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machinisme/agroéquipement

Publié le 17/10/2018

La citerne à eau connectée de Beiser a été récompensée par un Sommet d’or dans la catégorie équipement d’élevage. Elle fait partie des 12 nominés pour la pertinence de leur innovation.

Organisés dans le cadre du Sommet de l’élevage, les Sommets d’or récompensent chaque année les meilleures innovations du monde agricole dans différentes catégories : machinisme agricole, équipements d’élevage, fournitures pour l’élevage, services, digital/multimédia. Après délibération, le jury a primé 12 innovations parmi les 70 dossiers déposés. Dans la catégorie équipement d’élevage, Beiser a été récompensé pour sa citerne à eau connectée. Démontable du châssis, transportable et compatible avec un abreuvoir à niveau constant, cette citerne est équipée d’un capteur de niveau, d’un accéléromètre et d’un système de géolocalisation par la technologie Lora. Connectée à une application mobile, la sonde à ultrasons permet de surveiller le troupeau à distance (visualisation des données via un ordinateur ou un smartphone) : bonne prise alimentaire, suivi de l’avancement de l’utilisation de la réserve, de la consommation en eau. Une bonne alimentation en eau améliore le bien-être animal et les performances du troupeau : dès 25 °C, une vache souffre du stress thermique avec un impact sur la production. La surveillance à distance permet aussi de détecter des anomalies ou des fuites sur les équipements. Des alertes de remplissage (niveau minimum dans la cuve) peuvent être programmées. Enfin, l’emplacement de la citerne est toujours connu, l’utilisateur est alerté en cas de déplacement, ce qui permet de lutter contre le vol. Ce système est également disponible sur les citernes à fuel Beiser.

Ets Schaechtelin à Muntzenheim

70 ans et des projets

Publié le 13/10/2018

Les établissements Schaechtelin à Muntzenheim fêtent cette année leur 70e anniversaire. Concessionnaire Claas, l’entreprise ne manque ni d’ambition, ni de projets. Parmi ces derniers, sortir du village où elle est présente depuis ses débuts en 1948 pour se développer au sein d’un nouveau bâtiment.

Forgeron de métier, Éric Schaechtelin crée en 1948 l’entreprise située sur une des artères principales de Muntzenheim. Son gendre et sa fille en prennent la direction en 1988, puis ses deux petits-fils leur succèdent en 2014. Aujourd’hui, la société compte 36 salariés et travaille sur une zone allant de Mulhouse à Strasbourg. « La société s’est développée autour de trois activités distinctes : la vente et réparation de matériels agricoles, la vente et réparation de matériels pour espaces verts, la métallerie-maintenance industrielle où nous concevons et réalisons des pièces en acier, inox ou aluminium, à la demande de nos clients », explique Jean-Luc Misbach, responsable de la métallerie. Concernant la partie agricole, les établissements Schaechtelin ont suivi l’évolution de Renault Agriculture depuis 1975, puis en devenant concessionnaires de la marque Claas en 2004. Le rachat de Renault Agriculture par Claas a permis cette continuité. « Les tracteurs étaient bons et appréciés par la clientèle. On a voulu maintenir cette confiance et pérenniser la marque. Il faut dire que Claas nous a rapidement confortés concernant l’avenir du tracteur en investissant dans l’usine située au Mans. Elle a été modernisée et a évolué favorablement. La gamme des produits s’est densifiée. Au fur et à mesure des différentes visites d’usine, j’ai apprécié cette évolution », ajoute Marc Misbach, responsable agricole et espaces verts. À tel point que les tracteurs et autres outils agricoles présentent désormais un niveau de finition excellent, avec des équipements de bord à la pointe du progrès et un confort qui reste aussi un des points forts de la marque. « Depuis mon arrivée à la tête de l’entreprise, j’ai toujours eu de bonnes relations avec les responsables de Claas. Nous échangeons régulièrement. Une relation de confiance existe entre nous », poursuit Marc Misbach. La porte d’entrée de l’entreprise La croissance de l’entreprise passe désormais par la refonte de son outil de travail. En effet, la société est à l’étroit dans ses murs. « On est arrivé à une limite. L’objectif est de sortir des bâtiments actuels pour gagner en fonctionnalité et améliorer les conditions de travail des salariés. Et, au final, de permettre un meilleur accueil des clients. Un terrain de 2,2 hectares est en cours d’acquisition dans la nouvelle zone d’activités de Muntzenheim. Il permettra de pérenniser la confiance de nos clients et de s’identifier encore davantage à la marque Claas. C’est l’évolution nécessaire de l’entreprise qui se fait fort de vendre des produits haut de gamme, qualitatifs et très techniques. Cette image, nous y tenons. C’est la porte d’entrée de l’entreprise », conclut Marc Misbach. Une entreprise qui aura l’occasion de faire la promotion de son savoir-faire lors de son 70e anniversaire le 8 novembre prochain entre Muntzenheim et Wickerschwihr où une journée « portes ouvertes » et des démonstrations en plein air seront organisées.

