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machinisme/agroéquipement

Publié le 27/03/2019

Entrés dans le giron de la coopérative allemande RWZ, les établissements Baehrel Agri et Euro Agrar tissent leur toile en Alsace sous la houlette de Denis Baumann, développant les marques Massey Ferguson, Fendt et Valtra sur leurs secteurs respectifs. Devant accompagner d’importants projets de croissance externe, c’est Guillaume Koenig qui lui succède.

Depuis leur reprise en octobre 2014 par la RWZ, l’une des cinq plus grandes coopératives allemandes de vente et services en machinisme agricole, les établissements Baehrel Agri, sous la conduite de Denis Baumann, sont devenus l’un des principaux acteurs de l’importante restructuration des concessions agricoles qui se joue actuellement en Alsace. En janvier 2016, c’est le fonds de commerce des deux sociétés d’Agri Center dans le Haut Rhin qui est repris par la RWZ : Agricom à Jettingen et AC Équipements à Muespach-le-Haut. Et en septembre 2017, c’est le secteur de l’ancienne concession Massey Ferguson, RG Matériels, situé en Centre Alsace qui est entré dans le giron de Baehrel Agri. « À ce stade, la RWZ détient 100 % de Baehrel Agri pour la marque Massey Ferguson et 100 % d’Euro Agrar pour Valtra et Fendt », explique Denis Baumann. Avec cinq succursales à Soultz-sous-Forêts, Mommenheim, Marlenheim, Sainte-Croix-en-Plaine et Muespach-le-Haut pour Baehrel Agri, et bientôt une sixième à Sélestat. « Le foncier est réservé dans la ZI du Giessen, visible depuis l’autoroute et accessible par la sortie Sainte-Marie/Tunnel. Le bâtiment est prêt à être construit », poursuit Denis Baumann. Ce qui permettra pour Baehrel Agri d’assurer un bon maillage régional sur sa marque Massey Ferguson, tandis qu’Euro Agrar, pour Fendt et Valtra, couvrira la plaine dans le Haut-Rhin, le Sundgau et plus au sud encore, le Territoire de Belfort et une partie du Doubs. L’heure est venue pour Denis Baumann qui représente les intérêts de la RWZ en France de passer la main à la tête de Baehrel Agri et d’Euro Agrar. Arrivé en 2015 comme directeur général, il a conduit l’expansion des acquisitions de la RWZ. « Nous réalisions 8 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires avec Baehrel Agri en 2015. Aujourd’hui avec Euro Agrar, cela fait plus de 20 M€. » Les deux entités comprennent 52 collaborateurs. Et c’est Guillaume Koenig qui en assurera désormais la direction générale. Cet ancien cadre commercial de RG Matériels affiche 20 ans de métier au compteur et a gravi peu à peu les échelons pour devenir chef des ventes d’Euro Agrar. « C’est un nouveau challenge, j’étais déjà bien impliqué au niveau des responsabilités, aujourd’hui j’ai de nouvelles missions et de nouveaux objectifs, mais je suis rassuré car j’ai une super équipe à mes côtés avec laquelle nous allons faire perdurer ce que Denis a mis en place », explique Guillaume Koenig. « Je le connais, je connais son travail, je lui fais confiance », assure Denis Baumann, pour qui une page se tourne, mais pas tout à fait…

Publié le 13/03/2019

Le Salon international du machinisme agricole (Sima) a refermé ses portes jeudi 28 février. Que de poignées de mains, de sourires, de contacts échangés. Que d’informations collectées. Que d’affaires conclues. Le Sima c’est l’occasion de faire du business en toute convivialité. Car le monde, agricole en particulier, a beau devenir high-tech, les - bonnes - relations humaines, ça change tout.

