Auteur

Anny Haeffelé

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Inauguré à Obernai

Un pôle d’excellence pour apprendre les métiers de l’eau

Pratique

Publié le 08/09/2016

L’engagement financier de la Région en matière d’éducation est particulièrement palpable au lycée agricole d’Obernai : de 2007 à 2012, un programme d’investissement de près de 40 millions d’euros a permis une restructuration totale du site, avec la création d’un hall d’accueil, d’un bâtiment externat et d’une demi-pension pouvant recevoir 550 élèves, la modernisation et l’extension de l’internat d’une capacité de 330 élèves, la création d’une chaufferie mixte gaz-bois et la restructuration de l’ancien externat qui accueille désormais le CFA et le CFPPA. Le lycée occupe ainsi une superficie de près de 20 000 m2, contre 11 700 m2 avant les travaux. « Une réalisation exemplaire », a souligné Philippe Richert.

Le nouveau proviseur, Thierry Girodot, a abondé dans son sens : « Nous bénéficions d’un outil de formation remarquable, avec des conditions de travail extrêmement favorables à la réalisation de nos missions. » L’Eplefpa du Bas-Rhin comprend deux lycées, un CFA et un CFPPA. En cette rentrée scolaire 2016-2017, l’établissement d’Obernai accueille 435 lycéens, 340 apprentis, 18 jeunes intégrés en Dima (Dispositif d’initiation aux métiers en alternance), soit un total de 800 apprenants. Quant à l’établissement d’Erstein, il reçoit 160 lycéens et apprentis.

L’Eplefpa du Bas-Rhin offre une palette de formations très diversifiées, général, technologique et professionnel. « Nous préparons aux métiers de l’agriculture, de l’agroéquipement, du monde hippique, de l’eau et de l’environnement, de la commercialisation des produits et des services en milieu rural, a indiqué Thierry Girodot. Avec des formations de niveau V à II et de forts taux de réussite. » Le proviseur a également mentionné l’exploitation agricole, d’une superficie de 64 ha, avec sa houblonnière conduite en agriculture biologique. Le proviseur a remercié la profession agricole, très impliquée dans la vie de l’établissement.

Fruit d’une mutualisation pédagogique

Une nouvelle étape vient d’être franchie, avec l’inauguration du Pôle d’excellence éducative sur l’eau (P3E). Mis en service en janvier 2016, ce nouveau bâtiment est le fruit d’une mutualisation pédagogique avec le lycée des métiers Paul-Émile Victor d’Obernai. D’une superficie de 629 m2, le P3E comprend une plateforme expérimentale sur l’eau où sont installés 21 pilotes, un laboratoire de géotechnique et d’hydrogéologie, une zone d’analyses chimiques et biologiques, une salle de travaux pratiques, une salle de projets et de supervision, sans oublier les vestiaires, les locaux de stockage, le bureau des enseignants. Un projet de 1,6 million d’euros, intégralement financé par la Région Grand Est.

Ce pôle d’excellence, qui a été présenté par les proviseurs des deux établissements, Thierry Girodot pour le lycée agricole et André Adam pour le lycée des métiers, est destiné à accueillir une centaine d’apprenants (élèves, apprentis, étudiants) issus de deux filières, le BTS Gestion et maîtrise de l’eau (Gemeau) du lycée agricole et le bac pro Procédé de la chimie, de l’eau et des papiers cartons du lycée Paul-Émile Victor. L’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement a été associée au projet, avec la possibilité de disposer d’une plateforme technique pour la formation de ses élèves ingénieurs.

Ouvrir de nouveaux champs de recherche

Cet outil n’est pas réservé à la formation, il est ouvert aux professionnels pour leur apporter des réponses, a souligné Max Louette, directeur du service régional formation et développement Grand Est (Draaf). « C’est aussi une passerelle entre deux systèmes éducatifs, celui du ministère de l’Agriculture et celui de l’Éducation nationale. » Il en existe d’autres dans le Grand Est, notamment dans le Haut-Rhin (dans le secteur agroalimentaire), mais aussi en Champagne-Ardenne et en Lorraine.

Pour le conseiller régional, Patrick Bastian, « l’Alsace montre l’exemple en créant une filière professionnelle d’excellence sur l’eau qui formera les professionnels de demain et ouvrira de nouveaux champs de recherche. » Franck Sander, président du lycée agricole d’Obernai, a ajouté : « Ce projet montre que la profession agricole est ouverte sur le monde et veut répondre aux nouvelles attentes de la société ».

