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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Fête du vin et de la gastronomie à Ribeauvillé

Valoriser nos atouts régionaux

Vigne

Publié le 31/07/2017

L’inauguration de la manifestation a donné l’occasion au président du syndicat viticole de Ribeauvillé, Francis Fischer, de faire un état des lieux de la situation économique chez les vignerons à quelques semaines des vendanges 2017. « Le vignoble est sain. Reste à savoir ce que nous réservent la fin juillet et le mois d’août. Pour l’heure, on nous annonce des vendanges dès la fin du mois d’août dans les secteurs les plus en avance. Le potentiel sera peut-être le plus bas de ces vingt, trente dernières années. Si 2016 a rempli les caves grâce aux 1 176 400 hectolitres produits, 2017 brillera par ses faibles quantités avec environ 850 000 hl », a expliqué Francis Fischer. La première raison de ce faible rendement annoncé ? Le gel des nuits des 20 et 21 avril derniers. Mais en matière de prévision, la prudence reste de mise...

« Dans ces conditions, il faut des viticulteurs passionnés du travail de la terre et de l’entretien des paysages. C’est le cas en Alsace. Ils travaillent qualitativement. Ici, sur le secteur de Ribeauvillé, nous pratiquons la confusion sexuelle. Sur les 330 ha de vignes, 80 % sont confusées depuis déjà dix ans. Nous n’utilisons pas d’insecticides. Et, dans le même temps, nous poursuivons notre travail sur la hiérarchisation. Ce chantier suit son cours. Nous cherchons à obtenir et à valoriser cinq premiers crus et une appellation communale. Sans oublier nos autres objectifs, comme une aire de lavage collective et le projet de biodiversité en partenariat avec la communauté de communes du Pays de Ribeauvillé », ajoute Francis Fischer. Cet état d’esprit, le syndicat viticole de Ribeauvillé l’a mis en valeur lors de cette 89e édition de la foire aux vins, associée depuis dix ans à la fête de la gastronomie. « Il y a dix ans, le pari était risqué. Mais, chaque année, cette association entre le vin et la gastronomie suscite l’intérêt de plus en plus de visiteurs. Nous faisons la promotion de nos terroirs », se félicite Francis Fischer.

Une fête attractive

Une fête qui valorise le vin et la gastronomie dont se félicite le président de l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA), Jérôme Bauer. Au sujet de la prochaine récolte, il estime que : « Nous devons nous adapter à la nature qui est déréglée. C’est une évidence. Il faut pouvoir stabiliser la production et la vente car la situation actuelle n’est plus tenable », estime Jérôme Bauer.

Tour à tour, le député Jacques Cattin et le maire de Ribeauvillé, Jean-Louis Christ, ont ensuite salué l’esprit de cette manifestation. Le sénateur et parrain de cette foire aux vins et de la gastronomie, André Reichardt, s’est ensuite exprimé en tant que président de l’Agence d’attractivité de l’Alsace. Une agence qui existe depuis trois ans, née de la fusion entre le Conseil régional du tourisme et l’agence Alsace International. « Il y a une concurrence internationale sur nos produits qui est très importante. Il faut donc valoriser nos atouts régionaux. C’est le cas ici de cette foire aux vins et de la gastronomie. Elle contribue à l’attractivité de la région. » La conclusion est venue de la reine des vins d’Alsace 2016-2017, Mathilde Fleith. « La consommation de vin a évolué. Les accords mets-vins ont pris de l’importance, notamment dans les repas de famille. D’où la réussite de cette manifestation. »

Dégustations

Pendant trois jours, la fête du vin et de la gastronomie a valorisé ses produits locaux. 255 vins AOC, grands crus réputés et crémants d’Alsace ont été proposés à la dégustation dans la salle du parc de Ribeauvillé. Samedi 22 juillet, le bien connu Serge Dubs a proposé une dégustation commentée à une cinquantaine de personnes. Ainsi, une dizaine de rieslings ont été passés à la loupe. Grands crus, vendanges tardives ou grains nobles, ils étaient tous issus des terroirs de Ribeauvillé et des alentours. Il a donc été question de jambage, de tenue gracile, mais aussi de tension, de nervosité et de vivacité. Il y avait également beaucoup de monde dimanche 23 juillet pour le cook-show de Daniel Zenner. Il y était question d’un mignon de porc à l’eau-de-vie de gingembre. « Il ne faut surtout pas le sur-cuire », annonce en préambule Joseph Leiser, de l’auberge du Zahnacker. « Et en cuisine, il faut toujours être généreux. Surtout quand les produits sont bons », a-t-il ajouté. Variée, ouverte au plus grand nombre, la fête du vin et de la gastronomie de Ribeauvillé n’a pas failli à sa réputation. Sa diversité fait sa réussite.

