mutualisme

Publié le 19/10/2017

Tout le monde connaît Présence Verte, le service de téléassistance de la Mutualité sociale agricole. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il existe une version « pro », spécialement mise au point pour la protection des travailleurs isolés, tels que les bûcherons en forêt, les magasiniers qui sont seuls dans leur entrepôt, les viticulteurs, etc. La souplesse d’APIS PV Pro est telle qu’il peut s’adapter à tous les besoins émergents.

Présence Verte est n° 1 de la téléassistance en France, expliquent Sandra Lengert, responsable de Présence Verte et APIS PV Pro, et Vanessa Clog, conseillère commerciale. Cette association fait partie du panel de solutions proposées par le groupe MSA Alsace. « Elle a deux activités, la téléassistance pour les personnes âgées ou les personnes handicapées, pour laquelle nous avons un agrément de services à la personne, et la protection des travailleurs isolés. » Lancé il y a trente ans au niveau national, ce service est diffusé en Alsace depuis 2015. Les solutions proposées par APIS (Association pour l’innovation sociale) PV Pro permettent aux entreprises de répondre aux obligations légales de sécurisation des salariés travaillant de manière isolée. « Dans le cadre de la prévention des risques professionnels, toute personne qui est amenée à travailler seule, par exemple dans une forêt, un bureau, un entrepôt, doit pouvoir donner l’alerte en cas de problème », souligne Sandra Lengert. Des matériels adaptés à tous les besoins APIS PV Pro met à la disposition des utilisateurs différents matériels pour répondre à toutes les attentes. Des matériels résistants aux chocs, à l’humidité, aux températures extrêmes… « La limite, c’est la couverture du réseau ! Mais nous avons développé une astuce : la fonction multi-opérateur permet à l’utilisateur de se brancher sur le réseau le plus puissant, où qu’il se trouve. Et si vraiment il se trouve dans une zone blanche, une notification l’avertit qu’il n’a plus de réseau. » Pour donner l’alerte, différentes possibilités sont prévues : touche SOS : en cas de blessure ou de chute, l’utilisateur appuie volontairement sur le bouton pour déclencher l’alarme perte de verticalité : si la personne tombe et ne se relève pas dans un certain délai (programmé à l’avance), la centrale d’écoute est automatiquement alertée absence de mouvement : si le boîtier ne détecte pas de mouvement durant une période donnée, l’alerte est automatiquement transmise à la centrale d’écoute présence vie : « Si un salarié est amené à intervenir dans un silo, une cuve ou en zone blanche, il peut programmer une alarme temporisée, de 30 minutes par exemple. S’il n’a pas rappuyé sur le boîtier au bout de cette période, une alarme est envoyée à la centrale. » APIS PV Pro propose un tout nouveau boîtier, qui se porte autour du cou - c’est le fait de l’arracher de son cordon qui déclenche l’alarme en plus du bouton classique SOS, et qui permet aussi de recevoir des appels. « Pour le tertiaire, nous avons des téléphones équipés d’un bouton de téléassistance. » Trois centrales d’écoute en France Lorsque l’alarme est déclenchée, un message est envoyé à la centrale d’écoute Présence Verte. 24 h sur 24, un opérateur prend l’appel en charge, géolocalise le travailleur et peut lui parler en main libre. Suivant la nature du problème, l’opérateur prévient la personne désignée - un collègue ou son responsable par exemple - pour confirmer la situation, ou déclenche les services d’urgence. « Nos matériels émettent une balise sonore qui permet de géolocaliser la personne plus facilement, surtout en forêt. » Présence Verte a trois centrales d’écoute, toutes situées en France. « Elles sont reliées entre elles. C’est le premier opérateur qui est disponible qui gère la chaîne d’alerte. » Avant d’équiper des agents, l’équipe de Présence Verte réalise une étude de poste pour conseiller l’entreprise sur les matériels et les options les plus adaptées. « Dans les semaines qui suivent, nous effectuons les ajustements nécessaires - temporisation, angle de chute. Nous travaillons en coordination avec les salariés de l’entreprise, les employeurs, les autres antennes de Présence Verte pour construire le système le plus pertinent, indique Vanessa Clog. Nous faisons tout pour éviter que le matériel et les programmations ne gênent le salarié. » Un détail a son importance : « Il faut bien réfléchir au système d’attache (baudrier, harnais d’épaule, autour du cou, à la ceinture). Nous allons sur le site pour adapter le matériel aux contraintes des agents. L’important, pour nous, est que le salarié comprenne l’utilité́ du matériel, mais aussi ses limites. Il ne doit pas penser qu’il est en sécurité quand il ne l’est pas », explique Sandra Lengert. Plusieurs entreprises ont déjà recours aux services d’APIS PV Pro, pour une soixantaine de salariés. Parmi eux, une scierie qui a équipé ses bûcherons, ses ouvriers forestiers et ses transporteurs, des évaluateurs à domicile, des salariés de caisses de sécurité sociale, une microcrèche, etc. « Dans le cadre d’une convention nationale, nous allons équiper les cabinets médicaux de la SNCF », indique Sandra Lengert. Des options peuvent être ajoutées sans surcoût de tarification. « Nous sommes une association à but non lucratif. Nous raisonnons service plutôt que démarche commerciale. »

Résidence Dinah Faust à Eschau

Un lieu de vie très accueillant

Publié le 25/09/2017

Un an après sa mise en service, la résidence Dinah Faust à Eschau vient d’être officiellement inaugurée. Une résidence non médicalisée ouverte aux seniors de la commune et des environs.