L’eau constituera demain un enjeu géopolitique majeur, a rappelé Patrick Bastian. « L’Alsace étant une région profondément rhénane, avec l’un des plus grands réservoirs d’eau douce d’Europe sous ses pieds, la création d’un tel pôle coule de source ! »

Dans le Grand Est

216 000 lycéens ont fait leur rentrée

Pratique

Publié le 08/09/2016

C’est au lycée agricole d’Obernai que Philippe Richert a dévoilé les nouveautés de la rentrée, en présence du recteur de la région académique Grand Est, Gilles Pécout, de la rectrice de l’académie de Strasbourg, Sophie Béjean, du directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, Sylvestre Chagnard, du président du lycée agricole d’Obernai, Franck Sander, et de son tout nouveau proviseur, Thierry Girodot, ainsi que des conseillers régionaux Patrick Bastian, Marièle Colas-Wies et Elsa Schalck, vice-présidente en charge de la jeunesse et de l’orientation. Cette dernière a d’ailleurs pris le relais lorsque Philippe Richert a dû s’éclipser pour assister à l’inauguration de la foire européenne de Strasbourg par le Premier ministre, Manuel Valls.

Le président l’a rappelé, « l’éducation est la première des priorités du Conseil régional ». Il y consacre 1 milliard d’euros, sur un budget total de 2,5 Md€. « Cet effort est l’occasion de donner à nos jeunes, aux demandeurs d’emploi, leur place dans l’économie de ce territoire et les clés de leur épanouissement. » Améliorer le cadre de vie des lycéens et des apprentis, soutenir le développement économique par l’orientation et la formation et faire des jeunes des citoyens engagés sont les trois axes de la politique régionale.

« Au total, dans la région Grand Est, nous finançons une cinquantaine de projets structurants. » En Alsace, cela se traduit par exemple par la création d’un pôle d’excellence éducative sur l’eau à Obernai, en partenariat avec le lycée Paul Émile Victor et le lycée agricole d’Obernai, la création d’un pôle d’excellence hôtelier à Illkirch-Graffenstaden, la mise en accessibilité des lycées de la région, etc.

Dans certains domaines, les conseillers régionaux n’ont pas souhaité pratiquer une harmonisation à marche forcée, a poursuivi Philippe Richert. « C’est le cas notamment de l’accompagnement des familles : même si nous avons organisé certaines convergences, nous voulions consulter préalablement les associations, notamment celles de parents d’élèves. » Le Conseil régional souhaite aussi innover, en accompagnant les familles dans l’achat des livres, un accompagnement qui sera modulé en fonction des ressources des familles. Mais aussi en développant le livre numérique, ne serait-ce que pour alléger le poids des cartables.

La région Grand Est a en charge 216 000 lycéens répartis dans 358 lycées dont 244 établissements publics et 114 établissements privés, 37 000 apprentis répartis dans 106 CFA, 15 000 étudiants du sanitaire et social, sans oublier 195 000 étudiants. Elle offre également 50 000 places pour la formation professionnelle continue.

La Campagne Ventre à Terre dans les Vosges

Ticket gagnant pour les deux champions bas-rhinois

Vie professionnelle

Publié le 01/09/2016

Plus de douze mille visiteurs ont participé à cette grande fête, avec en point d’orgue l’affrontement des meilleurs laboureurs régionaux. Un marché du terroir, une mini-ferme, une présentation de veaux et des démonstrations de tracteur pulling ont ponctué cette première édition de la « Campagne Ventre à Terre ».

C’est une parenthèse dont les agriculteurs avaient bien besoin ! L’espace de deux jours, ils ont pu mettre de côté les affres de la crise agricole pour profiter de la grande fête des labours. Après un an de travail acharné pour le comité d’organisation et Jeunes Agriculteurs Vosges, l’heure était enfin à la détente sur la parcelle de 35 hectares, située à Villers près de Mirecourt.

« Aujourd’hui, la crise est là. Mais dans ce contexte, nous avions envie de prendre un grand bol d’air, de vivre, et d’arrêter de penser à ce qui se passe sur nos fermes, confirme le président des Jeunes Agriculteurs des Vosges Yohann Barbe. Ce rendez-vous champêtre nous permet également de communiquer positivement sur l’agriculture auprès des citadins et en cela, nous pouvons être fiers de nous ! ».

Labourer les sillons du soleil

La « Campagne Ventre à Terre » a débuté par la finale départementale des Vosges, samedi 27 août. Les vainqueurs des concours en planches et à plat des dix départements ont ensuite participé à la finale régionale du Grand Est le lendemain, dimanche 28 août. Dès le début de la matinée, les visiteurs ont afflué sur le site de la Campagne Ventre à Terre, petits et grands, ruraux et citadins. Après la célébration de la messe des laboureurs, à laquelle plus d’une centaine de fidèles ont participé, tracteurs et charrues ont reçu la bénédiction du prêtre.

Mais pas le temps de souffler, la compétition n’attend pas. Au volant de leur tracteur, la charrue bien attelée, après avoir écouté les derniers conseils de leur coach, les concurrents se mettent en place. Alignés sur leurs parcelles, ils s’attellent à la tâche, habiles et concentrés. Tout l’après-midi durant, ils n’ont eu de cesse de labourer leur parcelle du mieux possible.

