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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Dans le cadre du Mois de la bio en Grand Est

La conversion doit être un projet professionnel réfléchi

Élevage

Publié le 30/11/2017

Se convertir en bio. Certains le font. D’autres y pensent, mais ne savent pas toujours comment réaliser leur conversion. Cette journée technique avait pour objectif de répondre à leurs questions. Véronique Klein, vice-présidente de la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA), a ouvert cette journée. Elle est bien placée pour témoigner. Agricultrice en Alsace Bossue, elle fait partie d’un petit groupe qui, il y a 25 ans, a opté pour le bio. À l’époque, il s’agissait d’une véritable « révolution » dans la campagne alsacienne. « Aujourd’hui, dans mon secteur, une exploitation sur trois est en bio. Et de nombreux autres professionnels nous observent, regardent ce que nous faisons, comment nous évoluons », témoigne Véronique Klein. Elle est convaincue que le bio a sa place partout, à partir du moment où le projet de conversion est réfléchi et a un sens économique au côté d’un idéal de vie. « Comme en Alsace Bossue, l’agriculture biologique a bien évidemment sa place dans le Sundgau. D’autant plus que la demande de lait bio est là. Et qu’elle répond à des enjeux importants comme la qualité de l’eau. »

En 2016, le chiffre d’affaires du bio était de 7 milliards d’euros avec une croissance qui dépassait les 20 %. Une croissance qui s’explique par une demande toujours plus importante des consommateurs en quête de sécurité alimentaire, de respect de l’environnement, ou encore de bien-être animal. En Alsace, on dénombre ainsi 656 fermes bios pour 22 660 hectares, soit 6,7 % de la surface agricole utile (SAU) en janvier 2017. « Nous pouvons encore progresser et atteindre rapidement les 10 %. Mais, cette augmentation doit se réaliser dans le respect de chacun. Nous ne sommes pas là pour opposer les agricultures. Nous avons tous été en conventionnel. Certains ont simplement passé un cap. D’autres ne l’ont pas fait. Et d’autres ne pourront peut-être pas le faire pour des raisons économiques, philosophiques ou géographiques. L’agriculture biologique ne dénigre personne. Nous allons construire ensemble, évoluer ensemble sur des techniques nouvelles qui sont déjà connues ou qui vont arriver », a précisé l’élue.

Les nouvelles conversions concernent principalement les grandes cultures et l’élevage. « Cette dynamique s’est poursuivie en 2017 avec plus de 60 nouveaux engagements recensés entre janvier et août 2017. Dans ce contexte porteur pour l’agriculture biologique, il est essentiel de travailler ensemble. C’est aussi pour cela que nous organisons de nombreuses communications comme le Mois de la bio. C’est la première action commune, à l’échelle du Grand Est, du réseau des Chambres d’agriculture et des groupements de producteurs bios », explique Camille Fonteny, de l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba).

Des collectes qui offrent des débouchés

Après une matinée en salle, les participants ont visité l’exploitation de la famille Schmitt, la ferme de La Petite Prairie à Ranspach-le-Haut. Installé sur la ferme familiale depuis 1982, Pierre Schmitt a expliqué son parcours. « J’ai toujours travaillé en construisant un projet cohérent au niveau du territoire. Mais, c’est vrai que depuis dix ans, je réfléchissais à une autre façon de faire. Je ne me satisfaisais plus de mon système de travail. Peu à peu, je me suis renseigné. J’ai également beaucoup écouté, observé mes collègues, pris des renseignements ici et là. Avant de passer en bio, il faut en effet se poser les bonnes questions. L’installation de ma fille, Émilie, en 2012, conjointe à la construction de l’atelier de transformation, a été importante dans ce parcours. Et, début 2016, il y a eu la première collecte de lait par Biolait. C’est cette possibilité de valoriser notre lait en bio qui nous a poussés définitivement à convertir notre exploitation entièrement en bio », précise Pierre Schmitt.

Une exploitation qui compte 40 vaches laitières montbéliardes pour 420 000 litres de lait, soit une moyenne laitière de 7 500 l. « En bio, je compte me maintenir entre 6 et 7 000 tonnes », ajoute aussitôt l’éleveur. La SAU de 58 ha se compose d’une grande partie de prairies permanentes et temporaires. Le reste des cultures se répartit entre du méteil (12 %), du blé ou soja en culture de vente (10 %), du maïs ensilage (7 %) ou encore de l’avoine (3 %). « Nous avons choisi d’être autonomes en alimentation pour le troupeau en axant sur l’herbe et la pâture. Avec d’autres agriculteurs du village, nous avons également réaménagé le territoire grâce à des échanges parcellaires. Et, l’opportunité d’une subvention de l’Agence de l’eau, nous a décidé d’optimiser et de sécuriser la conduite du système fourrager avec le séchage en grange », poursuit Pierre. 90 % du lait est livré en laiterie. Les 10 % restants sont transformés à la ferme en yaourt et en fromage blanc, vendus en direct sur les marchés ou à la ferme. Une activité lancée lors de l’installation d’Émilie qui a investi récemment dans une nouvelle yaourtière pour travailler plus sereinement tout en préservant sa qualité de vie.

Ce parcours professionnel de 35 années satisfait Pierre. « Il y a désormais moins de travail au champ, moins de frais de gasoil et moins de stress au quotidien. Je ne pratique plus aucun traitement phytosanitaire et j’ai des variétés de cultures que je trouve plus résistantes aux maladies. Et en bio, les charges en achat de produits sont moins importantes. Je n’ai pas encore suffisamment de recul pour dresser un bilan définitif. D’autant que dans le secteur, et dans ma filière, personne ne travaille de cette façon. Mais je suis désormais davantage à l’aise dans mon métier d’agriculteur », conclut l’exploitant.

