juridique

Jeunes Agriculteurs

Exonération TFNB : à faire avant le 31 janvier 2018

Publié le 15/01/2018

Qui peut bénéficier du dégrèvement ? L’exonération de la Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) a été instaurée par la loi de modernisation de l’agriculture de 1995 pour les jeunes agriculteurs bénéficiaires de la Dotation jeune agriculteur (DJA) et/ou de prêts à moyen terme spéciaux. Ce dégrèvement, qui correspond à 50 % de la TFNB, peut être accordé pour une période de 5 ans à compter de l’année suivant celle de l’installation. Pour bénéficier de ce dégrèvement, vous devez souscrire avant le 31 janvier de l’année suivant celle de votre installation une déclaration, par commune et propriétaire, des parcelles exploitées au 1er janvier. Pour les quatre années suivantes, vous n’êtes tenu de souscrire une déclaration qu’en cas de modifications apportées à la consistance parcellaire de l’exploitation. De plus, sur délibération des communes et intercommunalités, vous pouvez éventuellement obtenir le dégrèvement des 50 % restants (à la charge des collectivités locales qui ont voté le dégrèvement). Toutefois, la taxe pour frais de Chambre d'agriculture et la cotisation perçue au profit de la Caisse d’assurance accidents agricole restent dues intégralement. Le dégrèvement réservé aux jeunes agriculteurs sera donc calculé après application de toutes les autres exonérations. Que vous exploitiez sous forme individuelle ou dans le cadre d’une société civile, vous pouvez bénéficier du dégrèvement (SCEA, Gaec ou EARL). Dans le cas d’une société, seules sont concernées les terres dont le jeune est propriétaire ou celles pour lesquelles un bail a été établi à son nom et apportées ou mises à disposition de la société. Si vous êtes locataire, vous pouvez aussi bénéficier de dégrèvement. Le montant sera porté sur l’avis de taxe foncière du propriétaire qui doit obligatoirement vous le restituer (selon l’article L411-24 du code rural et de la pêche maritime). Comment faire la demande de dégrèvement ? Pour bénéficier de ce dégrèvement, vous devez souscrire une déclaration n°6711*, avant le 31 janvier 2018, accompagnée d’une copie de l’obtention de la DJA ou des prêts ; d’un justificatif permettant d’établir que les parcelles concernées relèvent d’une exploitation pour laquelle l’exploitant a bénéficié de la DJA. Le jeune agriculteur doit déposer auprès du Centre des finances publiques une déclaration par commune dont dépendent les propriétés concernées et par propriétaire des parcelles exploitées au 1er janvier. Pour les années suivantes, à défaut de modifications des parcelles exploitées, aucune déclaration n’est à produire. En cas d’abandon de terres ou en cas de reprise de nouvelles parcelles, un formulaire (n°6711R) est à transmettre à l’administration fiscale.

AGC-Centre de fiscalité et de gestion du Bas-Rhin

Toujours mieux répondre aux attentes des adhérents

Publié le 13/12/2017

Chaque année apporte son lot de nouveautés en matière fiscale et sociale. Le millésime 2017 n’échappe pas à la règle et celui de 2018 nous promet lui aussi une belle moisson… L’assemblée générale du Centre de fiscalité et de gestion du Bas-Rhin a été l’occasion de faire un tour d’horizon très complet des nouveautés. Mais aussi d’évoquer le nouveau projet stratégique sur cinq ans.