Bureland - Sica Les producteurs alsaciens et lorrains

Éclosion d’une unité de conditionnement

Publié le 05/10/2018

La Sica Les producteurs alsaciens et lorrains, groupement régional de producteurs d’œufs, a inauguré son nouveau centre de conditionnement, situé à Bernolsheim. L’outil, qui comprend des équipements de haute technologie, doit permettre de gagner en compétitivité, de mieux structurer la filière et d’absorber la hausse attendue de la production régionale d’œufs, notamment plein air et bios.

Il aura fallu 9,50 M€ d’investissement pour qu’éclose le nouveau centre de conditionnement d’œufs de la Sica Les producteurs alsaciens et lorrains. Avec 5 000 m2 de bâtiments, plusieurs robots high-tech, et un objectif de 190 millions d’œufs emballés annuellement, contre 120 millions auparavant, répartis sur trois sites différents, le projet impressionne par son envergure. Mais Alfred Zacher, président du conseil d’administration, préfère mettre en avant les hommes et les femmes qui ont permis l’aboutissement de ce projet. Il cite : « André Roeckel et Romain Martin, les anciens qui ont mené le bateau jusqu’ici ». Les 15 familles d’éleveurs de poules pondeuses de la région Grand Est intégrés à la Sica : « C’est la solidarité qui règne au sein de ce groupe qui a permis de passer à l’étape supérieure ». Les plus jeunes éleveurs, qui ont porté ce projet à bras-le-corps à coups de vidéos, de maquettes, et de conviction auprès des collectivités locales et des banques. Les salariés, qui ont été bousculés dans leurs habitudes de travail, mis à contribution pour mettre en route l’outil - avec les difficultés inhérentes à ce type d’exercice - mais dont les conditions de travail doivent, à terme, être améliorées. Les nouveaux salariés, qui ont connu le baptême du feu. Les futurs éleveurs, qui vont bientôt venir grossir les rangs de la Sica, puisque quatre nouvelles familles sont annoncées d'ici 2019, avec des modes d’élevage alternatifs pour répondre à l’augmentation de la demande pour ces parts de marché. Des robots et des hommes L’outil en lui-même comprend un local de stockage des emballages et des suremballages. Les œufs sont livrés par camions, sur des palettes déchargées sur des quais de déchargement. Ils sont d’abord stockés dans un local, où ils sont classés par type de production et par date de ponte. Lorsque les œufs partent en conditionnement, la première étape consiste à les extraire des alvéoles à l’aide d’un robot équipé de ventouses. Les alvéoles en plastiques passent dans une laveuse, pour repartir propres chez les éleveurs. Les œufs sont déposés sur un tapis qui les guide vers la zone de mirage, où sont déclassés les œufs cassés, fêlés et sales. Pour les détecter, la ligne est équipée de micromarteaux qui tapotent les œufs : la résonance n’est pas la même pour un œuf fêlé que pour un œuf intact. Pour l’instant les œufs cassés partent à l’équarrissage. Mais ils pourraient trouver un débouché en méthanisation en partenariat avec la société Agrivalor. Les œufs fêlés et sales partent en casserie, en région parisienne ou en Allemagne. Les œufs intacts sont ensuite séparés par calibre, grâce à des pesons, et marqués. En fonction de la demande du client figurent : la date de consommation recommandée (DCR), le code de traçabilité de l’élevage, la date de ponte. En fonction de leur calibrage et de leur marquage, les œufs sont dispatchés dans différentes lignes d’emballage, où ils sont déposés dans des alvéoles en carton. À ce stade, la suite des opérations est encore manuelle : des opérateurs placent les boîtes d’œufs dans des cartons et y apposent l’étiquette de traçabilité. Puis, des robots palettiseurs prennent le relais. À terme, il devrait y en avoir quatre. Traçabilité intégrale L’ensemble du circuit est tracé et informatisé. Chaque lot d’emballage est accompagné d’une fiche de traçabilité qui est scannée en sortie de dépôt, afin de pouvoir remonter jusqu’au fournisseur en cas de défaut de