Les places sont chères. À l’issue des épreuves, il n’en reste que quatre : Cédric Stoehr et Thibault Massart dans la catégorie à plat, Valentin Meyer et Arthur Grosjean dans la catégorie en planches. Ils auront la lourde responsabilité de représenter le Grand Est lors du concours national qui aura lieu lors des Terres de Jim, du 9 au 11 septembre en Vendée.

Un week-end festif

Autour des laboureurs, les milliers de visiteurs profitent des nombreuses animations proposées par les organisateurs. Les plus gourmands remplissent leur panier de produits régionaux au marché de producteurs. Les petits peuvent approcher les animaux de la mini-ferme et même en caresser certains. Les enfants se dépensent en sautant joyeusement dans les structures gonflables et les trampolines, avant de se rafraîchir dans la piscine de mousse. Les plus courageux s’aventurent dans le labyrinthe de bottes de paille ou prennent le volant d’un mini-quad. On se presse pour voir les démonstrations de vieux matériel agricole et on s’amuse à voir les pilotes de tracteur-tondeuse cross rouler à vive allure sur leur circuit. Pendant ce temps, les mordus de mécanique se régalent avec le championnat de tracteur pulling (lire l’encadré).

À l’issue de ce week-end festif, chacun est reparti avec une image positive de l’agriculture vosgienne et régionale. Les centaines de bénévoles ont été récompensés de leur travail qui a abouti à un événement couronné de réussite.

Union internationale des Alsaciens

À Andlau, la gourmandise est internationale

Pratique

Publié le 25/08/2016

Chaque année au mois d’août, les Alsaciens de l’étranger sont nombreux à venir se ressourcer dans leur province natale. Avant de repartir vers des horizons plus lointains, ils se réunissent en congrès, sous l’impulsion de l’Union internationale des étrangers, présidée par Gérard Staedel.

Cette fois-ci, c’est à Andlau qu’ils poseront leurs valises, le temps d’un week-end. Dans leurs bagages, ils ont emmené dix chefs alsaciens installés à l’étranger. D’Afrique du Sud, des États-Unis, de Grande-Bretagne, de Russie, d’Espagne, d’Australie, de Lituanie ou de Suisse, ces hérauts de la gastronomie formeront « la Cour des gourmets » dans les jardins de la Seigneurie, le samedi 27 août de 11 h 30 à 15 h. En étroite collaboration avec un membre des Étoiles d’Alsace, ils présenteront des recettes d’anthologie, associant les spécialités de leur pays d’accueil à celles du terroir alsacien. Le dimanche 28 août, les chefs alsaciens de l’étranger seront à nouveau présents de 11 h 30 à 15 h dans la « Cour des Gourmets », en solo cette fois-ci.

Un voyage gourmand accessible au grand public

Ce voyage gourmand est accessible au grand public : il suffit d’acheter un Pass gastronomique à 20 € qui inclut cinq portions cuisinées par les chefs, un verre de vin ou de crémant Wolfberger, ainsi qu’une entrée au musée du pain d’épices Fortwenger à Gertwiller. Le pass est en prévente sur le site www.alsacemonde.org et sera disponible sur place à Andlau au stand de l’Union internationale des Alsaciens (UIA).

Pendant deux jours, Andlau devient ainsi la capitale de la gastronomie dans le monde. Un événement très convivial auquel les viticulteurs du cru s’associent en ouvrant leurs caves. De nombreuses autres animations émailleront ce week-end, à commencer par la présentation par Christian Riehl du livre « Alsaciens dans le monde - 100 parcours remarquables » (éditions du Signe), une conférence de Simone Morgenthaler sur la gastronomie alsacienne dans le monde, un concours de la meilleure tarte aux pommes d’Andlau, un apéritif au Cellier de la Seigneurie, un marché du terroir, des stands sur la gastronomie, des artisans, des bars, des restaurants, des animations musicales et un grand bal dans la cour de la Seigneurie d’Andlau.

Salon des vins des vignerons de la Couronne d'or

Un verre de vin, une tranche d'histoire

Vigne

Publié le 25/08/2016

Quel est le point commun entre la guerre des Gaules et les vignerons de la Couronne d’or ? Le château d’Osthoffen, bien sûr. « Lorsque Jules César a conquis l’Alsace, vers 50 avant JC, les Romains ont établi un camp romain au sommet de la colline du Scharrach, à 5 km du château », explique le baron Philippe Grouvel, l’actuel propriétaire du château d’Osthoffen. Les camps romains avaient tous des tours de guet pour signaliser les incursions de bandes armées. La tour de guet qui devint plus tard le château d’Osthoffen était située à l’est du camp du Scharrach, ce qui a donné son nom au village. Son pendant à l’ouest était Westhoffen, où il ne reste que les vestiges d’une fortification. Le site a évolué au cours du premier millénaire, mais on trouve très peu de traces dans les archives, « tout juste quelques pièces de monnaie du IVe siècle ».