Au parc agricole, stand de la presse agricole, de la Chambre d'agriculture d’Alsace et de Groupama

#lagricultureelleassure

Vie professionnelle

Publié le 31/07/2017

Responsable « communication » à la Chambre d'agriculture d’Alsace depuis le 4 avril, Alicia Jacquier vit sa première foire aux vins à Colmar. Elle est chargée des relations publiques, de l’animation des réseaux sociaux, de la promotion des rôles et des missions de la Chambre d'agriculture d’Alsace, de la promotion de l’agriculture en interne et en externe, des relations avec la presse et donc du stand à la foire aux vins. « Je gère la partie montage-logistique du stand, et ensuite, pendant les onze journées, la mise en place d’animations quotidiennes », explique Alicia Jacquier. Ces animations concernent les dégustations commentées de produits primés au concours général en partenariat avec la distillerie Hagmeyer et la maison Husson (fromages), la remise des prix des lauréats du concours général agricole, la biodiversité avec Sentinelle Nature Alsace (Sna), l’apiculture, le « labo vert » avec la Fredon Alsace. « Des permanences sont assurées tous les jours par les conseillers de la Chambre d'agriculture. Je suis ravie de faire partie de cette équipe avec les collègues du PHR, de l’EAV et de Groupama. Je compte m’appuyer sur leurs connaissances et leurs expériences », conclut Alicia Jacquier.

La fête en continu

Le service « pub » du PHR et de l’EAV, avec Libertad Galli, Stéphanie Rosenfelder et Charlène Jouan-Inverardi, est enthousiaste. « Les journaux agricoles sont à nouveau présents pour cette manifestation et nous proposons un stand toujours aussi convivial, axé sur les 70 ans de la foire aux vins, et donc sur la fête. Il y a cette année un gâteau d’anniversaire fait de céréales préparé par l’APCO (association des producteurs de céréales et d’oléagineux), via la Fdsea du Haut-Rhin. Il est la base de notre traditionnel jeu-concours. Les adultes doivent deviner le nombre de céréales différentes présentes sur ce gâteau. Nous proposons également un jeu avec des entrées à Europa-Park à gagner », souligne Libertad Galli. Le concours de dessins habituel pour les 3-12 ans a pour thème « Joyeux anniversaire ». Il est simple, accessible au plus grand nombre et les enfants peuvent apporter au stand les dessins réalisés sur la feuille de dessin encartée dans le PHR et l’EAV de la semaine dernière. Une dégustation de pop-corn sera proposée grâce à une poule qui pond du… pop-corn. »

Comité des reines des vins d’Alsace

Un dîner de gala pour « L’Âme des Reines »

Vigne

Publié le 24/07/2017

Depuis sa création le 27 mai 2011, le comité des reines des vins d’Alsace regroupe 180 souveraines et dauphines issues de plusieurs générations. Pour marquer l’événement, il a élaboré avec la participation du lycée de Rouffach « Les sillons de Haute Alsace » une cuvée spéciale : « L’Âme des Reines ». Cette cuvée sera dévoilée et dégustée lors de cette soirée de gala. Dès le samedi 29 juillet, elle sera disponible à la vente sur le stand du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (hall 4) en présence des reines des vins d’Alsace. Une partie des bénéfices sera reversée à deux associations : l’Apei « Les Amis et parents d’enfants inadaptés du Centre Alsace » et « Vivre comme avant », association de soutien aux femmes atteintes du cancer du sein.

« La soirée sera ouverte au public et ponctuée de plusieurs temps forts : l’annonce de l’identité de la reine des vins d’Alsace 2017 et de ses deux dauphines, la présentation de la vidéo des reines des vins d’Alsace et de la cuvée « L’Âme des Reines ». Un menu (39 €/pers, boissons comprises) concocté pour l’occasion sera servi tout au long de la soirée, qui se poursuivra par le spectacle « Revue 2017 du cabaret colmarien », avant d’entamer la partie dansante animée par l’orchestre Top Connexion. Pour prendre part à cette soirée et vivre un moment unique en présence de la grande famille des vins d’Alsace, il faut dès à présent contacter le comité des reines des vins d’Alsace au 06 22 48 41 49 ou par e-mail : comite.rva@gmail.com », précise Claudia Renel, du comité des reines des vins d’Alsace.

Un événement spécial

Pour ce 70e anniversaire, le comité des reines des vins d’Alsace a donc souhaité marquer le coup en organisant cet événement spécial. Une soirée « 100 % reines des vins » mettant en lumière trois jeunes femmes qui auront su s’attirer les faveurs du jury après avoir convaincu les internautes de la légitimité de leur candidature. En effet, pour la deuxième année consécutive, les candidates sont d’abord passées par la case Facebook pour obtenir le plus de « J’aime » auprès de leurs fans. 18 jeunes femmes ont souhaité participer à l’élection cette année, et seules 12 ont été retenues.

« On demande avant tout que les candidates aient un lien avec le vignoble alsacien et qu’elles aient une vraie passion pour celui-ci et les vins qui y sont produits. Et globalement, on n’est pas déçu. Nous avons des jeunes femmes de qualité qui témoignent de vraies connaissances en vin », explique Isabelle Munsch, du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace.

