Fleurs

Fleurs et plantes d’Alsace

Le printemps, c’est maintenant

Publié le 23/03/2018

Le 20 mars, c’est la journée internationale du bonheur et, cette année, c’était aussi le premier jour du printemps, donc du redémarrage imminent de la haute saison pour les horticulteurs et pépiniéristes regroupés au sein de Fleurs et Plantes d’Alsace. Pour fêter ça, ces derniers ont accueilli le grand public dans leurs établissements.

Mardi 20 mars, premier jour du printemps, l’Alsace s’est réveillée sous les vestiges d’une ultime (?) chute de neige. Pourtant, dans les serres des horticulteurs de Fleurs et Plantes d’Alsace, c’est bel et bien le printemps. Poussez leurs portes et c’est un festival de couleurs et de senteurs qui tranche avec la grisaille et la fraîcheur extérieures. Ce qui n’est pas sans inquiéter les professionnels : les consommateurs sont plus enclins à rester au coin du feu qu’à arranger des jardinières, et la saison a du mal à démarrer : « Je ne sais pas comment on va écouler notre marchandise », constate Claude Barthel, dirigeant de Fleurs Barthel, horticulteur à Dorlisheim. Mais trêve d’inquiétude, les participants à la première édition de la journée officielle du bonheur arrivent. Cette manifestation, décrit Claude Barthel, « c’est l’occasion de lancer la saison du printemps, de faire visiter nos serres différemment, de montrer les étapes qui précèdent le produit fini, pour que les clients puissent voir comment on plante, comment on cultive les plantes qui, bientôt, orneront jardins, potagers et balcons. » Ce n’est pas la foule des grands jours, mais un petit groupe se constitue. Estelle Kaltenbach, originaire de Saint-Pierre, est une cliente régulière de l’établissement. Sa fidélité, elle la justifie par la qualité des produits qu’elle y trouve, et notamment la longévité des géraniums. Un jeu de piste haut en couleur Agnès Mesenbourg, salariée de l’entreprise, présente le jeu imaginé par l’équipe. Il s’agit de cheminer à travers les serres, au gré d’un parcours fléché parsemé d’énigmes à résoudre. Six étapes sont identifiées par des panneaux numérotés. À chacune correspondent une énigme et une solution. Et à chaque solution correspond une pièce de puzzle. Une fois reconstitué en fin de parcours, le puzzle indique un lieu, où les participants reçoivent une récompense. Mais attention, il y a des pièges ! Certaines solutions suggérées ne sont pas les bonnes. Et certaines pièces de puzzle sont donc des pièges. Or la règle du jeu est claire : on ne peut prendre qu’une pièce de puzzle par étape. C’est parti pour une demi-heure de visite. L’occasion de croiser aussi des salariés au travail, de discuter avec eux. C’est le cas du côté des géraniums, où deux personnes s’attachent à enlever les boutons floraux qui apparaissent : « C’est trop tôt pour faire des fleurs. Ils doivent pousser encore un peu », explique une salariée en CDI intermittent. Et d’expliquer qu’elle fait autre choses tous les jours. « C’est un métier très polyvalent », confirme son collègue dans un sourire. Les salariés semblent eux aussi apprécier l’initiative, qui leur permet d’échanger quelques mots avec des inconnus sur leur lieu de travail. Une source d’inspiration et de conseils Sans dévoiler les énigmes, pour ceux qui voudraient encore participer au jeu samedi, sachez que vous aurez besoin de connaissances en dermatologie, en entomologie, en météorologie, en patrimoine local… Et bien sûr en botanique. Les énigmes ne sont pas insurmontables (surtout avec l’aide d’un smartphone), mais pas bêtifiantes non plus. Participer à ce jeu est aussi l’occasion d’enrichir ses connaissances en étymologie et vocabulaire. Savez-vous ce qu’est une plante acaule ? Non ? Alors venez participer ce samedi à la seconde édition du Flower Game, organisé par l’établissement Fleurs Barthel. Surprises, récompense, dialogue et convivialité vous attendent à la fin du parcours. Mardi 20 mars, d’autres professionnels ont joué le jeu un peu partout en Alsace, en accueillant les clients pour un moment de partage et de convivialité. Au programme : distribution de boutures de « nouvelles plantes », semis de radis à récupérer prêts à consommer 30 jours plus tard, tombola… L’occasion aussi pour les visiteurs de glaner des conseils de jardinage autour de boissons et de douceurs. Le service à la clientèle constitue l’atout principal de la profession : « Nous sommes une source d’inspiration et de conseils. La gamme de plantes s’est considérablement étoffée en quelques années. Les conseils d’entretien qui vont avec sont donc devenus indispensables », note Claude Barthel, qui souligne une autre tendance très forte, celle pour les compositions - notamment jardinières - toutes faites. Lui n’est pas sûr d’y gagner quelque chose, car cela requiert beaucoup plus de main-d’œuvre que de faire pousser un lot de géranium. Mais c’est une demande qui émane de consommateurs en quête de gain de temps et à laquelle « il faut répondre ».