Préparer, construire, laisser mûrir

L’exploitation de la famille Schmitt termine cette période de conversion en janvier prochain. Un exemple parmi d’autres qui est suivi avec attention par la CAA et l’Opaba. Au nom de cette dernière, Julie Gall a profité de cette journée pour rappeler qu’en Alsace, la sensibilisation à la bio a été organisée dès 2010 par le pôle conversion des deux entités. « Et depuis cette année, des sessions de formation sont organisées pour aider les producteurs à mieux s’informer. Les porteurs de projet y voient les bases de l’agriculture biologique avec l’intervention d’un organisme certificateur, puis les dispositifs d’accompagnement, les démarches administratives et l’état des filières bios en local. La prochaine session de formation est prévue le 11 décembre. L’accompagnement se poursuit ensuite de façon individualisée. Il peut aller jusqu’à la réalisation d’une étude technico-économique simulant l’impact du passage en bio sur le système et ses résultats économiques », plaide Julie Gall, qui coordonne ce pôle conversion.

Elle insiste sur le temps de réflexion de chaque professionnel souhaitant se convertir. « Il peut aller de un à dix ans. Il faut sentir la chose, puis construire un projet mûr et le porter ensuite. Il y a certes des aides à la conversion, mais le projet professionnel doit être bien préparé », ajoute-t-elle. Alain Marcillet et Pascale Knepfler, de la CAA, ont ensuite évoqué les impacts possibles sur les systèmes d’exploitation après une conversion en bio en répondant aux questions des éleveurs présents.

Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace

Une politique identitaire

Vigne

Publié le 29/11/2017

Alors qu’il arrive bientôt à mi-mandat, Didier Pettermann a précipité l’assemblée générale du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), dans la droite ligne de la politique qu’il mène depuis son élection à la présidence. Elle a été convoquée six mois avant la date habituelle. « Le rythme des assemblées générales, l’une au mois d’avril pour le budget, l’autre fin juin pour les élections et les comptes financiers, ne convenait plus. Nous voulons davantage d’interaction entre les élus et les services pour assurer une meilleure contribution des entreprises du vignoble à la définition des actions de l’interprofession. Et une plus grande anticipation dans les orientations annuelles est nécessaire, que ce soit dans les domaines du marketing, de la technique ou de l’économie. La validation d’un budget prévisionnel alors que quatre mois de l’année sont déjà écoulés n’était pas cohérente avec ce besoin », explique le président du Civa.

Les deux assemblées générales qui séquençaient l’exercice budgétaire ont donc été repositionnées dans un nouveau calendrier : celle actant le budget prévisionnel en novembre de l’année n - 1 (au lieu d’avril de l’année n) et l’assemblée statutaire et d’approbation du bilan financier de l’exercice n - 1 en juin de l’année n (cela reste inchangé).

Un budget contraint

Approuvé lors de cette assemblée générale, le budget prévisionnel 2018 est bien plus contraint que les années passées, dans le contexte d’une nouvelle petite récolte en volume pour les vins d’Alsace, qui implique une baisse des recettes de l’ordre de 6,3 % par rapport à 2016. « Les déclarations de récoltes étant en cours, il n’est pas possible de dresser un estimatif plus précis que celui des 855 000 hectolitres relevés cet été. Soit une baisse de l’ordre de 15 % par rapport à la moyenne quinquennale qui totalise désormais quatre petites récoltes. Cette première ébauche du budget pourra cependant être modifiée en fonction de l’évolution des ventes au cours des six premiers mois de 2018. » Didier Pettermann rappelle que 2017 est un budget de transition : « Bon nombre des actions ayant été engagées auront encore des répercussions budgétaires sur 2018. L’exercice 2019 sera le premier pleinement en adéquation avec notre nouvelle stratégie. »

Les charges sont en progression avec le lancement d’une nouvelle politique marketing et 25 projets visant à améliorer le système d’information. Ce budget intègre quelques arbitrages et marque clairement le souhait des élus du conseil de direction de focaliser les moyens sur les actions les plus efficientes pour la valorisation des vins d’Alsace. Les élus du Civa ont approuvé ce budget prévisionnel 2018, qui laisse apparaître un résultat négatif global de 508 000 € qui sera comblé par un prélèvement sur les réserves.

Le chantier MarCom

Les petites récoltes successives ont des effets, globalement négatifs, mais variables selon les entreprises du vignoble alsacien. Certaines perdent des marchés en raison des augmentations tarifaires induites par les faibles volumes, d’autres du fait de la rareté du produit. « Cette situation doit nous interpeller collectivement. Avec nos petits volumes et la très belle qualité de nos derniers millésimes, notamment celui de 2017, nous devons mieux valoriser économiquement le fruit de notre travail, générer de la richesse à travers la valeur du produit, plutôt que par le biais artificiel de l’augmentation des prix du fait du manque de volumes », insiste Didier Pettermann.

Pour y parvenir, le Civa opère des changements dans son fonctionnement avec le renforcement et la réorganisation de ses services et le développement de nouvelles actions de communication. Comme le chantier MarCom, présenté par Thierry Fritsch. Il a insisté sur la nécessité de reprendre un temps d’avance sur les concurrents du vignoble alsacien en matière de marketing et communication. Et de réunir toutes les forces collectives, les compétences et savoir-faire pour plus de dynamisme et réactivité dans le pilotage des programmes.

