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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Margaux Jung, reine des vins d’Alsace 2018

Vigne

Publié le 03/08/2018

Après une première soirée réussie l’an passé, le comité des reines des vins d’Alsace, présidé par Claudia Renel, a renouvelé l’événement, toujours au cabaret colmarien, et toujours en ce début de foire aux vins. « Le concept avait séduit. Nous l’avons donc reconduit en améliorant l’organisation. Nous sommes heureux de constater que le public a répondu présent », se félicite Claudia Renel. Parmi les participants, on pouvait reconnaître le maire de Colmar, Gilbert Meyer, le président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), Didier Pettermann, et celui de l’Association des viticulteurs d’Alsace, Jérôme Bauer. Au cours de la soirée, les tables non réservées se sont bien remplies. « Nous voulions aller voir Indochine, mais c’est complet. Nous avons espéré jusqu’au dernier moment. Peine perdue. Du coup nous avons visité la foire. Et, par hasard, nous nous sommes arrêtés ici. Nous avons décidé de dîner tout en suivant la soirée. Elle a été très intéressante. Le spectacle m’a impressionné. Le concept de reine, je connaissais. Celle qui a été choisie semble connaître la viticulture. C’est apparemment l’objectif, si j’ai bien compris. C’est sympa. J’aime bien les vins d’Alsace. Avec mon épouse, nous dégustons du riesling avec le repas », témoigne Jean-Paul Fauviau qui, avec son épouse Suzanne, est de passage en Alsace pour quelques jours. Le couple habite à une dizaine de kilomètres de Nantes.

La dernière de Jean-Marie Arrus

La soirée est ouverte par la présidente de Colmar Expo, Christiane Roth. « Nous organisons une soirée avec le comité des reines des vins et le Civa depuis deux ans. Un trio a été désigné. Vous allez connaître la nouvelle reine et ses dauphines, assister à un superbe spectacle et passer une bonne soirée. La reine et ses dauphines sont partout dans le vignoble et ailleurs pendant une année. Je tiens à rendre hommage au trio sortant, qui a toujours été soudé pour la promotion des vins d’Alsace », souligne Christiane Roth. Un avis que partage Didier Pettermann : « Vous êtes toutes des ambassadrices des vins d’Alsace. Et c’est vrai depuis 1954. Nous en profitons pour saluer la première reine, Marguerite Binner-Bannwarth, qui est présente à cette soirée. Et pour rappeler que nos reines sont élues pour la qualité de leur présentation et leurs connaissances du vignoble et des vins d’Alsace ». Le comité des reines existe depuis sept ans. Il a été impulsé par les deux précédentes présidentes : Marie-Odile Goefft et Martine Guth. La soirée se poursuit avec le repas et le spectacle présenté par Jean-Marie Arrus. Un moment d’émotions pour ce dernier, qui officie à cette responsabilité pour la dernière fois. D’ailleurs, ce soir-là, comme pour toute la durée de la foire, il est secondé par celle qui va lui succéder : Marlyse Riegenstiehl. Comme chaque année, le spectacle est magnifique.

Avec fierté et honneur

Le moment tant attendu arrive. Avec émotion, le trio sortant va céder sa place. La reine 2017-2018, Justine Schmitt, et ses dauphines Marie Grund et Clémence Bléger sont invitées à venir sur scène. Elles rappellent leurs joies et les bons moments passés au cours de cette année très chargée. Le nouveau trio entre en scène. Didier Pettermann invite Marguerite Binner-Bannwarth à venir annoncer le nom de la nouvelle reine des vins d’Alsace. Il s’agit de Margaux Jung. Âgée de 24 ans, elle est originaire de Riquewihr. Sa candidature a été poussée par sa famille, et notamment son grand-père, Roger Pontius. Ce dernier, âgé de 88 ans, la rejoint sur scène pour une photo de famille. Le moment est très intense. Les deux dauphines sont Flore Ansel et Pauline Husson. La première est âgée de 21 ans et est originaire de Turckheim. La seconde est âgée de 27 ans et est originaire de la vallée d’Orbey.

