A la une

Publié le 04/07/2018

Les bandes fleuries sont un moyen simple et valorisant pour développer la faune auxiliaire à proximité de ses cultures et contribuer à réguler les ravageurs. Dans le cadre du projet national Muscari, 17 partenaires ont comparé l’efficacité de différents mélanges botaniques dans plusieurs régions de France. Fin mai, Nungesser Semences a accueilli une réunion de présentation de ce projet dans son usine d’Erstein.

Les travaux scientifiques sur la biodiversité fonctionnelle et l’intérêt des bandes fleuries se multiplient, mais leurs résultats sont difficilement accessibles aux producteurs. C’est dans ce contexte que les chercheurs du projet Muscari (Mélanges botaniques utiles aux systèmes de culture et auxiliaires permettant une réduction des insecticides) ont réalisé une série de suivis sur des espèces botaniques pour élaborer des mélanges adaptés aux conditions pédoclimatiques locales et évaluer les services qu’elles rendent aux cultures. Encourager agriculteurs, viticulteurs, arboriculteurs à ensemencer les bords de champs, de vignes ou de vergers pour créer des bandes fleuries, telle est la finalité du projet Muscari, présenté par François Warlop, du Groupe de recherche en agriculture biologique. Mais attention, pas avec n’importe quelles fleurs ! Dans ces mélanges, pas de place pour les espèces d’ornement, comme le cosmos ou le pavot de Californie : « Ils n’ont aucun intérêt écologique ». Il s’agit au contraire de privilégier des espèces autochtones, comme le coquelicot, le bleuet, l’achillée, la carotte sauvage, la féverole, la luzerne, etc. « Nous cherchons des écotypes sauvages, plus proches de la nature et plus écologiques car ils attirent les pollinisateurs et les ravageurs des cultures. » Cinq mélanges différents ont été étudiés dans le cadre du projet Muscari qui a démarré en 2015. Au total, 14 sites expérimentaux ont été mis en place, essentiellement sur la côte Ouest. Les chercheurs ont comparé leur comportement botanique, fait un suivi des insectes dans les bandes fleuries et étudié leurs effets sur les cultures adjacentes. D’une durée de trois ans, ce projet s’achève ce mois-ci par un séminaire à Paris. Une page internet (https://wiki.itab-lab.fr/muscari) permet d’accéder facilement aux résultats de ces recherches et de mieux en comprendre les enjeux. « Nous allons également diffuser une brochure pour expliquer le fonctionnement des bandes fleuries et le résultat de ce projet. » « Pas juste pour faire beau ! » « Notre but est de développer des bandes fleuries efficaces, pas juste des mélanges pour faire beau. » L’objectif étant de contribuer à remplacer les produits phytosanitaires en attirant les prédateurs et les parasites des cultures voisines, comme la cicadelle verte de la vigne ou le puceron en grandes cultures et maraîchage. « L’offre de semences fleuries est abondante, mais il s’agit souvent d’espèces exotiques, qui n’ont pas beaucoup d’intérêt écologique, explique François Warlop. Nous avons voulu travailler avec les semenciers pour proposer des mélanges approuvés par les scientifiques. » Des mélanges fleuris « maison », dont les chercheurs ont étudié la vitesse d’installation, le comportement botanique dans différentes conditions pédoclimatiques, avant de faire une évaluation agroécologique. Les mélanges testés se composent de différentes plantes pour cibler une diversité de phytophages et fournir des habitats stables, des ressources alimentaires et des proies alternatives aux auxiliaires. « Nous avons associé plusieurs familles botaniques, avec une majorité d’espèces pérennes. Des espèces vivaces qui se tiennent dans le temps pour faciliter l’entretien, dont la floraison s’étale sur toute l’année. » On y trouve essentiellement des ombellifères (carotte sauvage, achillée), mais aussi des légumineuses (féverole, luzerne) qui attirent des pucerons spécifiques. Ces mélanges ont été installés à côté immédiate des cultures pour évaluer comment la bande fleurie impacte la culture. « À partir des résultats obtenus, nous travaillons avec des semenciers régionaux, comme Nungesser Semences dans le Grand Est, pour proposer des mélanges régionaux, labellisés végétal local. » L’un des mélanges testés se détachait du lot. « Nous aimerions encore améliorer ce mélange qui nous semble performant. En collaboration avec Nungesser Semences, nous allons intégrer certaines espèces qui correspondent mieux au Nord Est et en supprimer d’autres. Par la suite, il serait bon que les agriculteurs intéressés puissent bénéficier de subventions pour implanter des bandes fleuries. »

