Élevage

Publié le 12/05/2023

L’année dernière, Théo Reiss et Romain Fassel ont remporté le concours de pointage au Festival de l’élevage de Brumath. Une victoire qui leur a permis de se rendre au Salon international de l’agriculture à Paris, pour la finale nationale.

Le concours de jugement d’animaux par les jeunes (CJAJ), organisé par les Jeunes Agriculteur du Bas-Rhin, se déroule chaque année au Festival de l’élevage de Brumath. Le samedi 21 mai 2022, le concours de pointage des jeunes de 15 à 25 ans a notamment eu lieu. Théo Reiss, du lycée agricole d’Obernai, a décroché la première place dans la catégorie race charolaise. Romain Fassel, de Bolsenheim, et prochainement en formation à l’Alpa (Association lorraine pour la promotion en agriculture), près de Nancy, a quant à lui remporté le concours dans la catégorie race prim’holstein. Tous les deux participaient pour la première fois à cette compétition. « Je suis surpris d’avoir gagné ! Je ne m’y attendais pas », s’exclame Romain Fassel. Le Bas-Rhin représenté à Paris En excellant dans leurs pointages à Brumath, les deux jeunes bas-rhinois se sont qualifiés pour la finale nationale. Elle s’est tenue à Paris lors du Salon international de l’agriculture en février dernier. Le principe était le même qu’à Brumath, mais avec des participants venus de la France entière. « En tout, on était 45 pointeurs pour la race charolaise. On avait une heure pour pointer cinq vaches, j’ai fini 32e. Il faut dire qu’il y avait du niveau là-bas ! Ce n’est pas vraiment mon domaine, donc je suis très content du résultat », lance Théo Reiss. Du côté de la race prim’holstein, Romain Fassel s’est retrouvé face à 90 jeunes pointeurs français. Il a terminé à la 84e place. « Je n’avais pas bien révisé, je l’avoue, mais c’était tout de même une bonne expérience », dit-il. En attendant les résultats, les deux Alsaciens ont également pu profiter du salon en tant que visiteur. Un moment très enrichissant pour Théo Reiss. « Il y avait pas mal de choses intéressantes à voir. Rien que les animaux, par exemple. J’ai aussi vu des nouvelles techniques et pratiques en termes d’élevage et d’alimentation qui peuvent être utiles », affirme-t-il. Lors de cette 41ème édition du Festival de l’élevage de Brumath, le concours de pointage aura lieu le samedi 13 mai à 16 h, et l’inscription se fera dès 15 h. Pour le moment, Théo Reiss ne sait pas s’il va à nouveau tenter de décrocher la première place de la compétition. Mais une chose est sûre, il sera présent pour le festival dans sa globalité. « Chaque année c’est le rendez-vous du coin, c’est à côté de chez moi. On croise du monde, on échange et il y a toujours une bonne ambiance », conclut l’élève du Legta d’Obernai.

Trois questions à Marc Schneider, président du Festival de l’élevage de Brumath

Une édition « sans gros changements »

Publié le 11/05/2023

Le Festival de l’élevage, grand rendez-vous des éleveurs alsaciens et autres amoureux des bêtes, se tiendra au plan d’eau de Brumath, les 13 et 14 mai prochains. Depuis 2018, Marc Schneider est à la tête du comité d’organisation du festival. Il nous en dit un peu plus sur la 41e édition de l’évènement.

Quels sont les temps forts de cette nouvelle édition du Festival de l’élevage ? Marc Schneider : « Il y a plusieurs temps forts. Déjà, samedi soir, à partir de 18 h 30, un concours de présentation aura lieu. Il est ouvert à tous, et chacun pourra présenter un animal, peu importe la race. Cela peut permettre à des jeunes d’aller pour la première fois sur le ring et de se confronter à un public. Ce n’est pas une compétition, ce n’est pas noté, c’est simplement un passage pour passer un bon moment. Le lendemain, c’est la même chose. Mais cette fois-ci, l’animal sera noté, et différentes races seront en compétition ». Y a-t-il des nouveautés qui attendent les visiteurs ? « Il n’y a pas de gros changements. À part l’association Jersi’Est qui sera là et présentera environ quatorze vaches jersiaises. On n’en a jamais eu auparavant dans le festival, c’est une race assez nouvelle en Alsace, et certains éleveurs l’ont choisie. C’est donc sans problème que nous l’accueillons, nous sommes ouverts à présenter toutes les races. C’est une petite nouveauté. Sinon c’est comme tous les ans, car c’est une formule qui marche. On a toujours les différentes races bovines comme les charolaises, les vosgiennes, les prim’holstein… Et on n’a pas seulement des races bovines, il y a également des moutons. Du côté technique, il y aura, comme à chaque édition, les dernières nouveautés en matière de matériels agricoles. Je pense aussi à la démonstration de toastage de grain de soja par la Cuma ALT (Alsace Lorraine toastage). Elles seront chauffées jusqu’à 100-120 °C pour pouvoir ensuite les donner à manger aux animaux. Car, habituellement, on ne peut pas leur donner directement les graines de soja ». Qu’espérez-vous lors de ce Festival de l’élevage de Brumath ? « Notre objectif n’est pas d’avoir de gros concours internationaux, c’est de faire aimer les animaux aux jeunes éleveurs. C’est l’occasion pour eux de se lancer là-dedans. Ça peut les motiver, leur faire aimer leur métier et il y a surtout une ambiance bon enfant entre eux, c’est chaleureux. Le festival favorise l’élevage, tout simplement. Il peut donner envie aux moins jeunes ou aux plus anciens de continuer là-dedans, et on montre qu’ils ne sont pas seuls. En tout cas, on espère avoir le même succès que l’année dernière, tout dépendra de la météo ! C’est une des premières sorties agricoles de l’année, on attend beaucoup d’agriculteurs, mais aussi du grand public ».