Faisons un saut de douze siècles. La forteresse d’Osthoffen est construite au XIIe siècle sur l’ancien fort romain, suivant le dessin d’origine. « Pour moi, un mystère subsiste : aux XIe et XIIe siècles, l’Alsace se couvre de forteresses de plaine. Quel danger menace ses habitants pour expliquer cette frénésie bâtisseuse ? » Ces châteaux ont quasiment tous disparu, souligne Philippe Grouvel.

Le château d’Osthoffen n’est pas un « Wasserschloss », explique Philippe Grouvel. « Les Romains entouraient leur camp militaire de douves sèches. Le château a été construit comme un château de plaine et il n’y a jamais eu d’eau dans les fossés. Si on mettait de l’eau dans les douves, tout s’écroulerait car les fondations du château sont peu profondes. » Ces douves sont encore visibles de nos jours.

Détruit au XVe siècle

Le château est resté une forteresse jusqu'au XVe siècle. Il est alors détruit par l’évêque de Strasbourg, à l’issue d’une bataille de dix jours. Pendant un siècle, le château d’Osthoffen reste à l’état de ruines et une partie est démontée pour bâtir le village. C’est l’architecte Jost Von Seebach qui le reconstruit, à la fin du XVe siècle. Il le dote de deux frontons Renaissance rhénan.

Au début du XVIIIe siècle, la famille du baron von Zuckmantel, ambassadeur de Louis XV à Venise, procède à des embellissements : les courtines fermant la cour intérieure sont abattues, la façade est percée de magnifiques fenêtres croisées à la française. Mais à la Révolution, le donjon et sa tour d’escalier sont abattus, de même que les deux sommets des tours.

Des travaux de restauration considérables

Dès lors, le château change plusieurs fois de main. Jusqu’en 1817, où il est racheté par le général vicomte François Grouvel qui est marié à une Alsacienne et devient gouverneur militaire de Strasbourg sous la Restauration. Son fils Jules Grouvel entreprend, avec son frère Léon, propriétaire de la Banque d’Alsace en 1872, de considérables travaux de restauration : il relève le donjon, construit un pont en pierre et remeuble le château.

Durant la guerre de 1914-1918, le château faillit être vendu par le séquestre allemand. Au retour de l’Alsace à la France pendant l’entre-deux-guerres, des perfectionnements techniques modernes sont apportés : eau courante, téléphone, etc. Mais il subit de graves dommages durant la Seconde Guerre mondiale : pillage par les Allemands, destruction des archives familiales, etc. Le propriétaire, François Grouvel, est prisonnier des Allemands pendant cinq ans et ses biens séquestrés, vendus ou détruits. La reconquête de l’Alsace amène d’autres dégradations par les troupes de la libération…

Un tel édifice ne peut vivre que s’il existe une activité permettant de l’entretenir, explique Philippe Grouvel. C’est pourquoi le châtelain a développé une activité de chambres d’hôtes et de réceptions. Il loue ses sept chambres à une clientèle presque exclusivement étrangère. Comble de l’histoire, de nombreux Allemands séjournent au château. « Je fais en sorte qu’ils se sentent à l’aise. »

D’avril à octobre, le chapiteau installé dans le parc du château permet d’accueillir des mariages, des événements d’entreprises, dans un cadre exceptionnel. « Pour gérer ces activités, il me fallait un professionnel de pointe », explique Philippe Gouvel. C’est pourquoi il a conclu un partenariat avec Kieffer Traiteur Réception, il y a cinq ans. « Un partenariat qui tient la route », estime le châtelain.

Un week-end, 19 rendez-vous

Du 9 au 11 septembre, le château d’Osthoffen accueillera le salon des vins de la Couronne d’or (prix d’entrée 7 €). Objectif de cette manifestation d’envergure : promouvoir le vignoble de la Couronne d’or et les vins de ses vignerons. Elle contribuera aussi à la notoriété de l’association des vignerons de la Couronne d’or, qui regroupe 19 producteurs et 19 communes viticoles. D’où l’idée de proposer 19 rendez-vous durant ces trois jours. 

Dégustations, séances d’initiation, conférences, rencontres avec les vignerons, marché du terroir, expositions, animations pour les enfants, le programme est dense. Il est constellé de plusieurs temps forts, comme la soirée spectacle vin et fromage du vendredi soir avec Bernadette et Jean-Claude, ou le brunch musical du dimanche matin (sur réservation). Sans oublier les visites guidées du château par le baron Philippe Gouvel.

Concours charolais 2016

L’espion et la fougue

Élevage

Publié le 25/08/2016

Agglutinés autour du ring, les visiteurs sont ébahis en découvrant ces taureaux au gabarit impressionnant, ces vaches à la belle robe blanche et ces veaux au tempérament fougueux. Ce que la plupart d’entre eux ignorent, c’est qu’ils ont devant leurs yeux l’élite de la race charolaise en Alsace. Mais François Robergeot, animateur du herd-book charolais, rectifie le tir. Il explique que dans la race charolaise, on recherche avant tout un équilibre entre aptitude bouchère et qualités maternelles.

