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machinisme/agroéquipement

Publié le 13/11/2017

La société Plein Air Création de Duttlenheim, spécialisée dans la métallerie et la petite chaudronnerie à des fins de conception de matériels viticoles et agricoles, a récemment présenté sa dernière création : un dérouleur-enrouleur de fils de palissage multifonctionnels.

Derrière la société Plein Air Création, il y a la famille Engel. Le père, Materne, est viticulteur à la cave de Beblenheim. Et, récemment, il a quitté volontairement son emploi chez Osram, dans le cadre d’un plan de licenciement. Avec ses filles et son épouse, ils se sont lancé le défi de créer une entreprise de métallerie et de petite chaudronnerie. Il faut dire qu’à eux quatre, ils accumulent les compétences. Materne connaît bien les travaux dans les vignes et a des idées pour les faciliter. Céline, sa fille, est diplômée en métallerie et chaudronnerie. Elle est donc capable de coucher les idées de son papa sur le papier (ou plutôt sur ordinateur), puis de les forger en atelier. Son autre fille, Nadège, est diplômée en gestion et création d’entreprise. Et son épouse Gabrielle a l’habitude de gérer les aspects administratifs. Le 1er mai 2017, ils ont donc créé cette entreprise à quatre. Et s’attellent désormais à proposer des solutions aux agriculteurs et viticulteurs du secteur. Enrouler et dérouler simultanément Vendredi 27 octobre, à Avolsheim, Materne Engel s’affairait donc autour d’un modèle de dérouleur-enrouleur de fils de palissage sorti de son esprit et des ateliers de Plein Air Création. Celui-ci est très polyvalent. Il est capable de rembobiner du vieux fil pendant que du nouveau se déroule. L’idéal pour réaliser des travaux d’entretien ou de réparation. Lors de travaux d’installation d’une parcelle, il permet de dérouler quatre fils simultanément grâce à son système de freinage des arceaux. Pour démonter ou restructurer une parcelle, il est capable d’enrouler hydrauliquement ou manuellement (ou électriquement en option grâce à une télécommande) les anciens fils. Et, comme ils sont enroulés proprement, l’appareil permet de réutiliser les fils en inox ou en acier galvanisé, et ainsi de réaliser des économies d’achat de fil neuf. Après les vendanges, l’appareil est aussi capable d’enrouler simultanément les fils releveurs en plastique, jusque 12 fils simultanément théoriquement. Mais Materne Engel conseille de procéder à quatre, voire six lignes simultanément maximum, sinon « le chantier risque de devenir ingérable ». Et si la parcelle est longue, « mieux vaut procéder en deux fois ». En morte-saison, les bobines bien enroulées peuvent être stockées directement sur l’appareil. Du fil de fer barbelé à la fibre optique, en passant par les tuyaux Grâce à une tourelle pivotant à 380 ° sur laquelle sont montés deux arceaux entraîneurs permettant de mettre, par exemple de l’ancien fil d’un côté et du nouveau de l’autre, cet enrouleur dérouleur est donc très polyvalent. En effet, en plus des travaux dans les vignes, il peut aussi être utilisé pour gérer du fil de fer barbelé, du fil électrique, de la fibre optique, de la clôture électrique, des tuyaux… Passer le fil dans le guide-fil, l’attacher à son support, et c’est parti : Pour remplacer un ancien fil, Materne Engel préconise d’enlever la goupille, pour passer en roue libre et ne pas utiliser le régime moteur du tracteur, mais plutôt enrouler le fil mécaniquement. Un disque de frein avec deux mâchoires réglables est situé entre les deux arceaux entraîneur afin de régler la vitesse d’enroulement. Deux disques séparateurs sont livrés avec l’appareil, ce qui facilite la sortie du fil en bobines bien régulières. Arrache-cep, remorques… Plein Air Création propose aussi un arrache cep, conçu pour sortir facilement les pieds de vigne malades d’une parcelle destinée à être replantée. Après arrachage, une option tarière permet de préparer le trou pour accueillir le prochain cep. La pince de l’arrache-cep a été récemment modifiée pour une maniabilité accrue, et éviter de couper les pieds en deux. Du coup, l’appareil est aussi capable de sortir des piquets en béton. « Nous sommes aussi spécialisés dans la conception de remorques sur mesure, avec un châssis simple et polyvalent, qui permet de moduler la remorque dans ses dimensions et ses équipements », indique Nadège Engel. Du coup, les agriculteurs peuvent profiter d’une remorque pour réaliser plusieurs types de travaux. C’est dans ce même esprit d’économie de moyens que Plein Air Création propose de modifier d’anciennes remorques. « Par exemple celles qui sont équipées de vis d’Archimède. En coupant le fond pour le remettre à plat, en les équipant d’un vérin et d’une porte, il est possible de les transformer en remorque multifonctions, capable de transporter du bois, des céréales, du raisin en vrac ou en bottiches… » Enfin, Plein Air Création propose de mettre son logiciel de dessin 3D au service de ses clients : « Nous pouvons conceptualiser une modification d’outil imaginé par un agriculteur ou un viticulteur en vue de son amélioration », explique Nadège Engel.