La « finale » s’est ensuite tenue le 10 juillet à la Maison des vins d’Alsace. Elles ont dû déguster et commenter un vin avec un langage professionnel approprié. Des qualités attendues qui pourront être évaluées par le public sur le stand du Civa pendant la foire aux vins. Les reines des vins et leurs dauphines se succéderont pendant toute la durée de la manifestation pour faire découvrir et déguster cette cuvée « L’Âme des Reines ».

Les 21, 22 et 23 juillet à Ribeauvillé

On fête le vin et la gastronomie

Vigne

Publié le 12/07/2017

La plus ancienne fête du vin d’Alsace célèbre également les dix ans de l’association entre la fête du vin et de la gastronomie. Dix années déjà que les vignerons, distillateurs, restaurateurs, pâtissiers et fromagers de Ribeauvillé et des alentours se sont associés pour faire naître des accords mets et vins. 255 vins AOC, Grands Crus et Crémants d’Alsace seront proposés à la dégustation dans la salle du Parc, principalement issus du millésime 2016. 23 vignerons, un distillateur, huit restaurateurs, deux pâtissiers et un fromager feront vivre aux visiteurs trois jours durant une expérience gourmande atypique, dans un cadre festif et convivial. Serge Dubs, le bien connu chef sommelier de l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern, animera une dégustation commentée sur le Riesling, un cépage de prédilection des Grands Crus de Ribeauvillé et de ses environs.

Une formule qui plaît

À noter également que de nombreuses animations sont également prévues pendant ces trois journées. Des soirées musicales avec des orchestres folkloriques, une fête foraine, sans oublier les « Cook Show » en présence de Daniel Zenner (chroniqueur gastronomique), Joseph Leiser (auberge Au Zahnacker), Jacky Danner (restaurant La Bacchante) et Philippe Traber (maison distillerie Metté). « Nous proposons un programme diversifié qui attire toujours davantage de monde. Il y a dix ans, cette foire et cette fête de la gastronomie se déroulaient à la salle de la mairie. C’était une foire aux vins classique, touristique essentiellement. Depuis, des vignerons ont œuvré pour promouvoir leurs produits. Nous proposons désormais une formule qui plaît », se félicite Francis Fischer, président du syndicat viticole de Ribeauvillé qui organise la manifestation. L’inauguration de la manifestation se déroulera le vendredi 21 juillet à 17 h en présence d’André Reichardt, président de l’agence de l’attractivité de l’Alsace.

Des contacts positifs

L’année passée, le syndicat viticole de Ribeauvillé avait enregistré la participation de 1 200 personnes aux dégustations. « C’est d’autant plus intéressant que ces dégustations, ce n’est pas simplement boire du vin. Il y a un dialogue avec les vignerons. Ces derniers parlent de leurs vins, de leur métier. Ils ne sont pas seulement là pour servir. Ce dialogue permet de nouer des relations. Deux tiers des gens qui viennent déguster découvrent les produits. Ce sont des amateurs intéressés. On constate dans les semaines et les mois suivants qu’ils sont nombreux à reprendre contact avec les viticulteurs pour leur acheter du vin, et passer des commandes. C’est aussi cela l’intérêt de cette manifestation qui reste un lieu de promotion, de qualité, de convivialité », observe Nicole Bott du syndicat viticole de Ribeauvillé et membre du bureau du Civa.

Ampelys, groupe CAC

La pulvérisation au bon endroit, au bon moment, à la bonne dose

Vigne

Publié le 06/07/2017

Cette soirée s’est déroulée sur le domaine Koeberle-Bleger à Saint Hippolyte auprès des clients d’Ampelys du Centre Alsace. La société organise chaque année cette manifestation sur une zone géographique différente afin de toucher l’ensemble de sa clientèle. L’idée est de l’informer, mais également de l’intéresser à l’évolution des techniques de travail. « Nous considérons que nous ne sommes pas de simples technico-commerciaux. Nous sommes là pour expliquer à nos clients comment appliquer les produits, à quel moment et à quel endroit. Nous sommes une coopérative au service de nos adhérents. Ces soirées permettent d’apporter de l’intelligence mutuelle. Ce sont des moments privilégiés qui créent des liens et apportent des informations techniques servant à tout le monde au niveau professionnel », explique Emmanuel Kippelen, animateur des ventes chez Ampelys.

