Un détail a son importance : « Il faut bien réfléchir au système d’attache (baudrier, harnais d’épaule, autour du cou, à la ceinture). Nous allons sur le site pour adapter le matériel aux contraintes des agents. L’important, pour nous, est que le salarié comprenne l’utilité́ du matériel, mais aussi ses limites. Il ne doit pas penser qu’il est en sécurité quand il ne l’est pas », explique Sandra Lengert. Plusieurs entreprises ont déjà recours aux services d’APIS PV Pro, pour une soixantaine de salariés. Parmi eux, une scierie qui a équipé ses bûcherons, ses ouvriers forestiers et ses transporteurs, des évaluateurs à domicile, des salariés de caisses de sécurité sociale, une microcrèche, etc. « Dans le cadre d’une convention nationale, nous allons équiper les cabinets médicaux de la SNCF », indique Sandra Lengert. Des options peuvent être ajoutées sans surcoût de tarification. « Nous sommes une association à but non lucratif. Nous raisonnons service plutôt que démarche commerciale. »

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