Ainsi l’équipe MarCom travaille sur l’identité de marque. Une enquête, dont les résultats seront connus prochainement, a été réalisée auprès des entreprises du vignoble pour définir les caractéristiques de la personnalité de la marque à construire. La stratégie marketing mise en place pour la période 2018-2021 privilégie les régions et pays où l’Alsace a une légitimité, afin de les reconquérir, ainsi que les régions de conquête à forts potentiels de croissance. Elle vise aussi à augmenter la présence des vins d’Alsace sur internet, à favoriser l’exportation par la mise en place d’un « kit exportation » ou encore à rendre incontournable l’Alsace sur la scène nationale et internationale. L’objectif est de construire l’image des vins d’Alsace grâce à son territoire, en améliorant notamment leur connaissance auprès des prescripteurs, et de communiquer en priorité sur trois produits clés du vignoble : le riesling, le gewurztraminer et le crémant. La nouvelle campagne de communication sera l’aboutissement de ces travaux. Elle sera relayée par une présence plus importante sur les foires et salons.

Autre chantier en cours d’exploration, le Story Telling (marketing de contenu). « Une bonne stratégie de contenu marketing permettra aux vins d’Alsace d’augmenter le trafic du site internet, de séduire de nouveaux consommateurs, d’améliorer le référencement du site vins d’Alsace, de devenir reconnu dans son domaine, d’interagir avec les consommateurs ou encore de gagner en confiance et donc de valoriser les vins d’Alsace. Il faut sortir d’une stratégie de publicité et rechercher des consommateurs plus actifs, afin qu’ils deviennent les meilleurs relais des vins d’Alsace », argumente Thierry Fritsch. Last but not the least*, le Civa veut mieux communiquer vers le vignoble. « Les 900 metteurs en marchés et les 4 000 viticulteurs sont les groupes cibles prioritaires. Les autres acteurs comme la presse, les syndicats, les élus et bien évidemment les Alsaciens ne doivent pas être oubliés », complète Thierry Fritsch.

« Ouvert aux autres »

Le Civa s’attache à construire et valoriser l’identité des vins d’Alsace. Après avoir identifié les piliers de son positionnement par rapport aux autres vignobles du monde, la conceptualisation de son identité est en cours. Les six agences de création sollicitées doivent rendre leurs propositions d’ici le mois de janvier. Et la nouvelle campagne de communication devrait être lancée lors du salon Millésimes Alsace.

Didier Pettermann s’est félicité de la dynamique actuelle du Civa, du travail effectué par les différentes commissions, des partenariats engagés, actuels et futurs. « Je voulais un Civa ouvert aux autres. Cet objectif est en passe de se mettre en œuvre. » Il a cité en exemple la feuille de route recherche-développement-innovation, corédigée avec l’Association des viticulteurs d’Alsace, le Comité interprofessionnel du vin Champagne (CIVC), le Syndicat général des vignerons de la Champagne (SGV) et des appellations lorraines. « Nous avons réussi à nous concerter à l’échelle de ces trois vignobles, tous très différents, pour déposer un programme pluriannuel commun qui a reçu un très bon accueil de la part de la région Grand Est, commanditaire de ce travail. »

Le président a rendu hommage à ses collaborateurs et salariés pour le travail effectué ces derniers mois. « 2017 a été une année très compliquée, car il fallait faire cohabiter deux modèles, l’ancien et le nouveau Civa. L’année a été consacrée à du cadrage, des actions notamment. Je souhaite que 2018 soit au service de la libération des énergies, de la créativité, du travailler ensemble. Le tout dans une année riche en événements, comme les salons Millésimes Alsace, Prowein ou VinoVision. Nous préparons l’avenir du vignoble. Nous y arriverons si nous travaillons tous ensemble. Le Civa, qui pensait être en phase avec les attentes du terrain, ne l’était pas en réalité et a fini par se retrouver isolé et décrié. Nous prendrons des initiatives, avec nos partenaires, pour promouvoir l’engagement professionnel au sein de notre vignoble », conclut Didier Pettermann.

Agrivalor à Sainte-Croix-en-Plaine

Le compost : plus qu’un stimulateur de l’activité biologique du sol

Technique

Publié le 03/11/2017

Cette journée s’est déroulée en partenariat avec la Chambre d'agriculture Alsace, Planète Légumes et l’organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba). C’est sous forme d’ateliers qu’ils ont accueilli le public. Des professionnels, essentiellement des viticulteurs et des maraîchers, et des étudiants de lycées agricoles. Sur leur stand, Jérôme Attard et Frédéric Schwaerzler ont insisté, pour la Chambre d'agriculture Alsace, sur l’importance de la fertilisation en viticulture. « Tous les viticulteurs sont concernés. Il s’agit de leur fournir les éléments de gestion de la fertilité des sols de leur exploitation, par l’utilisation d’engrais ou la valorisation de produits résiduaires organiques. Nous proposons une observation à la parcelle pour l’identification de carences, de troubles physiologiques et de problèmes de vigueur. Mais également une analyse de sol et un conseil de fertilisation à l’échelle de votre parcelle ou encore des préconisations d’intervention », précise Frédéric Schwaerzler. Concernant le respect de la directive Nitrates dans le vignoble, elle vise à résorber les pollutions azotées d’origine agricole vers les eaux souterraines et superficielles, sachant que la quasi-totalité du vignoble se trouve en zone vulnérable à l’exception des secteurs de la vallée de Munster, de l’Ungersberg, de Thann et de Cleebourg. Pour les apports d’engrais, notamment en pente, le compost répond à ces problématiques. « L’apport de compost sur les vignes en place est souvent une bonne chose. La bonne dose, au bon endroit, au bon moment. Nos services de conseils permettent de répondre à vos objectifs de production », ajoute Jérôme Attard.

