Toutilo – cobotique
Le Toutilo en démonstration à Valff
Toutilo – cobotique
Publié le 11/11/2020
Le cobot Toutilo était en démonstration dans les serres de maraîchage de la ferme Saint Blaise à Valff : une solution contre la pénibilité des travaux en maraîchage.
Mais au fait, un cobot c’est quoi ? « C’est un robot qui ne remplace pas mais qui assiste l’homme », explique Aurélien Bouchet chez Touti Terre, l’entreprise savoyarde qui a inventé le Toulilo. Ce cobot donc, assiste les maraîchers dans leurs taches pour les cultures en planche. Planter, désherber, récolter, c’est l’objet de cette machine qui soulage des tâches répétitives et sujettes aux troubles musculo squelettiques. Fini les flexions, génuflexions à répétition. En pratique, les opérateurs sont allongés dans une position ventrale étudiée spécialement pour ne pas avoir de douleurs musculo-squelettiques. « La position a été étudiée avec des spécialistes à la MSA, et les sièges ont été fabriqués par un constructeur français de table de massage et de lits d’hôpitaux. » « Le Toutilo assiste dans la plantation d’ail, de mâche, de tous les minibulbes. On peut récolter de la mâche, des haricots verts, des radis, des fraises. Il peut servir de porteur pour les courgettes. Et nous prévoyons d’y associer des outils de désherbage. » La machine peut admettre 2 ou 4 opérateurs de front. Ils sont protégés par une voile d’ombrage qui les protège aussi contre la pluie et le soleil : « C’est une voile de bateau avec une bonne tenue au vent. Dessous il n’y a pas d’effet de serre, c’est idéal en cas de canicule. » Pas d’obsolescence Le Toutilo s’autoguide soit avec un joystick, soit automatiquement par caméra ou bientôt par GPS : « Nous proposons une technologie par strates, du plus simple au plus technologique pour des usages très spécifiques. C’est une machine très évolutive, et nous nous soucions de la compatibilité entre les modèles les plus récents et plus anciens. » L’engin est mû par quatre moteurs. Un mode stop-and-go séquencé régule l’avancement. La batterie assure une autonomie de 20 h et est rechargeable en quatre heures. « Ça coûte 40 centimes d’électricité pour 20 heures, je vous laisse comparer à un tracteur maraîcher qui tourne 20 heures soit environ 120 litres de fioul », commente Aurélien Bouchet. Il faut compter 25 000 € d’investissement pour ce cobot qui permet de gagner 50 % de temps par rapport à du travail entièrement manuel. « Généralement le retour sur investissement est de 3 ans ». Publiée par Ferme Saint Blaise sur Dimanche 27 septembre 2020












