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machinisme/agroéquipement

Publié le 13/03/2019

Avec 38 machines exposées, difficile de passer à côté du stand Kuhn au Sima. Y flâner, c’est prendre la mesure de la révolution technologique que connaît le machinisme agricole : sur les 38 machines, 20 nouveautés, et 53 % de services et produits qui n’existaient pas il y a deux ans. Exemples.

À partir de l’automne 2019, la nouvelle gamme de charrues Vari-Master L sera commercialisée, équipée du dispositif Smart Ploughing, qui offre la possibilité de relever chaque corps individuellement. La géolocalisation de la charrue permet d’automatiser les entrées et les sorties de raies afin d’obtenir un travail homogène et répétable quelles que soient les conditions de travail et la forme de la parcelle. Jean-Marc Debien, responsable marketing chez Kuhn, liste les bénéfices de cette innovation : « 100 % des résidus et des adventices sont enfouis sur l’intégralité de la parcelle, les fourrières sont rectilignes, ce qui permet d’effectuer une reprise de fourrière sans faire relever d’adventice et sans perdre de vitesse dans une zone qui est moins chaotique qu’avec une charrue classique. C’est aussi une source de gain de temps et de confort de travail pour le chauffeur. » Semez à la mode de chez vous Côté semoirs, le Maxima 3 est un outil électrique polyvalent grâce à de nouveaux châssis télescopiques indexables qui permettent d’aller de 37,5 à 75 cm d’écartement. L’entrecroisement de cinq poutres assure robustesse et rigidité. L’interchangeabilité des écartements s’effectue en quelques minutes grâce à un système de goupilles. Une génératrice et quatre batteries rendent l’outil indépendant du tracteur. Compatible Isobus, le semoir est réglable depuis un terminal en cabine. Et, pour plus de réactivité, les informations sont diffusées rang par rang grâce à un moteur et un calculateur par élément. Autre semoir polyvalent, l’Aurock a été développé pour répondre aux exigences liées aux semis simplifiés, voire directs. La barre de semis aux réglages simplifiés et la tête de répartition équipée du système de clapets Vistaflow permettent de faire des semis un rang sur deux, de mélanger de l’engrais à la semence au niveau du soc… En matière de fertilisation, Kuhn a lancé l’EMC (Electronic Massflow Control), qui permet de réguler le débit à gauche et à droite sur chaque disque, chaque seconde de manière entièrement indépendante, il y a 20 ans. Depuis, de nombreuses évolutions ont été apportées pour adapter l’EMC à toute la gamme de distributeurs d’engrais, notamment des machines avec entraînement par prise de force. « Le remplacement de vérins électriques par des moteurs SpeedServo, totalement intégrés et étanches, à raison de quatre moteurs par disque assure une variation de dose instantanée », note Vincent Gérard, responsable produit fertilisation et électronique. Pratique pour le pilotage des dosages à partir d’une carte de modulation, Pulvérisation en dentelle Le pulvérisateur Kuhn Metris 2 a été élu machine de l’année au Sima 2019. Une distinction que l’engin doit notamment au système Autospray, développé pour maintenir la qualité d’application tout au long du traitement, notamment la taille des gouttelettes, que l’agriculteur aura renseignée en même temps que les consignes de dosage au préalable (lire aussi en page 27 de notre n° 7 du 15 février 2019). « En fonction de la nature du traitement, couverture, systémique, on choisit des tailles de gouttes plus ou moins fines. Et s’il y a un risque de dérive, il s’agit d’en augmenter la taille », précise Luc Monville, responsable produit pulvérisateurs portés. Le système Autospray repose sur la technologie Pulse width modulation (PWM), qui permet de dissocier la pression de pulvérisation du débit de la buse. Pour cela, le flux de pulvérisation est fractionné en 20 micropulsations par seconde (20 Hertz), et le système pilote le temps d’ouverture des micropulsations. « Cela permet