A la une

Publié le 13/04/2018

La société Id1port, basée à Vitré, est l’importateur exclusif du robot ProCleanerX100, fabriqué par l’entreprise danoise WashPower. Un robot d’assistance au nettoyage des cases des élevages porcins, qui était présenté en démonstration à l’élevage Ulrich de Kleinfrankenheim en amont de la réunion d’Interporc Grand Est.

Ce robot se présente sous forme d’un boîtier de réglage central, monté sur roulette et équipé de deux bras télescopiques se terminant chacun par une buse. Le tout étant relié à une pompe - d’un débit conseillé de 30 à 35 l/min - alimentant l’ensemble en eau. Le boîtier sur roulette circule dans l’allée séparant les cases. Et les bras télescopiques se déploient au-dessus des cases, les aspergeant d’eau sous pression, grâce aux buses pivotant de 0 à 45 °. Pour les importateurs, un des atouts du robot, c’est sa facilité d’utilisation. Il « suffit » de régler la pression, la vitesse de balayage des buses, leur inclinaison, de brancher la pompe, le courant et d’appuyer sur start. « En général, nous préconisons deux allers-retours par salle, avec deux angles de buses différents. Un premier avec les buses orientées de manière à envoyer un maximum de pression vers les caillebotis. Un deuxième avec les buses inclinées de manière à ce que les jets nettoient efficacement les cloisons. II est en effet possible de régler l’angle et la vitesse de rotation des buses selon les zones où il s’agit d’insister et selon les obstacles à éviter, qui ne sont pas les mêmes en maternité, qu’en post-sevrage, ou en engraissement », détaille Pierre Promost, commercial et démonstrateur pour Id1port. En déployant les deux bras, il est possible de nettoyer les deux côtés d’une salle en même temps. Mais il est aussi possible de dégager un bras, pour ne traiter qu’un côté de salle à la fois. Il existe des bras de différentes tailles, soit de 50 cm à 1 m de long ; ou de 1,20 à 2,40 m de long. « Le robot pulvérise en général de l’eau. Il n’est pas équipé pour pulvériser autre chose. Mais il est possible d’imaginer un système où la pompe aspirerait du produit désinfectant », précisent les importateurs. Gain de confort de travail La démonstration est convaincante. Entre les cases qui ont été traitées par le robot et les autres, la différence est flagrante. Cependant, des résidus subsistent, et certains éléments, comme les mangeoires, restent assez souillés. Les représentants d’Id1port confirment : « Le robot sert à faire le premier passage, celui du décrassage. Après, c’est à vous de juger ce qu’il est nécessaire de faire en fonction de votre degré d’exigence. » Pour les éleveurs présents, il est clair que le robot peut améliorer le confort de travail, puisqu’il permet d’éviter le premier passage, soit le plus laborieux. Mais qu’il reste du travail derrière : démontage de certains équipements pour les laver à part, application d’un détergent, rinçage, finition manuelle… Actuellement, le robot peut-être commercialisé partout en France, mais Id1port cherche des revendeurs pour assurer un service de proximité réactif aux clients. D’un coût de 33 000 €, il n’est pour l’instant proposé qu’à la vente. « Nous avons pensé à en proposer à la location, mais cela s’est avéré trop compliqué », indique Pierre Promost. Retrouvez cette démonstration en vidéo :  

Bûcheronnage et sécurité

Apprendre à dompter le bois sous tension

Publié le 13/04/2018

Le Groupement d’intérêt économique (GIE), formé par les trois Caisses d’assurance-accidents agricole d’Alsace et de Moselle, ainsi que l’Office national des forêts Grand Est, ont investi dans un simulateur de bois sous tension. Un outil qui doit aider les publics confrontés à ce danger à mieux le gérer.

Les travaux forestiers sont la principale source d’accidents pris en charge par les Caisses d’assurance-accidents agricole (CAAA), après l’utilisation de machines agricoles. Il était donc logique qu’elles se saisissent du dossier. Ce qu’elles ont fait en investissant dans un simulateur de bois sous tension. Une acquisition réalisée en partenariat avec la direction territoriale Grand Est de l’Office nationale des forêts (ONF), avec le soutien du Conseil régional Grand Est. L’appareil, de marque Serra, représente un investissement de 56 000 €, pris en charge à hauteur de 36 000 € par le GIE 3 CAAA, 10 000 € par l’ONF et 10 000 € par la Région Grand Est. Fibres sous tension = risques pour les bûcherons Cet outil permet, en imprimant des forces opposées à une grume, de créer des tensions dans les fibres du bois afin de reproduire les conditions réelles d’exploitation du bois, et donc d’apprendre à gérer les risques afférents. Lors de la première démonstration publique de l’engin, Fabrice Kolb et Timothée Stoffel, animateur et formateur à l’école de bûcherons de Saverne, en ont fait la démonstration en trois temps. Tout d’abord ils ont mis en scène le coincement d’une tronçonneuse, puis un éclatement de bois, pour terminer par présenter une méthode permettant de scier un tronc sous tension sans danger. Tandis que le public peut voir la grume s’arrondir sous l’effet de la tension appliquée, Roger Konne, directeur de l’école de bûcherons de Saverne, commente : « Le simulateur permet de mettre le bois sous tensions. Si elles sont mal appréhendées, il peut y avoir un éclatement du bois et un balayage de la tige qui peut venir frapper l’opérateur… » Éviter des drames Pour Jean-Michel Habig, président du GIE, l’acquisition de cette machine doit servir à ce que les opérateurs en forêt « prennent conscience des risques auxquels ils sont soumis et acquièrent les bons réflexes, pour éviter d’avoir à déplorer de nouvelles victimes et des drames. » Pour toucher un public le plus large possible avec cet outil, le GIE 3 CAAA et l’ONF ont signé une convention de partenariat à l’issue de cette démonstration. Celle-ci stipule que l’outil reste la propriété de l’école de bûcherons de l’ONF, mais qu’il sera mis à disposition 12 jours par an pour des démonstrations programmées par la CAAA, et qui seront conduites par deux formateurs de l’ONF. Cet investissement va donc permettre de former le personnel technique de l’ONF et des communes forestières lors des formations dispensées par l’école de bûcherons de Saverne. Mais aussi de sensibiliser d’autres publics : monde rural, lycées agricoles, pompiers, entreprises de travaux forestiers, d’entretien d’espaces verts, salariés des collectivités, de la SNCF, etc. Jusqu’à présent, quatre groupes de cinq personnes ont pu profiter d’une formation d’une demi-journée sur le simulateur dans le cadre des formations « petits-bois et bois moyens » dispensées par l’école de bûcherons de Saverne. Le simulateur sera visible le 5 mai, lors de l’assemblée générale de la CAAA du Haut-Rhin, qui aura pour thème les accidents liés au travail du bois. Retrouvez cette démonstration en vidéo :  