Bien raisonner ses apports

Le compost est en effet un excellent amendement. Son utilisation en viticulture permet d’augmenter le taux de matière organique, pilier de la fertilité physique, chimique et biologique des sols. Le compost permet d’améliorer leurs fonctionnements. Ils sont alors plus aptes à fournir aux vignes les éléments et les conditions nécessaires à leur développement et à la qualité des raisins. On observe également moins d’érosion des sols, moins de dépenses et davantage d’autonomie, et des produits de qualité. « C’est un sujet majeur car 1,5 tonne de terre par hectare et par an est perdue en moyenne en France chaque année du fait de l’érosion. En Alsace, 103 400 hectares, soit 30 % de la surface agricole utile (SAU) sont considérées comme sensibles à l’érosion et les surfaces viticoles sont particulièrement touchées à cause de la topographie géographique, du climat, des types de sol ou encore des pratiques culturales. La matière organique permet la stabilité structurale des sols. Or, son taux moyen a baissé de 0,26 % en dix années, de 1999 à 2009, en Alsace. L’épandage de compost est une solution à l’appauvrissement des sols en humus à la condition de bien raisonner ses apports. Vous pouvez vous approvisionner en compost sur nos sites de Sainte-Croix-en-Plaine, d’Hirsingue, de Wittenheim et de Bergheim avec une livraison en bout de champ dans tout le vignoble », précise Guy Meinrad, responsable de ce secteur d’activité chez Agrivalor.

Un amendement organique homogène

Pour le maraîchage, l’utilisation du compost permet d’augmenter également le taux de matière organique. Son utilisation en maraîchage est indispensable pour répondre à des enjeux tels que le besoin en nutriments, la faible restitution des cultures, et la perte de l’humus et de la structure du sol. L’apport de compost freine l’érosion et un sol qui travail permet de nourrir les plantations. « Le compost nourrit en effet les sols. Il permet d’augmenter et de stabiliser le taux en matière organique du sol. Il améliore la stabilité structurale et la résistance à l’érosion. Il augmente la capacité hydrique, la porosité et l’aération. Un sol bien fertilisé a pour conséquence des fruits et des légumes bien nourris avec un apport des éléments nutritifs majeurs et des oligo-éléments. Un apport modéré en azote évite un excès de vigueur », indique Didier Rapp, conseiller agronomique pour Agrivalor. La société s’engage auprès de ses clients à leur fournir un amendement organique homogène et sain grâce à un processus de compostage bien maîtrisé. « Le compost maraîcher est indemne de germes ou de semences indésirables grâce à l’hygiénisation du produit par la montée et le maintien de la température à 60-70 degrés au cours du processus. La richesse en composés humiques stables de notre compost permettra à nos clients d’augmenter significativement la capacité d’échange cationique et la capacité de rétention en eau de leurs sols et/ou substrats. En particulier, s’ils sont sableux. Cela leur permettra de réduire les arrosages et cela favorisera le développement racinaire tout en augmentant l’activité biologique », conclut Didier Rapp.

Planète Légumes

Une année favorable aux pommes de terre

Cultures

Publié le 25/10/2017

Cette présentation était commune avec les établissements Kiehl qui viennent de reprendre Clisson situé dans la zone d’activité de Saint-Hippolyte. « Nous avons beaucoup de variétés cette année, » se réjouit Denis Jung conseiller spécialisé en pommes de terre à la Chambre d'agriculture Alsace. 66 exactement. Elles sont produites sur des champs d’essais chez Maurice Meyer à Valff, chez Marc Kuntzmann à Krautergersheim, mais aussi chez Roland Linck à Muttersholtz qui travaille, lui, avec Clisson.

« Il y a un bon rendement cette année, contrairement à 2016, même si nous avons des interrogations sur les calibres 20 à 35, constate le spécialiste. Mais, globalement, cela a été plus facile à gérer. Sur le marché du frais, il y a des excédents. Les Pays-Bas, par exemple, ont 20 % de tonnage supplémentaire par rapport à l’an passé. Il y a davantage d’export, mais la consommation est assez faible depuis le début de l’année. Elle ne compense pas la forte production. »

La raison de cette profusion de patate ? Les conditions météorologiques. Si des pommes de terre, primeurs notamment, ont souffert en raison du gel du 20 avril, celles qui ont été plantées plus tard n’ont pas connu la moindre difficulté. Il y a eu, du coup, une augmentation nette des rendements avec un état sanitaire souvent très satisfaisant.

Des essais d’efficacité et de sélectivité

Planète Légumes a expérimenté cinq variétés des pommes de terre bios chez Maurice Meyer à Valff. Elles ont été plantées le 27 mars 2017 sur un sol limoneux à 8 °C, puis irriguées, avec une récolte le 30 août et un tri le 1er septembre. L’essai de la parcelle du Gaec des Acacias chez Roland Linck à Muttersholtz a été planté le 20 avril après une culture de maïs grain et un labour d’hiver le 6 décembre 2016. Le buttage a été réalisé le 5 mai 2017 puis une fumure totale (N 170, P O, K 120), des traitements fongicides, un défanage le 4 septembre et un arrachage le 28 septembre. Enfin, les tests chez Kuntzmann à Krautergersheim ont été plantés les 31 mars et 7 avril pour une récolte le 5 septembre, un lavage et un tri le 28 septembre. Les résultats de ces différents essais seront tous disponibles sur le site internet de Planète Légumes.

