A la une

Publié le 18/06/2023

L’année prochaine, l’entreprise Kronenbourg souffle ses 360 bougies ! L’occasion pour nous de découvrir son usine implantée depuis 1969 à Obernai, qui est la plus grande brasserie de France.

« Pour un litre de bière, il faut 3,5 litres d’eau, 200 grammes de malt, deux grammes de houblon et le trésor des brasseurs, un gramme de levure », a lancé Cathia Gross, directrice de la fabrication, pour débuter comme il se doit notre visite à la brasserie Kronenbourg d’Obernai. Elle a également rappelé les différentes étapes du brassage, comme la mouture, la transformation ou encore la cuisson, qui demandent une durée totale de huit heures. Rien que ça. Aujourd’hui, la brasserie comporte seize silos de matières premières, dont six pour le malt. « On reçoit entre 20 et 30 camions de 27 tonnes chacun par jour. Tout est consommé en 24 h. Surtout en ce moment, nous sommes dans une grosse période de production », continue Cathia Gross. Après le brassage, direction le conditionnement. Le bâtiment dédié, qui fait 500 mètres de long, est une vraie petite ville, où les employés se déplacent à vélo. Il compte dix lignes de production, dont une ligne pour les fûts, deux pour les canettes, et le reste pour les bouteilles. Environ 45 000 bouteilles de l’heure sont préparées. Pour produire encore plus, une 11e ligne est en cours de construction. Un héritage encore bien utile La dernière étape et pas des moindres, la livraison des palettes pour les clients. Et pour cette partie, l’usine d’Obernai est bien rodée. « Dès sa création en 1969, l’usine a été raccordée au rail. C’est une idée de génie et cela nous arrange bien aujourd’hui, car il y a 70 % de nos livraisons qui partent en train. La dernière partie du transport se fait en camion, et ils font seulement 270 km en moyenne. D’un point de vue environnemental, c’est sûr que c’est un plus », explique Stéphane Comte, responsable du site. L’usine compte 14 km de voie ferrée et quatre quais, qui réduisent considérablement l’empreinte carbone. « Un train complet, c’est 40 camions en moins sur la route. À l’année, c’est 20 000 en moins. On cherche à développer encore plus cet aspect, surtout vu les enjeux actuels », dit Vincent Petit, directeur logistique chez Kronenbourg Obernai. De nombreux défis à relever La brasserie d’Obernai est en constante évolution face aux enjeux actuels. Dans les cinq dernières années, elle a notamment réduit de 20 % sa consommation d’eau. « Notre mission au quotidien est de mettre en place des initiatives pour réduire notre impact environnemental. On a par exemple pour objectif de réduire de 30 % nos émissions de CO2 à l’horizon 2030 », affirme Eva Demonière, chef de produit 1664 & Kronenbourg. Aujourd’hui 18 % des besoins énergétiques de la brasserie sont couverts par du biogaz, qui provient des boues traitées de la station d’épuration du site. « Le défi qu’on a pour demain, c’est d’arriver à une neutralité carbone. C’est extrêmement complexe, car on sait qu’il faudra plus d’une solution pour faire tourner la brasserie à 100 % », conclut Agnès d’Anthonay, en charge du développement durable de Kronenbourg.

Publié le 17/06/2023

Grâce au réseau de stations météo connectées AtmosphR et AtmosphR by VitiVina, le groupe Comptoir agricole peut désormais proposer à ses adhérents le service de pilotage de l’irrigation Irricrop, développé par Sencrop. Un outil intuitif et surtout hyperlocal et précis.