Quelques minutes après les traditionnels discours, les photos et autres témoignages d’affections de sa famille, Margaux Jung accepte de répondre à nos questions. Elle est issue d’une famille de viticulteurs : le domaine Jung Gustave et fils à Riquewihr. Elle termine un master en septembre et va poursuivre son cursus avec un Brevet professionnel responsable d’entreprise agricole (BPREA) spécialisé dans le vin à Rouffach. « À terme, mon objectif est de reprendre le domaine familial », précise la nouvelle Reine, très étonnée d’avoir été élue. « Tout a démarré par une simple candidature et une présentation vidéo. Quand j’ai été présélectionnée, j’ai rigolé et j’étais déjà très contente. Nous n’étions plus que sept. À l’entretien, je me suis dit que c’était fichu. Toutes les filles avaient bien préparé et moi, la veille de mon passage, je suis allée à Strasbourg assister à la finale de la coupe du monde de football. Paradoxalement, je suis arrivée à cet entretien sereine et tranquille. Quand, ensuite, j’ai été rappelée, j’étais surprise », raconte la nouvelle reine des vins d’Alsace. Lors de cette soirée, Margaux Jung n’imaginait toujours pas que ce serait elle qui serait choisie. « Je compte exercer cette responsabilité avec fierté et honneur. Et je vais le faire avec mes dauphines, Flore et Pauline. Comme le trio précédent, nous allons représenter ensemble les vins d’Alsace, les professionnels, la région. Nous connaissons toutes les trois le vignoble, le métier, les vins. Ça va être une année géniale », conclut Margaux Jung.

Trompeter et fils

Nouveautés et animations

Technique

Publié le 02/08/2018

Avec la chaleur qui écrase le Parc-Expo de Colmar depuis le début de la 71e foire aux vins, attirer du monde, notamment au beau milieu de l’après-midi, relève d’un exploit. « Nous essayons de proposer différentes animations sur le stand. C’est le cas avec le petit marché fermier les deux samedis. C’est une idée innovante que j’avais soumis au comité des représentants du parc agricole. Elle a été retenue. Et cela semble avoir bien plu. Nous avons accueilli Christophe Rué d’Osenbach avec ses glaces. Le public a répondu présent tout en s’intéressant à notre matériel », se félicite Pascal Trompeter. Une autre animation était proposée mercredi lors de la journée du parc agricole avec un apéritif musical et la présence sur le stand de Bruno, agriculteur de l’émission télévisée « L’Amour est dans le pré », l’après-midi. Enfin, ce dimanche 5 août, la société Trompeter reçoit Alfred Baumgart, un bûcheron retraité de Hochstatt et ancien champion de France, d’Europe et vice-champion du monde de sculpture bois à la tronçonneuse. « Il sera présent de 14 h à 16 h avec son matériel et va faire des démonstrations », ajoute Pascal Trompeter. À noter également les kartings à pédales mis à la disposition des enfants pour faire le tour du parc agricole comme chaque année.

Conseils techniques

Mais, la société Trompeter n’oublie pas son cœur de métier, raison pour laquelle elle est fidèle à la foire aux vins et à son parc agricole. Ses fournisseurs sont présents pour promouvoir le matériel exposé. C’est par exemple le cas de Patrick Hugel de la société Otico qui commercialise des pneus et rouleaux issus de la technologie Farmflex®. La marque propose un système qui repose sur l’utilisation de pneu semi-creux, ce qui lui confère des caractéristiques particulièrement intéressantes pour les applications agricoles. Elle met également en valeur son partenaire indien MRL, leader dans le pneu semi-automatique en Europe pour, notamment, le travail du sol. Trompeter axe également sa communication avec un autre fournisseur de pneus agricoles, les pneus Vredestein. Sur le stand, on a également pu croiser le responsable des ventes du lubrifiant Minerva et Gilles Desmouly, le responsable de la société BKT Benoît Gegout. « Ce sont des partenaires qui nous aident à présenter les produits, à faire les promotions et sont à nos côtés pour apporter les conseils techniques à nos clients », précise Pascal Trompeter. Enfin, on retrouve les produits de la marque Kioti avec le tout dernier Mechron 4X4 UTV. Une nouveauté qui peut intéresser un très large public de professionnels et de privés. Grâce à ses quatre roues entièrement indépendantes, sa suspension arrière double (bras A double) et sa suspension arrière de type MacPherson, ils bénéficient d´une conduite stable et sécurisée, en terrain difficile comme en terrain lisse.