Un nouveau constructeur de tracteur vigneron

Guillet ressuscite le JDS, un tracteur vigneron de légende

Publié le 10/11/2017

Il a un look plutôt dodu, peut-être même rétro. À son châssis surbaissé et étroit, l’on devine ses aptitudes aux viticultures les plus variées et les plus pentues. Le tracteur vigneron JDS est de retour. Entretien avec Fabien Guillet, DG des chaudronneries Guillet à Duppigheim en Alsace, qui est à l’origine de ce pari industriel.

Le retour de l’emblématique tracteur JDS est né de la rencontre entre l’industriel de la chaudronnerie, Fabien Guillet, et Louis Dromson, le concepteur du châssis de ce tracteur vigneron, le plus court et le plus bas sur pattes du marché. Les feu Établissements Dromson avaient réussi, grâce au châssis unique et génial du JDS, la difficile équation étroitesse - 1,05 mètre de large - et stabilité extraordinaire. Le tout doté d’un moteur John Deere, assez puissant et nerveux pour se sortir des passes délicates dans les pentes les plus raides des vignobles. Seul tracteur vigneron équipé de ce moteur, le JDS avait ses vignerons inconditionnels. Jusqu’à cette fatidique année 2008 où les ateliers de montage Dromson ont cessé leur activité. Des soudeurs compagnons du devoir « Écoutes, il y a un parc d’environ 800 tracteurs qui tournent. C’est dommage de laisser tomber ! », lui dit un jour Louis Dromson. L’Alsacien Fabien Guillet et ses équipes de soudeurs à façon, dont certains sont compagnons du devoir, sont des adeptes des défis industriels « made in France » dans leurs réalisations chaudronnières. Capables de répondre à des demandes plus extraordinaires les unes que les autres, comme des charpentes pour la Tour Eiffel, ou des échafaudages scéniques pour les concerts de Johnny Haliday. L’industriel de Duppigheim en Alsace (100 salariés, 13 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires) envisage alors de re-fabriquer ce tracteur de légende à l’heure où bon nombre de constructeurs outre-Rhin comme Holder, Sauerburger ou Bergmeister, arrêtent cette activité. Il n’y avait plus d’équivalent au JDS sur le marché « Certains abandonnent sous l’effet de l’évolution normative et des faibles marges. Chez nous, le tracteur s’inscrira dans une production globale faite de fabrications ponctuelles et régulières. D’autant que nous avons le savoir-faire dans les engins motorisés » hautement normés. Si la production d’un tel tracteur colle à son projet d’entreprise, Fabien Guillet a aussi vu qu’il y a un marché à prendre. « Les vignerons se font peur dans les vignes et ça a été de pire en pire, car il n’y avait plus d’équivalent au JDS sur le marché », résume-t-il. Centre de gravité surbaissé Mais ressusciter le JDS n’a d’intérêt que si le nouveau tracteur conserve tous les ingrédients de sa réussite : outre ses dimensions courtes, son centre de gravité surbaissé et son moteur John Deere, une mécanique simple et fiable, sans ambages technologiques. Problème : entre 2008 et 2018, pour arriver aux normes Tier5, les moteurs se sont entourés d’un ensemble de nouveaux composants pour la dépollution des gaz (filtres catalyseurs) encombrants. « La conception a été un purgatoire ! », confie Fabien Guillet, pour loger tout sous le capot. À l’heure où le vigneron doit plaire au grand public Le capot : un sujet qui d’ailleurs prête à interrogation… Qu’on ne se méprenne pas sur le travail de l’industriel. Il a bien fait appel à un designer. Avec une ligne de signature plutôt rétro que futuriste, « les vignerons ne l’apprécient pas beaucoup pour l’instant », admet Fabien Guillet. Mais, à l’heure où les vignerons doivent plaire pour vendre leur vin, le look assumé de ce tracteur « est fait pour plaire au grand public », assure-t-il. D’ailleurs, « les couleurs seront déclinées selon le souhait des vignerons à l’identité du domaine viticole. Et nous conservons la marque JDS qui est la signature ». Ce JDS pourra également admettre une cabine catégorie 4, à l’atmosphère pressurisée et filtrée sur charbon. Homologué en février prochain « C’est un défi industriel. Nous ne sommes pas soutenus, mais je veux prouver que nous sommes capables de le faire. » Au plus fort, il sortait 100 JDS par an des usines Dromson. Fabien Guillet espère pour sa part en sortir 50 unités par an. « La vocation du JDS sera d’être fort en France pour être exportable, j’espère du soutien », réaffirme l’industriel, et « un certain chauvinisme, car c’est un produit à 70 % français, et à 90 % européen ».

Publié le 09/11/2017

Tendances du marché, nouveautés proposées par les différentes marques, notre dossier spécial fait le point sur les dernières avancées dans le secteur des tracteurs.

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