bovins viande

Publié le 15/05/2019

Marie Goos s’est une nouvelle fois qualifiée pour la finale nationale du concours de jugement d’animaux par les jeunes. Elle représentera le Bas-Rhin à Paris en 2020 avec Lou Rohmer.

38 concurrents du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de Moselle ont participé au concours de jugement d’animaux, organisé samedi 11 mai au plan d’eau de Brumath par les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. Ce concours est ouvert aux jeunes éleveurs, qu’ils soient élèves de l’enseignement agricole ou jeunes agriculteurs en activité. Les candidats, qui sont répartis en deux catégories (seniors et vétérans), sont jugés sur leur aptitude au pointage des bovins de race laitière ou allaitante. Pour bien se classer ou pour remporter l’épreuve, ils doivent exercer leur esprit critique et évaluer la morphologie des animaux en fonction des critères propres à chaque race, laitière ou allaitante. Le concours vaut aussi bien pour son côté professionnel que pour son ambiance conviviale. Pour les candidats âgés de 15 à 25 ans - ceux de la catégorie séniors -, le concours départemental de jugement d’animaux constitue un tremplin pour accéder à la finale nationale organisée au Salon international de l’agriculture à Paris. Cette année, ce ne sont pas les deux premiers classés qui ont été qualifiés pour la finale nationale, puisqu’ils n’étaient pas bas-rhinois. Ce sont les deuxièmes qui sont qualifiées pour Paris, en l’occurrence Marie Goos, de Blaesheim, en race prim’holstein et Lou Rohmer, de Strasbourg, en race allaitante. Elles défendront les couleurs du Bas-Rhin en février 2020 à Paris. Marie Goos est une habituée de la finale nationale de jugement des animaux : elle y a déjà participé deux fois, notamment en février dernier. À Brumath, les candidats avaient deux femelles à pointer en race prim’holstein et autant en race allaitante. Les animaux ont été jugés selon des grilles de pointage nationales. Pour les vaches laitières, les principaux critères d’évaluation étaient concentrés dans la mamelle : profondeur du sillon, distance plancher-jarret, équilibre avant-arrière… Les jeunes pointeurs devaient également être attentifs au corps, au bassin et aux membres. Pour les allaitantes, l’appréciation portait essentiellement sur le développement musculaire et squelettique, ainsi que sur les aplombs. Les évaluations des candidats étaient ensuite comparées à celles d’un jury de référence. À l’issue du concours, Rémy Bierbaum et Claude Ettlinger, d’Élitest, ont donné leur appréciation sur les femelles jugées. Des commentaires dont l’objectif était de consolider les connaissances et le jugement des candidats. Les techniciens d’Élitest animent chaque année une journée de formation dans les lycées agricoles. Ils transmettent aux jeunes les rudiments du jugement d’animaux et les encouragent à participer à l’épreuve. La remise des prix, orchestrée par Anthony Carbiener, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, a