Cette année, trois ateliers étaient proposés. Les clients agriculteurs, divisés en trois groupes, se sont retrouvés sur chaque atelier pendant une demi-heure. Le premier, consacré au poudrage, était animé par les entreprises Siegwald et Getade. La première a présenté une nouvelle technique de poudreuse de la marque Hervé. Ces poudreuses ont un groupe d’air avec un monobloc qui apporte une vraie robustesse, un système de turbine de diamètre 400 qui est simple, une enveloppe de lignes aérodynamique en polyéthylène, un distributeur d’air avec des sorties proportionnelles et une grille de protection aux normes européennes. La cuve est également en polyéthylène, le châssis coupé au laser et peint au four, la commande est manuelle par câble depuis le tracteur avec ouverture et fermeture individuelles pour chaque sortie. Ces poudreuses ont une précision de réglage, une simplicité d’utilisation pour toutes les poudres (soufre trituré ou fluido, argile, chaux, etc.) et un excellent rapport qualité-prix. La seconde propose, elle, des poudreuses avec un concept de système de diffusion de volet qui fait contre-pression. Cela permet de baisser les doses et de poudrer avec une juste dose au bon endroit.

Différentes compétences

Dans le second atelier, la société Syngenta a pris le temps d’expliquer l’importance du soufre dans tout ce travail qu’est la pulvérisation. Et, dans le troisième atelier, animé par la société De Sangosse à l’aide d’une remorque de démonstration, différents modèles de buses ont été mis en valeurs. La qualité de la pulvérisation et des adjuvants ont été différents selon les buses, tout comme la taille des gouttelettes sur les feuilles. « Nous sommes sur cette opération comme un chef d’orchestre. Nous montrons que notre métier est un rouage de différentes compétences, de répartition des rôles. Nous prenons le temps d’expliquer avec l’aide de nos partenaires et par le biais de démonstrations », précise Emmanuel Kippelen. Des propos complétés par Jean-Marc Muller, responsable technique chez Ampelys. « L’idée est de montrer qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais agriculteur, mais qu’il est nécessaire de bien connaître son matériel et de savoir l’utiliser au bon endroit, au bon moment. C’est un sujet porteur car les professionnels ont soif d’acquérir de nouvelles connaissances. »

Après un repas champêtre convivial pris en commun, la soirée s’est poursuivie avec l’observation nocturne de la qualité de la pulvérisation par fluorescence.

Fredon Alsace

Surveiller et prévenir dans l’action sanitaire

Cultures

Publié le 05/07/2017

L’objectif de la Fredon est d’assurer la protection sanitaire des végétaux dans le respect de l’environnement et de la santé humaine. « Nos actions répondent à trois objectifs. Le premier concerne la surveillance. Nous menons des inspections déléguées par le ministère de l’Agriculture et nos techniciens parcourent le territoire pour assurer une surveillance sanitaire sur le végétal. Cette surveillance s’applique autant en zones agricoles que dans les espaces urbains. Le second concerne la prévention. Nous accompagnons les arboriculteurs, les viticulteurs et les gestionnaires d’espaces verts dans l’amélioration de leurs pratiques phytosanitaires. L’objectif étant de reconquérir la qualité des eaux souterraines et de surface, via une meilleure identification des maladies, des insectes ravageurs et auxiliaires, et la diffusion de techniques alternatives d’entretien. Enfin, le troisième concerne la lutte. Nous assurons notamment la coordination et l’animation de luttes collectives contre les organismes et espèces invasifs », explique Albert Elbel, président de la Fredon Alsace. Il est intervenu lors de l’assemblée générale de l’organisme qui s’est déroulée vendredi 16 juin à Sainte-Croix-en-Plaine.

Une réunion qui a également permis à la nouvelle directrice, Sylvie Spoerry, en poste depuis le 5 décembre 2016, de se présenter. Domiciliée à Colmar et âgée de 33 ans, elle est ingénieure agronome de formation. Elle a travaillé deux ans et demi, de 2008 à 2010, dans le développement agricole au Maroc où elle a conseillé de très petits exploitants agricoles pour développer une activité économique dans une zone oasienne en maraîchage, en olive ou encore en petit élevage ovin. « Après cette expérience très intéressante, j’ai travaillé pendant cinq ans, de 2011 à 2016, à Colmar, dans la formation professionnelle pour adultes en tant que responsable d’équipe et responsable qualité au Fongecif Alsace. Mais, je voulais retourner dans le monde agricole avec lequel j’ai toujours gardé des liens. Je fais d’ailleurs partie d’une association, les agronomes d’Alsace, qui réunit des personnes de tous les milieux. Nous organisons des conférences et des visites d’entreprises pour garder cette culture agro-agricole. Concernant la Fredon, j’ai toujours été plus intéressée par les plantes que par les animaux. La protection des plantes passe par une meilleure identification des problèmes. J’apprécie ces techniques alternatives qui sont aujourd’hui proposées et qui sont en accord avec mes valeurs. Je cherchais une responsabilité proche de mes sensibilités. Ici, à la Fredon, c’est le cas. Nous sommes une équipe de 17 salariés, basés à Sélestat, et nous avons vocation à travailler sur toute l’Alsace », précise Sylvie Spoerry.