Le fabricant indien de pneus BKT est un des principaux sponsors du Salon international du machinisme agricole (Sima) depuis plusieurs éditions. Les visuels publicitaires de la marque émaillent les entrées des différents halls. Et la marque dispose d’un stand aux dimensions confortables, très prisé pour ses démonstrations de virtuosité footballistique. Car en plus d’être le sponsor du Sima, BKT est le sponsor de la Coupe de la Ligue, qui est carrément devenue la Coupe de la Ligue BKT. Mardi 26 février, Alison Bertieux et Mickaël Chatelain, de la société Agriest, importateur officiel pour le marché français des pneus BKT, avaient rendez-vous avec un de leur client alsacien, la société Alsagri d’Hilsenheim, sur le stand BKT. L’occasion d’échanger quelques mots avec Arvind Poddar, président de BKT. Il souligne l’importance, pour eux, de ce « show » auquel ils participent depuis les années 1980, avec un stand toujours plus important. Car le marché européen, et en particulier français, est important pour BKT et fabricant indien souhaite le développer. Cette année, pas de nouveauté à présenter pour BKT. Mais la tendance à l’augmentation de la taille des outils ne s’inversant pas, l’importance de la qualité des pneumatiques persiste. Et BKT propose plusieurs technologies pour préserver les sols agricoles. La technologie IF (Important Flexion), qui assure une réduction de 25 % de la pression exercée sur le sol à charge utile équivalente. Et la technologie VF qui permet d’atteindre une réduction de 40 % de la pression exercée sur le sol à charge utile équivalente. « Augmenter la productivité agricole est une bonne chose, mais il faut le faire durablement », conclut Arvind Poddar, avant de poser pour la photo et d’enchaîner avec son rendez-vous suivant. Cette année, le constructeur allemand Amazone a été récompensé d’une médaille de bronze aux Sima Innovation Awards pour la technologie WindControl, un système de mesure et de compensation des effets du vent sur la répartition de l’engrais par les épandeurs ZA-TS. « Il s’agit d’une espèce d’anémomètre électronique qui mesure la force et la direction du vent afin d’ajuster la nappe d’épandage en temps réel pour maintenir sa régularité », décrit Cédric Meintzer. En outre, la technologie WindControl peut venir en appui d’une autre innovation, l’Argus Twin, constitué de sept capteurs par disque d’épandage, qui mesurent la nappe d’épandage afin de corriger le point de dépose pour rester dans l’optimum en cas de défaut. Ces épandeurs d’engrais sont pilotables à partir du nouveau boîtier Isobus électronique, entièrement développé par Amazone, avec des touches et un écran tactile de grande taille, décrit Cédric Meintzer. Des outils connectés chez Beiser Beiser avait également glané une médaille de bronze aux Sima Innovation Awards cette année avec Fourrage Lib, un râtelier mobile connecté permettant de suivre l’évolution du stock de fourrage. Une innovation présentée sur un stand amputé de 300 m2 par rapport à l’édition précédente, mais optimisé. « Le marché est difficile, justifie Bernard Cogniel, de nombreux exposants ont réduit la taille de leur stand. » Pour expliquer la tendance atone du marché, il avance les difficultés de trésorerie des agriculteurs, « dont les productions ne sont pas payées à leur juste valeur ». Dans ce contexte, les facilités de paiement proposées par l’entreprise alsacienne - jusqu’à 11 échéances à taux zéro - lui permettent de tirer son épingle du jeu : « Ça s’apparente à une avance de trésorerie », compare Bernard Cogniel. L’ancien dirigeant, qui a confié les rênes de l’entreprise à sa fille Nathalie mais qui y garde un pied, décrit : « Nous sommes actuellement en pleine réflexion pour proposer des produits connectés et rester parmi les moins chers sur le marché, tout en continuant à proposer des facilités de livraison et de paiement. » Et ça commence à fonctionner, puisqu’en plus du râtelier connecté, Beiser présentait aussi une citerne connectée. Prochaine innovation, Beiser travaille actuellement à l’élaboration d’un système de pesée connectée… À suivre. La société MRA, située à Hatten, est importatrice exclusive en Alsace des marques Poluzzi (chenilles), Krampe (bennes) et Geringhoff. Le fabricant de matériel de récolte présentait une coupe à tapis équipée d’une soufflerie d’air baptisée IAS pour Integrated System. La soufflerie, placée devant la coupe, permet de rattraper des grains, notamment les petites graines, comme celles de colza. Et donc de réduire les pertes de grains devant la coupe. En outre, comme elle est associée à une coupe à tapis qui alimente régulièrement la machine, le rendement est amélioré. Pas de grande nouveauté du côté de chez Krampe, mais la qualité reste au rendez-vous malgré tout : « Ce sont des bennes haut de gamme, elles sont moins tirantes, grâce à leur conception compacte, donc la consommation de gasoil est réduite », décrit Daniel Humbert. À noter que MRA a conclu un partenariat avec SoucyTrack, un constructeur canadien de chenilles en caoutchouc pour lequel MRA devient le distributeur exclusif en France. Moisson de médailles pour Claas Bonne moisson pour Claas lors des Sima Innovation 2019, avec une médaille d’or pour l’ensileuse Jaguar 960 Terra Trac à chenilles suspendues, et une médaille de bronze pour la coupe à tapis flexible Convio Flex. La Jaguar 960 Terra Trac est « la première ensileuse équipée d’usine de chenilles », souligne Guillaume Feys, chef de produits récolte chez Claas. Le terme Terra Trac désigne d’ailleurs les chenilles, qui peuvent équiper les moissonneuses Claas depuis 20 ans afin de limiter le tassement du sol infligé par des machines de plus en plus lourdes. Autre avantage de cette ensileuse, son gabarit routier qui permet de se déplacer facilement et de la charger sur un camion. « Notre chenille Terra Trac avait déjà été médaillée », précise Guillaume Feys. Cette fois, l’innovation primée, c’est le système de relevage avant des chenilles en bout de parcelle pour éviter l’arrachement de matières dans les demi-tours. La limitation de l’agressivité des chenilles sur la couche végétale rend cette ensileuse particulièrement adaptée aux chantiers d’ensilage d’herbe. Concrètement, la partie avant des chenilles se soulève automatiquement dès que le chauffeur relève le pick-up. Pour pouvoir intégrer ce système, le châssis a dû être rallongé, ce qui présente l’avantage de faciliter la maintenance de l’ensileuse. Autre particularité : elle est équipée d’un système de télégonflage des pneus arrière, qui permet de passer rapidement d’une pression définie pour rouler au champ à une pression arrêtée pour rouler sur route, et inversement. Le premier exemplaire de l’ensileuse Jaguar 960 Terra Trac a été vendu en Bretagne. Grâce à son tapis, qui peut passer du mode rigide au mode flexible, la coupe Convio Flex est particulièrement polyvalente puisqu’elle peut récolter aussi bien du maïs que du soja : « Le mode rigide, avec un grand tapis plat, est adapté à la récolte des céréales. Le mode flexible est adapté à des cultures comme le soja, puisqu’il permet d’épouser les irrégularités du terrain », précise Guillaume Feys.