Concours des grands vins blancs du monde

La course à l’or… blanc !

Publié le 13/04/2018

Dix-huit pays ont concouru les 8 et 9 avril pour décrocher les prestigieuses médailles d’or du concours des grands vins blancs du monde. Une édition 2018 étoffée d’un 6e concours, celui des vins blancs de cépage et d’assemblage du monde.

C’est au Palais des congrès à Strasbourg que la directrice des salons de Strasbourg Événement, Josiane Hoffmann, et Christine Collins, chef de projets, ont accueilli les 70 membres du jury international du concours des grands vins blancs du monde, les 8 et 9 avril. Dix-huit pays ont participé à cette édition, sous le patronage renouvelé de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), pour ces six concours, riesling, sylvaner, pinot gris, pinot blanc, gewurztraminer, le dernier étant consacré aux vins blancs de cépage et d’assemblage du monde. Christine Collins a précisé aux membres du jury que, pour les vins de cépage et d’assemblage, les critères de dégustation sont « identiques aux autres concours », que « c’est 100 % cépage », dont du chardonnay entre autres, « qu’il faut faire abstraction de son goût personnel et ne pas chercher à deviner le cépage ». Exercice pas si facile pour certains. Les dégustateurs internationaux, issus de la viticulture, de l’œnologie, de la sommellerie et de différents métiers ont noté et commenté les échantillons de vins selon leurs aspects visuels et olfactifs, l’impression donnée au palais, celle d’ensemble et la typicité du produit. Un maximum de 30 % des vins peuvent être médaillés, le minimum de 85 points étant requis pour une médaille d’or. Rieslings, impressions contrastées Sur une première série de rieslings, les commentaires ont différé. Le professeur docteur Monika Christmann, présidente de l’OIV, a exprimé sa déception, n’ayant pas eu « d’enthousiasme ». Elle a trouvé ces vins « un peu plats, tellement jeunes, malgré un millésime 2015 ». Wolfgang Hehse, œnologue allemand, a partagé cet avis sur une série de rieslings 2016, qu’il a jugé « moyens ». Justine Schmitt, reine des vins d’Alsace, a jugé des rieslings 2016, « pas assez expressifs » selon elle. Alicia Eckert Diaz, de Colombie, s’est dit déçue : « La qualité attendue dans ce concours de haut niveau n’était pas au rendez-vous ». À l’inverse, Serge Dubs, meilleur sommelier du monde 1989, s’est dit vraiment « épaté » par sa série de rieslings grands crus 2015, « des plus secs aux plus riches, avec de grands écarts de sucre résiduels ». Ils sont différents mais ce sont « des vins dynamiques ». Une série particulièrement belle, avec quatre médailles d’or attribuées a priori, en espérant que « parmi eux figure un vin alsacien » ! Pélagie Herzog, œnologue de la cave historique des Hospices civils de Strasbourg, présidente de table, a pu apprécier une série de rieslings 2017, secs et plutôt réussis, avec trois médailles d’or. Jessica Quillet, Canadienne, a été séduite par la série dégustée, rappelant que ce cépage, « peut produire tellement de choses différentes. En ce dimanche, c’est un bon jour pour les rieslings » ! Le journaliste américain Michael Schaefer, conquis par la série de rieslings 2017, « aromatiques, très typiques », indique qu’il aborde la dégustation « avec un esprit ouvert, pour aller à la rencontre des vins sans idées préconçues ». Quatre maisons alsaciennes primées Cette édition 2018 a consacré les blancs d’Alsace avec quatre domaines alsaciens qui remportent les grands prix des six concours. Pour le riesling du monde, c’est la Maison Wolfberger d’Eguisheim avec un riesling 2015 Sélection de grains nobles. La Maison Welty d’Orschwihr décroche le grand prix gewurztraminer du monde sur un gewurztraminer AOC Alsace 2015 SGN. Pour le pinot gris du monde, le jury a choisi le SGN 2015 de la Maison Scherb Bernard et fils SCEA de Gueberschwihr. Le grand prix sylvaner du monde a été attribué à la maison Ruhlmann-Schutz de Dambach-la-Ville avec son Péché de sylvaner 2016. Le grand prix pinot blanc du monde a été décroché par Vinselekt Michlovsy AS à Ravicela en République tchèque. Le 6e concours des vins blancs de cépage et d’assemblage du monde a été remporté par la Slovaquie qui est distinguée avec un tokay cuvée Slamové vino d’Ostrozovic Spol Sro à Velna Terna.

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