de maintenir la qualité de pulvérisation, y compris en cas de modulation de dose, tronçon par tronçon, voire buse par buse », poursuit Luc Monville. Le système sera disponible sur les pulvérisateurs haut de gamme en priorité, puis sur l’ensemble de la gamme à partir de 2020. Avec I-Spray, Kuhn va encore plus loin dans la précision de la pulvérisation puisque cette technologie, développée en partenariat avec Carbon Bee, vise à n’activer les buses qu’en présence d’adventices, ce qui requiert d’élaborer un système de reconnaissance d’adventices dans les cultures, et même de distinguer les différentes familles d’adventices puisque l’objectif recherché est à la fois de réduire la consommation de produits phytosanitaires de 50 à 80 % et de mieux cibler les familles d’adventices afin de diminuer le risque d’apparition de résistance. Si les premiers résultats sont prometteurs, Luc Monville précise qu’il s’agit d’un axe de recherche et n’avance pas encore de date de commercialisation. Enfin, côté récolte du fourrage, Valentin Ribes, spécialiste des presses, présente la presse haute densité LSB1290ID, pour Intelligent Density, équipée d’un double piston TwinPack, qui démultiplie la force de pressage donc assure un pressage de qualité à un coût limité : « Avec cette presse, il n’y a pas besoin d’un tracteur très puissant ni d’une consommation de carburant élevée pour obtenir une bonne qualité de pressage », décrit-il. Autres atouts de cette presse : sa simplicité d’entretien, grâce à une lubrification automatique en continu, ses nombreux équipements visant à améliorer la sécurité d’utilisation, son pilotage 100 % Isobus et son débit d’alimentation élevé. Des applis pour piloter les outils Toutes ces innovations ne seraient rien sans la technologie qui permet de les piloter, et notamment un terminal performant. C’est à cette fin que Kuhn propose le terminal Isobus CCI 1200, qui permet de visualiser toutes les informations en un seul coup d’œil, de gérer jusqu’à quatre cartes de modulation… Et la technologie c’est bien, mais à force d’en mettre à toutes sauces, les agriculteurs risquent d’y perdre leur latin. Kuhn en est conscient et développe en parallèle des outils destinés à faciliter la prise en main et la gestion quotidienne de tout cet attirail. Il y a par exemple MyKuhn, un espace client avec une partie support, disponible sur internet en attendant l’application et qui, entre autres fonctionnalités, permet de commander facilement des pièces de rechange. Il y a aussi EasyTransfer, un outil pour transférer facilement des données, comme des cartes de modulation, vers le terminal CCI. Et il y a aussi Stafit, un système de localisation et de suivi des déplacements des machines, capable de faire la différence entre les déplacements sur route et au champ, de cumuler les heures de travail. Ou encore Instacker, qui cumule les heures de travail de la machine et envoie des notifications à l’agriculteur lorsqu’arrive le moment de réaliser une opération d’entretien. Enfin, last but not least, Redvista, une application smartphone utilisant la technologie de la réalité augmentée pour aider les utilisateurs à effectuer l’entretien des outils. Il lui suffit de scanner le QRcode apposé sur la machine, et l’application l’identifie, et fait apparaître une image où les différents points de réglages et d’entretien sont localisés et détaillés. Voilà de quoi piloter les outils Kuhn. Mais si chaque constructeur développe ses propres outils. L’agriculteur en bout de chaîne risque de se perdre dans un dédale d’applications, plateformes et autres espaces privés. L’idéal, pour l’utilisateur, serait de regrouper toutes ces applications en une. Ou du moins en quelques-unes. C’est dans cet objectif que Kuhn a intégré NextFraming, un consortium qui regroupe des fabricants de machines agricoles et des fabricants de logiciels agricoles et qui travaille à l’élaboration d’un logiciel de gestion des données des machines indépendant du fabricant.