Loriane Erb et Margot Huss

Deux passionnées pour trois génisses

Publié le 11/05/2023

Loriane Erb et Margot Huss participeront en binôme au Festival de l’élevage, où elles présenteront trois génisses : Taie, Tantine et Tidyna, du Gaec de la Cigogne, à Wolfisheim, lors du concours des présentateurs et du concours des génisses prim’holstein.

Aujourd’hui conseillère technique élevage à la Chambre d'agriculture Alsace (CAA), Loriane Erb est passionnée par l’élevage et gravite dans ce milieu depuis 2017. Tant et si bien qu’elle a décidé d’en faire son métier. Elle effectue donc sa scolarité au lycée agricole d’Obernai, d’abord avec un bac S, puis un BTS Analyse et conduite des systèmes d’exploitation (Acse). Une formation qu’elle achève avec une licence professionnelle Productions animales en apprentissage, à Besançon pour la théorie, et au Gaec de la Cigogne à Wolfisheim pour la pratique. Ses diplômes en poche, Loriane Erb est embauchée au sein du service élevage de la CAA en septembre 2021, où elle est spécialisée en élevage laitier. Elle travaille aussi sur l’exploitation de Maurice Auer, à Salenthal. Et, comme si cela ne suffisait pas, elle a aussi une botte dans l’exploitation de ses beaux-parents, l’EARL Gallactis à Jeterswiller. « Je suis tous les jours dans les vaches, c’est ma passion », commente la jeune femme de 23 ans. Emportée par sa passion, Loriane Erb a participé pour la première fois au Festival de l’élevage de Brumath l’année dernière. C’est là qu’elle a fait la connaissance de Margot Huss. Cette jeune fille, originaire de Wolfisheim, a passé son enfance à aller avec son frère au Gaec de la Cigogne. Non issus du milieu agricole, ils ont tous les deux développé une passion pour le monde de l’élevage. Son frère est devenu inséminateur en Suisse, et Margot Huss lui emboîte le pas. À 19 ans, elle est actuellement étudiante en terminal en bac pro Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (STAV) Productions animales au lycée agricole d’Obernai. Durant sa scolarité, Margot Huss a effectué plusieurs stages, dont un d’une semaine dans un élevage équin en Suisse, et un autre de quatre semaines au Gaec Wilt à Dachstein. Des expériences qui ont conforté sa vocation d’inséminatrice pour bovins et équins. Pour l’année prochaine, elle est déjà acceptée à la Maison familiale et rurale (MFR) de le Cateau-Cambrésis, près de Lille, où elle va effectuer un BTS Productions animales en alternance, de préférence dans une entreprise spécialisée dans l’insémination et la génétique. « Je suis vraiment heureuse d’avoir réussi à me faire ma place dans ce milieu. J’adore déjà ce métier », lance-t-elle. Une amitié née de l’élevage Margot Huss a participé pour la première fois à un concours d’animaux d’élevage, il y a sept, huit ans. L'année dernière, après une longue pause et un passage par l’école des jeunes présentateurs, elle retente l’expérience, d’abord à Brumath, puis à Agrimax, où elle participe notamment au concours de présentateurs, baptisé ShowmanShip. C’est durant ces concours, auxquels Loriane Erb participait également, que les deux jeunes femmes se sont liées d’amitié. Cette année, c’est donc ensemble qu’elles vont participer au concours des jeunes présentateurs le samedi, et au concours holstein le dimanche, avec les trois mêmes génisses : Taie, Tantine et Tidina, une fille de Dynastie, « une vache qui a déjà été distinguée à Brumath », précise Loriane Erb. Les trois génisses viennent du Gaec de la Cigogne à Wolfisheim, où Loriane Erb a travaillé durant un an, et où Margot Huss a contracté le virus de l’élevage. Pour les deux jeunes femmes, plus qu’une hypothétique victoire, c’est le fait de participer qui compte. « Ce que j’aime dans les concours c’est le contact avec les animaux, l’ambiance, l’expérience, et de pouvoir se retrouver avec des amis, des gens avec qui on partage la même passion », indique Loriae Erb. Les deux jeunes femmes ont nénanmoins mis toutes leurs chances de leur côté : elles travaillent quasiment tous les jours avec leurs génisses depuis le 1er avril. « Nous leur mettons un licol, nous les faisons marcher, nous les lavons… », décrit Loriane Erb. Objectif : être les plus belles pour aller à Brumath !    

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