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machinisme/agroéquipement

Publié le 20/04/2018

Clinique Électro Diesel distribue le tracteur Vitrac. Un nouveau concept de tracteur articulé à très bas centre de gravité et pneus basse pression, qui séduit en Italie et Autriche. Et conçu par des vignerons.

D’un gabarit plutôt de tondeuse autotractée, le Vitrac s’inscrit dans un nouveau concept de tracteurs viticoles articulés, à très bas centre de gravité et pneus basse pression, plutôt légers, de l’ordre de 750 kg ! De quoi laisser respirer les sols et augmenter le garde-manger pour les vignes. Le principe séduit et intéresse les vignerons. Pour preuve, l’exemple d’Étienne Goettelmann à Châtenois avec son Lederer pour traiter. Avec le Vitrac, on est sur un tracteur développé par un consortium de dix vignerons du sud Tyrol et qui répond donc précisément aux contraintes des vignes étroites (à partir de 80 cm d’écartement) et en pente, des viticultures à haute valeur ajoutée. C’est Clinique Électro Diesel à Sélestat qui a décroché la carte, réputée avec son atelier de maintenance performant. Le Vitrac est propulsé par un moteur Kohler 4 cylindres de 32 ch. L’ensemble répond à toutes les normes UE. Doté d’une transmission hydrostatique à variation continue jusqu’à 11 km/h, le Vitrac se pilote au Joystic, l’autre Joystic servant aux outils puisque ce tracteur embarque 4 double-effets. Avec un triangle trois points, on peut l’atteler à la plupart des outils broyeurs, épampreuse, mât, rogneuse, faucheuse satellites, animés par hydraulique. Tout un matériel spécifique est aussi conçu par Vitrac : un pulvérisateur, un semoir de semis directs, des tondobroyeuses, dumper… Notons que le Vitrac est équipé de quatre freins à ressort, un dans chaque roue arrière, assurant un arrêt quand le joystick de commande est relâché, quand le poste de conduite est abandonné ou quand le moteur diesel est à l’arrêt. D’une longueur de 2,25 m, le Vitrac tourne sans manœuvre pour engager des rangées de 1,30 m d’écartement. Enfin, il faut compter 40 000 à 55 000 €, selon les options, pour ce tracteur promis à un bel avenir.

Établissements Balthazard à Orbey

Le retour des portes ouvertes

Publié le 20/04/2018

Du 13 au 15 avril dernier, les établissements Balthazard, situés à Orbey, ont organisé leurs portes ouvertes, deux ans après la précédente édition. Trois jours de démonstration, d’échanges et de convivialité avec les visiteurs autour du parc matériel de l’entreprise qui va des tracteurs spécialisés pour les exploitations de montagne aux matériels de travaux forestiers, en passant par les outils de fenaison et de pressage.

