Fleurs

Fleurs et plantes d’Alsace

Des couleurs et des saveurs !

Publié le 10/05/2017

Le roi des balcons d’Alsace est de retour, avec le lancement de la nouvelle saison de l’Elsass Géranium, pimentée de nouveautés, présentées par la filière Fleurs et Plantes d’Alsace le 3 mai dans l’entreprise horticole Barthel à Dorlisheim.

Rose fluo, rouge tradition ou bicolore, la saison de l’Elsass Géranium, la plante phare de la filière horticole alsacienne, a démarré. Elle a été lancée par son président, Christian Romain, à Dorlisheim au sein de l’entreprise familiale horticole Barthel. Entouré de quelques membres de la filière, Christian Romain a salué Marie-Reine Fischer, conseillère régionale et vice-présidente de l’Agence d’attractivité d’Alsace, Vincent Debès, conseiller départemental et président délégué de l’Agence destination Alsace, et Lise Jung, chargée de mission pour le Grand Est. Tendance 2017, tomates et salades s’associent au géranium « Sans géranium il n’y aurait pas eu de fleurissement en Alsace depuis 25 ans », a rappelé Christian Romain. Au fil des saisons, le fleurissement a évolué, mêlant de plus en plus cette plante phare à d’autres. Intégré dans une démarche de qualité initiée par la filière avec l’Elsass Géranium, « le géranium reste la colonne vertébrale de ce fleurissement ». Une nouvelle génération, baptisée millénniale ou Y, se tourne vers un fleurissement axé sur une complémentarité différente, celle de l’utile. Une tendance et une nouveauté 2017 présentées par Claude Barthel. Il a créé des balconnières qui mêlent entre autres, géranium, surfinia, œillet d’Inde avec des plants de tomate, des salades, des fraisiers ou des herbes aromatiques. De différentes tailles, elles permettent d’allier le plaisir visuel coloré à celui de pouvoir manger sa salade ou ses fraises, et d’expliquer aux enfants, comment ça pousse. « Le géranium est le cheval de bataille de l’entreprise depuis plus de 20 ans », a précisé Claude Barthel qui l’a reprise en 1988. En 2010, la première saison de l’Elsass Géranium représentait 10 000 pots, contre 70 000 cette année. L’horticulteur Stéphane Schwartz a présenté quant à lui le nouveau pot de l’Elsass Géranium. Son « décor est plus moderne », et il est à ramener chez l’horticulteur, « le coût de revient du pot biodégradable étant trop cher ». Au centre de cette démarche, reste « la qualité du terreau et de la plante », mise en avant par la filière. Il est important de mettre en exergue « la qualité exceptionnelle de cette plante », car elle représente l’Alsace et « participe à l’attractivité de la région », a souligné Marie-Reine Fischer. Fervente adepte du géranium, dont elle apprécie les « couleurs toujours aussi magnifiques », elle a salué cette nouvelle tendance d’associer le plaisir des yeux et celui du goût. « Une démarche qui devrait inciter les jeunes au fleurissement. » Enfin, elle a félicité les horticulteurs pour leur savoir-faire et leur créativité, et remercié la filière pour son engagement, soutenu par la Région. Des conseils précieux pour bien mixer les plantes Vincent Debès a rappelé que le département a récemment obtenu le label département fleuri de France. Il a évoqué cette évolution du fleurissement vers ce mixte entre fleurs et plantes à consommer, dans sa commune d’Hoenheim devenue « commune nourricière ». Il a souligné l’intérêt des arbres fruitiers colonnaires qui poussent à la verticale en pot, qui étaient également présentés par l’entreprise Barthel. La tendance de ce type d’arbres sur les balcons est de plus en plus présente. Ils peuvent également bien s’insérer dans les espaces collectifs et « l’abeille y trouve aussi son compte », a-t-il précisé. « Ces arbres sont des variétés naturelles », a ajouté Christian Romain. Ils poussent en colonne, avec un tronc se poursuivant sous forme de branche verticale sur laquelle se développent les fruits. Un véritable petit verger à portée de main pour les enfants ! Le choix de ces arbres, tout comme le mélange des plantes nécessitent les conseils d’un professionnel si l’on « ne veut pas être déçu », a insisté Claude Barthel. Il s’agit en effet de bien sélectionner les espèces qui peuvent s’associer : tomate et œillet d’Inde par exemple, « repoussant naturel des pucerons ». Par ailleurs, les différentes variétés doivent être adaptées au contenant, notamment pour les plants de tomate et les salades, avec un terreau de qualité, qui peut être enrichi d’un compost. Le lancement de la campagne de l’Elsass Géranium s’est poursuivi par la visite des 6 000 m2 de serres de l’entreprise Claude Barthel, où l’éclat incomparable des couleurs des géraniums est une belle invitation à un fleurissement créatif et savoureux !