71e foire aux vins régionale des vins d’Alsace

Le vin au cœur de la fête

Vigne

Publié le 02/08/2018

Le second personnage de l’État en rang protocolaire derrière le Président de la République a captivé l’auditoire venu assister à cette inauguration. Ses analyses sur la réforme territoriale ont ébranlé les certitudes des uns et des autres. Gérard Larcher en a profité pour rappeler que « l’Alsace est au cœur de l’Europe. À ce titre, elle a un rôle majeur à jouer dans la dynamique du Rhin supérieur ». Son passage pertinent sur le vin et la viticulture a séduit la profession et les organisateurs de la foire aux vins. « C’est un plaisir pour moi d’être présent à cette manifestation qui est la troisième foire de France. Depuis 1948, elle a reçu onze millions de visiteurs. Ils ont tout d’abord été attirés par ce qui est sa signature : les vins d’Alsace. Ensuite par ses spectacles, ses animations et son festival. C’est un événement majeur de l’été dans cette région, un événement populaire », explique Gérard Larcher. Il cite tour à tour Benjamin Franklin pour faire un lien entre la bière et le vin, puis Paul Claudel pour rappeler l’histoire millénaire de la viticulture occidentale, sans oublier le verset 2, chapitre XV de l’Évangile selon Saint-Jean pour associer les vignerons et le législateur. « Les premiers taillent dans la vigne et le second créé des lois sur mesure ». Enfin, Montaigne n’est pas oublié : « Servez-leur de bons vins, ils vous feront de bonnes lois ». Une leçon de connaissances où s’entrecroisent humour, culture et histoire !

« Vos vins ont une histoire »

Gérard Larcher détaille l’importance de la filière viticole en France, qui représente un excédent commercial de 11,5 milliards d’euros, le second derrière l’aéronautique. Intronisé en 2013 par la confrérie de Scherwiller, le président du Sénat connaît bien la profession viticole de la région, et insiste sur l’importance de cette filière pour l’Alsace : « Vos vins ont une histoire. Ce sont eux qui ont fait l’Alsace, avec l’excellence des cépages, l’expertise des hommes et des vignerons. Vos vins sont un élément important de l’identité alsacienne. Je tiens à rendre hommage aux professionnels qui portent les vins d’Alsace. Car le vin, c’est la rencontre entre un cépage, un terroir, le talent d’un producteur et le goût d’un amateur ». Des propos appréciés et salués par des applaudissements chaleureux.

Valoriser, conquérir, réunir

Le directeur du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), Gilles Neusch, a présenté la politique dynamique qui a été engagée par la profession ces derniers mois, avec la diffusion d’un film promotionnel, un nouveau logo symbolisé par les initiales des vins d’Alsace en majuscules, « VA ». Un logo et une politique qui illustrent le renouveau de la filière, fière de ses vins et de sa région, et son désir de conquérir de nouveaux marchés. « Les vins d’Alsace s’apprécient déjà dans 134 pays dans le monde. Mais, face à une concurrence toujours plus acharnée, nous nous devons de mieux communiquer, de mieux valoriser nos produits, de promouvoir nos trésors. Nous devons expliquer les vins d’Alsace aux consommateurs. Nous sommes donc passés à l’offensive. N’oublions pas que l’Alsace réunit tous les terroirs du monde. Nous sommes la référence en vins blancs secs. Nos vins d’Alsace sont adaptés à toutes les cuisines. Et nos vins sont portés par des visages humains derrière chaque étiquette. Nous sommes champions de France de la vente au caveau. Nous sommes également les fers de lance de la viticulture biologique avec un vignoble qui est le plus écologique de l’hexagone. Sans oublier notre remarquable route des vins d’Alsace », plaide Gilles Neusch. Une impressionnante progression qualitative des vins d’Alsace qui peut se vérifier jusqu’au 5 août à la foire aux vins d’Alsace.