Concours des maisons fleuries du Bas-Rhin

Le palmarès de la 58e édition

Publié le 09/01/2018

Voici le palmarès des plus jolies maisons et fermes fleuries du Bas-Rhin en 2017, selon le classement qui vient d’être diffusé par Alsace Destination Tourisme. Maisons avec jardin : 1er prix Antoinette et Richard Klein, Kogenheim ; 2e prix Agnès Hamm, Lipsheim ; 3e prix Martin Hirtz, Sélestat Maisons sans jardin ou appartement : 1er prix M. et Mme Bakatselos, Schoenenbourg ; 2e prix Rémy Wacker, Sessenheim ; 3e prix Annette Hamm, Berstett. Immeubles collectifs (espaces privés extérieurs) : 1er prix Ehpad Bel Automne, Drusenheim ; 2e prix Hôpital Marquaire, maison de retraite de Mutzig ; 3e prix Ehpad de Bouxwiller. Hôtels, restaurants, gîtes et prestataires en accueil touristique : 1er prix gîte Clévacances, Gabie Hatt, Wickersheim-Wilshausen ; 2e prix hôtel-restaurant Logis, au Cheval Blanc, Gabrielle Zinck, Niedersteinbach ; 3e prix restaurant La Petite Auberge, Robert Hubrecht, Le Hohwald ; félicitations du jury : gîte de France de Jacqueline Schunck, Ohnenheim ; hôtel-restaurant Chez Julien, Devant Fouday Fermes, corps de ferme et exploitations viticoles en activité : 1er prix Gérard Linck, Soultz-sous-Forêts ; 2e prix Philippe Grosskost, Wolfisheim ; 3e prix André Graff, Osthoffen Immeubles industriels et commerciaux : félicitations du jury à la station-service Total, Haguenau Potagers fleuris : 1er prix Claude Fischer, Bischheim ; 2e prix Bernard Arnold, Rosenwiller ; 3e prix Francine Hummel, Dieffenbach-les-Woerth Concernant le concours des particuliers, les inscriptions sont ouvertes de début août au 30 septembre de l’année en cours. L’ensemble des habitants des communes des deux départements peuvent concourir par l’envoi de 5 photos numériques auprès d’Alsace Destination Tourisme. Les inscriptions au concours des maisons fleuries peuvent être faites par les communes qui organisent un concours communal et qui pourront faire remonter les meilleures réalisations vers le jury d’arrondissement puis le jury départemental, ou par les particuliers directement. Chaque commune peut présenter sept candidats au maximum (toutes catégories confondues). Pensez à prendre de belles photos durant l’été !

Union des pépiniéristes et des horticulteurs de la région Alsace

« Ne pas subir pour continuer à exister »

Publié le 18/12/2017

Si la question des enjeux des nouveaux modes de consommations a émaillé le rapport moral du président de l’Union des pépiniéristes et des horticulteurs de la région Alsace (Uphoral), ce sont les interrogations des adhérents sur leur place au sein du Grand Est et d’Est Horticole qui ont animé la fin de l’assemblée générale.

« On ne peut plus attendre le client comme on le faisait avant, déclare Paul-André Keller, président de l’Uphoral. Le marché de la Toussaint reste une tradition incontournable, mais nous devons nous interroger sur son avenir. Selon l’Office hollandais des fleurs, 64 % des personnes se rendant au cimetière ont plus de 60 ans. La majorité des moins de 35 ans ne respectent plus cette tradition. Pour eux, il faut créer des événements. Pourquoi ne pas s’inspirer de la fête traditionnelle mexicaine par exemple ? D’autres fêtes sont à réinventer pour en faire des moteurs de croissance. Il cite le 8 mars, la journée internationale des femmes, le 21 mars, arrivée du printemps, la fête des voisins, la Sainte-Catherine, le premier dimanche de l’Avent pour les couronnes et la Sainte-Lucie pour l’étoile de Noël, et bien d’autres. « Il faut se remettre en question si nous voulons faire face à la profonde mutation sociétale qui est en marche ». « Il ne faut pas tout jeter des anciennes organisations » Le débat sur la place de l’Uphoral dans le cadre du Grand Est est ouvert par Paul-André Keller : « La restructuration remet en cause plus de 20 ans de travail et d’investissement humain, deux décennies pour construire un syndicat dynamique et représentatif qui définit la stratégie de la filière. La taille de la grande région implique de nombreux déplacements, des absences de l’exploitation et l’appauvrissement des structures sur le terrain. Notre défi est de ne pas subir afin de continuer à exister et préparer l’avenir de notre profession ». François Félix, président de la Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières (FNPHP) et rosiériste en Isère, apporte son expertise : « L’enjeu est de mettre autour de la table les bons acteurs pour être efficace. Il ne faut pas tout jeter des anciennes organisations. Nous menons cette réflexion à la FNPHP depuis plusieurs années. Nous avons ainsi décidé que les présidents régionaux ou départementaux se réuniront une fois par an. » C’est un des aspects du changement de dynamique du syndicat (lire en encadré). « Est Horticole sans l’Alsace n’a pas de sens » La dizaine d’adhérents sur les 30 que compte le syndicat exprime ses craintes quant à l’avenir de leur communication : « L’Alsace est une terre d’horticulteurs détaillants, ce qui n’est pas le cas dans les autres départements. Nous avons entamé une dynamique forte de communication, notamment avec les pots Fleurs et plantes d’Alsace. Aujourd’hui, nous n’avons pas de réponse précise d’Est Horticole sur cette question, sur le montant des cotisations ou la possibilité de maintenir le contrat de travail de l’animatrice. » « On a forcément moins de liberté lorsqu’on entre dans un groupe plus grand, mais c’est le prix à payer pour être écouté et entendu, répond le président national. Il faut trouver des solutions pour faire fonctionner votre marque et vos spécificités au sein de la grande structure. Car Est Horticole sans l’Alsace n’a pas de sens. » Il propose un « coup de main pour que cela se passe bien ». Paul-André Keller conclut, fataliste : « Nous aurons la place que nous mériterons ».

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