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Foire européenne de Strasbourg du 4 au 14 septembre

Une nouvelle façon de faire la foire

Publié le 04/09/2020

La 88e édition de la Foire européenne de Strasbourg ne ressemblera pas aux précédentes : elle se veut la vitrine pédagogique d’un nouveau vivre-ensemble dans le respect des règles sanitaires liées à la recrudescence du Covid-19. Elle sera inaugurée ce vendredi par Claude Gruffat, député européen et ancien président du réseau de magasins Biocoop.

C’est l’événement qui donnera le ton de la reprise. C’est ainsi qu’Albane Pillaire, directrice générale de Strasbourg Événements, envisage la 88e édition de la foire européenne de Strasbourg. Celle-ci débute aujourd’hui pour s’achever le 14 septembre sur la plate-forme Kieffer, en face du Palais de la musique et des congrès de Strasbourg. Au-delà de sa dimension économique, elle jouera le rôle de « vitrine pédagogique » des nouvelles habitudes à adopter dans les espaces publics en cette période sanitaire de Covid-19. « On ne peut pas continuer à se terrer chez soi, il va falloir apprendre à vivre ensemble autrement », proclame Albane Pillaire. Plutôt que d’annuler la manifestation, ce qu’ont fait d’autres organisateurs de foires ailleurs en France, Strasbourg Événements a donc préféré maintenir l’édition 2020. Quitte à travailler « très en amont » sur un protocole sanitaire adéquat en lien étroit avec la préfecture du Bas-Rhin, la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg et l’Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est. Il s’agira d’un « vrai test », selon les termes d’Alexandre Feltz, adjoint au maire de la Ville de Strasbourg chargé de la santé, présent aux côtés d’Albane Pillaire pour présenter la manifestation. Le protocole ainsi appliqué, qui sera évalué à l’issue de la foire, a vocation à être dupliqué, voire amélioré pour d’autres manifestations. Éviter les périodes de pointe Le port du masque est obligatoire pour toutes les personnes présentes dans l’enceinte de la foire, exposants, prestataires et visiteurs, comme ailleurs dans la ville depuis quelques jours. Aux entrées, des portiques de désinfection à l’ozone sont en place, ainsi qu’une vingtaine de points de distribution de gel hydroalcoolique répartis sur le site. L’hygiène et le nettoyage sont renforcés par rapport à une édition habituelle. Et tout est fait pour que les contacts soient limités. Ainsi, la dématérialisation, qui avait déjà été entamée en 2019, est-elle plus que jamais d’actualité : la vente des billets d’entrée se fait en ligne (tout en restant possible aux caisses) et sur les stands, le paiement sans contact est privilégié.     La Foire Européenne, ça démarre demain ! Préparez votre venue pour vivre cette édition dans les meilleures conditions... Publiée par Foire Européenne de Strasbourg sur Jeudi 3 septembre 2020   Les organisateurs n’ont pas cherché à obtenir une dérogation pour aller au-delà des 5 000 personnes présentes sur le site au même moment : la « jauge » prévue pour ce type d’événements sera contrôlée grâce à un système de comptage instantané des entrées et des sorties du périmètre de la foire. Un système identique sera utilisé dans chaque hall pour veiller à ne pas dépasser le ratio de 1 personne pour 4 m2 et le sens de circulation sera imposé. Une application a été spécialement développée pour préparer sa visite à la foire et éviter les périodes de pointe : les plages les moins fréquentées seront ainsi mises en évidence, la volonté étant d’étaler autant que possible la fréquentation. Dans cet esprit, les visites en matinée sont favorisées, elles sont même gratuites pour les seniors tous les jours de 10 h à 12 h. La journée des femmes et la journée de la famille sont maintenues (respectivement mardi 8 et mercredi 9 septembre) mais la grille des animations a été réduite et les after-works organisés en soirée disparaissent du programme. Le local comme fil conducteur Une semaine avant l’ouverture, un peu plus de 300 exposants étaient annoncés, représentant trois univers différents : l’habitat, le shopping et la gastronomie. Et si cette année, aucun pays étranger n’est invité, la thématique du local se déploie dans ces différents univers. Les artisans alsaciens, en particulier ceux de la gastronomie réunis dans le hall 2, et les créateurs locaux exposeront leurs réalisations. Et l’espace agricole sera à l’unisson, avec de nombreuses animations autour des productions et des filières locales (lire ci-dessous).   Pour vos petits, nous avons vu les choses en grand ! Kangourou Kids, le spécialiste de la garde d’enfants à domicile,... Publiée par Foire Européenne de Strasbourg sur Jeudi 3 septembre 2020   Parmi les temps forts annoncés, la création d’une fresque sur les héros du quotidien, en l’occurrence ceux qui se sont illustrés dans la lutte contre la pandémie, qui seront réunis le long de l’allée Herrenschmidt (infirmiers, pompiers…). Les démonstrations culinaires, ateliers et conférences autour de l’univers de la décoration, dédicaces de sportifs et autres déambulations complètent le programme de cette 88e édition.