« Nous réalisons des essais d’efficacité et de sélectivité nécessaires à la rédaction des dossiers biologiques d’homologation ou pour le développement de nouveaux programmes de référence au niveau régional. Tous nos essais sont conduits selon les principes des bonnes pratiques d’expérimentation. Nous sommes spécialisés sur les cultures légumières et pommes de terre grâce à une équipe technique réactive et disponible », indique Denis Jung. Tout au long de la matinée, les conseillers techniques de Planète Légumes et de la Chambre d'agriculture d’Alsace ont échangé avec les producteurs présents et les représentants des firmes de plants sur les variétés prometteuses, d’avenir ou sur celles qui posent des difficultés. Avec 66 variétés différentes, la sélection était d’autant plus pertinente.

Samedi 14 octobre à Muhlbach-sur-Munster

Fête de la transhumance

Élevage

Publié le 11/10/2017

C’est la huitième fois qu’est organisée cette transhumance, qui prend une ampleur toujours plus importante. La première année, il y avait deux troupeaux au programme. Le 14 octobre prochain, ils seront six à faire étape dans le village en descendant de leurs fermes d’estives sur les hautes chaumes. Ils vont arriver des vallées de Munster, Saint-Amarin et La Bresse. Cela représente quelque 200 vaches, toutes munies d’une clarine ou d’un toupin, qui vont descendre de façon échelonnée jusqu’à la salle de sport du village, le cœur de la manifestation.

Les animations vont démarrer dès 9 h 30 le matin dans les différents points d’attraction de la fête : la salle de sport, bien sûr, mais aussi les abords du stade, le musée de la schlitte, la ferme Lochert, Vallée Village. Les horaires attendus de passage des bêtes sont les suivants : ferme de l’Estive (Chalets de la Wormsa) à 13 h 15, ferme Meyer (Muhlbach) à 11 h 30 et 16 h, Firstmiss (Gaschney) à 13 h, Trois-Fours (Gaschney) à 14 h, Treh et Uff Rain (Chalets de la Wormsa) à 14 h 15.

Le défilé des vosgiennes ou des brunes des Alpes attire chaque année plus de 5 000 visiteurs, en fonction de la météo. On entendra de la musique toute journée en attendant le concert de clarines. Choristes, groupes folkloriques, cors des Alpes, et sonneurs des Hautes Chaumes donneront du souffle jusqu’au soir. Pour la première fois, il y aura aussi une formation de cornemuses. Avant le Malkerowa de 18 h, la fameuse soirée montagnarde, il y aura de nombreux points de restauration, souvent sous chapiteau. Il y sera servi des menus marcaires, avec des fromages et des charcuteries fabriqués dans les fermes situées sur les hauteurs. Il sera également possible de déguster les roïgebrageldi et la soupe au munster offerte par la confrérie Saint-Grégoire du taste fromage.

Vente de génisses vosgiennes à partir de 16 h 30

Autre grand moment de cette journée, la vente de génisses vosgiennes organisée par l’association des éleveurs de vosgiennes du Haut-Rhin, à partir de 16 h 30 à la ferme Lochert. Les génisses seront exposées toute la journée dans l’étable de Guy Lochert, rue du chemin de fer. Sur place, les éleveurs de l’association proposeront au public leur burger au Cœur de massif (steaks hachés de viande vosgienne). La vente se déroulera suivant le système des enchères progressives avec un minimum de 50 € par mise. Toutes les génisses et vaches mises à la vente proviennent de pères d’insémination. Si elles sont gestantes, le produit est issu d’insémination.

Le catalogue officiel de cette vente de génisses affiche 30 animaux. Ils sont issus de l’EARL Barb à Wasserbourg, de chez Guy Lochert à Muhlbach-sur-Munster, de chez Fernand Hoffner à Fellering, de l’EARL Jean Wehrey à Breitenbach, de l’exploitation de Marc Spenle à Anjeux (Haute-Saône), de Mathieu Étienne au Val d’Ajol (Vosges), de l’EARL Deybach à Mittlach, de la SARL de la Soultzersmatt à Soultzeren, du Gaec Schubnel à Stosswihr, de l’EARL de la Chapelle des Ves au Thillot (Vosges), de chez Armand Burger à Soultzeren, du Gaec des Hautes Huttes à Orbey et d’Élitest à Épinal pour des lots de trois embryons.

Foire Simon et Jude de Habsheim

La 23e édition dans les starting-blocks

Élevage

Publié le 09/10/2017

Cette manifestation reste le rendez-vous incontournable des éleveurs dans le Haut-Rhin. Habsheim accueillait par le passé un marché à bestiaux. La manifestation a évolué au fil des années. En 1995, une équipe de pionniers a décidé de relancer un concours départemental, dans l’idée d’insuffler une nouvelle dynamique de l’élevage. Le but était double : montrer au grand jour le travail de sélection et de conduite du troupeau réalisé par les éleveurs au quotidien et créer un lieu de rencontre et de convivialité autour de l’élevage. Les différents syndicats de race se sont progressivement joints à la manifestation qui, pour l’édition 2000, était portée par l’union des organismes d’élevage. Cette union s’est ensuite réorganisée en association Éleveurs bovins du Haut-Rhin. Elle regroupe en son sein le Club Holstein 68 et le Syndicat montbéliard du Haut-Rhin. Aux côtés des organisateurs œuvrent également Élitest et la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA) par l’intermédiaire du service élevage.