Grâce à deux plans de subvention successifs, les adhérents du groupe Comptoir agricole peuvent désormais être équipés de stations météo connectées Sencrop. « En partenariat avec Gustave Muller, nous avons créé les réseaux atmosphR et atmosphR by VitiVina, qui comptent respectivement 637 et une soixantaine de stations », indique Grégory Ledien, chargé d’innovation au Comptoir agricole, qui précise que, dans le cadre de ces réseaux sponsorisés, les adhérents ont accès aux données issues d’une multitude de stations connectées ainsi qu’à un service après-vente de proximité. En tant que distributeur local, le groupe Comptoir agricole a en effet un accès facilité aux pièces de rechange, et du personnel a été formé pour être en capacité d’intervenir sur les stations météo. La souscription aux réseaux atmosphR ou atmosphR by VitiVina permet donc d’avoir accès à de précieuses informations en temps réel, et d’en conserver un historique. Le niveau de base (Raincrop) donne accès à la pluviométrie et aux températures. Avec la version Windcrop, les adhérents disposent aussi d’informations sur la force et la direction du vent. Enfin, disponibles depuis l’an dernier, les sondes Solarcrop permettent de disposer de données sur l’ensoleillement. « Nous avons désormais une visibilité sur tous les aléas agricoles possibles », pointe Grégory Ledien. Un meilleur suivi pour une meilleure planification des tours d’eau Toutes ces données peuvent aussi servir à alimenter Irricrop, un module de pilotage de l’irrigation développé par Sencrop et disponible dans l’application liée aux stations météo connectées. Téléphone à l’appui, Grégory Ledien démontre en quelques clics la facilité de prise en main de l’outil : « Il suffit de créer une parcelle, de la géolocaliser sur la carte, de renseigner la culture, la date de semis, le type de sol, soit sur la base d’une analyse de terre, soit en choisissant parmi les propositions d’un menu déroulant, et on obtient un graphique schématisant l’évolution de la réserve utile ». Jean-Baptiste Algeyer, technico-commercial Innovation à Gustave Muller précise : « Il est également possible de renseigner les dates des principaux stades culturaux, l’indice de précocité de la variété, la profondeur du sol, sa pierrosité, et même la réserve utile, si on la connaît, pour être plus précis. Et bien sûr, les tours d’eau effectués qui influencent la réserve utile ». Pour l’évaluer, Irricrop utilise les données des stations météo Sencrop les plus proches des parcelles créées. Pour étoffer le réseau existant, le Comptoir agricole et Gustave Muller ont développé, en propriété, un réseau de 50 capteurs équipés de sonde d’ensoleillement, espacés d’une dizaine de kilomètres maximum. Les agriculteurs qui souscrivent à l’option Irricrop ont accès aux informations issues de la station la plus proche, donc même aux précipitations liées aux épisodes orageux, qui peuvent passer sous les radars des outils de pilotage de l’irrigation traditionnels. Pour l’instant, Irricrop n’émet pas d’alerte quand la réserve utile atteint un seuil critique, mais cette fonctionnalité est en cours de développement. L’outil ne donne pas non plus d’indication sur la quantité d’eau à apporter, qui est de toute manière dictée et limitée par des contraintes techniques. Par contre, il est possible d’estimer dans quelle proportion un tour d’eau améliore la réserve utile. Irricrop permet aussi de mieux planifier l’arrêt de l’irrigation, le moment où le stade 32 % d’humidité du grain est atteint pouvant être estimé grâce aux données météorologiques et à l’avancée des stades, ou être renseigné par l’agriculteur lui-même. « L’objet de cet outil, c’est surtout de mieux suivre l’évolution de la réserve hydrique dans les différentes parcelles de l’exploitation, et, ainsi, de pouvoir donner la priorité à celles qui ont le plus besoin d’eau », résume Grégory Ledien. Distributeurs des outils et solutions Sencrop, le Comptoir agricole et Gustave Muller proposent l’accès à Irricrop à 150 € pour 2023 afin d’inciter un maximum d’agriculteurs à adhérer à ce service qui doit permettre de réaliser des économies tout en garantissant le rendement et la qualité de la récolte À noter qu’après cette offre de lancement, le tarif pourrait doubler dès 2024.

Salon de l’herbe et des fourrages à Poussay (Vosges)

En vert et contre tout

Publié le 17/06/2023

De nombreux exposants étaient réunis aux portes de l’Alsace, les 7 et 8 juin, à l’occasion du salon de l’herbe et des fourrages. La présentation de matériels de récolte des fourrages s’accompagnait d’ateliers techniques et de conférences visant à accompagner les agriculteurs vers l’autonomie fourragère, protéique et énergétique de leurs élevages.