« 22 logements sur 24 sont déjà occupés », indique Céleste Kreyer, adjoint au maire d’Eschau. Le calendrier établi lors du lancement du projet a été respecté. Plus satisfaisant encore, « aucun des 23 résidents ne voudrait repartir… » Cette réussite, Céleste Kreyer l’attribue à un partenariat qui a bien fonctionné, entre la ville d’Eschau, le bailleur social, Habitat de l’Ill, propriétaire de cet ensemble, la Mutualité sociale agricole d’Alsace qui a apporté son expertise dans le domaine des résidences pour personnes âgées, les autres régimes de retraite (Carsat, RSI), ainsi que la région Grand Est et le Département du Bas-Rhin. L’architecte a souligné la qualité de cette réalisation qui s’insère dans le prolongement de la commune d’Eschau. Avec son alternance de maisonnées recouvertes de tuiles et d’espaces intermédiaires aux toits plats, l’espace s’organise comme un village. Dans cette résidence, une importance particulière a été accordée à la convivialité, avec des espaces collectifs chaleureux et des jardins. « Notre engagement auprès de la ville d’Eschau et des autres partenaires a été payant, puisque la résidence est quasiment pleine », relève Emmanuel Bachmann, président d’Habitat de l’Ill. Cette coopérative HLM fête ses 100 ans, indique-t-il. La résidence est gérée par une association à but non lucratif qui s’appuie sur une équipe de professionnels. Présidente de l’association Dinah Faust, l’adjointe au maire, Chantal Amrani, a rappelé la genèse de cette réalisation exemplaire. « Nous avons commencé à parler de ce projet en 2010. En 2013, nous avons signé une convention avec la société Habitat de l’Ill et la MSA d’Alsace. » Ensuite, tout s’est enchaîné : « Nous avons accueilli notre premier résident en septembre 2016. » Des moments de convivialité et d’animations L’objectif, indique-t-elle, est de préserver l’indépendance et l’autonomie des résidents, de créer un mode de vie familial et participatif et de proposer un service de restauration de qualité, avec des plats préparés sur place. De nombreuses animations (cuisine, jardinage, bricolage) sont organisées et une chorale vient d’être créée. Elle a interprété quelques morceaux de son répertoire lors de cette inauguration. L’association gestionnaire est très attentive aux liens intergénérationnels. À ce titre, la résidence accueille aussi bien des aînés que des jeunes du centre de loisirs communal. « La mission de la MSA est de veiller sur les habitants dans les territoires ruraux », indique Christelle Eyder, membre du conseil d’administration de la MSA d’Alsace, qui a suivi ce projet avec Christiane Bernard, présidente de MSA Services. C’est la sixième maison d’accueil des seniors à laquelle la MSA d’Alsace a apporté sa contribution, souligne-t-elle. « Notre objectif, en créant des Marpa (Maison d’accueil rural pour personnes âgées) et des Masa (Maison d’accueil des seniors d’Alsace), est de garantir une mensualité relativement abordable aux résidents. » « La MSA a été une ressource précieuse, en mettant son ingénierie à la disposition de notre commune, enchaîne Yves Sublon, maire d’Eschau et conseiller départemental. Je ne peux que recommander un tel partenariat à d’autres communes. » Conclusion de la nouvelle députée, Martine Wonner : « Cette municipalité sait prendre soin de ses citoyens, quel que soit leur âge ». Elle venait d’assister, quelques jours plus tôt, à la rentrée des classes dans cette commune…

Publié le 19/09/2017

Ils sont pour l’instant sept agriculteurs du Centre Alsace et du sud du Bas-Rhin qui relancent la Cuma Terre et Prés, avec au programme des investissements en matériel agroenvironnemental pour les cultures spéciales pommes de terre, vignes, céréales.

Cuma Terre et Prés rassemble pour l’instant sept agriculteurs et viticulteurs des environs d’Obernai, dont la ferme du lycée agricole d’Obernai, et des cantons limitrophes du nord du Haut-Rhin. La dynamique de cette Cuma, qui avait été lancée par Raymond Durr à Boofzheim, retrouve un nouveau souffle grâce à l’impulsion des deux agriculteurs, Francis Humann et Maurice Meyer, qui peuvent compter sur un groupe d’agriculteurs tels Pierre Beinert et Freddy Merkling, bien décidés à co-investir dans du matériel agricole à vocation agroenvironnementale. Du matériel bien souvent très spécifique d’une culture, mais dont les vertus agronomiques sont éprouvées. Exemple. Récemment, chez Kévin Adam, de la ferme-restaurant la Coccinelle à Witternheim, les membres de la Cuma ont assisté à la démonstration de ce qui allait être leur premier investissement : une écimeuse Meneguzzo, dont le principe est d’écimer les adventices qui dépassent des cultures avant qu’elles montent à graine. Un outil en 12 mètres qui peut servir aussi bien pour les betteraves, pommes de terre, que contre les vulpins ou la folle avoine des céréales. Le groupe ambitionne d’acquérir en outre plusieurs outils tels qu’une défanneuse thermique pour pommes de terre, un retourneur d’andains pour compost. Il estime qu’il y aurait beaucoup de débouchés locaux s’il investissait dans une unité mobile de triage et de séchage des graines de semences ou destinées à alimentation. De même, un récupérateur de menue paille aurait la double vertu de constituer une litière nourrissante pour des élevages de volailles ou autres, pour ensuite être compostée ou méthanisée. Mais dans un premier temps, après l’écimeuse dont l’investissement est éligible au PVE (Plan végétal environnemental), le groupe réfléchit à la location d’un tracteur en commun, dont les besoins se font sentir en appoint dans les exploitations agricoles. À moyen terme, la Cuma jouerait un rôle de passerelle pour les échanges de matières organiques valorisées entre les exploitations qui en produisent et les exploitations qui l’utilisent, par exemple entre les élevages et la viticulture.

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