Fruits et légumes

Premier lancement des champignons d’Alsace

« La proximité et la fraîcheur sont nos atouts »

Publié le 07/12/2017

L’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace a organisé sa première journée de présentation des champignons d’Alsace à la Ferme Burgaentzlen située à Colmar. L’occasion de découvrir une filière qui a fait de la proximité et de la fraîcheur ses principaux atouts face à la concurrence venue d’ailleurs.

Pas besoin d’aller jusqu’à Paris pour trouver de bons champignons. À Colmar, la Ferme Burgaentzlen propose depuis plus de 35 ans des produits au moins aussi bons, la fraîcheur et la proximité en plus. « On était précurseur, on a dû tout apprendre sur le tas », témoigne Robert Burgaentzlen, lors de la première journée de lancement organisée le 23 novembre par l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla). C’est Melmin Holzic qui gère quotidiennement la Ferme Burgaentzlen. Venu du Monténégro avec son épouse, il a pris le relais de Robert Burgaentzlen il y a dix ans. « Mes enfants ne souhaitaient pas continuer. Grâce à Melmin, cette exploitation maraîchère peut continuer à exister. » Contrairement aux champignons qui poussent en région parisienne, ceux de l’exploitation colmarienne poussent dans trois salles où l’humidité, la lumière et la température sont soigneusement calibrées pour permettre un développement optimal. Le tout sans le moindre traitement, insecticide ou fongicide. « On n’est pas bio, mais c’est tout comme », poursuit-il. Une fraîcheur « inégalable » La production de champignons représente 30 % du chiffre d’affaires de l’exploitation devant les endives (25 %), les salades (25 %), et les légumes de saison. Environ 4 tonnes sont produites chaque semaine pendant 10 mois. En juillet et août, la production s’arrête, la rentabilité n’étant plus intéressante au vu des frais de climatisation nécessaires pour maintenir une température adéquate. Les cueillettes se font en continu du lundi au samedi, garantissant une fraîcheur « inégalable » lors de la livraison dans les différents points de ventes (grandes surfaces colmariennes, marchés mulhousiens, restaurateurs par le biais de Metro). Si elle bien représentée à Colmar, la culture de champignons alsacienne dispose aussi d’un ambassadeur de qualité dans le Bas-Rhin avec Martin Schwaerderlé. Depuis plus de vingt ans, son exploitation située à Geispolsheim produit 40 tonnes de pleurotes et de lentins du chêne tous les ans. Contrairement à la Ferme Burgaentzlen, la quasi-majorité de la production (environ 95 %) de Martin Schwaerderlé est transformée directement pour être vendue dans des plats sous la marque Champichoux. Tourtes, nems, quiches, salades, spaetzle, lasagnes ou apéritifs font partie des nombreux produits vendus, là encore, en circuit court. « Cela fonctionne car les consommateurs souhaitent un produit du terroir sur lequel il habite. D’où l’intérêt de continuer à communiquer sur les territoires plutôt que sous une étiquette Grand Est », ajoute le président de l’Ifla, Pierre Lammert.

Publié le 14/11/2017

Fin septembre, plus de soixante points de vente alsaciens ont participé au concours du plus beau rayon de fruits et légumes. Du petit magasin de producteurs à l’hypermarché, les salariés ont poussé leur imagination à fond pour décrocher un des prix remis par l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace, mercredi 8 novembre.

« Beaucoup ont appelé pour avoir les résultats avant l’heure », s’amuse Pierre Lammert, président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla). C’est dire si l’attente est forte autour du concours d’étalage 2017. Alors, la cérémonie de remise des prix a fait le plein, mercredi 8 novembre à la Maison de la Région de Strasbourg. La dernière semaine de septembre, des jurys composés de membres de l’interprofession ont sillonné l’Alsace pour dénicher la perle de l’année parmi les 61 magasins en compétition. Des tracteurs dans les allées, des bannières alsaciennes sur les présentoirs, des sculptures en pain. Les participants ont redoublé d’imagination. Et pas de place pour l’amateurisme. Chaque magasin est jugé sur des critères bien précis. Impression générale, regroupement des produits par famille, information du consommateur, ou encore fraîcheur des aliments ont été passés au crible. Les points de vente, regroupés par catégories selon leur taille, étaient aussi appelés à augmenter les références de produits alsaciens. Cette année, la restauration collective est entrée dans la danse. La société Sodexo, gérante de restaurants d’entreprise, a mis en lice six de ses établissements. Une manière de souligner le fait que même avec des budgets serrés (environ 1,40 € par repas), il est toujours possible de proposer des produits alsaciens.