« La foire s’est adaptée à son temps »

Les autres interventions de cette matinée inaugurale ont permis à la présidente de Colmar Expo - et surtout présidente de la délégation de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Colmar et du Centre Alsace - de s’inquiéter de la suppression annoncée des ressources fiscales de cette chambre consulaire. Soit 400 millions d’euros (M€) de moins sur quatre années pour tout le réseau des CCI, dont 10 M€ rien que pour l’Alsace. Le maire de Colmar, Gilbert Meyer, a également évoqué la réforme territoriale, s’exprimant « pour une fusion des deux départements pure et simple, et sans condition ». Quant à Christophe Crupi, directeur des foires et salons de Colmar Expo, il a déclaré : « Après la 70e édition où nous avons dépassé le cap des 300 000 visiteurs, nous sommes de retour avec un grand objectif : faire encore mieux. La foire s’est adaptée à son temps en proposant régulièrement des nouveautés. Cette année, nous cherchons à valoriser encore davantage les vins d’Alsace en lien avec toutes les familles professionnelles du vignoble. Il y a des nouveautés, comme le petit marché agricole, et toujours des animations qui font la force de la manifestation. Sans oublier le festival avec ces 12 concerts ». Le mot de la fin est revenu au trio royal sortant, composé de la Reine des vins d’Alsace 2017-2018, Justine Schmitt, et de ses deux dauphines, Marie Grund et Clémence Bleger. Tout était en place pour couper le ruban de cette 71e édition. Désormais grande ouverte !

90e fête du vin de Ribeauvillé

Honneur au terroir et à la gastronomie locale

Vigne

Publié le 01/08/2018

La plus ancienne fête du vin de la région, organisée par le syndicat viticole de Ribeauvillé, a su s’adapter aux évolutions de la société. Depuis 1895, elle offre la possibilité de mettre en valeur la viticulture locale. Chaque année, elle innove. Depuis 2008, la gastronomie apporte une nouvelle touche de qualité à la manifestation. « Organiser un tel événement exige de la disponibilité et de l’engagement de la part de tous les bénévoles », rappelle le président du syndicat viticole de Ribeauvillé, Francis Fischer. Il a salué les efforts de toutes les personnes qui ont permis de pérenniser cette fête, dont l’objectif est de promouvoir les produits du terroir et le savoir-faire des acteurs viticoles et gastronomiques du territoire. La fête 2018 a rassemblé 24 domaines et, parmi eux, il fallait noter le retour du domaine de Georges Lorentz. Lors de l’inauguration, Francis Fischer a rappelé l’engagement de la profession viticole en faveur de l’environnement. « Nous sommes nombreux à pratiquer la confusion sexuelle. Depuis plus de dix ans, cette activité concerne 80 % du ban communal. Notre objectif est de la pratiquer sur l’ensemble du vignoble. Nous avons installé des haies et 30 nichoirs aux abords de nos parcelles », rappelle Francis Fischer. La fête de Ribeauvillé s’est déroulée à quelques semaines des vendanges. « Pour les zones les plus précoces, nous sommes à un petit mois du début de la récolte. La croissance de la vigne a été rapide. Nous avons douze jours d’avance sur la moyenne de ces trente dernières années. L’état sanitaire est bon. Il faut espérer que la météo reste favorable », ajoute Francis Fischer. Quelques heures après ces déclarations, un épisode orageux a provoqué des dégâts importants dans le secteur de Kaysersberg (lire en page 26).