Manifestation à caractère local au départ, le concours d’Habsheim est devenu au fil de ses éditions une rencontre de portée plus large, à la fois tremplin et préparation pour des manifestations d’ampleur nationale, voire internationale, telles Eurogénétique à Épinal, le National montbéliarde de Cournon, le Salon international de l’agriculture (SIA) à Paris ou Swiss Expo à Lausanne. « Grâce à la dynamique de ce concours, le département a pu accueillir le concours européen à Colmar en juin 2016. Il a connu un véritable succès. Cela montre également que l’élevage dans le département reste dynamique. C’est la raison pour laquelle la CAA apporte son soutien logistique à la manifestation. Son service élevage gère, par exemple, l’inscription des vaches. Et, financièrement, elle est le premier sponsor de la foire et du concours », explique Sébastien Stoessel, élu à la CAA, président de l’Établissement de l’élevage régional et président de l’association Éleveurs bovins du Haut-Rhin.

Préserver cette manifestation

Lieu de rencontre entre professionnels de l’élevage, le concours a également évolué en manifestation orientée vers le grand public. Au-delà du concours lui-même, le programme intègre plusieurs animations qui offrent au grand public la possibilité d’avoir un contact à la fois distrayant et informatif avec l’élevage et l’agriculture en général. Parmi les nouveautés, un stand Bienvenue à la ferme qui propose de la restauration avec des produits de proximité, et un stand en lien avec les artisans. La promotion de la viande sera également assurée. La présence de la salers depuis deux ans, race à viande par excellence, permet une telle initiative.

Habsheim reste un rendez-vous attendu et apprécié par les éleveurs. « La manifestation se déroule à la sortie des gros travaux agricoles. Elle constitue un moment convivial, d’échanges entre professionnels. Les éleveurs qui participent au concours s’inscrivent pour se jauger et maintenir un niveau performant dans le Haut-Rhin. Niveau qui leur permet ensuite de s’illustrer à des concours régionaux et nationaux. À chaque fois, ils savent se mobiliser. Même si le contexte économique reste difficile, nous tenons à préserver cette manifestation qui nous permet de sortir des sentiers battus et de montrer la fierté que nous avons d’être des éleveurs », observe Sébastien Stoessel.

Meilleur jeune présentateur

Les différentes races présentes dans le département seront sur place : prim’holstein et montbéliarde bien entendu, mais aussi vosgienne, salers, jersiaise, normande et brune des Alpes. Elles seront présentées et leurs particularités expliquées et commentées. Le traditionnel concours des jeunes présentateurs aura lieu en début de matinée, le dimanche 29 octobre en race montbéliarde et le lundi 30 octobre en race prim’holstein. Des jeunes de 14 à 24 ans présenteront une génisse. « Les candidats participants ont suivi les deux journées de formation annuelle organisées par le Club Holstein 68, le Syndicat montbéliard et le service élevage. Les juges respectifs seront chargés de désigner le meilleur jeune présentateur du concours, tant sur le choix de sa génisse, sa préparation que sa présentation. Ce concours est organisé depuis 2006 en prim’holstein, le Syndicat montbéliard s’y est investi également depuis 2009. Pas moins de 18 participants pour les deux races sur le concours de cette année, autant dire que la présentation d’animaux ne manque pas de jeunesse et de dynamisme », se félicite Sébastien Stoessel.

Parmi les autres animations habituelles, la présentation des veaux par les enfants qui a pour objectif de susciter parmi les jeunes générations la vocation pour une profession et d’éveiller leur fierté à présenter une bête issue de l’élevage des parents. La jeune association de la race bovine salers, née en octobre 2014, fera la promotion de la race. Et les éleveurs organiseront leur concours régional le dimanche matin. Concernant le challenge en race montbéliarde, tout éleveur ayant au moins trois animaux présents au concours pourra participer au concours du lot d’ensemble. Le jury désignera le lot de vaches le plus homogène. Enfin, la finale départementale de jugement de bétail vient se greffer pour la quatrième fois sur cette fête de l’élevage. Elle est organisée par le lycée agricole de Rouffach, en partenariat avec la CAA et Élitest. Tous les élèves d’établissements d’enseignement agricole peuvent concourir. Les dix meilleurs pointeurs de chaque race ont été retenus à l’issue de deux journées de présélection. Lors de cette finale départementale, chaque candidat aura à pointer deux animaux de la race dans laquelle il aura été retenu. Les vainqueurs (deux titulaires et un suppléant) participeront à la finale nationale, organisée dans le cadre du SIA à Paris au mois de février 2018.

Jusqu’au 15 octobre au Parc des expositions à Mulhouse

Les 57es Journées d’octobre et la 17e édition de Folie’Flore

Pratique

Publié le 07/10/2017

Il y a cette année deux nouveautés aux Journées d’octobre. La première concerne une ouverture en B to B avec le salon du professionnel des fleuristes, Florevent, dimanche 8 et lundi 9 octobre. Le salon est tourné vers l’international avec des conférences, des démonstrations et un partage d’expériences. La seconde est le village des fleurs et des plantes avec sa quarantaine de stands de pépiniéristes, producteurs et créateurs de petits éléments de décoration pour le jardin. Il est possible pour le public d’acheter des plantes et des fleurs vues pendant le show, à l’instar de la rose Folie’Flore. Ce village est uniquement ouvert lors du deuxième week-end de la manifestation, les 14 et 15 octobre de 10 h à 20 h.

On va retrouver quelques autres villages à succès. Celui des créateurs, situé à l’entrée. Il regroupe des artisans. Un concours va élire le stand le plus fleuri ou le plus décoré avec des éléments en rapport avec la plante. Le village du jardin, lui, plus grand et plus varié que les éditions précédentes, est dédié aux produits d’aménagements du jardin et est inspiré par la nature. Il est situé à la fois sous chapiteau et à l’extérieur, à l’entrée du show floral. Tous les métiers liés au jardin, aux végétaux, aux bassins, aux abris de jardin ou clôtures sont présents. Le village de l’habitat regroupe de son côté toutes les activités liées au bien-être chez soi. Il y a également le village gourmand qui est l’âme de la manifestation avec son large choix de restaurants et ses trois podiums sur lesquels se succèdent animations musicales, spectacles et démonstrations des corporations. Le marché des producteurs permet à ce secteur de mettre en avant la production artisanale et les acteurs de proximité afin de valoriser les produits de nos terroirs.