Publié le 25/10/2017

Planète Légumes a organisé une présentation des essais de plus de 60 variétés de pommes de terre à chair ferme, de consommation courante, spéciales frites (jaunes et rouges) et bios, jeudi 12 octobre chez Clisson à Saint-Hippolyte. L’occasion pour les producteurs de rencontrer les représentants des firmes de plants.

Cette présentation était commune avec les établissements Kiehl qui viennent de reprendre Clisson situé dans la zone d’activité de Saint-Hippolyte. « Nous avons beaucoup de variétés cette année, » se réjouit Denis Jung conseiller spécialisé en pommes de terre à la Chambre d'agriculture Alsace. 66 exactement. Elles sont produites sur des champs d’essais chez Maurice Meyer à Valff, chez Marc Kuntzmann à Krautergersheim, mais aussi chez Roland Linck à Muttersholtz qui travaille, lui, avec Clisson. « Il y a un bon rendement cette année, contrairement à 2016, même si nous avons des interrogations sur les calibres 20 à 35, constate le spécialiste. Mais, globalement, cela a été plus facile à gérer. Sur le marché du frais, il y a des excédents. Les Pays-Bas, par exemple, ont 20 % de tonnage supplémentaire par rapport à l’an passé. Il y a davantage d’export, mais la consommation est assez faible depuis le début de l’année. Elle ne compense pas la forte production. » La raison de cette profusion de patate ? Les conditions météorologiques. Si des pommes de terre, primeurs notamment, ont souffert en raison du gel du 20 avril, celles qui ont été plantées plus tard n’ont pas connu la moindre difficulté. Il y a eu, du coup, une augmentation nette des rendements avec un état sanitaire souvent très satisfaisant. Des essais d’efficacité et de sélectivité Planète Légumes a expérimenté cinq variétés des pommes de terre bios chez Maurice Meyer à Valff. Elles ont été plantées le 27 mars 2017 sur un sol limoneux à 8 °C, puis irriguées, avec une récolte le 30 août et un tri le 1er septembre. L’essai de la parcelle du Gaec des Acacias chez Roland Linck à Muttersholtz a été planté le 20 avril après une culture de maïs grain et un labour d’hiver le 6 décembre 2016. Le buttage a été réalisé le 5 mai 2017 puis une fumure totale (N 170, P O, K 120), des traitements fongicides, un défanage le 4 septembre et un arrachage le 28 septembre. Enfin, les tests chez Kuntzmann à Krautergersheim ont été plantés les 31 mars et 7 avril pour une récolte le 5 septembre, un lavage et un tri le 28 septembre. Les résultats de ces différents essais seront tous disponibles sur le site internet de Planète Légumes. « Nous réalisons des essais d’efficacité et de sélectivité nécessaires à la rédaction des dossiers biologiques d’homologation ou pour le développement de nouveaux programmes de référence au niveau régional. Tous nos essais sont conduits selon les principes des bonnes pratiques d’expérimentation. Nous sommes spécialisés sur les cultures légumières et pommes de terre grâce à une équipe technique réactive et disponible », indique Denis Jung. Tout au long de la matinée, les conseillers techniques de Planète Légumes et de la Chambre d'agriculture d’Alsace ont échangé avec les producteurs présents et les représentants des firmes de plants sur les variétés prometteuses, d’avenir ou sur celles qui posent des difficultés. Avec 66 variétés différentes, la sélection était d’autant plus pertinente.

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