Une belle longévité

Francis Fischer n’a pas caché son agacement face à certains sujets. « Est-il nécessaire d’augmenter la taille du cryptogramme de la femme enceinte sur les étiquettes pour savoir qu’il ne faut pas boire d’alcool pendant la grossesse ? D’écrire des listes d’avertissements sur des étiquettes en accordéon que personne ne lira ? Faire du vin un produit délictuel, multiplier les lois plutôt que de faire de la prévention ? » Un débat récurrent dans le vignoble. Le président de l’association des viticulteurs d’Alsace (Ava), Jérôme Bauer, a rappelé que le vignoble alsacien est « le plus vert de France. Celles et ceux qui ne sont pas en bio ont des pratiques qui respectent l’environnement. Nous n’avons pas attendu l’actuelle pression sociétale pour agir ». Des propos complétés par le maire de Ribeauvillé, Jean-Louis Christ. « À Ribeauvillé, nous donnons des exemples, et nous avons des projets. Votre démarche est louable et exemplaire ». Invité d’honneur de la manifestation, le directeur du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), Gilles Neusch, a rappelé les responsabilités et le rôle du Civa. « J’ai accepté de parrainer cette manifestation car vous associez des pépites gastronomiques et viniques. Vous réunissez tous les savoirs pour promouvoir vos produits. C’est, à l’échelle de l’Alsace, l’objectif que nous avons également au Civa. Notre région réunie tous les terroirs du monde. Nous sommes une référence pour les vins blancs. Nous élaborons des vins humains. Il faut en prendre conscience et en être fier. C’est ce qui nous distingue des autres. Travaillons ensemble pour promouvoir ce savoir-faire », poursuit Gilles Neusch. Il ne restait plus qu’à la reine des vins d’Alsace, Justine Schmitt, et à ses deux dauphines, Clémence Bléger et Marie Grund, d’ouvrir officiellement la manifestation.

Le succès a été au rendez-vous des trois jours de fête qui ont suivi. Avec notamment une dégustation commentée de Philippe Nusswitz, meilleur sommelier de France et meilleur sommelier international en vins et spiritueux français en 1986, et un « cook show » réunissant des chefs et des vignerons.

Eurl Hertzog à Pfaffenheim

Un nouveau groupe d’embouteillage mobile

Technique

Publié le 30/07/2018

Depuis 1987, Véronique Hertzog est la gérante de cette entreprise située dans la zone artisanale de Pfaffenheim et spécialisée dans l’embouteillage. Elle possède trois groupes de filtration, deux capsuleuses à vis avec une cadence de 3 000 à 6 000 cols/heure, une déboucheuse pneumatique d’une cadence de 2 500 cols/h et quatre groupes de tirage possédant chacun leur propre palette de filtration (kieselguhr, plaques, membrane). Elle vient de se doter d’une nouvelle chaîne d’embouteillage mobile par le biais de son fabricant, Costral. « C’est actuellement le seul groupe d’embouteillage qui propose le bouchage verre avec une automatisation de la distribution ainsi qu’un inertage du dégarni à l’azote. Nous l’amenons chez nos clients sur un chantier mobile. »

Du « sur-mesure »

« Nous proposons un service « sur-mesure » en fonction de l’espace disponible chez le client. Le calage du chantier mobile se fait via trois vérins qui permettent de l’adapter à la morphologie du terrain. La grande nouveauté de ce groupe d’embouteillage, est l’absence de pompe. Tout coule par gravité au niveau des baies. Il y a moins d’oxygénation. Cela préserve le taux de CO2 des vins », explique Véronique Hertzog. L’entreprise est actuellement la seule à posséder cette palette complète. « Nous pouvons intervenir chez tous les viticulteurs et pour toutes les entreprises du vignoble sur tous les formats, de 37,5 cl jusqu’au Magnum de 150 cl, sans changer de machine. C’est appréciable. Le monde viti-vinicole est en pleine mutation. Il faut donc s’adapter aux demandes des professionnels et proposer des techniques personnalisées. Cette nouvelle chaîne d’embouteillage répond parfaitement à cet état d’esprit », ajoute Sébastien Marzolf, l’un des six techniciens de l’entreprise Hertzog. En plus de toutes ces caractéristiques, ce nouveau groupe d’embouteillage présente d’autres avantages. Il est ainsi possible de faire de la capsule à vis mais aussi du bouchage verre qui n’existe que depuis quelques années en Alsace. « Nous sommes spécialisés sur le Vinolok qui correspond au marché local », précise Sébastien Marzolf. Lors de la foire aux vins, l’entreprise exposera ce nouveau groupe d’embouteillage sur le stand de Costral au parc agricole. L’occasion de communiquer sur ce matériel, de répondre aux questions et de présenter ses spécificités. L’Eurl propose également d’autres prestations comme la clarification des vins où elle intervient après fermentation ou lors des arrêts de fermentation et le débouchage effectué grâce à un système innovant d’une aiguille qui rentre dans le bouchon avec de l’air comprimé et permet de traiter de 2 500 à 3 000 bouteilles par heure.