Publié le 14/02/2019

La concession ACS Andelfinger a modifié une machine à vendanger New Holland Braud en un pulvérisateur polyvalent capable de traiter aussi bien des grandes cultures que des cultures verticales. Un hybride unique en son genre destiné aux essais pratiqués par le Centre européen de recherche et de développement en protection des cultures, FMC, à Nambsheim.

Prenez une machine à vendanger et un pulvérisateur. Mélangez-les et vous obtenez une machine un peu particulière au gabarit imposant capable de traiter des cultures. Derrière ce mix improbable, il ne faut pas chercher la dernière innovation en vogue du prochain Sima, mais un outil créé sur mesure - et unique en France - par la concession ACS Andelfinger pour le Centre européen de recherche et de développement en protection des cultures, FMC, à Nambsheim. On y teste de nombreux produits insecticides, fongicides ou herbicides en phase expérimentale que ce soit pour les grandes cultures, les vignes ou les cultures arboricoles et maraîchères. Il y a 90 hectares de terres labourables, dont un tiers est réservé à l’expérimentation. Pour mener à bien les essais, il faut un outil capable de travailler rapidement, proprement et efficacement. C’est avec cette idée sous-jacente que la concession ACS Andelfinger a adapté une machine à vendanger New Holland Braud 9040L en un pulvérisateur un peu particulier. La machine, qui ne sort jamais de l’enceinte du site, a tout d’abord été coupée en deux pour être élargie de 95 cm. Le mécanicien d’Andelfinger y a ensuite adapté le système de pulvérisation qui équipait l’ancienne machine similaire créée il y a une vingtaine d’années par la concession et l’entreprise DuPont. « On voulait apporter davantage de confort et de sécurité pour l’utilisateur avec cette nouvelle version », résume Hervé Groff, responsable de la ferme expérimentale chez FMC. Cette machine à vendanger truffée de réservoirs, de buses, de câbles et de tuyaux est assez impressionnante au premier coup d’œil. Il faut dire que tout a été pensé pour faciliter au maximum le travail avec une sécurité optimale, notamment vis-à-vis de l’environnement. Ce centre de recherche est en effet certifié BPE (bonnes pratiques d’expérimentation). Il est soumis à une traçabilité rigoureuse et a pour objectif la récupération de tous les produits utilisés. À l’avant de la machine, seize rampes et seize réservoirs sont destinés aux cultures basses (céréales, pommes de terre, etc.). À l’arrière, on trouve un pulvérisateur avec assistance d’air tangentielle qui permet d’appliquer le produit directement sur la plante. Il dispose de dix rampes avec dix réservoirs. Juste à côté, deux panneaux parallèles permettent de récupérer la bouillie en excès. Chaque rampe de pulvérisation est équipée d’un débitmètre à induction. « On peut ainsi savoir quel volume on applique par parcelle au millilitre près », explique Sylvain Pierré, technicien d’expérimentation fongicide, et utilisateur de la machine. L’ensemble des données est ensuite exporté sur clé USB afin d’être traité sur ordinateur. Avant chaque utilisation, le pulvérisateur est calibré par le chauffeur afin de s’assurer qu’il n’y a pas de buse bouchée. Ensuite, il peut utiliser le GPS pour réguler la vitesse d’avancement. Par rapport à des expérimentations faites avec un pulvérisateur à dos, le gain de temps, de confort et de sécurité est évidemment très important. Seulement 20 minutes sont nécessaires pour traiter une parcelle d’essai qui nécessiterait 2 heures si cela était fait avec un pulvérisateur à dos. Et grâce à la précision inhérente au système de pulvérisation, la quantité de produits appliquée est réduite à son maximum, ce qui est important lorsque les quantités de produits expérimentaux sont faibles. « On applique les préceptes de l’agriculture de précision, avec un mode opératoire qui soit reproductible par les agriculteurs », souligne Hervé Groff. L’autre gros atout cet hybride « machine à vendanger/pulvérisateur » est la souplesse d’utilisation offerte par rapport à la météo. « Dès qu’il y a une accalmie, on peut profiter d’une fenêtre favorable pour appliquer le traitement. En quelques minutes, c’est fait, et cela nous permet ainsi de respecter les cadences imposées par certains traitements », indique Sylvain Pierré. Et, cerise sur le gâteau, la machine est équipée d’un système automatique de rinçage des buses et des tuyaux grâce à une cuve d’eau claire montée sur le châssis. Une manipulation bien évidemment effectuée sur l’aire de rinçage comme n’importe quel pulvérisateur classique vendu dans le commerce.

Publié le 14/02/2019

Le premier pulvérisateur traîné Primus de Lemken est utilisé en Alsace chez Romain Gross et Frédéric Schermesser à Gundolsheim. Ce modèle d’entrée de gamme est idéal pour la protection des cultures. Il permet d’avoir une protection phytosanitaire de qualité, tout en étant économe.

Le pulvérisateur a été acheté en commun par les deux agriculteurs. Romain Gross a repris l’exploitation familiale en 2016. Il est spécialisé en élevage, grandes cultures, viticulture, vend en direct des pommes de terre et engraisse 70 taurillons. Pour sa part, Frédéric Schermesser travaille sur sa ferme depuis 2006. Une partie est consacrée à ses cultures de maïs et de blé sur le secteur de Gundolsheim ; une seconde à la viticulture du côté de Westhalten où il exploite 7 hectares de vignes. Les deux professionnels ont opté pour le pulvérisateur traîné Primus de Lemken pour son offre complète. « On voulait travailler avec une marque qui tienne la route. Le rapport qualité/prix nous convient parfaitement. Le gabarit de ce pulvérisateur correspond à ce que nous attendons », explique Romain Gross. La pièce maîtresse du Primus, c’est sa cuve renforcée en polyester avec fibres de verre. Elle est parfaitement lisse et facile à nettoyer. Elle dispose d’un volume de 2 300 à 4 190 litres et est accompagnée de réservoirs d’eau claire séparés à l’extérieur. Ses rampes robustes à repliage en « Z » offrent une largeur de travail de 15 à 30 mètres, avec une grande variété de configurations de tronçons repliables. Elles permettent de travailler dans toutes sortes de terrains. Les tuyaux et les vannes de coupure de tronçons sont protégés dans le profilé de la rampe. Sa hauteur s’ajuste facilement pour s’adapter aux différentes tailles de pneus et de roues. Cela assure le placement optimal du centre de gravité de la rampe. En termes de facilité d’utilisation, le Primus est l’outil idéal. Que ce soit en aspiration comme en pression, tous les réglages sont clairs, sans risque de confusion. « Le Primus reste, en entrée de gamme, un appareil efficace et complet. Au niveau des options, nous savions ce que nous voulions. Le fait de le prendre à deux, nous a permis de l’équiper de façon complète avec notamment la coupure de tronçons, le boîtier CCI et la commande Isobus. Nous pouvons l’atteler sans aucune difficulté à nos différents tracteurs. Nous voulions quelque chose de flexible et complémentaire », ajoute Frédéric Schermesser. C’est la première fois que les deux professionnels travaillent ensemble. Un achat qui a été facilité par les conseils et le service après vente de Lemken. Les premières utilisations ont permis de le constater. Ce pulvérisateur permet de combiner la protection professionnelle des cultures avec un rendement élevé et une rentabilité maximale avec la réduction du nombre de déclinaisons.

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