eu lieu dans la soirée. Le classement Race charolaise Seniors : 1re Laura Wenck, Juville (108 pts) ; 2e Lou Rohmer, Strasbourg (122 pts) ; 3e Camille Walter, Sand (124 pts) ; 4e Julien Donze, Laconllonge (126 pts) ; 5e Émilie Pfauwadel, Wattwiller (128 pts) ; 6e Camille Seemann, Schwenheim (144 pts) ; 7e Bastien Berger, Wittisheim (150 pts) ; 8e Alexis Losser, Mussig (154 pts) ; 9e Julie Wendling, Lupstein (158 pts) ; 10e Claire Cousandier, Rœschwoog (160 pts) ; 11e Ludovic Wagner, Rusange-les-Megange (160 pts) ; 12e Johann Schoenel, Wintershouse (166 pts) ; 13e Mélanie Hiegel, Dannelbourg (170 pts) ; 14e Thomas Longo, Thionville (176 pts) ; 15e Romain Thiebaut, Craincourt (184 pts) ; 16e Louise Scharff, Remilly (192 pts) ; 17e Abel Cachot, Baudrecourt (192 pts) ; 18e Jérôme Meyer, Juville (194 pts) ; 19e Thomas Cousandier, Rœschwoog (198 pts) ; 20e Laurélie Martin, Ladonvillers (206 pts) ; 21e Anne Schoenel, Wintershouse (212 pts) ; 22e Marine Molle, Dannemarie (214 pts) ; 23e Louis Frischinger, Tagsdorf (218 pts) ; 24e Léo Lemoine, Blagny (220 pts) ; 25e Lucas Huss, Wolfisheim (220 pts) ; 26e Emma Morier, Donnenheim (232 pts) ; 27e Gautier Peltre, Guermange (258 pts) ; 28e Chloé Scharff, Dain-en-Saulnois (262 pts) ; 29e Damien Thiebault, Craincourt (284 pts) ; 30e Rémi Schwartz, Lachaussées (284 pts) ; 31e Morgane Streiff, Lemud (316 pts) ; 32e Agathe Cousandier, Rœschwoog (318 pts) ; 33e Clara Comazzetto, Algrange (350 pts) Vétérans : 1er Jim Koenig, Vauthiermont (158 pts) Race prim’holstein Seniors : 1re Laurélie Martin, Ladonvillers (116 pts) ; 2e Marie Goos, Blaesheim (130 pts) ; 3e Alexis Losser, Mussig (160 pts) ; 4e Johann Schoenel, Wintershouse (164 pts) ; 5e Anne Schoenel, Wintershouse (166 pts) ; 6e Caroline Goos, Blaesheim (172 pts) ; 7e Marine Molle, Dannemarie (176 pts) ; 8e Mélanie Hiegel, Dannelbourg (186 pts) ; 9e Louis Frischinger, Tagsdorf (196 pts) ; 10e Julie Wendling, Lupstein (214 pts) ; 11e Thomas Longo, Thionville (224 pts) ; 12e Jérôme Meyer, Juville (226 pts) ; 13e Emilie Pfauwadel, Wattwiller (230 pts) ; 14e Ludovic Wagner, Rusange-les-Megange (230 pts) ; 15e Laura Wenck, Juville (246 pts) ; 16e Rémi Schwartz, Lachaussées (246 pts) ; 17e Lucas Huss, Wolfisheim (254 pts) ; 18e Lou Rohmer, Strasbourg (264 pts) ; 19e Emma Morier, Donnenheim (268 pts) ; 20e Julien Donze, Laconllonge (272 pts) ; 21e Bastien Berger, Wittisheim (276 pts) ; 22e Abel Cachot, Baudrecourt (294 pts) ; 23e Thomas Cousandier, Rœschwoog (308 pts) ; 24e Léo Lemoine, Blagny (311 pts) ; 25e Camille Seemann, Schwenheim (320 pts) ; 26e Damien Thiebault, Craincourt (330 pts) ; 27e Claire Cousandier, Rœschwoog (332 pts) ; 28e Camille Walter, Sand (338 pts) ; 29e Louise Scharff, Remilly (346 pts) ; 30e Morgane Streiff, Lemud (360 pts) ; 31e Chloé Scharff, Dain-en-Saulnois (362 pts) ; 32e Gautier Peltre, Guermange (368 pts) ; 33e Clara Comazzetto, Algrange (396 pts) ; 34e Agathe Cousandier, Rœschwoog (406 pts) Vétérans : 1er Jim Koenig, Vauthiermont (192 pts)