Concours interraces d’Alsace Bossue

Hélios, lumineuse championne

Publié le 04/07/2018

Dimanche dernier, Thomas Strohm, président du Syndicat des éleveurs d’Alsace Bossue, prenait les commandes de l’organisation du concours interraces d’Alsace Bossue à Lorentzen pour la troisième fois. Une belle fête de l’élevage, qui a attiré des milliers de visiteurs.

Le concours interraces d’Alsace Bossue à Lorentzen est l’occasion de découvrir ou redécouvrir l’ambiance d’un comice agricole dans un splendide cadre champêtre. Le grand pré, jouxtant le terrain de football route de Rahling, a accueilli les plus beaux spécimens de race prim’holstein, deux brunes et une rouge des plaines, qui ont partagé l’affiche avec les ovins et les caprins. Le matin, les animaux se sont mis en place : les génisses, les jeunes vaches en première lactation et les vaches adultes. Ce mini-salon de l’agriculture, vitrine de l’élevage en Alsace Bossue, existe depuis une soixantaine d’années. Thomas Strohm, président du Syndicat des éleveurs d’Alsace Bossue, et son équipe, avaient concocté un programme de choix, bien étoffé, attractif pour tout le monde : « Nous sommes une trentaine sur le pont toute la journée, des membres du syndicat interraces, secondés par les Jeunes Agriculteurs. Le nombre d’animaux présents est appréciable, avec deux éléments venant du Pays de Bitche. » Depuis la participation, voulue, des collègues du Pays de Bitche, la fête attire de nombreux visiteurs mosellans. Cécile Michel et Sophie Weidmann, de la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA), ont participé à la présentation des animaux, donné quelques conseils et apporté leurs encouragements lors de ce concours où la convivialité était de mise. Scrupuleusement observées En début d’après-midi, les spectateurs se sont pressés nombreux autour du ring pour le concours de la race prim’holstein. 33 vaches ont défilé pour le concours de la race prim’holstein, auquel 11 éleveurs, dont 2 Mosellans participaient. Les vaches en compétition, douchées, brossées et fraîchement tondues, ont été passées au crible par le juge Yoann Henrion, éleveur dans les Vosges. Production laitière, qualité du lait, aspect de la mamelle, membres, aplombs, port de tête, ligne de dos, tout a été scrupuleusement observé par le juge. Les génisses ont été présentées les premières, c’est RD Comane du Bitcherberg, à Volmunster, qui a été désignée vainqueur. Dans la catégorie des vaches en 1re lactation, Lady Di, du Gaec Dintinger à Weislingen, a remporté la palme. Jennifer, de Michel Reppert de Sarrewerden, s’est classée première des vaches en 2e lactation. Hélios, de l’EARL Ensminger à Waldhambach, décroche la première place dans la catégorie des vaches en 3e lactation, ainsi que le championnat du concours, toutes catégories confondues. Âgée de 6 ans, elle a facilement dépassé ses concurrentes. Avant la remise des prix, les enfants ont présenté leurs veaux, sous les regards attendris de leurs parents et grands-parents. Emma, Victor et Mathilde (3 ans) ont présenté Onolulu, un veau du Gaec du Vieux Moulin à Hirschland. Florian et Célia (5 ans) ont défilé avec O Liebes et Obylette, du Gaec de la Honau et du Forstweg à Keskastel. Léa a présenté Obernai, de l’EARL Bauer Reppert à Keskastel et Elsa, Julien, Léo et Louis (5 ans), Oups, Olivia et Orzine du Gaec de l’arc-en-ciel à Petit Rederching. « J’ai beaucoup d’amis ici, cela fait 12 ans que je viens », a rappelé Denis Ramspacher, vice-président de la CAA, avant d’évoquer l’évolution de la politique agricole et la production fourragère dans la région. Véronique Klein, vice-présidente de la CAA, a abondé dans le même sens. Le député Patrick Hetzel a loué les efforts des agriculteurs et du conseiller régional Patrick Bastian. Côté restauration, 16 jambons à la broche d’environ 12 kg chacun ont rassasié les ventres creux à midi ; et le soir, tartes flambées et pizzas ont retenu bon nombre de visiteurs. Côté animations, manège, balades à poney, initiation au gyropode, saut à l’élastique, stands de friandises, il y en avait pour tous les goûts. Sans oublier les concessionnaires qui exposaient d’énormes machines et des matériels agricoles dernier cri devant lesquels les visiteurs, impressionnés, se sont arrêtés longuement.