Publié le 03/09/2020

Rencontres d’étudiants, dialogue avec les enseignants, visite des parcelles d’essais de la ferme… Les représentants de l’État, de la Région et de l’agriculture prenaient le pouls de la formation agricole et des métiers des sciences du vivant à l’EPL Obernai-Erstein ce mardi, jour de rentrée. Une formation et un creuset éducatif qui sont restés dans l’ensemble très dynamiques malgré le confinement.

« Ces centres qui croisent formation générale, spécialisée, apprentissage, formation continue, c’est l’idéal, c’est ce qu’il faut faire », estime Jean Rottner, président de la région Grand Est. « Avec le CFA (Centre de formation pour apprentis) et le centre de formation continue, des apprentis adultes, on a des classes mixtes. Le même brassage s’effectue au self, à l’internat entre les lycéens », en convient le proviseur de l’établissement Thierry Girodot. Ce melting-pot participe à l’abolition d'« un sentiment de hiérarchie entre les voies de formation générale, les CAP, l’apprentissage, les bac pro. L’alchimie n’est pas facile, mais cette communauté éducative fonctionne relativement bien, génère des idées, enrichit les pratiques pédagogiques », ajoute le proviseur Girodot. Bref, participe à lutter contre les segmentations sociales et sociétales.     Publiée par Lycée agricole d'Obernai sur Mardi 1 septembre 2020   La rentrée à l’EPL (établissement public local) d’Obernai s’est effectuée sous l’œil averti de la préfète de Région Josiane Chevalier, du président de la Région Grand Est Jean Rottner, de Patrick Bastian, élu régional délégué à l’agriculture, d’Élisabeth Laporte, rectrice de l’académie de Strasbourg, d’Anne Bossy, directrice régionale de l’alimentation, l’agriculture et la forêt, de Denis Ramspacher et Christian Schott, les représentants de l’agriculture qui siègent également au conseil d’administration du lycée agricole. Ils ont été accueillis par le proviseur Thierry Girodot et son équipe enseignante pour un tour d’horizon sur la formation agricole. Outre la présentation d’usage de l’éventail des formations aux métiers de l’agriculture, ce sont les risques de fractures pédagogiques consécutifs à la période de confinement liée au Covid-19 qui ont occupé les dialogues entre les enseignants et les représentants politiques et de l’État. Les projets agroécologiques de la ferme du lycée en houblon bio, la méthanisation, l’optimisation du cycle carbone à des fins énergétiques et de fertilité ont complété les sujets abordés. Mille apprenants « On gère environ 1 000 apprenants, dont 560 lycéens, 400 apprentis, une centaine de stagiaires en formation continue diplômante, introduit le proviseur. Notre offre de formation est majoritairement professionnelle, mais avec la possibilité de suivre un bac général orienté sur les disciplines scientifiques, un bac technologique spécifique aux métiers des sciences et techniques de l’agronomie et du vivant, les bac pro de l’agriculture (machinisme, service aux personnes, cheval, commercialisation, eau, horticulture, aménagement paysager…). Ça paraît pléthorique, mais c’est à l’image de l’agriculture alsacienne particulièrement diversifiée, les qualifications vont jusqu’à la licence pro. » L’une des raisons du succès du centre de formation agricole d’Obernai-Erstein, c’est son environnement qui fait que « après trois semaines, chacun se connaît, poursuit le proviseur. C’est un lycée relativement petit avec des classes comprenant 25 à 30 élèves, soit un environnement éducatif similaire à un collège. On a une approche assez familiale de la gestion de l’élève. »   [#Rentrée2020] Visite du Lycée agricole d'#Obernai : échanges avec les équipes éducatives et les élèves en ce jour de #rentrée ➡️ Protocole sanitaire pour assurer la bonne continuité pédagogique dans le contexte de l'épidémie #Covid19 ➡️ Soutien au monde agricole pic.twitter.com/6TPuYBt7cC — Région Grand Est (@regiongrandest) September 1, 2020   Conséquence, l’EPL affiche de bons taux de réussite : 90 à 95 % au bac, 80 à 90 % en BTS. « Quand on rentre en seconde, théoriquement on a donc toutes les chances d’obtenir ses diplômes. » L’EPL d’Obernai-Erstein recrute à 80 voire 90 % des étudiants alsaciens. Son internat comprend 330 places, dont 200 lycéens et 130 apprentis internes. « On manque de place », commente le proviseur, qui souligne également qu’il y a un « internat d’excellence à Erstein » où quelques chambres sont encore disponibles. 23 % des effectifs sont des fils et filles d’agriculteurs, c’est deux fois plus que la moyenne nationale dans les lycées agricoles, précise encore le proviseur. « Beaucoup viennent pour cet environnement, mais sont également attirés par les sciences du vivant, l’eau, l’environnement, et pour les métiers para-agricoles. » Un « moteur de recherche » humain Dans la mouvance pédagogique visant à tenir davantage compte des individualités, l’EPL d’Obernai a créé une Centre pour apprendre autrement (C2A). Présenté par Nicole Guyot, professeure de lettres modernes, Christine Muller responsable informatique, Laëtitia Jendry, formatrice en aménagement paysager, ce « centre de ressources » facilite l’individualisation des formations pour la formation continue et l’apprentissage. « Avec le télé-enseignement et l’enseignement de soutien aux lycéens, tout le monde l’utilise. « Exit la craie et le tableau noir », ici on trouve de l’aide avec en permanence un animateur qui, tel « un moteur de recherche » permet à chacun de disposer de méthodes, d’outils, de documents, de jeux pour l’acquisition de connaissances. Concrètement, l’animateur est en lien avec les documentalistes du CDI et les enseignants. « Mais il faut que les élèves ouvrent spontanément la porte. Notre idéal serait d’abattre les murs, de lever les verrous. Ce centre est accessible pendant et hors des cours. » Les représentants ont également écouté les enseignants et des étudiants pour relater les conditions de continuité des enseignements pendant le confinement et jusqu’à juin. Du côté du CFPPA, étudiants-apprentis et enseignants étaient déjà rodés aux techniques de formation à distance grâce à leur plateforme développée depuis deux ans déjà. « Les stagiaires n’étaient pas déboussolés par le mailing, et les visioconférences. » C’est plutôt du côté du CFA que la « machinerie a été lourde pour créer des outils, les découvrir. » Finalement, « le lien a continué au prix de beaucoup de sueur ». Côté lycée et enseignement général, le dispositif 4.0 qui consiste à doter tous les lycéens du Grand Est d’un ordinateur, s’est avéré judicieux pour préserver la continuité pédagogique. Problème, la plateforme Monbureaunumérique a bugué, et parmi la pléthore d’autres canaux numériques, Skype, Zoom, email…, « il a fallu un mois pour trouver le rythme ». Et c’est finalement la plateforme de l’EPL qui a été le recours le plus utilisé. Mais les enseignants craignent des décrochages d’étudiant : « Il a fallu faire preuve d’autonomie », indique une étudiante. Tandis que certains élèves, dans des zones mal desservies subissent la fracture numérique. Au final, « rien ne remplace le lien direct en pédagogie en lycée, surtout là où certains élèves sont en difficulté, souligne la professeure Nicole Guyot. L’essentiel a été l’adaptation à la situation de crise, avec des expériences pédagogiques fantastiques. »

Vincent Zerr, collectionneur de raisins de table

Un amour qui ne lui lâche pas la grappe !