Lynx, un veau qui a « tout pour plaire »

Le concours débute par les veaux mâles, répartis en trois sections. D’emblée, l’animateur souligne l’excellent travail de préparation des éleveurs sélectionneurs alsaciens. Dans la première section, Moogly, du Gaec du domaine du charolais à Forstfeld, est incontestablement le plus harmonieux. De l’avis du juge, Julien Demongeot, « il présente les meilleures qualités de race, avec un très beau carré de bassin, une viande bien descendue, une finesse de peau garante d’une bonne qualité de viande, et des aplombs parfaits, gage de longévité. » C’est ce qui lui vaut d’être sacré prix d’honneur jeune veau.

Dans la deuxième section, Lynx, du Gaec du domaine du charolais, s’impose : « Démarche, expression, finesse d’os et de peau, beaucoup de viande dans son aloyau, il a tout pour plaire. » Dans la troisième section, Mistral, appartenant à Yvette Philipps d’Oberroedern, se classe premier. « Il a un bassin bien fait et une belle largeur de hanche », déclare le juge. L’épaisseur du dos (où se logent le faux-filet et les entrecôtes) et du bas de cuisse (tende de tranche) atteste de ses qualités bouchères, explique François Robergeot.

Les jeunes taureaux prennent leur suite dans le ring. « 85 % de la reproduction se fait en monte naturelle. La mission de l’organisme de sélection est d’affiner le choix de reproducteurs par l’indexation, les pesées, les pointages, l’évaluation génétique et, plus récemment, la génomique », indique François Robergeot. Pendant ce temps, le juge fait son choix, secondé par Héloïse Viky, elle aussi venue de Haute-Saône. C’est Leeder, de Florent Seemann à Westhouse-Marmoutier, qui prend la tête du classement. « Un animal plus grand que son concurrent, très maigre pour l’instant, mais prometteur au niveau de la viande. »

Espion, un taureau « pas loin de l’exception »

C’est ensuite au tour des « poids lourds » de cette compétition, Espion et Épisode, d’entrer en scène. « Deux taureaux classés RVS qui ont produit énormément de veaux dans différents élevages », précise l’animateur. Des taureaux à l’apogée de leur maturité, habitués des concours… et des récompenses. Épisode a un bassin très plat, très large, « c’est un taureau vraiment exceptionnel pour faire des femelles ». Mais aujourd’hui, Espion est plus frais, « c’est pour cela que je l’ai classé premier de cette section. Il a de très belles qualités de race. Il n’est pas loin de l’exception, avec une belle arrière-main, une viande bien descendue à l’arrière de la cuisse, de solides aplombs, une belle démarche. Il correspond bien à l’orientation actuelle de la race », confirme le juge. À l’heure de désigner le prix d’honneur taureaux, c’est Espion qu’il choisit. Il lui attribue également le grand prix d’honneur mâles.

Des femelles au bassin « exceptionnel »

Place aux charolaises, à présent. Chez les veaux femelles de moins de 6 mois, c’est Mouture, d’Ernest Hoeffel à Walbourg, qui s’impose. « Elle est très harmonieuse dans son développement squelettique et musculaire, et possède de très bons aplombs », indique la juge.

Il y avait deux sections chez les veaux femelles plus âgés. Dans la première, Lys, du Gaec du domaine des charolais, a la préférence du juge. Sa largeur aux hanches exceptionnelle fait la différence. Dans la deuxième, Lara l’emporte devant sa sœur Lancette, toutes deux du Gaec du domaine des charolais. « Des animaux prometteurs, qui pourront participer à des concours reconnus et nationaux. » Lara est une femelle « exceptionnelle, très longue, très harmonieuse. » Le juge attire l’attention du public sur « la fontaine aux oiseaux », cette gouttière qui caractérise des animaux ayant « beaucoup de viande, et bien placée ». Les juges ont un instant d’hésitation avant d’attribuer le prix d’honneur veau femelle à Lara. Mais elle l’emporte finalement grâce à « sa très belle tenue, son bassin exceptionnel, sa peau fine et souple ».

Chez les génisses de moins de 24 mois, Ludique SC (souche sans cornes), d’Hubert et Thierry Kolb, se distingue par son bassin. Chez les génisses plus âgées, Juvénille l’emporte haut la main… Facile, elle est la seule de sa section. Une génisse pleine, prête à vêler. « C’est une très belle femelle d’élevage, rectiligne dans son dos, avec de très bons aplombs. » À l’heure d’attribuer le prix d’honneur génisses, le juge choisit cependant Ludique SC.

Les vaches suitées ferment le ban de ce concours. Fougue, du Gaec du Wangenberg (Hild-Karcher) à Wasselonne, « une très bonne vache avec un bassin bien long et un très bon dos » et, ce qui ne gâche rien, un veau très beau. Le juge a souligné ses omoplates très éclatées, ce qui atteste d’une belle largeur. Par ailleurs, « l’équilibre entre la hanche et le trochanter est optimal, ce qui garantit une belle masse musculaire pour un bon rendement en viande ». Des qualités qui lui valent d’être sacrée grand prix d’honneur femelles.