SARL Travaux paille commerce et service à Sainte-Croix-en-Plaine

Acheter et vendre de la paille de qualité

Technique

Publié le 29/07/2018

Historiquement, la famille Weiss a toujours vécu de l’agriculture. Aujourd’hui encore, l’exploitation cultive le maïs, le blé, l’orge ou encore le soja. C’est en 1999, suite à un sinistre, que Bernard Weiss décide de diversifier ses activités. Il crée la SARL Travaux paille commerce et service. L’activité consiste à faire de la prestation de service en pressage de paille et de l’achat-revente de paille sur champ. « Nous répondons aux demandes de nos clients qui manquent de paille. Localement, mais également à l’export. Là, un camion vient de partir pour livrer en Suisse et en Allemagne. Parfois, des sociétés servent d’intermédiaires entre nous et les agriculteurs », explique Sophie Weiss qui gère l’entreprise familiale avec son frère, Vincent, et son époux, Emmanuel Kohler. Les clients de l’entreprise sont des éleveurs et des céréaliers. « Nous produisons une partie de la paille sur l’exploitation, mais c’est un tout petit pourcentage de l’activité. Le reste vient de tout le grand est de la France. Cette année, c’est difficile, à cause des inondations et de la faible quantité de paille que l’on trouve en Côte d’Or ou en Champagne-Ardenne », indique Sophie Weiss. Elle ajoute que la paille est convoyée par un transporteur.

Le frein, c’est le prix

Cependant, malgré ces événements climatiques, les stocks sont encore suffisants. Le problème, pour de nombreux agriculteurs, ce n’est pas le manque de paille, mais plutôt de foin, à cause de la sécheresse et du maigre regain. Pour l’activité de la paille, la famille Weiss travaille sur une année calendaire qui va de juin à mai. « Nous traitons 4 000 à 5 000 t de paille à Sainte-Croix-en-Plaine. Environ 1 200 t de paille proviennent chaque année du secteur. Il s’agit principalement de paille de blé, d’orge de printemps ou d’hiver. Mais nous achetons de tout. Suite à un manque de paille de blé, en mai dernier, nous avons acheté de la paille de riz. Une première pour nous. Notre fournisseur est situé en Camargue. La seule difficulté, c’est le prix, forcément plus élevé à cause du coût du transport. Mais cela a été une solution de repli intéressante », rapporte Sophie Weiss. « Nous envisageons également de nous fournir en paille de miscanthus. Là aussi, le frein, c’est le prix », complète Vincent. Un frein économique d’autant plus important que de nouveaux concurrents ont fait leur apparition, des professionnels belges et hollandais qui viennent en France et qui cassent les prix. Le marché est de plus en plus difficile. Et quand la paille se fait rare, son prix augmente rapidement. « Nous avons connu cette difficulté l’année passée, où les stocks étaient à zéro. La paille se vend au poids. En moyenne, la tonne de paille vaut 90 €, à l’heure actuelle », précise Sophie Weiss.

Pas plus de 15 % d’humidité

La société Travaux paille commerce et service revend sa paille localement, dans le Haut-Rhin, pour 30 % de son activité, et à l’export, notamment en Suisse, en Allemagne et en Autriche, pour les 70 % restants. « Nous achetons la paille sans la voir au préalable, et inversement. C’est une relation de confiance nécessaire entre nous et nos clients. Après toutes ces années, nous sommes connus, et nous sommes l’une des plus grosses entreprises du secteur du commerce de paille », précise Emmanuel Kohler.