Un budget contraint

L’assemblée générale a donné l’occasion de rappeler toutes les actions menées par la Fredon en 2016. Pour la surveillance du territoire, trois Bulletins de santé végétal ont été validés tout comme les suivis de 58 parcelles en arboriculture, en viticulture, en grandes cultures, en houblon ou encore en zones non agricoles. Il y a eu des surveillances toutes particulières pour la cicadelle de la flavescence dorée (lire encadré), le frelon asiatique, le cynips du châtaignier ou encore les ravageurs émergents.

En matière de prévention, seize études destinées aux collectivités ont été menées. Elles ont porté sur des plans de désherbage communaux, des aides aux changements de pratiques de désherbage ou d’entretien, à des plans de gestion différenciée. Des conférences ont été données pour sensibiliser à la démarche « zéro pesticide ». 36 réunions « Bout de parcelle » ont été organisées en arboriculture et 164 « Rais’Alsace » en viticulture, coanimées avec la Chambre d'agriculture d’Alsace. Des « labo vert » ont été mis en place en viticulture, en arboriculture et en zone non agricole. Par ailleurs, 335 collectivités ont participé à au moins une action d’accompagnement à la démarche « zéro pesticide ». Enfin, 43 enseignes de jardinerie ont été signataires de la charte « Vos jardineries vous conseillent pour jardiner au naturel ».

Pour la lutte « nous avons mené trois expérimentations sur houblon et deux autres sur houblon et buis. Nous avons également procédé à un comptage et à une localisation des dortoirs à corbeaux dans le Bas-Rhin », rapporte Sylvie Spoerry. Bien entendu, tout ce travail engendre des frais. Le bilan financier de l’exercice écoulé s’est soldé par un déficit d’un peu moins de 25 000 €. « Au vu de ces pertes financières, le conseil d’administration de la Fredon Alsace a décidé de ne plus bénéficier de la certification Bonnes pratiques d’expérimentation (BPE) à partir de 2017. Ainsi, les expérimentations conduites jusqu’à présent sous BPE s’arrêtent et seuls les essais ne nécessitant pas le BPE pourront encore être menés. Du coup, l’équipe de la Fredon Alsace impliquée jusque-là dans les essais autour de l’antenne de Wiwersheim vient renforcer l’inspection et la lutte », ajoute Sylvie Spoerry.

Une structure Grand Est

D’autres changements sont prévus pour cette année 2017 et les suivantes. À commencer par la mise en place d’une lutte collective contre les corvidés dans certaines communes du Bas-Rhin, en partenariat avec la profession agricole et la FDSEA 67, la Fédération départementale des chasseurs du Bas-Rhin, l’association des piégeurs agréés et gardes-chasse, les lieutenants de louveterie, la Chambre d'agriculture d’Alsace et la direction départementale des territoires. Il va également y avoir une conception de plans d’actions régionaux concernant le campagnol et le frelon asiatique, en collaboration avec les partenaires du Grand Est.

Précisément, au sein de cette nouvelle grande région, l’association sanitaire régionale se constitue. Il s’agit d’une structure régionale qui a pour objet la prévention, la surveillance et la maîtrise de l’ensemble des dangers sanitaires. Elle rassemble les trois Fredon du Grand Est et les trois fédérations régionales des groupements de défense sanitaire en charge de la protection sanitaire des animaux. « La Fredon Alsace qui collabore depuis quelques années avec les Fredon de Champagne-Ardenne et de Lorraine va désormais accroître ce rapprochement pour concevoir la structure reconnue « organisme à vocation sanitaire » en charge de la protection sanitaire des végétaux à l’échelle du Grand Est à l’horizon 2020 », conclut Albert Elbel.

Association régionale des industries alimentaires (Aria) Alsace

Un partenariat en faveur de l’agriculture biologique

Vie professionnelle

Publié le 05/07/2017

L’assemblée générale de l’Association régionale des industries alimentaires (Aria) Alsace s’est déroulée au Parc des expositions de Mulhouse en marge du salon Industries du futur 2017. L’Aria en a profité pour rappeler qu’elle défend depuis plus de vingt ans les intérêts des entreprises alimentaires et fédère les producteurs et industriels alsaciens. « Nous assurons la promotion du savoir-faire et des produits régionaux en France et à l’international, notamment à travers la marque bannière Savourez l’Alsace qui recense plus de 1 500 références accréditées. Nous défendons ainsi les intérêts économiques, industriels et commerciaux des entreprises alimentaires alsaciennes et leur représentation auprès des pouvoirs publics, administrations et instances régionales », explique la présidente, Manou Heitzmann-Massenez.