Famille Pfister à Wingersheim

« Le houblon est notre culture phare »

Cultures

Publié le 18/08/2016

Dans la famille Pfister, il y a le père. Hubert Pfister s’est installé en 1976, à titre individuel. À l’époque, l’exploitation était très diversifiée : houblon, tabac, céréales, sans oublier un atelier porcin. « J’ai arrêté la culture du tabac en 1996, puis l’élevage porcin, pour développer le houblon. » Son épouse est salariée de l’exploitation.

Le fils aîné, Yves, âgé aujourd’hui de 21 ans, s’est installée en 2011. À cette époque, la filière houblon était en crise, faute de débouchés suffisants. « Pour éviter la galère, je me suis installé de mon côté. J’ai choisi de construire deux bâtiments de 500 m2, pour une production de 9 000 poulets par bâtiment », explique-t-il. Il travaille en partenariat avec les Volailles René Meyer. Cette société, implantée à Wingersheim, se consacre depuis plus de cent ans à l’élevage, à la transformation et à la commercialisation des volailles et dispose d’un abattoir et d’un atelier de découpe modernes, disposant de l’agrément CEE, ainsi que d’équipements frigorifiques récents et performants lui permettant d’assurer un respect de la chaîne du froid optimum. L’entreprise a lancé récemment une nouvelle filière, le poulet Natur’al, un système d’élevage dans lequel les volailles disposent d’un jardin d’hiver. Chez René Meyer, on ne lésine pas avec le bien-être ! C’est ce qui lui a valu de décrocher, tout récemment, un Poulet d’or décerné par l’ONG CIWF.

Le fils cadet, Marc, 26 ans, s’est installé récemment en Gaec avec son père. Son projet d’installation s’appuie sur le développement du houblon et l’implantation de nouvelles variétés qui sont recherchées par les acheteurs. « C’est une culture qui nous convient », explique Marc. Son père ajoute : « Aujourd’hui, nous comptons 24 hectares de houblonnières, avec huit variétés ». Le reste de l’assolement se partage en maïs, blé et colza.

Contrairement à d’autres cultures, la campagne houblonnière s’est bien déroulée, mis à part les attaques de mildiou, de mai à fin juin, qui a nécessité deux traitements supplémentaires. « Par contre, il n’y a presque pas eu de pucerons », indique Hubert Pfister. Les houblonniers s’attendent donc à une récolte normale, voire bonne.

Concours départemental de labour du Bas-Rhin

Accrobranche dans le houblon

Cultures

Publié le 18/08/2016

Le houblon, c’est un peu le haricot magique alsacien, avec ses immenses lianes montant jusqu’au ciel… ou presque. Et s’il vous prend l’envie, comme le petit Jack du conte anglais, de grimper à son sommet, pas de souci ! Essayez-vous à l’accrobranche, avec la structure déplaçable du Parc Aventure de Brumath. Perspective décoiffante garantie !

Plus terre à terre, pour ceux qui ont envie d’approfondir leurs connaissances sur ces petits cônes qui parfument si agréablement nos bières préférées, les organisateurs ont tout prévu. La famille Pfister vous dévoilera les secrets de cette culture de A à Z. « De la taille à la récolte, des panneaux informatifs expliqueront chaque étape de cette culture », indiquent Yves et Marc Pfister. Les visiteurs pourront également se familiariser avec le matériel spécifique à cette culture « hors normes », la cueilleuse, l’arracheuse, le pulvérisateur, ainsi que le séchoir, dimensionné pour traiter l’ensemble de la production.

À Wingersheim, la récolte aura un peu d’avance…

À quelques jours du démarrage de la récolte, prévu pour la fin du mois d’août, des démonstrations de cueillette compléteront le tableau. À l’ancienne, pour faire revivre les gestes d’autrefois, mais aussi actuelle, entièrement mécanisée. Eh oui, l’agriculture a évolué, c’est l’occasion idéale pour se rendre compte de sa modernité.

« À la fin du circuit, nous proposerons trois bières élaborées avec des houblons alsaciens. Nous nous sommes associés avec les brasseries de la région, Meteor, La Licorne et Kronenbourg, qui se fournissent tout au long de l’année en houblon alsacien », explique Yannis Baltzer, président des Jeunes Agriculteurs du canton de Hochfelden. Par ailleurs, la société Armbruster Frères, présente sur le site, communiquera sur la filière orge de brasserie qu’elle a mise en place.

Un peu plus loin dans le village, l’association Au cœur des houblonnières d’Alsace présentera le programme d’animations qu’elle organise tout au long de l’été, des visites de houblonnières en remorque aménagée et attelée à un tracteur, suivies d’une dégustation de bières.

