Simmental
Une année particulièrement chargée
Simmental
Publié le 22/03/2018
De nombreux événements ont émaillé la vie du syndicat de la race simmental d’Alsace, l’an dernier. Les éleveurs ont fait le point lors de l’assemblée générale délocalisée qui s’est tenue sur les hauteurs de la Forêt-Noire.
« La simmental est à un tournant. Pour mieux appréhender ces changements, il faut aller voir ce qui se passe chez nous et ailleurs », a indiqué le président Jean Bernard, pour expliquer les raisons de cette incursion en terres wurtembergeoises. 2017 a été une année particulièrement chargée pour les éleveurs simmental, a-t-il poursuivi. « En avril, nous avons vécu la dernière édition d’Eurogénétique à Épinal. » La ville de Colmar reprend le flambeau avec la création de Cœur d’Élevage en juin prochain. « Avec Simmental France, nous avons décidé de ne pas y participer. » Après le Festival de l’élevage de Brumath, les membres du syndicat ont organisé l’assemblée générale de Simmental France qui se déroulait cette année en Alsace. « Ce fut une réussite ! Grâce à votre engagement, nous avons pu recevoir nos hôtes dans d’excellentes conditions. » L’occasion de constater que, dans différentes régions françaises, l’intérêt des éleveurs pour cette race est grandissant. C’est le cas notamment en Bretagne : une petite délégation avait fait le déplacement en Alsace. Un constat qui s’est vérifié lors du salon Space à Rennes, où Simmental France avait organisé un concours spécial, avec une cinquantaine d’animaux. « C’était intéressant de voir comment la simmental s’est intégrée dans cette région. » Autre temps fort de l’année écoulée, une trentaine de pointeurs de tous les pays européens se sont retrouvés au château du Liebfrauenberg pour l’harmonisation des critères de jugement des animaux. Les travaux pratiques ont eu lieu sur la ferme Bernhard à Wœrth. « Cela nous a permis de voir comment les pointeurs évaluent les animaux dans leur pays et de constater les écarts. » Un prix du lait peu attractif Concernant la conjoncture laitière, le président n’est guère optimiste. Les stocks pèsent lourdement sur le prix du lait. La flambée des cours de la matière grasse à l’automne dernier a provoqué une pénurie de beurre. Mais la poudre de lait a perdu toute valeur, ce qui a provoqué un effondrement des prix. Depuis, la production laitière a légèrement repris et les perspectives ne sont pas réjouissantes. « Les Allemands pensent que le prix du litre de lait risque de redescendre en dessous de 30 cts dans leur pays. » Seule consolation, le marché du veau est tiré par la demande espagnole. Et il semble que certains abattoirs manquent de vaches, « ce qui pourrait faire remonter le prix de nos vaches de réforme ». La simmental française qui, contrairement à sa voisine allemande, la Fleckvieh, a toujours cherché à conserver une certaine mixité, est très appréciée en boucherie. « À côté des critères de fécondité et de taux, nous avons toujours veillé à sélectionner les animaux sur la musculature. » Autre motif de satisfaction : alors que l’élevage bovin est régulièrement mis en cause par rapport aux émissions de gaz à effet de serre, de récentes études montrent que les races mixtes sont les plus en adéquation avec l’environnement. Pour finir, le président a fait un appel aux bénévoles pour participer à l’organisation du festival de l’élevage, qui se tiendra les 12 et 13 mai au plan d’eau de Brumath.