Les établissements Balthazard, à Orbey, ont organisé leurs portes ouvertes du 13 au 15 avril dernier. Cela faisait deux ans qu’une telle manifestation n’avait pas eu lieu. « Cette année, on a voulu changer un peu la formule », explique Patrick Balthazard. La durée, déjà, puisque les portes ouvertes de cette année ont eu lieu du vendredi au dimanche, et non plus du lundi au vendredi comme auparavant. Une manière de toucher plus d’agriculteurs, pas forcément disponibles pendant la semaine. Ensuite, les établissements Balthazard se sont associés aux Jeunes Agriculteurs du canton pour gérer toute la partie restauration-boissons. Un « plus » qui permet d’alléger la charge de travail des organisateurs. De quoi dégager du temps pour présenter l’important parc matériel de la concession. À commencer par la série 6 des tracteurs Deutz Fahr qui s’échelonnent de 120 à 215 ch. Des modèles à variation continue qui bénéficient de l’exclusivité d’un frein sur la boîte de vitesses. Une option « idéale pour la montagne et le transport », tient à souligner Patrick Balthazard. En effet, ce système de freinage hydraulique baptisé « HEB » assure une sécurité maximale pour les topographies accidentées. Ainsi, lorsque l’utilisateur actionne la pédale de freinage, le système hydraulique va effectuer une montée en pression, le ventilateur Evisco va fonctionner à son régime maximal et le rapport de transmission va, si possible, être peu à peu réduit. Afin d’empêcher un dérapage de l’essieu arrière, les quatre roues motrices sont également engagées. Cette sécurité dans les endroits les plus escarpés est renforcée par la présence du frein de stationnement hydraulique « HPB » qui est entièrement intégré dans la transmission. Ainsi, le frein de stationnement est libéré par la pression hydraulique et garantit une sécurité supplémentaire pour l’utilisateur. L’autre marque mise en avant lors de ces portes ouvertes est le tractoriste Same avec la série Virtus et la série Frutteto dédiée à l’arboriculture et à la vigne. Une machine qui bénéficiera prochainement de l’ajout de la variation continue. « Nous présenterons ce nouveau modèle lors de la Foire aux vins de Colmar », annonce Patrick Balthazard. Tout comme le nouveau Lintrac 110 de la marque Lindner, qui reprendra la variation continue et les quatre roues directionnelles du Lintrac 90. Le Terratrac TT 280 d’Aebi était aussi à l’honneur. Ce tracteur de 109 ch spécialisé pour les fortes pentes dispose d’une transmission hydrostatique. « Et de nombreux points ont été améliorés suite aux remontées des clients », précise Patrick Balthazard. La concession familiale ne se limite pas au matériel agricole. Au côté des tracteurs, du matériel de fenaison et de pressage de Kuhn et Pöttinger, les nombreux visiteurs ont pu découvrir deux marques de télescopiques (l’Italien Dieci et l’Allemand Schäffer), et surtout une large gamme de matériels forestiers de la marque alsacienne AMR. « Cela fait plus de vingt ans qu’on commercialise leurs produits. Mais c’est la première fois qu’ils sont présents directement à nos portes ouvertes », ajoute Patrick Balthazard. Cette marque, bien développée en France et numéro 1 en Allemagne, a notamment fait des démonstrations de certains de ses outils comme la scie circulaire à tambour.

Publié le 14/03/2018

L’entraide agricole existe depuis que l’homme a commencé à cultiver des plantes. À l’heure de l’explosion des solutions digitales, une nouvelle forme d’agriculture collaborative voit le jour, l’agriculture en réseau, ou cofarming. Rencontre avec Laurent Bernede, cofondateur de WeFarmUp, une plateforme collaborative de location de matériel.