« Le bilan de notre centre comptable est satisfaisant, de même que l’évolution de nos services. Notre activité est stable malgré la baisse du nombre d’agriculteurs et le renforcement de la concurrence », affirme Jean-Paul Bastian, président de l’AGC-CFG 67. Le conseil d’administration souhaite mettre en œuvre un projet stratégique à moyen terme pour mieux répondre aux attentes de ses adhérents, améliorer et développer ses services et répondre à la diversité de ses adhérents. « Ce projet s’appuie sur nos forces : des adhérents nombreux et fidèles, des fonds propres importants, une offre de services large et compétitive, et enfin une équipe de collaborateurs dévoués et proches des adhérents. Mais nous avons aussi des faiblesses : comme nous avons toujours le nez dans le guidon, nous ne sommes pas très réactifs, ni très communicatifs. Nous avons développé peu de partenariats avec les autres centres. » L’AGC-CFG est une organisation qui a un véritable potentiel, poursuit Jean-Paul Bastian. Mais « il faudra étoffer les équipes, renforcer le conseil aux entreprises, séduire les jeunes agriculteurs qui sont nos futurs adhérents ». Avant d’explorer de nouvelles pistes, les responsables de l’AGC-CFG 67 ont donc décidé de faire le bilan de l’existant. Ils se sont adjoint les services de consultants extérieurs sous l’autorité du président, Jean-Paul Bastian. Un nombre croissant de sociétés agricoles Le Centre de fiscalité et de gestion a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires dépassant les 7 millions d’euros, le résultat de l’exercice étant largement positif. « Le service dédié au social a fortement développé son activité, avec la mise en place de la déclaration sociale nominative (DSN) », souligne le directeur, François Anstett. Les prestations juridiques ont, elles aussi, augmenté du fait du nombre important de créations de sociétés en 2016. « Comme l’année agricole était mauvaise, nous avons fait l’effort de ne pas augmenter les tarifs de nos prestations comptables », relève-t-il. Les charges sont en légère augmentation, car l’AGC-CFG 67 a réalisé des investissements informatiques. Actuellement, l’AGC-CFG 67 gère la comptabilité de 3 497 adhérents, dont 218 au forfait et 3 279 au réel, souligne Rémy Uffler dans son rapport d’activité. Un nombre en légère augmentation par rapport à 2016. Les formules sociétaires occupent une part de plus en plus importante : les 2 009 sociétés (EARL, Gaec, SCEA, SARL, SA, SAS, GFA, SCI, SNC) représentent plus de 57 % des exploitations adhérentes. Au total, le CFG emploie 86 salariés, dont 55 interviennent dans le domaine de la comptabilité. La réforme des professions comptables a entraîné de profonds bouleversements qui ne vont pas forcément dans le sens d’une simplification. « Depuis 2010, nous faisons partie de l’ordre des experts-comptables, ce qui engendre de nombreuses obligations, comme le compte rendu de fin de mission, la vérification par les signataires, les normes antiblanchiment, le visa fiscal, etc. » L’AGC-CFG 67 propose désormais le service « e-banque », c’est-à-dire la récupération des données des comptes bancaires de l’entreprise pour les intégrer automatiquement dans sa comptabilité. Une palette toujours plus large de services Si la mission comptable est au cœur de son métier, le centre de fiscalité et de gestion a développé ses services dans le domaine social et juridique, poursuit Rémy Uffler. Il a établi 35 000 bulletins de paie l’an dernier, assuré la transmission des données dans le cadre de la DSN, apporté son expertise pour la création et la transformation de 75 sociétés et établi 200 actes (cession de parts, procès-verbal d’assemblée générale, etc.) « Vous serez prochainement contactés pour la déclaration des bénéficiaires effectifs, nouvelle obligation pour les sociétés. » Enfin, indique Rémy Uffler, le centre de fiscalité et de gestion avance sur la voie de la transition numérique. « Nous sommes en train de préparer le futur numérique de votre comptabilité - dématérialisation des documents, archivage électronique, inscriptions comptables, etc. » Rémy Huchelmann, responsable d’équipe, présente les résultats économiques 2016 des exploitations et les perspectives pour 2017. Pascale Remen, responsable du pôle social, dresse un état de lieu du chantier de la DSN. « La déclaration unique mensuelle et dématérialisée par flux informatique remplace désormais une vingtaine de déclarations différentes », rappelle-t-elle. Un gros travail de paramétrage a été nécessaire pour les gestionnaires de paie, et il a fallu mettre en place de nouveaux outils pour améliorer la communication des informations concernant les paies avec les employeurs. « Toutes nos entreprises sont passées en DSN depuis quelques jours. » Désormais, plus de facture trimestrielle envoyée par la Mutualité sociale agricole. « C’est votre gestionnaire de paie qui vous informera du montant des cotisations à payer. Mais attention, vérifiez bien le montant prélevé par la MSA. »

Publié le 26/10/2017

Comme tout locataire, le fermier a l'obligation de payer un loyer (ou fermage). L’arrêté ministériel du 19 juillet 2017 établit l’indice national des fermages pour 2017 à la valeur de 106.28 soit une baisse de 3.02 % par rapport à 2016.

Retrouvez le détail des barèmes applicables à compter du 11 novembre 2017 et les méthodes d'actualisation des fermages pour les baux en cours sur le site de la Chambre d'agriculture Alsace : http://www.alsace.chambagri.fr/economie/fermages.html

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