10 000 m2 de mise en scène

Par ailleurs, les corporations artisanales et les apprentis du CFA Roosevelt se succèdent pendant les JO pour présenter leur métier et exprimer leur talent. Différents concours culinaires sont ainsi organisés. De son côté, Daniel Zenner propose des recettes de plats traditionnels revisités. Enfin, la place des fêtes permet à l’association mulhousienne Zig Zart de mettre en valeur certains artistes locaux pour des concerts et des soirées à thème. La scène alsacienne dite scène de l’auberge du Boucher propose, elle, des animations musicales qui invitent à quelques pas de danse, tant dans l’après-midi qu’en soirée. Mais, le grand espace privilégié reste Folie’Flore.

Jusqu’au 8 octobre, la manifestation accueille la coupe de France des fleuristes. 12 candidats s’affrontent sur le thème du cirque dont deux Alsaciens, Tristant Schatz pour le Haut-Rhin et Julien Heuber pour le Bas-Rhin. Le 12 octobre, il y a le baptême de la rose Folie’Flore en présence d’Alain Baraton, jardinier en chef du domaine de Versailles. Cette rose, tout spécialement créée pour l’occasion par Marcel Joerger et produite par la roseraie Barth, est de couleur crème écru aux caractéristiques bien particulières avec ses 14 cm, son odeur des plus parfumées et ses 60 pétales. Pour le reste, Folie’Flore reste un show floral avec des démonstrations florales, des jardins, des pistes aux fleurs. Le tout, sur 10 000 m2 de mise en scène, en lumières et en musiques, 2 000 m2 réservés à la coupe de France des fleuristes et onze jardins éphémères. De quoi ravir les visiteurs qui s’annoncent une nouvelle fois nombreux.

Flhoreal

Les expérimentations se poursuivent

Cultures

Publié le 03/10/2017

L’assemblée générale de Flhoreal a permis au président, Christian Romain, de faire le bilan des actions menées en 2016 et en 2017. Des actions pour soutenir le développement des horticulteurs alsaciens. Comme chaque année, les expérimentations se sont poursuivies. Les premiers essais ont concerné les méthodes alternatives. Les seconds se sont intéressés aux itinéraires techniques de culture. Dans le même temps, la surveillance biologique du territoire s’est poursuivie. Neuf lettres d’information ont ainsi été publiées au printemps et à l’automne.

La communication a fait l’objet d’un important travail. 2016 signe le démarrage du nouveau logo et la naissance d’une nouvelle charte graphique. De nouveaux pots ont été créés, en partenariat avec Hormalys, Jost et les Établissements Gustave Muller. Des opérations à destination du grand public ont permis de communiquer sur le monde horticole. Les professionnels se sont ainsi affichés avec le thème « Votre horticulteur vous fait une fleur ». Ils ont renouvelé des opérations comme Elsass Geranium, Folie’Flore à Mulhouse, ont assuré une présence à la foire aux vins de Colmar, à la foire européenne de Strasbourg ou encore à Désir de jardin à Rouffach.

Néanmoins, la réflexion sur la communication se poursuit. Comment être plus pertinent et toucher davantage de monde ? Le mot « horticulteur » ne veut rien dire pour de nombreuses personnes, contrairement au mot « jardinerie ». Il faut donc approfondir ce sujet pour parvenir à toucher une clientèle plus large. Il est également important que les professionnels choisissent des sujets qui mobilisent. Une idée pour 2018 : « Sauver les abeilles ». Un sujet d’actualité qui permettrait aux horticulteurs présenter des plantes mellifères. L’idée étant de se positionner sur un segment positif, développer des conseils et des offres, ou encore animer des points de vente. Enfin, les professionnels sont conscients qu’ils doivent davantage être présents sur internet, à l’image, par exemple, du réseau social Pinterest.

La fusion prochaine entre Flhoreal et Est Horticole a aussi été évoquée. Une fusion par voie d’absorption à effet au 1er janvier 2018. L’aspect financier a été discuté, tout comme celui de l’organisation interne. La dernière partie de l’assemblée générale a été consacrée au Passeport phytosanitaire européen (PPE). Toute entreprise immatriculée doit respecter un certain nombre d’obligations réglementaires, dont notamment une déclaration annuelle d’activité.

Le PPE est un document officiel attestant du respect des dispositions réglementaires européennes relatives aux organismes de quarantaine (normes phytosanitaires, exigences particulières), qui accompagne certains végétaux, produits végétaux ou autres objets circulant sur le territoire de l’Union européenne. Il se présente sous forme d’étiquettes (à demander à la Fredon) ou est directement imprimé sur le document accompagnant les végétaux.