Cette assemblée générale a également permis à l’Aria Alsace de présenter la création d’un « club des partenaires ». Il vise à mutualiser les compétences et à créer des synergies entre les différents acteurs. « L’association souhaite valoriser la cohésion de ses différents membres et coconstruire l’avenir de la filière. Il y a différentes catégories de membres : les industriels alimentaires, les industriels associés à la filière alimentaire, les partenaires réunissant les institutionnels, les partenaires du Food Studio et les entreprises dont les clients sont des industries alimentaires et avec lesquelles elles peuvent développer de nouveaux projets », précise Anne Vetter, présidente de « club des partenaires » et présidente directrice générale de Velum, société alsacienne d’éclairage industriel. « Ce club est ouvert à toutes les idées et offre l’opportunité de mettre à profit de multiples compétences, pour répondre aux enjeux de la filière, une hétérogénéité qui fait la force de cette union. Le but étant de recruter également de nouveaux partenaires et de fidéliser les existants », ajoute Anne Vetter.

Des relations facilitées

La dernière partie de la réunion a été consacrée à la signature d’un partenariat entre l’Aria Alsace et l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba). « Il s’agit d’un partenariat majeur stratégique de la filière. Nos missions respectives et l’augmentation de la consommation bio font de ce rapprochement un véritable levier de promotion de ce nouveau mode de production auprès des industriels alimentaires. L’Aria Alsace et l’Opaba, fortes de leurs expertises et rayonnement, se sont réparti leurs champs d’action, mis en perspective avec leurs compétences multiples. La motivation première de cette alliance est le développement de partenariats équitables entre transformateurs et producteurs locaux alsaciens. Et en facilitant les relations entre les divers acteurs, l’Aria Alsace et l’Opaba structurent les filières locales d’approvisionnement bio. Cette action a pour vertu le développement du nombre de produits et de gammes bios au sein des entreprises alsaciennes alimentaires », rappelle Manou Heitzmann-Massenez.

Un partenariat dont se félicite la vice-présidente de l’Opaba, Martine Becker. « Nous sommes ouverts au plus grand nombre. Les entreprises ne peuvent pas ignorer une partie de leur clientèle. Il faut simplement se caler ensemble pour voir ce que les uns peuvent apporter aux autres. L’idée est d’innover, de mutualiser nos moyens afin d’élaborer un meilleur positionnement sur les prix, une contractualisation volume-prix facilitée et surtout une totale transparence », conclut Martine Becker.

Le Petit Futé, édition 2017-2018

Colmar, tourisme et vignoble

Pratique

Publié le 03/07/2017

Le « Petit Futé » est devenu un guide qui a su répondre aux attentes de ses lecteurs tout en se diversifiant en quarante ans d’existence. À Colmar, il fête son 25e anniversaire. Facilement reconnaissable, il propose des informations touristiques et se veut un support au service des habitants au quotidien. « On y trouve aussi bien des adresses pour faire du shopping, ses courses, réparer sa voiture, soigner son animal de compagnie, réaliser des travaux, que des endroits pour sortir, partager un bon moment et pratiquer des activités de loisirs. Ce n’est pas un guide pour les touristes uniquement. C’est un guide pour toute l’année, pour les gens qui vivent ici. Il y en a pour tous les goûts, tous les prix, et pour contenter tout le monde tout au long de l’année. Colmar n’est pas seulement le rendez-vous des touristes, on y vit et on y vit bien, sans subir les augmentations saisonnières », explique Marine Preiss, la responsable d’édition.

En version numérique

Tirée à 18 000 exemplaires, l’édition 2017-2018 présente une centaine de nouvelles adresses pour le même nombre de pages. « Il a fallu faire des choix. Moins de photos et supprimer certains textes, mais que l’on retrouve sur la version numérique », ajoute Marine Preiss. Le livre ne compte pas moins de 13 000 coordonnées couvrant les domaines les plus éclectiques. Il y a également d’autres « Petit Futé » sur des collections thématiques. À commencer par celle consacrée au tourisme et au vignoble. Avant de partir à la découverte de la route des vins d’Alsace, le « Petit Futé » invite le lecteur à en savoir davantage sur les vins d’Alsace : les vins, le vignoble, les appellations et les cépages, le terroir, la vigne, la production et la vinification. Ou encore le fait de savoir comment servir et déguster les vins d’Alsace. Sans oublier les grands noms du vignoble, et les accords mets et vins. Enfin, le « Petit Futé » propose un panel de vins à moins de 20 € à travers une sélection rigoureuse de crémant, muscat, pinot blanc, gris ou noir, riesling, gewurztraminer ou encore sylvaner.

Il complète parfaitement le guide national de l’œnotourisme 2017 où l’on retrouve sur plus de 600 pages tous les vignobles français et leurs vins régionaux. L’Alsace est évidemment présente sur une vingtaine de pages bien documentées.

Salon interprofessionnel des fruits et légumes d’Alsace à Sélestat

Le commerce dans la convivialité

Vie professionnelle

Publié le 26/06/2017

Producteurs, grandes et moyennes surfaces (GMS), grossistes, restauration hors domicile (RHD), ils étaient tous présents. L’interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) a mis à leur disposition un espace privilégié de dialogue, les Tanzmatten à Sélestat.