Alsace Destination Tourisme - Horticulteurs et pépiniéristes alsaciens

La nouvelle convention de partenariat est signée

Publié le 26/10/2016

Alsace Destination Tourisme (ADT) la filière horticole alsacienne (Flhoreal), et l’Union régionale des pépiniéristes et horticulteurs d’Alsace (Uphoral) ont profité des dernières Folie’Flore de Mulhouse pour signer leur convention de partenariat pluriannuelle.

Cette convention a pour objectif de faire connaître davantage le rôle des horticoles auprès des communes dans le cadre du label « Villes et Villages fleuris », et des particuliers, par le concours des Maisons fleuries, élargi aux catégories socioprofessionnelles telles que les hôteliers-restaurateurs, les viticulteurs et l’ensemble des prestataires touristiques. La convention a été engagée au titre des années 2016 et 2017 porte sur 16 000 euros d’aides allouées par l’ADT à la filière horticole. Une somme qui permet de financer notamment la campagne de communication autour d’Elsass Geranium, l’espace animation des Folie’Flore 2016 et 2017, des formations pour les communes non labélisées, et diverses manifestations (marché aux plantes du parc zoologique et botanique de Mulhouse, le salon du Jardin et Fête des Plantes, la Fête des plantes d’automne à Schoppenwihr). À noter que pour l’année 2016, un accent particulier a été mis sur la nouvelle catégorie des potagers fleuris. Initialement créé par l’association « Fleurs et Plantes d’Alsace », ce concours vise à récompenser les jardins potagers remarquables d’un point de vue esthétique et présentant une grande diversité de légumes et de fleurs associée. Une « qualité de vie » Le président délégué de l’ADT, Vincent Debes, voit le label « Villes et Villages fleuris » comme une « vraie marque de qualité de vie et d’attractivité des territoires. Fleurissement, développement de la palette végétale et mise en valeur paysagère participent fortement à la qualité du cadre de vie dans nos communes et répondent à une large attente de la population », souligne le président délégué de l’ADT, Vincent Debes. « Le fleurissement sert à tout le monde. C’est une question de qualité de vie », résume pour sa part le président de Flhoreal, Christian Romain. En Alsace peut-être encore plus qu’ailleurs. Depuis plusieurs décennies, le fleurissement des villes et villages - symbolisé par l’emblématique géranium - s’est progressivement inscrit dans le paysage bas-rhinois et haut-rhinois. Et même si le nombre d’entreprises horticoles a chuté d’un tiers ces dix dernières années, la filière conserve un poids économique important : 60 millions d’euros de chiffre d’affaires, 120 entreprises et 800 salariés, soit 5 % de l’emploi agricole en Alsace. Une tendance que tous les professionnels du milieu souhaitent bien évidemment voir perdurer dans les années à venir. D’où l’intérêt pour le président de l’Uphoral, Paul-André Keller, de « développer et réhabiliter le fleurissement » auprès des communes et des consommateurs.

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