Avant d’être vendue, la paille est stockée sous un hangar dédié de l’exploitation de Sainte-Croix-en-Plaine. La capacité de stockage est de 1 000 t. La priorité des priorités est de maintenir la paille au sec. Les bottes ne doivent pas dépasser les 15 % d’humidité pour pouvoir être vendues. « Au-delà, la paille colle, sent le moisi, a un goût de champignon. Cela peut générer des problèmes sanitaires et abîmer les machines. Nous utilisons des capteurs d’humidité pour vérifier ce taux d’humidité à tout moment », note Emmanuel Kohler. La paille qui est pressée est rentrée le jour même pour préserver sa qualité. En revanche, et contrairement à d’autres, la famille Weiss n’est pas favorable au broyage. Ce sérieux dans le travail permet à l’entreprise de pouvoir compter sur la fidélité de ses clients, qui sont un grand nombre à lui faire confiance depuis les débuts de l’activité. C’est aussi pour cela que la SARL utilise du matériel performant. Sophie Weiss était présente à Rumersheim-le-Haut pour tester la première presse à balles carrées produite par Fendt et présentée par le concessionnaire Euro-Agrar. « La machine est effectivement performante. Elle offre un gros débit de chantier, tout en alliant simplicité et fiabilité. La densité des bottes est très intéressante. Nous avons d’autres matériels de la marque. Ils font tous leurs preuves », conclut Sophie Weiss.

Stand commun Chambre d'agriculture Alsace, Groupama Grand Est, Mutualité sociale agricole d’Alsace, l’Est Agricole et Viticole et Paysan du Haut-Rhin.

De nombreuses animations sur fond de convivialité

Pratique

Publié le 27/07/2018

Les différents partenaires sont ravis de se retrouver, au cœur du parc agricole, entourés des différents concessionnaires agricoles. « Nous avons beaucoup travaillé pour réaliser un stand encore plus accueillant et convivial. C’est important d’être présent aux côtés de nos annonceurs, les acteurs économiques du monde agricole et viticole. La mutualité sociale agricole d’Alsace nous rejoint et s’inscrit dans cette dynamique. Cette démarche est cohérente. La MSA est une entité qui nous ressemble par ses expertises dans le domaine agricole et viticole, mais également celui de la jeunesse et de la santé. Avec nos partenaires historiques que sont la Chambre d'agriculture Alsace et Groupama Grand Est, nous allons proposer un stand festif et sympa », explique Libertad Galli, chef du service commercial au Paysan du Haut-Rhin et à l’Est Agricole et Viticole. Une ambiance positive qui se traduit par la présence d’un baby-foot à huit pour se défouler et fêter comme il se doit la deuxième étoile de l’équipe de France. Pour les enfants, un programme sur-mesure est proposé pour « bien manger, bien bouger ». À commencer par le concours de dessins qui fête cette année son 20e anniversaire. Chaque participant va recevoir un lot « dynamique » et les plus créatifs gagneront des vélos.

Place au cirque

Bonne humeur obligatoire avec une initiation aux arts du cirque et notamment au jonglage : « Une animation sera proposée tous les jours en partenariat avec la fédération des MJC d’Alsace. Un jongleur animateur sera présent avec son matériel et proposera différentes techniques », indique Libertad Galli. Des dégustations sont prévues chaque soir de 16 h à 19 h, avec des produits médaillés au concours général agricole. L’interprofession des fruits et légumes proposera des smoothies à base de fruits et légumes de la région le jeudi 2 août et des dégustations de tomates le vendredi 3 août. La décoration sera réalisée en partenariat avec la société « Esprit Bambou », de Mommenheim, qui propose du bambou local.

Le samedi 28 juillet, une animation spéciale autour de la betterave et du sucre sera organisée. Autre nouveauté, en partenariat avec la foire et de nombreux autres stands, un marché paysan se tiendra les deux samedis (27 juillet et 4 août), pour découvrir des produits locaux et donner un petit air champêtre et convivial, si besoin en était, au parc agricole. La foire tient aussi à ses rituels et notamment le mercredi, le parc agricole fait sa foire avec de multiples animations sur les stands des exposants et le lâcher de ballons à 17 h.