Festival de l’élevage de Brumath

Un spectacle multiracial

Publié le 14/05/2019

Jamais le festival de l’élevage n’avait donné à voir une telle diversité de races bovines. Car si la suprématie de la prim’holstein reste incontestable, de nouveaux venus bousculent le paysage alsacien, comme la jersiaise, la stabiliser et la brune. De leur côté, simmental et montbéliardes font de la résistance !

Le spectacle a commencé dès le matin dimanche dernier au plan d’eau de Brumath, avec la ronde des simmental. Michael Schmidt, éleveur à Wittelshofen en Allemagne, œuvre comme juge de ce concours, en compagnie de Paul Sperr. Dans le ring, un signe manifeste du dynamisme de l’élevage alsacien : de nombreux jeunes meneurs, avec une importante participation féminine. Tiercé dans l’ordre pour la 1re section (génisses) : n° 1 au catalogue, Océanie, du Gaec Bernhard de Wœrth arrive en tête, suivie du n° 2, Nouba, du même propriétaire, et du n° 3, Nougatine, du Gaec Cousandier de Rœschwoog. Souffle de fraîcheur dans la 2e section (vaches en 1re lactation) : la vache n° 13, Menthe, du Gaec Cousandier de Rœschwoog, se classe première. « Beaucoup de longueur, une belle mamelle, des pattes solides », de l’avis du juge qui relève également ses qualités bouchères. Elle précède la n° 15, Mareva, du Gaec Bernhard, et la n° 17, Justine, de l’EARL Engel de Buhl. La meilleure mamelle de la section appartient à la n° 16, Jinna, de l’EARL Herzog d’Ettendorf : « Une mamelle longue, une implantation très correcte des trayons ». Les vaches sont un peu récalcitrantes, en ce dimanche matin. « C’est mieux que la salle de sport », s’exclame un éleveur ! Mais le spectacle continue et, dans la 3e section (vaches en 2de lactation), la n° 19, Laguiole, du Gaec Bernhard, est à la pointe. Une vache harmonieuse avec « une belle longueur d’attache arrière, une puissance dans le corps. » Elle est meilleure mamelle de sa section. En 2e position, la n° 23, Jeunesse, du Gaec Pfennig de Zutzendorf, suivie de la n° 25, Jalina, de l’EARL Herzog. La n° 24, Joueuse, du Gaec Pfennig, se distingue pour ses qualités bouchères. Les n° 16 et 19 sont en concours pour la meilleure mamelle jeune. C’est la plus jeune, Jinna, qui l’emporte par la beauté de son attache avant, la régularité et la solidité de la mamelle. La plus âgée, Laguiole, n’a pas démérité, le juge trouvant sa mamelle « absolument parfaite ». Pour le championnat jeunes vaches, le juge hésite entre Menthe et Laguiole. C’est encore la plus jeune qui l’emporte. « C’est un plaisir de voir une si belle jeune vache évoluer dans le ring avec style et aisance. » Cette génisse du Gaec Cousandier, fille de Justin, a produit 27,6 kg de lait lors de son meilleur contrôle, indique Rémy Bierbaum. « Un excellent animal, très complet. » La belle Image Les animaux de la 4e section (vaches en 3e lactation) impressionnent le juge par leur longueur et leur puissance. La vache n° 26, Image, de l’EARL Marzolf à Nehwiller près Wœrth, s’impose avec un excellent bassin et une belle mamelle à l’attache haute. Elle est d’ailleurs classée meilleure mamelle de sa section. La n° 29, Dande, de l’EARL Engel, et la n° 28, Jocelyne, de l’EARL Herzog, sont respectivement 2e et 3e. La meilleure bouchère, c’est la n° 27, Ixina, de l’EARL Herzog. Et nous voilà à la section 5 (vache en 3e lactation et plus). « La qualité de ces vaches vaut bien quelques applaudissements », estime le juge qui souligne leur longévité et leur belle mixité (lait, viande). La n° 31, Hutte, du Gaec Cousandier, se classe première. « Une vache énorme à tous les points de vue. » C’est la digne fille de son père, le taureau Énorme, ajoute Rémy Bierbaum. En 4e lactation, elle a produit 8 361 kg de lait. Elle est également meilleure mamelle de sa section. Derrière elle, Impératrice (n° 30), du Gaec Bernhard, et Gaya (n° 36), de l’EARL Engel. La meilleure mamelle adulte est Hutte. Elle a tout pour plaire : « Distance