fabrication, et de gérer les stocks. Chaque palette d’œufs est également tracée avec une étiquette informatique, qui permet de savoir de quel éleveur proviennent les œufs qui passent dans la calibreuse. Chaque boîte d’œufs est marquée d’une étiquette portant la DCR, le numéro de centre de conditionnement, le calibre, parfois la date de ponte, et un QR code, qui est lu par les robots palettiseurs, afin que les bons cartons soient placés sur les bonnes palettes. Actuellement, le groupement produit et commercialise 160 millions d’œufs par an sous les marques Bureland, œufs de nos villages, et sous diverses marques de distributeurs. Rien que sous la marque Bureland, la gamme est très diversifiée, avec des œufs datés du jour de ponte, plein air, extra-frais, bio, sol, éleveur engagé… Une segmentation qui tend à démultiplier les types d’emballage et justifie l’investissement dans des équipements adaptés. Bien que très automatisé et informatisé, ce processus emploie tout de même 50 salariés répartis en deux équipes qui permettent de faire fonctionner l’outil de 6 h à 19 h 30. Découvrez le centre de conditionnement en images : Un projet structurant pour la filière Pour Alfred Zacher, une telle réalisation était devenue nécessaire pour « assurer l’avenir de la filière, accueillir une nouvelle génération de producteurs et continuer à rester présent sur tous les tous les créneaux de commercialisation, de la vente directe à la ferme aux GMS, en passant par les grossistes. » Son fils, Mathias, avance d’autres arguments qui ont pesé en faveur de la construction de cet outil : la nécessité de moderniser des installations vieillissantes, d’anticiper les évolutions réglementaires, d’améliorer les conditions de travail, les performances économiques, l’impact territorial et environnemental… Le projet n’aurait pas vu le jour sans l’engagement de plusieurs personnes. Alfred Zacher cite notamment Étienne Wolff, maire de Brumath et conseiller départemental, qui a facilité l’implantation du site dans la zone industrielle de Brumath Nord, soit au centre des trois anciens sites de conditionnement - qui sont aussi les plus gros fournisseurs du centre de conditionnement - et à proximité des axes routiers. Patrick Bastian qui, surmontant une prudence initiale liée au montant de l’investissement, a fait avancer le projet : « Ce qui m’a convaincu, c’est que ce projet contribue à renforcer une filière. Car derrière ce centre, il y a des couvoirs, des fabricants d’aliments, des éleveurs… Tout cela méritait d’investir. Et ses trois porteurs de projets ont fait preuve de beaucoup de pragmatisme et de professionnalisme. » Il a donc œuvré pour obtenir un soutien de la Région Grand Est. Soutien qui s’est avéré supérieur à celui que pouvait octroyer la seule Région Alsace : « Ça a ouvert l’horizon, et les banquiers ont suivi », rapporte-t-il. Jean Rottner, président de la Région Grand Est, confirme : « La Région dispose d’un budget ciblé pour soutenir les industries agroalimentaires, les nouvelles technologies… Avec votre projet, vous avez coché un certain nombre de cases, ce qui vous a permis de bénéficier d’une aide de 1,35 M€ sur un budget total de 4,50 M€. » Alfred Zacher remercie également Jean-Michel Staerlé, responsable de développement à l’Adira, le Crédit Mutuel, le Crédit Agricole et Alsabail qui ont contribué au financement du projet, ainsi que les familles Martin, Roeckel et Zacher qui, en se portant caution, « se sont lancées dans l’aventure en engageant leurs propres deniers ». Après les tâtonnements du début, l’outil est désormais rodé. La certification International food standard (IFS) a été obtenue en août 2018, l’agrément sanitaire a été accordé suite à l’inspection de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) début septembre, et le site a été audité avec succès par un important client fin septembre. Le chiffre d’affaires est attendu en hausse, à près de 12 M€.

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