L’idée est simple : faire se rencontrer tous les professionnels l’espace d’une journée, sans ordre du jour précis. « La journée est axée sur le commerce et la convivialité. Les professionnels exposent leur production. Les GMS, grossistes et autres interlocuteurs échangent avec eux. Le format est le même que l’année passée, car cela avait bien marché. Une trentaine de producteurs sont là. Ils viennent de toute la région. Cette année, il y a une belle présence du bio. Les onze enseignes de la distribution sont également présentes. Ce sont même elles qui ont demandé d’institutionnaliser cet événement lors du dernier conseil d’administration de l’interprofession », souligne Yannick Wir, animateur de l’Ifla.

C’est donc dans ce contexte que s’est déroulée cette journée où les échanges ont été nombreux dans une situation économique toujours compliquée. Les gelées du mois d’avril laissent encore des traces avec des productions en baisse. L’impact est évident.

Échanges et partage

Producteur d’ails, d’échalotes ou encore d’oignons, Arnaud Metzger, professionnel à Stattmatten dans le Bas-Rhin, se félicite de l’organisation de cette journée. « Il faut y être présent pour être vu. Je cherche à me développer. Or, tout au long de l’année, ces échanges se font le plus souvent par téléphone. C’est bien plus difficile d’accéder à certains magasins ou lieux de vente et d’achat. Ici, les contacts sont directs. L’année passée, j’étais déjà présent. Il y a eu des retombées les jours qui ont suivi, des marchés qui se sont concrétisés. Aujourd’hui, les premiers contacts sont également positifs », constate avec satisfaction le jeune professionnel.

L’état d’esprit est le même pour Gilles Dumont, directeur de Cora Houssen, et son responsable produits frais, Sébastien Vaxelaire. « Cora fait déjà travailler les producteurs locaux. Du moment qu’il y a une production locale ou régionale, nous la vendons. Mais, le consommateur cherche certains fruits et légumes tout au long de l’année. C’est là, que certains produits viennent alors d’ailleurs. Mais, je me répète, tant qu’il y a une production alsacienne, nous la valorisons. Cette manifestation est une très bonne initiative. Nous rencontrons les producteurs qui, le reste de l’année, sont plus ou moins éloignés de nous. Ce salon est un excellent moment d’échanges et de partage », affirme Gilles Dumont.

Un peu plus loin, Claude Keller, qui gère l’entreprise légumière ID3A à Balgau, multiplie lui aussi les échanges directs. « C’est d’autant plus important cette année après le gel du mois d’avril. Ces événements climatiques font partie de notre métier. Mais, nous devons communiquer avec nos interlocuteurs pour leur parler production et qualité. Ce salon est un endroit idéal, car toute la chaîne de production est présente. »

Un salon unique dans tout le Grand Est comme partout en France, comme le précisent Pierre Lammert et Fabien Digel, respectivement président et directeur de l’Ifla. Pierre Lammert était d’ailleurs ravi de recevoir Pascale Gaillot, conseillère régionale et présidente de la commission agriculture et forêt du Grand Est, ainsi que Patrick Bastian, vice-président de cette même commission. « Je viens pour découvrir cette manifestation, son originalité, ce savoir-faire, et pour rencontrer l’ensemble des professionnels. Ce type d’action est soutenu par la Région », rappelle Pascale Gaillot. Dans l’après-midi, après un déjeuner pris en commun, les échanges commerciaux se sont poursuivis. Un salon de proximité réussi.

Au lycée agricole du Pflixbourg à Wintzenheim

Le projet SEFerSol se poursuit

Cultures

Publié le 31/05/2017

Le maraîchage biologique diversifié en Alsace a souvent recours à des pratiques intensives d’utilisation du sol, notamment par des interventions répétées de travail du sol, des apports de fertilisants organiques rapidement dégradés, une faible couverture du sol notamment l’hiver. Ces pratiques présentent des risques de diminution de la fertilité du sol dans la durée et de dégradation de la qualité de l’eau. Il existe de nombreuses possibilités pour entretenir la fertilité des sols et les stratégies appropriées font autant appel aux connaissances techniques et scientifiques éprouvées qu’à de nouvelles pratiques à expérimenter.

Les leviers techniques mobilisables peuvent se regrouper en différentes catégories : le choix des successions culturales, les apports de matière organique, l’adaptation du travail du sol, l’utilisation des engrais verts et couverts végétaux, la couverture des sols. Les maraîchers disposent de nombreuses références sur ces techniques (outils de pilotage, tables de référence), toutefois celles-ci sont décrites indépendamment les unes des autres. Or c’est la combinaison cohérente et efficace d’un ensemble de techniques traduites en une logique globale (stratégie ou système de culture) qui permet le mieux l’entretien de la fertilité du sol.

La mise en œuvre de ces stratégies est complexe en maraîchage biologique diversifié car elles doivent s’adapter à une grande diversité de cultures dans une dimension spatiale (assolement) et temporelle (successions de cultures). Dans ce contexte de nouvelles références, opérationnelles, sont nécessaires pour aider les maraîchers à améliorer leurs pratiques d’entretien de la fertilité du sol.