plancher-jarret parfaite, très bonne implantation de trayons, mamelle très bien intégrée au corps ». Après un peu de suspense, c’est officiel ! Image remporte le championnat vaches adultes. Régularité et style, qualités de bassin et de membres ont fait pencher la balance. La meilleure bouchère est Impératrice, « la perfection dans la mixité ». Elle a de nombreux atouts : « Son âge, preuve de sa durabilité, son développement, son excellent bassin et ses très bons membres ». Dans la foulée, le juge désigne la grande championne du concours, Image. « Cette vache m’a impressionné par son style, sa longueur, la qualité de son bassin et de sa mamelle », admet-il. Le show se poursuit par la présentation par lots. « La crème de l’élevage simmental », selon Rémy Bierbaum qui a traduit fidèlement les commentaires du juge tout au long du concours. « Des lots fabuleux, très harmonieux », confirme Michael Schmidt. Ce qui, de la part d’un juge allemand, est un sacré compliment ! Les élevages Cousandier et Engel sont en lice pour la première place. C’est finalement l’élevage Cousandier qui l’emporte, avec « des vaches puissantes, au bassin exceptionnel ». Frédéric Bernhard, nouveau président du Syndicat d’élevage de la race simmental d’Alsace, a remercié les juges pour leur efficacité, le sourire des éleveurs prouvant qu’ils sont satisfaits de leur classement. Les palmarès Race simmental Section I : n° 01 Océanie (2534) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth ; n ° 02 Nouba (2457) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth ; n° 03 Nougatine (0805) appartenant au Gaec Cousandier, Rœschwoog Section II - 1re lactation : n° 13 Menthe (9450) appartenant au Gaec Cousandier, Rœschwoog ; n° 15 Mareva (4052) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth ; n° 17 Justine (7885) appartenant à l’EARL Engel, Buhl. MM n° 16 Jinna (3469), appartenant à l’EARL Herzog, Ettendorf Section III - 2e lactation : n° 19 Laguiole (6395) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth MM ; n° 23 Jeunesse (2251) appartenant au Gaec Pfennig, Zutzendorf ; n° 25 Jalina (7093) appartenant à l’EARL Herzog à Ettendorf Meilleure mamelle jeune : n° 16 Jinna (3469), appartenant à l’EARL Herzog, Ettendorf ; Championne jeunes vaches : n° 13 Menthe (9450) appartenant au Gaec Cousandier, Rœschwoog Section IV - 3e lactation : n° 26 Image (5454) appartenant à l’EARL Marzolf, Nehwiller près Wœrth MM ; n° 29 Dande (5135) appartenant à l’EARL Engel, Buhl ; n° 28 Jocelyne (5203) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth Section V - 4e lactation et plus : n° 31 Hutte (6884), appartenant au Gaec Cousandier, Rœschwoog ; n° 30 Impératrice (2222), appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth ; n° 36 Gaya (6715), appartenant à l’EARL Engel, Buhl Meilleure mamelle adulte : n° 31 Hutte (6884), appartenant au Gaec Cousandier, Rœschwoog ; Meilleure bouchère : n° 30 Impératrice (2222) appartenant au Gaec Bernhard, Wœrth ; Championne vache adulte : n° 26 Image (5454) appartenant à l’EARL Marzolf, Nehwiller près Wœrth Grande Championne : n° 26 Image (5454) Appartenant à l’EARL Marzolf, Nehwiller près Wœrth ; Meilleur lot : Gaec Cousandier, Rœschwoog. Race montbéliarde Section I : n° 01 Cat Orélie (4287) appartenant au CAT du Sonnenhof, Bischwiller ; n° 04 Cat Oasis (4273) appartenant au CAT du Sonnenhof, Bischwiller ; n° 02 Cat Orphé (4278) appartenant au CAT du Sonnenhof, Bischwiller Section II : n° 03 Cat Oléane (4274) appartenant au CAT du Sonnenhof, Bischwiller ; n° 06 Natoo (7112) appartenant à la SCL Goos, Blaesheim Grande championne : n° 03 Cat Oléane (4274) appartenant au CAT du Sonnenhof, Bischwiller Race jersiaise Section I : n° 01 RG Obligée (4326) ; n° 02 Olala (4288), toutes deux appartenant au Gaec de Rosen-Guth à Dettwiller Section II : n° 05 RG Marilou (0913) ; n° 04 RG Naïve (6847), toutes deux appartenant au Gaec de Rosen-Guth à Dettwiller.

Syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers

La salers se porte bien !

Publié le 04/02/2019

La race salers continue de (bien) évoluer. Les professionnels se sont retrouvés mardi 15 janvier à Chavannes-sur-l’Étang. Ils ont visité l’élevage de la SCEA Barbier. Puis, ils ont participé à l’assemblée générale de leur syndicat.

Le président du syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers, Nicolas Fady, éleveur à Reiningue, a pour habitude de proposer à ses adhérents une telle journée annuelle. À savoir : la visite d’une exploitation, l’assemblée générale et un repas en commun. La tradition a été respectée. Le lieu choisi étant cette fois atypique car situé dans la commune la plus au sud de l’Alsace, à quelques dizaines de mètres du Territoire de Belfort et de la Franche-Comté. Chavannes-sur-l’Étang était déjà connu pour sa choucrouterie. Il l’est désormais également pour cet élevage. Il a été présenté par l’un des associés, Didier Bezille. « Nous avons de la salers depuis le début des années 2000. La première année, elles étaient originaires du Cantal. Pour agrandir le cheptel, nous avons ressemé des champs en herbe car les vaches ne vont jamais dans la bétaillère », explique l’éleveur. Fort de 22 salers certaines années, le cheptel est ramené en dessous de 17 pour permettre et faciliter le confinement des bêtes dans le bâtiment d’élevage. Il y a également des génisses et des taurillons. La nourriture : de l’enrubannage, du regain, de la farine et des minéraux à raison de 100 grammes par jour et par bête. En outre, l’exploitation consacre 80 hectares de cultures au maïs, au blé, à l’orge et au colza. « Nous sommes ici dans la fameuse trouée de Belfort. Les meilleures années, paradoxalement, sont les années sèches », commente Didier Bezille. Il travaille avec Daniel Barbier, désormais retraité, et la fille de ce dernier. « Nous sommes actuellement dans la période de vêlage. L’activité est donc importante. Elle débute toujours vers le 15 novembre et se poursuit jusqu’au 15 février », conclut l’éleveur qui est double actif. Qualité de la viande, facilité d’élevage Les élevages de salers, exclusifs ou non, sont toujours plus nombreux en Alsace comme dans tout l’hexagone. C’est le constat réalisé avec satisfaction lors de l’assemblée générale. Il y a environ 225 000 vaches femelles, dont 25 000 à 30 000 dans l’Est. Une région qui s’intéresse de plus en plus à la salers. Les adhérents sont également de plus en plus nombreux. On les retrouve majoritairement dans le Sud du Pays, tandis que 10 % se trouvent dans l’Est de la France. « On apprécie la salers pour sa viande, mais aussi et surtout pour sa facilité d’élevage. Avec la salers, vous êtes certains de vendre un nombre de veaux conséquent. Les premiers vêlages se font en moyenne à l’âge de 34 mois », observe Nicolas Fady. Un point a ensuite été réalisé par Michel Lafon pour le Herd Book de la race salers. Il a attiré l’attention des éleveurs sur l’évolution du règlement européen zootechnique qui fixe les règles d’organisation de la génétique animale. Il donne un avantage aux organismes de sélections historiques qui bénéficient d’une clause dite « grand-père ». Par ailleurs, les organismes de sélections agréées sous la réglementation nationale actuelle sont réputés agréées et leur programme de sélection pris en compte à compter du 1er novembre 2018. Dans ces programmes de sélections, on insiste sur la tenue des liens généalogiques, les contrôles de performances, les évaluations génétiques, la publication des évolutions génétiques, les émissions de certificats zootechniques et sur les actions de communication mises en place. Enfin, un travail sur la génomique est actuellement effectué. Il consiste à créer une base « mâle » permettant le génotypage systématique des taureaux à l’inscription. Il consiste également à créer une base « femelle » permettant le génotypage de 250 à 300 femelles par an bien ciblées. Pour 2019, la promotion de la race salers va se poursuivre. Il faudra profiter, notamment du concours national à Aurillac les 21 et 22 septembre et du traditionnel concours d’Habsheim. « On nous a réservé entre 25 et 30 places. Et il y en a encore. N’hésitez pas à rejoindre les éleveurs déjà présents. Il faut continuer à communiquer et à promouvoir la race. Des jeunes sont là et prennent peu à peu la relève. Cette dynamique doit se pérenniser dans le temps », conclut Nicolas Fady.

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