bovins lait

Concours de génisses prim’holstein

« Tolle Qualität ! »

Publié le 23/05/2018

C’est à un juge allemand, Nici Nobisch de Niederweis, qu’a été confiée la tâche de départager les 90 génisses prim’holstein. Cet éleveur, qui possède un troupeau de 120 vaches laitières, vient de passer son agrément en tant que juge. Daniel Schwartz a traduit ses commentaires tout au long de ce concours de haute volée.

D’année en année, la tendance se confirme : le concours de morphologie prim’holstein séduit les jeunes qui ne ménagent pas leurs efforts pour présenter des génisses bien clippées et bien dressées. Le public l’a bien compris : il s’est agglutiné autour des barrières du ring, tout au long de l’après-midi, pour les voir évoluer, en dépit d’une météo peu clémente. La première section, composée de dix animaux, est présentée en intégralité par des jeunes filles, dont les plus jeunes - des jumelles - ont à peine 8 ans. Le juge a un coup de cœur pour le n° 12, Riedill Nolwen Red, appartenant à l’EARL Wollenburger à Bindernheim. Une génisse dont le père, Ems Red Pp, est rouge et 100 % sans corne. « Très harmonieuse, elle a une belle longueur et une belle ligne du dessus. » Ce coup de cœur lui vaut une mention honorable au championnat junior. Tout pour plaire ! C’est dans la deuxième section que Nici Nobisch déniche la championne junior. Le n° 15, Nikita (père Highoctane), appartenant au Gaec Dintinger à Weislingen est, selon ses propres dires, « une génisse comme j’aime les voir. Dès le début, elle m’a impressionnée : complète, solide, harmonieuse, elle a un bon développement et un énorme potentiel. » La championne junior réserve est le n° 57, Wilt Elsie (père Beemer) du Gaec Wilt à Dachstein, « extrêmement harmonieuse, très puissante, avec une belle ouverture et une très belle ligne du dessus ». Commentaire du juge : « Si ce sont les espoirs de l’élevage régional, les élevages de demain s’annoncent d’un très haut niveau » ! 100 % rouge, 100 % championne Chez les génisses plus âgées, le Gaec Wilt de Dachstein a tapé dans le mille avec le n° 100, Farnear Argovia Red (père Arvis Rf), une génisse rouge qu’il détient en copropriété avec l’EARL Schwartz et Manuel Chasseriau. « C’est à cela que doit ressembler une prim’holstein, estime le juge. Très puissante, très harmonieuse, elle a un caractère laitier très marqué. » Il est persuadé qu’un bel avenir l’attend : « Elle a énormément de potentiel pour devenir une super vache ». Après avoir remporté le championnat adulte, Farnear Argovia Red est sacrée grande championne de ce concours 2018. La championne réserve est issue du même élevage. Il s’agit de la génisse n° 69, Wilt Edaline (père Beemer), qui a séduit le juge par son caractère harmonieux, sa solidité et son aisance à se déplacer. Nici Nobisch n’a pas résisté à l’envie de décerner un coup de cœur à la génisse n° 108. DLC Manou (père Izonzo), du Gaec de la Cigogne à Wolfisheim, l’a impressionné dès son entrée sur le ring par sa féminité. À l’issue de ce concours, Nici Nobisch n’a pas caché son enthousiasme. « Mon vœu le plus cher, ce serait d’emporter ces trois animaux dans mon élevage. Ce sont des génisses vraiment exceptionnelles, de belles vaches en devenir ! »

Présentation des veaux par les enfants

Quelle énergie, quelle passion !

Publié le 23/05/2018

Rémy Bierbaum a troqué son rôle de technicien pour celui de maître de piste, de « Monsieur Loyal », lors de la présentation des veaux par les enfants. Un moment toujours très attendu du public qui ne se lasse pas de voir ces petits bouts de chou pénétrer dans le ring sans tergiverser - ou presque - et y aller de leur poème ou de leur chansonnette. L’édition 2018 a confirmé cet engouement. D’une édition à l’autre, le nombre de participants ne cesse d’augmenter. Neuf groupes d’enfants se sont constitués cette année, soit un total de 21 participants. Du jamais vu ! Le plus jeune avait à peine 2 ans, la plus âgée 10 ans, mais tous ont fait preuve de la même énergie pour défendre la cause de l’élevage alsacien.

Concours de la race montbéliarde

Championnes en devenir ?

Publié le 23/05/2018

Plutôt qu’un concours, c’est un show qu’a réalisé l’Esat du Sonnenhof à Bischwiller. Encadrés par le responsable d’exploitation, Jean-Marie Schoenel, les pensionnaires de l’Esat du Sonnenhof ont présenté quatre génisses sur le ring.

Le saviez-vous ? La montbéliarde est la deuxième race laitière française après la prim’holstein. Six élevages sont inscrits au contrôle de performance dans le Bas-Rhin. Les troupeaux font en moyenne 60 vaches laitières qui produisent 7 657 litres de lait par an, avec un TB de 40,4 ‰ et un TP de 34,2 ‰. « La montbéliarde a été façonnée pour être une race mixte, explique Luc Voidey, directeur technique d’Élitest. Elle s’adapte à tous les systèmes d’élevage. » La ferme du Sonnenhof à Bischwiller est un élevage emblématique de cette race dans notre région. Son troupeau, qui se compose de 50 vaches laitières, produit une moyenne annuelle de 9 000 l de lait par vache, avec un TB de 39 ‰ et un TP de 34,4 ‰. « Quel élevage ! » s’est écrié Luc Voidey, qui officiait comme juge pour ce miniconcours. Sur les quatre génisses en concours, deux sont des filles de CAT Java, championne espoir à Eurogénétique 2017, meilleure mamelle et championne espoir au Sommet de l’élevage en 2017 et championne jeune et meilleure mamelle au Concours général agricole de Paris 2018. CAT Java est elle-même la fille de CAT Haïda, grande championne et meilleure mamelle du concours montbéliarde de Swiss Expo 2018. C’est le cas de CAT Madame, issue du taureau Idrolic. Solidité, largeur de poitrine et profondeur de flanc caractérisent cette « superbe génisse » qui se classe première de ce concours. CAT Najah, issue du taureau Fabio, arrive en deuxième position. Une génisse très équilibrée, très solide, selon Luc Voidey. « Elle est moins développée que la première, mais quel style ! » CAT Maude (père Hobiwan) arrive en troisième position, devant CAT Neige (père Jipix), « qui a une belle carrière en perspective ». « Un grand bravo à l’équipe de l’Esat du Sonnenhof et à son responsable, Jean-Marie Schoenel, président du syndicat de la race montbéliarde », a ajouté Rémy Bierbaum, technicien Élitest.

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