Inauguration

La fête de la production locale

Cultures

Publié le 29/09/2017

La manifestation a été inaugurée par de nombreuses personnalités. Le maire de Sélestat et conseiller départemental, Marcel Bauer, n’a pas caché son enthousiasme. « En 2001, Sélestat avait déjà été la ville choisie pour démarrer ce salon. À l’époque, le succès avait déjà été au rendez-vous. Une nouvelle fois, Sélestat est une ville heureuse et fière de vous accueillir. Elle reste une commune maraîchère au centre de cette belle Alsace ». Le président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace, Pierre Lammert, a salué la diversité de ce « village des fruits et légumes, image de la richesse des productions en Alsace. Septembre est précisément le mois des fruits et légumes dans la région. Depuis seize ans, nous faisons la promotion de cette filière de qualité en communiquant avec un slogan désormais bien connu : « Plus près, plus frais, plus vrai ». Nous le faisons avec les producteurs, les grossistes, mais également les enseignes de la grande distribution, avec désormais plus de 250 points de vente dans la région. Et nous continuons de progresser. Nous représentons 25 % de la consommation au niveau de notre territoire. Nous véhiculons des messages de santé, d’avenir, de plaisir, de proximité et de développement économique. »

La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a salué l’organisation de ce salon, « le plus grand dédié aux fruits et légumes de France. Vous avez pour vocation de promouvoir la consommation de fruits et légumes de votre territoire, d’informer les publics sur les bienfaits d’une alimentation variée et équilibrée, et de rapprocher les consommateurs et les producteurs locaux. Je suis heureuse d’être ici, en Alsace, terre agricole fertile. Il y a ici des valeurs agricoles qui sont imprégnées dans la culture locale. Il y a ici le « bien manger », le « bien boire » et le « bien fêter ». Ces valeurs portent votre idéal de promotion de l’agriculture, des fruits et légumes en particulier. » Des propos complétés par le président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, Laurent Wendlinger, et par la députée européenne Anne Sander. Le mot de conclusion est venu de la meilleure et fidèle ambassadrice des fruits et légumes d’Alsace, Delphine Wespiser, Miss France 2012. « Je suis toujours ravie de faire partie de cette équipe. Nous poursuivons ce travail de communication et continuons à véhiculer des messagers positifs pour avancer tous ensemble. » Les invités ont ensuite parcouru les allées de cette manifestation orientée autour des richesses de la filière des fruits et légumes.

Fruits et légumes du Grand Est

Un contrat entre la Région et l’interprofession

Vie professionnelle

Publié le 28/09/2017

Le contrat de filière fruits et légumes du Grand Est s’articule sur des priorités partagées autour de cinq grands enjeux. Le premier est d’améliorer la compétitivité et la modernisation de l’ensemble de la chaîne de valeur agricole. Le second est de renforcer et de développer les marchés alimentaires régionaux des fruits et légumes frais et transformés. Le troisième est d’accompagner le développement agricole et le progrès pour les exploitations. Le quatrième est de favoriser l’installation des nouveaux agriculteurs. Le cinquième est de fortifier la place des fruits et légumes du Grand Est sur l’échiquier français et européen. Il a été signé par Pascale Gaillot, conseillère régionale et présidente de la commission agriculture et forêt, et par Pierre Lammert, président de l’association Univers des fruits et légumes du Grand Est.

L’occasion pour Pascale Gaillot de rappeler que la Région a adopté les grandes orientations de sa politique en faveur de la filière fruits et légumes dans le cadre d’un plan régional pour l’agriculture. « Un budget de plus de 2,3 millions d’euros a ainsi été consacré à la filière. La Région soutient notamment les investissements dans les exploitations agricoles. Mais également la promotion des productions régionales, les campagnes de promotion portées par la filière ou encore les stations d’expérimentations fruitières et légumières de notre région. Avec les aides complémentaires des fonds européens, la place des fruits et légumes dans le Grand Est est très importante », explique-t-elle. Trois nouveaux dispositifs seront par ailleurs soumis au vote des élus régionaux lors de leur séance plénière du 20 octobre prochain. « La première concerne une mesure relative à la prévention des risques en agriculture. Nous parlons là des risques liés aux conditions climatiques, comme les dégâts résultant du gel, de la grêle ou encore des oiseaux. Pour 2017, le Conseil régional aidera exceptionnellement les arboriculteurs touchés par le gel de printemps. Une demande en ce sens sera à remplir. Cette aide sera versée avant la fin de cette année », précise Pascale Gaillot.

Sécurisation, développement, structuration

Le second dispositif concerne un soutien à la sécurisation de la ressource en eau pour les cultures spéciales. Le troisième une aide au développement et à la rénovation des vergers. Il est là question d’aides à l’investissement autour de l’eau et de l’irrigation, d’aides à la plantation et à la renaturation de vergers. En sachant qu’une exploitation arboricole sur quatre a disparu depuis quatre ans. « Par ces dispositifs, nous souhaitons renforcer le développement de la filière fruits et légumes sur tout le territoire. Cela passe notamment par sa structuration, la conquête de nouveaux marchés, la promotion des produits de proximité et la préservation de la qualité, mais aussi par l’investissement dans la recherche, l’innovation et la création d’emplois. Depuis seize ans, l’interprofession fait cette promotion des fruits et légumes de qualité. Ce travail a permis la création d’un logo bien identifié, d’un travail en commun avec tous les acteurs économiques et d’une communication positive qui nous permet de progresser dans nos ventes tout en faisant de la pédagogie », rappelle Pierre Lammert.

Une action dynamique, saluée par la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, et par le président de la Chambre d'agriculture d’Alsace et conseiller régional, Laurent Wendlinger. « Promouvoir la consommation des fruits et légumes d’Alsace, structurer la filière, être présent partout, mener des actions au quotidien. C’est ce travail exemplaire qui est réalisé par l’interprofession et qui doit être le fil conducteur de toutes les filières agricoles ». Le salon Saveurs et soleil d’automne a une nouvelle fois été l’occasion de promouvoir les fruits et légumes et de communiquer sur ces produits du territoire régional.

Les vidéos