EAV : Pourquoi avoir créé WeFarmUp ? Laurent Bernede. Acquérir du matériel génère toujours une dette, qu’elle soit individuelle ou collective, comme dans une Cuma. Le problème, c’est que cet endettement entraîne des annuités qui sont fixes, face à un revenu nettement plus fluctuant. L’idée, avec WeFarmUp, c’est d’apporter une dose de variabilité dans les charges de mécanisation en allant chercher un matériel seulement quand on en a besoin. Il s’agit donc d’un outil qui procure un nouvel élément de compétitivité, grâce à la mise en réseau d’utilisateurs. EAV. Et ça fonctionne ? LB. Il y a trois principaux postes de charges en agriculture : les machines, les terres et les intrants (génétique, produits phytosanitaires…). Sur ce dernier poste, essayer de faire des économies peut s’avérer dangereux car cela fait courir un risque. Sur le second, notre outil de travail, c’est très difficile d’économiser ! Reste le premier poste, sur lequel il est possible d’amener de la variabilité, en apportant davantage de flexibilité dans le pilotage du parc matériel. C’est encore plus vrai avec l’essor des nouvelles techniques de production. EAV. C’est-à-dire ? LB. Prenez un strip-tiller ou un semoir de semis direct. Vous avez peut-être envie de faire des tests pour déterminer si c’est un matériel qui vous convient, vu l’investissement que cela représente ! Avec WeFarmUp, vous pouvez en louer un près de chez vous. Au lieu de payer un outil 40 000 €, vous allez le payer 50 €/ha, par exemple. En plus, certains agriculteurs proposent de vous accompagner lors de la prise en main. Vous gagnez aussi du temps d’apprentissage ! EAV. Comment WeFarmUp se positionne face aux Cuma, ETA, concessionnaires agricoles ? LB. WeFarmUp est ouvert à tous les professionnels, qu’ils soient Cuma, ETA, concessionnaire, agriculteur… C’est un outil qui permet de démultiplier l’offre, au service des agriculteurs, qui ont tous des besoins différents. Chacun peut participer en mettant à disposition du matériel sous-utilisé. Pour les Cuma, les ETA, WeFarmUp constitue donc une vitrine supplémentaire. Elles ont la possibilité de créer une page entreprise sur notre site, avec des photos, des vidéos, une description, le catalogue de leur matériel disponible, la liste des certifications dont elles disposent… Cette page sera liée à une URL spécifique. EAV. Concrètement, comment se passe un échange sur WeFarmUp ? LB. WeFarmUp est une plateforme web qui reprend les codes de l’économie collaborative, dans laquelle les offreurs sont aussi demandeurs. Pour mettre son matériel en location, il faut s’inscrire puis publier une annonce en renseignant différents critères : caractéristiques techniques de l’outil, photo, tarification, s’il s’agit d’une location ou d’une prestation avec l’expert qui va avec… Pour fixer le prix de location, nous proposons un guide de prix. Pour trouver un matériel, il suffit d’en taper les caractéristiques dans un moteur de recherche. La réservation une fois effectuée, le paiement s’effectue en ligne. Le prélèvement n’est réalisé que si la location est acceptée par l’offreur. Et le paiement est stocké jusqu’à la fin de l’échange. Les deux utilisateurs prennent contact pour définir les modalités de l’échange. WeFarmUp envoie des contrats de location, des états des lieux et une attestation d’assurance. Encore plus simple, il est possible d’utiliser une application mobile qui génère le contrat de location, réalise l’état des lieux et fait signer les utilisateurs. Le locataire remet le chèque de caution au propriétaire. Une fois la location terminée, ils réalisent ensemble l’état des lieux de fin de contrat et le propriétaire rend le chèque de caution au locataire. Le propriétaire est alors payé, et chacun des utilisateurs reçoit les factures correspondantes. EAV. Malgré ces précautions, certains craignent de récupérer du matériel dégradé… LB. Effectivement, les principaux freins évoqués sont l’usure du matériel, la casse. Or toutes les locations sans chauffeur effectuées sur WeFarmUp sont assurées par Groupama. Et, en deux ans d’existence, nous n’avons eu à effectuer aucune déclaration de sinistre. En outre, à l’issue de l’échange, l’offreur et le demandeur peuvent s’évaluer. Ils ont donc tout intérêt à ce que l’échange se passe bien. Et c’est ce qu’on constate sur le terrain. Ce sont souvent des gens qui ne se connaissent pas. Donc, l’échange de matériel est un vecteur de rencontre. EAV. Comment gérez-vous les pics de demande de matériel, comme les semoirs lors des semis, les faneuses à la fenaison ? LB. Nous avons voulu vérifier cette affirmation qui dit qu’« on a tous besoin du matériel au même moment ». En partenariat avec Arvalis-Institut du végétal, nous avons effectué un carottage de 30 fermes sur un territoire en région toulousaine, en référençant leur parc matériel et en enregistrant les périodes d’utilisation de chaque outil. Sur ces 30 exploitations, 20 possèdent un semoir monograine. En 2016, lors de la journée où un maximum de semoirs étaient utilisés en même temps, il y en avait six qui tournaient. Ce qui signifie que les 14 autres représentent une réserve de compétitivité inexploitée. En fait, les plages d’intervention sont plus importantes que ce qu’on imagine.

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