Une quinzaine de semenciers étaient présents, avec des microparcelles présentant leur offre en variétés fourragères. Chez Lidea, la division semences du groupe Euralis résultant de la fusion avec Caussade, la gamme comprend 1 200 plantes fourragères et plantes services, « aptes à couvrir toutes les situations et tous les contextes pédoclimatiques », dixit Aurélien Deceuninck, responsable marketing. Comme la plupart de ses concurrents, Lidea propose des variétés en pur ou en mélange, ainsi qu’une gamme bio. Le choix des espèces et des variétés se raisonne en fonction des objectifs de chaque éleveur : améliorer la ration en protéines, restructurer les sols et les enrichir en matière organique, produire de la biomasse pour alimenter un méthaniseur ou rénover une prairie en fin de vie. Quel que soit le type de prairies (courte, moyenne ou longue durée), la tendance est aux mélanges, indique Aurélien Deceuninck, citant l’exemple de CS Stock CTT et Lidgrass Clover, des mélanges à forte proportion de légumineuses ou CS Renov LTT, associant deux ray-grass anglais et du ray-grass hybride adapté à la rénovation de prairies. Dans les grandes largeurs Sous un ardent soleil, les fabricants et vendeurs de matériels de récolte des fourrages présentent leur matériel en fonctionnement sur des espaces dédiés. Chez Kuhn, c’est un défilé impressionnant de cinq machines qui est présenté et commenté par les spécialistes fourrage de la marque, en commençant par la faucheuse conditionneuse la plus large du marché, la FC 13460 RA. Une machine offrant jusqu’à 13,40 m de largeur de fauche et dotée d’un tapis regroupeur d’andains. Elle offre un débit de chantier important, ce qui la destine plutôt aux gros faiseurs, et une grande qualité de fauche permise par son lamier robuste. Suivent le combiné presse-enrubanneuse à chambre variable VPB 7190, élu machine de l’année au dernier Sima en raison de sa polyvalence ; la faneuse GF 13003 T, avec son chariot de 13 m de large, ses rotors de petit diamètre, sa grande simplicité de réglage ; l’andaineur à tapis frontal Merge Maxx 440 F combiné à un andaineur 4 rotors GA 13031, qui allie simplicité et débit de chantier. La présentation s’achève avec le combiné presse-enrubanneuse FBP3135 dont la chambre de compression à 18 rouleaux a été repensée pour lui permettre « de tout avaler ». Chez Pöttinger, une présentation dynamique des matériels les plus récents ou innovants est également proposée : parmi eux, le nouvel andaineur à tapis Mergento VT 9220 et la remorque autochargeuse-ensileuse Jumbo série 8000. Cette machine, prévue pour les Cuma ou les ETA, offre une longueur de coupe de 25 mm. « Nous sommes les seuls sur le marché à proposer cela », souligne Dorothée Dutter, responsable de la communication de la marque. Cette coupe courte permet un meilleur tassement du fourrage au silo, ce qui en améliore la conservation et l’appétence. Autres avantages cités par Dorothée Dutter : un meilleur chargement de la remorque, qui permet d’économiser une personne sur le chantier et la possibilité d’utiliser la remorque pour le transport de céréales, de copeaux de bois, voire de paille de maïs. Chez Krone, la principale nouveauté a pour nom Vendro C1120, une faneuse traînée attelable sur l’anneau du tracteur. « On peut l’utiliser sur un vieux tracteur de ferme, c’est l’avantage, souligne Rémi Chenevière, responsable marketing chez Krone France. D’une largeur de travail de 11,20 m, elle répond à la demande d’exploitations dont les surfaces augmentent et qui veulent travailler vite tout en restant compacte au transport. Le positionnement des dents, au plus proche de la roue, permet une grande réactivité au travail. Leur courbure contribue à créer « une belle nappe de fourrage », propice à sa dessiccation. Tracteurs, services et petits matériels En dehors des matériels de fenaison, nombreuses sont les firmes exposant d’autres matériels : outils de pâturage, matériel de régénération de prairies, de distribution du fourrage, de manutention… Valtra présente, pour la première fois dans le Grand Est, sa série Q, des tracteurs de 225 à 305 ch, constituant « un intermédiaire entre les très fortes puissances et les puissances moyennes ». Leur sortie était d’autant plus attendue que sur ce créneau de 200 à 300 ch, les ventes sont en nette progression, alors que les 100 à 150 ch ont atteint un plateau, mentionne Rémi Morin, responsable support marketing. La série Q combine maniabilité et performance et, comme l’ensemble des tracteurs chez Valtra, elle est disponible avec toute une panoplie de services qui vont du financement à la maintenance en passant par la capitalisation des données de travail. Du côté des petits matériels, Ukal propose des caméras pour la surveillance des bâtiments agricoles et des animaux, qui permettent aux agriculteurs de travailler à distance de leur ferme avec une certaine sérénité. La société, installée près de Niederbronn-les-Bains, vend également des pompes pour l’abreuvement des animaux au pré, alimentées à l’énergie solaire ou par batterie. Trois modèles sont disponibles, de puissance variable. « La plus forte permet de pomper 7 m3 à 40 m », précise Léonie Sala, directrice marketing et digital.

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