Protection du grand hamster d’Alsace

Le dernier lâcher de l’année

Cultures

Publié le 08/08/2016

Chaque année, la mission hamster de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) procède à des opérations de renforcement des populations les plus fragiles par des lâchers de hamsters d’élevage, mis à disposition par l’association Sauvegarde Faune Sauvage. En 2016, près de 500 hamsters ont été relâchés dans la nature, dans des secteurs dont l’habitat a été amélioré par des mesures agrienvironnementales. Trois zones d’action prioritaires, situées au sud-ouest de Strasbourg, ont été délimitées, celles d’Obernai, de Geispolsheim et d’Elsenheim-Jebsheim.

L’espèce est présente dans une quinzaine de communes alsaciennes. L’équipe de l’ONCFS est chargée du suivi des populations sauvages de grand hamster d’Alsace. « Nous recherchons des espèces dans l’intégralité des 30 communes qui font partie de la zone de protection stricte (ZPS) », indique Julien Eidenschenck, chef de projet hamster et chargé de coordination LIFE Alister. 400 terriers ont été dénombrés cette année. Un chiffre comparable à 2014, mais en nette progression par rapport à 2015 où il n’en restait que 224, vraisemblablement à cause des conditions climatiques très particulières de l’an dernier, avec un été caniculaire. L’impact du climat est prédominant sur l’évolution des populations, explique Julien Eidenschenck. « L’an dernier, avec la sécheresse persistante, les hamsters n’allaient pas bien du tout. Ce sont des animaux qui ont besoin de verdure pour trouver de la fraîcheur. D’où l’idée des couverts végétaux qui restent verts toute l’année. »

Selon les techniciens de l’ONCFS, un hamster sur deux a une chance de survivre et arrive à faire une ou deux portées. La monoculture du maïs et les conditions climatiques ne sont pas les seuls responsables de cette hécatombe : ils sont aussi victimes des prédateurs, oiseaux de proie, renards, martres, moyens-ducs, etc. C’est pourquoi il faut éviter que le sol reste nu une partie de l’année.

Un couvert végétal bien pensé

On observe une stabilité des populations de hamsters depuis cinq ou six ans. « Ce n’est certes pas satisfaisant, vu le nombre de partenaires impliqués et les efforts déployés. Mais l’érosion semble stoppée et le nombre d’agriculteurs engagés dans le programme est en augmentation. Ils expérimentent de nouvelles techniques agronomiques, sur la base des études menées par le CNRS » (lire aussi notre article paru en page 7 du 15 juillet 2016).

Les journalistes ont pu le constater de visu sur les deux parcelles de lâcher, où des terriers artificiels avaient été préalablement creusés. En plein milieu de ces parcelles de blé non récolté, un couvert végétal d’alimentation a été implanté en bandes de 4 mètres de large. Un couvert végétal soigneusement choisi, composé de vesce, de tournesol et de radis fourrager, à la lumière des travaux du CNRS réalisés dans le cadre du projet LIFE Alister. Ces espèces sont favorables au lâcher car les plantes resteront vertes durant l’été, offrant au hamster une protection contre la sécheresse estivale et lui apportant des protéines (vesce) et des acides gras (tournesol), un complément nutritif favorable à la reproduction. Son implantation a été réalisée par Marius Rhinn, agriculteur exploitant ces deux parcelles, avec le semoir de semis direct acquis par la Cuma de la Plaine dans le cadre des mesures agroenvironnementales.

Cet essai est conduit par Annabelle Revel, ingénieur des travaux, chargée d’études pour le plan national d’actions (PNA) en faveur du grand hamster, en partenariat avec Tristan Robert, conseiller du service environnement innovation de la Chambre d'agriculture d’Alsace. Il fait l’objet d’un protocole d’évaluation agronomique de la méthode d’implantation des bandes d’alimentation. Pour leur implantation, Marius Rhinn a utilisé le savoir-faire technique développé dans le cadre du projet LIFE Alister.

LIFE Alister : enrichir le PNA

Le projet LIFE Alister s’inscrit dans une démarche complémentaire et innovante de ces actions. Il a pour rôle de consolider et renforcer les résultats obtenus, en faisant remonter les populations grâce aux lâchers de hamsters et en améliorant les conditions de vie grâce aux cultures favorables à cet animal. Par ailleurs, il s’agit de rendre durable les effets de ces actions de préservation grâce à la mise en place de pratiques qui puissent concilier les intérêts liés à l’environnement et à l’économie. Ce projet associe plusieurs partenaires : la Chambre d’agriculture d’Alsace, le CNRS, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage,
le Gepma, Actéon, et la Région Grand Est, chargée de coordonner ce projet.

Jeunes Agriculteurs. Canton de Truchtersheim

Ferme Saint-Ulrich : du pis au pot

Élevage

Publié le 08/08/2016

« Mon père, Patrick Messer, s’est installé en 1985 sur la ferme familiale avec son frère Hubert, explique Julien Messer, membre des Jeunes Agriculteurs du canton de Truchtersheim. Mais 10 vaches laitières et 10 ha de terres, ce n’était pas suffisant pour faire vivre trois familles. Alors, ils se sont lancés dans la transformation et la vente directe pour dégager davantage de revenus. » En 1992, ils ont réalisé une sortie d’exploitation, avec un premier bâtiment et un atelier aux normes. L’objectif était d’élever 40 vaches laitières.