Publié le 13/03/2019

Du 24 au 28 février au Parc des expositions de Villepinte, le Sima a favorisé un climat d’affaires soutenu et tourné vers l’innovation. Des professionnels du monde entier se sont donné rendez-vous pour découvrir les dernières nouveautés, partager sur les enjeux du monde agricole et trouver les réponses concrètes et adaptées à leur travail au quotidien.

C’était par exemple le cas pour Lemken. L’entreprise a présenté pour la première fois ses bineuses de précision au Sima. Elle a également tenu un stand commun avec l’entreprise hollandaise Steketee, qu’elle a rachetée l’été dernier, et qui est spécialisée dans les bineuses avec un guidage par caméra développée en interne. Lemken par ailleurs a présenté toute sa gamme de matériel. À commencer par le Rubin 10, élu machine de l’année 2019 dans la catégorie travail du sol. Ce nouveau déchaumeur à disques compact garantit, même en conditions difficiles, un mélange homogène et intensif de la matière organique et du sol jusqu’à une profondeur de travail de 14 cm environ. Il permet donc de réduire sensiblement les pertes d’humidité par évaporation. En même temps, il est possible de raccorder exactement la voie de passage de l’outil avec le GPS. « Les autres nouveautés seront présentées à Agritechnica du 10 au 16 novembre 2019 à Hanovre. C’est le salon de référence pour les marques allemandes, et pour Lemken évidemment », explique Nicolas Soehnlen. De passage sur le stand, la présidente des Jeunes Agriculteurs de Sélestat, Johanna Trau, n’a pas caché sa satisfaction de pouvoir découvrir cette variété de matériels au Sima. « C’est toujours une bonne expérience de voir ce qui se fait et de découvrir les innovations de tous les constructeurs. Le Sima est une belle vitrine en la matière. Ce salon est fait pour les agriculteurs. À mes yeux, il est important de pouvoir s’y rendre. Tous les deux ans, on peut découvrir l’évolution du parc matériel, les innovations. Cela fait rêver les jeunes. » Des moments intenses Du rêve à la réalité, il n’y a qu’un pas. Il a été franchi par Élodie Gross. La jeune femme qui, le reste de l’année, participe au développement de JF Agri à Schlierbach, a été hôtesse d’accueil chez Claas pendant toute la durée du Sima. « C’est une belle expérience. En interne, nous pouvons ainsi apprendre à connaître l’ensemble du réseau Claas. On rencontre du monde. C’est ma première présence au Sima et une première pour moi à ce poste. Cela me permet de voir autre chose que la concession, de sortir. C’est intense. Une expérience professionnelle extraordinaire », se félicite la jeune femme. Un stand connecté, branché et immense, confirme Nathalie Frey, assistante marketing chez Claas Est. « Tout le monde ici est volontaire pour tenir ces postes et responsabilités pendant le Sima. Nous accueillons les clients et les invitons à découvrir toute la gamme de matériels ou à profiter d’un moment de convivialité du haut de la mezzanine de 230 m2 », ajoute Nathalie Frey. Un peu plus loin, chez le constructeur italien Maschio Gaspardo, le parc matériel est également bien mis en valeur. Les clients français sont accueillis par Romuald Colombet, inspecteur commercial du secteur Est, et Philippe Lesueur, responsable produit et développement. C’est l’occasion de découvrir le semoir monograine Chrono qui a également reçu le prix du jury. « Ce semoir monograine rapide, dont le concept avait été présenté à Agritechnica, arrive en version définitive au Sima. Il se distingue par un système de semis précis avec réglage du flux d’air pour concilier rapidité et polyvalence. Ces machines doivent répondre à la problématique des fenêtres climatiques courtes avec des surfaces à travailler toujours en augmentation », précise Romuald Colombet. Autre innovation encore sur le stand de Väderstad avec le CrossCuter Disc. Il ouvre de nouveaux champs de possibilités pour un travail du sol efficace et des résultats optimaux quelles que soient les conditions de travail. Il se distingue par ses performances sur chaumes de colza et dans les couverts végétaux, tout en offrant de très bons résultats sur chaumes de céréales et en terres labourées.

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