Publié le 02/09/2020

À Dangolsheim, Vincent Zerr cultive plusieurs centaines de variétés de raisins de table, originaires du monde entier, sur 1 ha. Il a commencé sa collection il y a plus de 35 ans. Elle s’est étoffée à partir des années 2000. Son épouse et associée Dominique y contribue largement.

« Ici, il y a la perle de Csaba, une variété austro-hongroise, à la saveur muscatée. Elle est présente dans les jardins alsaciens depuis la Première Guerre mondiale. Là, un Maréchal Foch, un croisement de l’institut viticole Oberlin, à Colmar, obtenu au début du XXe siècle à partir d’une variété américaine. Il a de gros grains, c’est un teinturier : il colore comme du mercurochrome », détaille Vincent Zerr, à mesure qu’il s’enfonce dans ses vignes. Il marche rapidement grappillant des baies au passage, coupant une grappe. « Le raisin cornichon, qui en a la forme, est un tardif. Il est mûr à la seconde semaine des vendanges. Un cépage muscat reine des vignes, de ce côté : les grappes peuvent peser jusqu’à 1 kg. Il faut le cueillir juste avant la maturité parce qu’il a un goût de muscat et de pétales de roses dont on se lasse très vite. Ce Mitchourinski, là, du nom de l’agronome russe qui l’a sélectionné, résiste aux - 35 °C du climat sibérien. Il est mûr à la mi-août déjà en Alsace », enchaîne Vincent. Il goûte au Einset seedless, un raisin de table sans pépins, de couleur rose, résistant… avec un arôme de fraise. « Quand les classes viennent en visite, il ne reste plus que les rafles sur les vignes. C’est comme la fraise Tagada », sourit-il. D’autres raisins révèlent des notes de bergamotes, framboises, litchi… « Comme tout ici, il faut que ça serve », s’exclame Vincent Zerr, poussé par Dominique qui partage sa vie et sa passion, depuis 1989. Elle est en charge de la boutique et de la communication sur l’exploitation. Grâce à elle, le pépiniériste, arboriculteur, viticulteur, maraîcher et céréalier de l’EARL des Boarmies à Dangolsheim vend les fruits de sa collection de raisins de table, chaque année, en direct à la ferme, au Jardin de marmotte, et à cinq ou six revendeurs - de petits producteurs locaux, de préférence. « C’est un produit d’exception, rare et de qualité, il faut le valoriser comme tel », ajoute-t-il d’emblée. Les cagettes « multicépages » de grappes roses, rouges, blanches et « blushées » ; aux grains de toutes tailles, ronds, ovales, allongés ; se vendent entre 3 et 3,50 euros le kilo, à la source. C’est un peu plus cher ailleurs. L’intérêt, souligne Vincent, est d’en avoir avant et après les vendanges, jusqu’aux premières gelées. Et que ce soit autre chose que du chasselas, aussi. Les raisins abîmés finissent en jus : 200 à 300 bouteilles vendues exclusivement sur place. Cette activité a débuté en 2009, à l’occasion de la sortie d’exploitation de l’EARL, pour prendre la suite « logique » de leur autre production emblématique : l’abricot. Revente de plants Les plusieurs centaines de variétés de raisins de table que produisent Dominique et Vincent servent aussi à l’étude. « Je ne vois plus la vigne de la même façon », dit Vincent, qui est coopérateur à la Cave du Roi Dagobert, par ailleurs, avec 4 ha en AOC. « Je la comprends mieux. J’ai découvert que certaines variétés sont insensibles à la drosophile suzukii. Quelques vitis labrusca, originaires d’Amérique du Nord, dont la vinification est interdite en France, diffusent une odeur de solvant qui la fait fuir », précise-t-il. Ces raisins ont un goût foxé : ils sentent le renard. « Vous connaissez