À Traenheim et Westhoffen

Lancement de la saga des fruits d’été

Publié le 22/06/2018

L’Association des producteurs de petits fruits et fruits à noyaux d’Alsace a officiellement lancé sa campagne de récolte, avec les cerises, mardi 19 juin, sous l’égide de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) et en présence de son égérie Delphine Wespiser. Après la rhubarbe et les cerises, les prunes bleues devraient garnir les étals dans dix jours, les mirabelles fin juillet et les quetsches le 25 août. Ainsi que les mûres, myrtilles, framboises, groseilles et autres cassis.

L’idée revient à Daniel Dettling, producteur de fruits à Westhoffen, également secrétaire de l’association des producteurs, de lancer officiellement « une saga des fruits d’été ». Car après la récolte des cerises qui bat son plein actuellement, devraient suivre les prunes, les mirabelles fin juillet déjà, et les quetsches le 25 août. Mais également les mûres, les myrtilles sauvages et de culture, les framboises, les groseilles, les cassis et enfin les noix. L’Association des producteurs de petits fruits et fruits à noyaux d’Alsace, sous l’égide de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla), a donc lancé officiellement cette « saga », mardi 19 juin à l’EARL Reisz à Traenheim puis à la coopérative Les Jardins du Ried à Westhoffen. Avec le retour du soleil, Joël Reisz, président des producteurs, affichait un large et radieux sourire, mardi, en présence des professionnels, de la presse locale, et de Delphine Wespiser, pour ce lancement. L’épisode de pluies du début de campagne de récolte n’a finalement pas altéré le moral des producteurs qui s’apprêtent à garnir les étals de cerises, et ce d’autant que la récolte 2018 est bonne, après une année 2017 marquée par des gelées de printemps catastrophiques. Les cerises ont une faible capacité de conservation : un inconvénient qui devient un avantage commercial pour les écouler sur les marchés locaux, avec une garantie de fraîcheur et avec le logo Fruits et légumes d’Alsace, désormais bien ancré dans l’esprit des consommateurs, observe Pierre Lammert, président de l’Ifla. Les fruits et légumes d’Alsace sont désormais indissociables du visage de Delphine Wespiser, ancienne Miss France, qui a conclu cette journée de promotion. On la retrouvera ce samedi sur le petit écran dans l’émission Fort Boyard. Elle a aussi annoncé officiellement sa participation deux jours par semaine dans l’émission Touche pas à mon poste chez Cyril Hanouna : « Certains ne seront pas d’accord. Quoi qu’il en soit, c’est une belle visibilité pour moi et donc pour les fruits et légumes d’Alsace aussi. »

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