« L’objectif du projet est de produire des références utiles pour les maraîchers et d’accompagner ceux désirant améliorer leurs pratiques d’entretien de la fertilité du sol. Ce travail s’effectue par la mise en œuvre de deux volets d’actions interdépendants : la recherche et l’expérimentation tout d’abord. Il s’agit de tester et d’évaluer des stratégies innovantes d’entretien de la fertilité en maraîchage biologique. Des études et des enquêtes ensuite, pour étudier les pratiques actuelles des maraîchers en matière d’entretien de la fertilité du sol », explique Guillaume Delaunay, chef de projet à Wintzenheim.

La démarche repose sur une vision systémique (expérimentation système), la mobilisation de compétences pluridisciplinaires (projet multipartenarial) et un cadre participatif (co-conception de système de culture). Elle vise à favoriser l’intégration des innovations dans les systèmes agricoles. Le projet est piloté par l’EPLEFPA Les Sillons de Haute Alsace et son pôle maraîchage. Il réunit sept autres partenaires qui interviennent de manière complémentaire pour la mise en œuvre des différents volets : l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba), l’Atelier Paysan, la Chambre d'agriculture d’Alsace, Rittmo, l’Association pour la relance agronomique en Alsace (Araa), Alsace Vitae et Planète Légumes.

Les pratiques sur l’entretien des sols

Sur l’atelier de production maraîchère des Jardins du Pflixbourg à Wintzenheim, deux systèmes de culture innovants sont testés en comparaison à un système de référence. Ils combinent des techniques innovantes et des pratiques intéressantes, pour les principaux leviers d’entretien de la fertilité du sol suivants : utilisation renforcée des engrais verts et couverts végétaux (nutrition, protection et structuration du sol), limitation forte et simplification du travail du sol (horizons du sol moins ou non perturbés) et couverture du sol (protection du sol contre les facteurs climatiques préjudiciables à son activité biologique).

Ils ont pour objectif une meilleure fertilité du sol, tout en préservant la qualité de l’eau, en maintenant une bonne autonomie vis-à-vis des intrants et en préservant les résultats technico-économiques (rendements, qualité des cultures, marges). « Ce n’est pas que de l’expérimentation. L’idée est de transférer les résultats obtenus dans d’autres systèmes et de mener ensuite des actions et des animations. C’est un travail collectif mené avec les maraîchers », précise Guillaume Delaunay.

Une étude des pratiques de l’entretien des sols a été menée depuis 2015. Les résultats de cette étude ont été présentés. Ils ont été menés sur une base de 56 maraîchers bios en Alsace, orientés principalement en légumes. Et ils sont finalement 18 à avoir été suivis et enquêtés. « Nous avons étudié leurs pratiques, essayé de savoir quels étaient leurs besoins, mais également leur volonté de s’impliquer, de chercher les innovations et de les identifier. Nous constatons qu’il y a une diversité d’ancienneté dans le bio. La moitié des exploitations comptent par ailleurs des ateliers secondaires. Et la majorité des maraîchers cultivent entre 40 et 60 espèces différentes de légumes. Enfin, 100 % des producteurs pratiquent la vente en circuit de proximité, en direct ou dans des magasins spécialisés », explique-t-on à l’Opaba.

Concernant la fertilité des sols, plusieurs idées fortes sont évoquées. À commencer par la rotation des cultures : des successions de cultures diversifiées, dans lesquelles l’alternance des cultures est raisonnée, qui concourent à une bonne nutrition des cultures et permettent de garder un sol sain (limitation des maladies et de l’enherbement spontané). Les apports de matière organique jouent un rôle important dans le fonctionnement global du sol. Ils interviennent sur ses propriétés physiques, avec l’amélioration de la structure et de la porosité, biologiques, avec la stimulation de l’activité biologique, et chimiques, avec le stockage et la fourniture des éléments nutritifs.

En ce qui concerne les engrais verts, leur utilisation optimisée permet d’agir simultanément sur la fixation des éléments nutritifs du sol, sur la restitution de matière organique, sur la structuration du sol par le travail des systèmes racinaires, sur la protection du sol vis-à-vis des risques climatiques tels que la battance ou l’érosion, et aussi de rompre les successions d’espèces légumières, de contenir le développement des espèces adventices. Enfin, sur le travail du sol, le labour reste préconisé pour la gestion de l’enherbement. Des outils à dents sont nécessaires pour éviter de perturber les sols ou le tassement.

La présentation a également permis d’évoquer les éléments de biodiversité, le paillage et la couverture du sol, l’irrigation (l’impact sur la fertilité des sols est rarement pris en considération), ou encore le matériel. Il existe des spécificités sous-abri comme la succession continue de légumes, la présence continue de racines vivantes de différentes espèces ou la présence problématiques de nombreux foyers de limaces et de rongeurs.

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