les dragées surprises de Bertie Crochue dans Harry Potter ? Quand vous goûtez ces raisins, j’ai l’habitude de dire : pas de chance, crotte de nez ! », plaisante Vincent Zerr. On en trouve souvent dans les vieux jardins, sur les façades des maisons. Le dessous des feuilles de cette vigne est blanc. Le pépiniériste est intarissable sur le sujet. Avant tout, Vincent vend ses plants de vigne en pots, à l’unité et uniquement à des particuliers. Dominique gère un site internet qui permet aux curieux, de plus en plus nombreux, de les contacter pour acheter LA vigne qui s’acclimatera parfaitement à leur chez eux. « C’est la revente de plants qui finance ma collection », déclare Vincent. Mais ce marché est limité. Il s’achète de 1 000 à 2 000 plants de vigne par an à la pépinière des Boarmies. « On est positifs parce qu’on récolte et commercialise le raisin », dévoile l’agriculteur : en moyenne 3 à 5 kg par souche. Vincent vend des plants d’une trentaine de variétés de sa collection. « J’ai mon propre champ de porte-greffes. Toutes les vignes sont greffées sur un même clone de porte-greffe », précise-t-il. Le pépiniériste et son associée trouvent les vignes, réceptionnent les plants, greffent, plantent et cultivent sans traitement. « C’est un travail phénoménal », confie Vincent. Il soigne cinq plants d’une même variété à chaque fois, sur sa parcelle d’1 ha. « Je ne rogne pas, je n’effeuille pas. Je laisse les vignes hirsutes pour éviter aux raisins de griller », revendique-t-il. La seconde année de culture, ses vignes donnent déjà leurs premiers fruits. « Depuis 2002, je n’ai pas besoin de droit de plantation puisque ce sont des raisins de table. Mais je n’ai pas le droit de fermenter et ce raisin de table ne doit pas être le même que mon raisin de cuve », rappelle le viticulteur. Depuis 2007 Vincent a commencé sa collection à la fin de ses études, à l’occasion d’un stage de BTS viticole en Ardèche. « J’y ai découvert des choses curieuses, des baies pointues, du couderc, du villard », raconte-t-il. Puis, en 1983, au sud de Perpignan, il passe six semaines dans un institut de recherche où 10 % des essais se font sur du raisin de table. Il ramène trois plants à Dangolsheim. L’un s’adapte. Vincent s’installe en 1987, en parallèle du vignoble de son père. Il produit des greffons certifiés pour le Civa et devient contrôleur, fonction qu’il exercera 18 ans. 8 % des greffons des vins d’Alsace sont produits chez lui à l’époque. Des pépiniéristes de toute l’Europe cherchent alors des fagots, par camions entiers. Chaque année, on lui amène une nouvelle variété de raisin de table, à sa demande, pour assouvir sa curiosité : de France, Allemagne, Suisse, Italie, Hongrie, Roumanie, République tchèque, Pologne, Ukraine, Grèce, Serbie, Slovénie, Turquie, Arménie, Géorgie, Moldavie, Russie, Ouzbékistan, Kazakhstan, Iran, Japon, Vietnam. Les premières sont cultivées à titre personnel et consommées uniquement par la famille Zerr. Dominique apprécie les raisins au goût de raisin, peu acides, à la peau fine. Vincent lui préfère talisman, qui, pour ne rien gâcher, a de petits pépins. La collection s’étoffe exponentiellement de 2002 à 2005, avec l’assouplissement de la législation. Commence alors le commerce de plants, qui se développe à partir de 2007, avec le web. « Le monde de la vigne, du vin, ne s’y intéresse pas », constate Vincent… du moins en France. En Afrique de l’Ouest, on l’a par contre sollicité. Il sait quoi planter et où.

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