« En 2006, mon oncle a quitté l’EARL pour entrer au Comptoir agricole. Dès lors, mes parents ont travaillé avec des salariés jusqu’en 2012, année de mon installation. Nous avons construit une nouvelle étable équipée d’un robot de traite et avons augmenté le cheptel à 70 vaches laitières. » Le bâtiment, d’une superficie de 3 200 m2, a été conçu pour accueillir deux robots, mais pour l’instant, une partie est utilisée pour le stockage du matériel et de la paille. 100 places sont aménagées, dont 70 pour la production et 30 pour la préparation au vêlage. « Nous ramenons les génisses dans l’étable trois mois avant le vêlage pour les habituer au couchage et au raclage automatique. »

Confort et automatisation

Les logettes creuses paillées ont permis de réduire considérablement la consommation de paille. « Nous utilisons un mélange de paille, de chaux et d’eau pour faire un matelas confortable, dans le but de prolonger la longévité des vaches laitières. Les vieilles vaches font plus de matière grasse et de taux protéique, ce qui est important pour la fabrication de produits laitiers. » La doyenne est née en 1999 !

Le robot, un Lely Astronaut A4, a été mis en route le 5 août 2014. Un robot repousse fourrage Juno permet de repousser l’aliment plusieurs fois par jour, et ainsi de répartir le flux des vaches au robot. Une cage de contention Wopa a également été installée pour améliorer la sécurité des salariés lors de la manipulation des animaux, tandis qu’une brosse Luna participe au confort des vaches. « L’ancien bâtiment d’élevage a été transformé pour accueillir la nursery et les génisses », explique Julien Messer.

« Nous sommes en train d’agrandir l’atelier de transformation et de le mettre aux nouvelles normes. Le premier avantage de ces investissements, c’est de réduire la pénibilité du travail des salariés, grâce à la climatisation, aux ponts pour transférer le lait depuis le tank à lait, et aux chambres froides qui permettent d’agrandir les cycles de production. Nous avons également mis les installations aux normes vétérinaires, pour respecter la marche en avant du produit. » Actuellement, la ferme Saint-Ulrich transforme les deux tiers de sa production qui s’élève à 650 000 litres. Les 250 000 l restants sont livrés à Alsace Lait. « À terme, nous aimerions transformer l’ensemble de notre production », confie Julien.

Un goût du lait constant

La surface agricole est de 43 hectares, dont 7,5 ha de blé, 7,5 ha de betteraves sucrières, 16 ha de maïs, le reste étant en prairies. « Notre gros souci, aujourd’hui, c’est l’autonomie fourragère : nous sommes obligés d’acheter 7 à 8 ha de maïs sur pied pour alimenter les animaux. Acheter du foin ou du maïs ensilé génère un coût énorme. » Lorsqu’on fait de la transformation, il faut un goût du lait constant, explique Julien. C’est pourquoi la ration n’a pas changé depuis dix ans. Elle se compose de maïs ensilage et de pulpe de betterave surpressée, auxquels s’ajoutent la luzerne déshydratée et les concentrés. « Nous sommes passés depuis deux mois à des concentrés non OGM pour répondre aux attentes des clients. » Julien Messer partage les tâches dans l’étable avec sa compagne, Laure. Il s’occupe aussi des cultures, même si certains travaux agricoles sont réalisés par une entreprise. « La fenaison est faite en combiné avec mon voisin », précise Julien. Lui-même essaie de dégager du temps pour se familiariser avec la transformation et la vente.

400 000 l de lait sont transformés chaque année par la ferme Saint-Ulrich et revendus sur les marchés, dans les petites épiceries, les grandes surfaces, ainsi que dans le magasin de producteurs Hop’la à Oberhausbergen. La gamme de produits proposés est large : yaourts nature, aromatisés, aux fruits, flans, riz au lait, crèmes dessert, fromage blanc battu, à l’ail, sur coulis, crème fraîche, beurre, lait cru entier, pasteurisé et écrémé, etc. L’entreprise, dirigée par Patrick Messer, emploie 25 salariés, soit 15 équivalents temps plein.

La ferme Saint-Ulrich souhaite développer les visites à la ferme. La prochaine aura lieu le 12 août à 14 h (sur réservation au 06 82 30 89 33). D’une durée d’une heure et demie, elles permettent au public de découvrir l’activité d’élevage, d’obtenir des réponses à toutes ses interrogations et de déguster les produits laitiers au cours d’un goûter. « Ouvrir nos fermes, c’est le meilleur axe de communication pour faire passer nos messages. Régulièrement, des écoles, des groupes d’agriculteurs, mais aussi nos clients, viennent nous voir. Établir le contact avec les consommateurs, c’est primordial quand on fait de la transformation et de la vente directe. »

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