Nouveau partenaire 2018, la mutualité sociale agricole d’Alsace compte, par sa présence sur le stand, communiquer avec les agriculteurs, viticulteurs et l’ensemble du public. « Nous aurions pu tenir un stand seul. Mais, pour une structure mutualiste comme la nôtre, ça a du sens d’avoir des partenaires et de partager nos compétences. Les gens qui s’arrêtent pour obtenir des renseignements auprès de la Chambre d'agriculture, de Groupama, du PHR ou de l’Est Agricole peuvent par ricochet venir poser une question à la MSA. Nous sommes complémentaires », estime le président de la MSA d’Alsace David Herrscher.

Projet transfrontalier Elena

Pour un élevage dynamique dans le Rhin supérieur

Élevage

Publié le 18/07/2018

L’état des lieux de la production caprine réalisé en Alsace et dans le Bade a révélé que dans notre région les exploitations actuellement en place font essentiellement de la vente directe ; dans le Bade environ quinze élevages livrent à la laiterie Monte Ziego. Par ailleurs, les professionnels constatent une forte hausse de la consommation de lait de chèvre et des produits qui en sont issus. Les laiteries, comme celle du Climont à Saales par exemple, recherchent donc de nouveaux producteurs. La filière, par le biais du projet Elena, a tenté de fédérer les structures existantes. Mais, ces dernières se montrent peu enthousiastes jusqu’à présent.

En revanche, le groupe de travail a pu développer un outil économique permettant de mettre en relation le coût de production du litre de lait de chèvre et les prix proposés par les laiteries. Les exploitants déjà en place craignent un développement non pérenne de la production en filière longue. Et elle pourrait entraîner un déséquilibre du marché fermier. D’où la nécessité d’étudier les opportunités réelles de cette valorisation, afin de ne pas mettre en péril la filière fermière régionale.

Le groupe va donc proposer cet outil aux producteurs futurs ou actuels, afin de réaliser des études économiques valables. La filière pourra se développer par l’installation de nouveaux exploitants, dont la production sera orientée vers les laiteries. Le travail se fera en collaboration avec les lycées agricoles régionaux, les jeunes ayant un engouement pour la production caprine. Et la production fermière arrivant à saturation sur certains secteurs, notamment en montagne. Le groupe de travail va également organiser des réunions techniques pour permettre de valoriser les données technico-économiques qui lui permettront d’échanger avec les éleveurs sur leurs pratiques. Les professionnels seront invités à participer au salon Capr’Inov, qui se tiendra les 28 et 29 novembre à Niort.

La qualité des fourrages : un enjeu capital

Le groupe de travail qui s’intéresse à l’alimentation des vaches laitières a constaté de nombreuses différences entre les systèmes de rationnement utilisé en France et en Allemagne. Des différences qui compliquent les comparaisons. Pour autant, la production laitière permise est sensiblement identique sur la partie énergie. Elle est légèrement inférieure sur la protéine. Pour avoir davantage de précisions, le groupe a décidé de faire des analyses de fourrage. Et là également, les valeurs de matière sèche et de matière azotée sont proches. Par contre, le taux de cellulose brut et de NDF est supérieur en France, celui de l’amidon est en moyenne supérieur de 30 g en Allemagne. Des rations types ont également été comparées et soumises à l’avis scientifique d’un docteur allemand. Il en est ressorti qu’elles apparaissent effectivement plus complexes en Allemagne, avec un grand nombre de concentrés, plutôt matières premières qu’aliments du commerce, et moins de fourrages ingérés. Ce qui s’explique par des surfaces plus limitées et en concurrence avec des usines de méthanisation qui ont augmenté les prix des fermages et des terres.

Autre différence relevée, l’utilisation de notions technico-économiques dans le conseil. En France, l’alimentation des vaches laitières est en effet saisie à chaque contrôle, permettant le calcul de l’alimentation et du coût alimentaire. Cette démarche va être mise en place en Allemagne pour permettre une comparaison. Il faudra homogénéiser la méthode de calcul des coûts des fourrages pour 2018. Sachant que la qualité des fourrages est un enjeu capital pour la production laitière. Pour accompagner les éleveurs, la Chambre d'agriculture d’Alsace a mis en place depuis plus de vingt ans un suivi de maturité du maïs. Cette prestation sera testée en Allemagne pour préparer la campagne de récolte 2018. Dans ce prolongement, deux réunions techniques franco-allemandes sont prévues à la fin du mois d’août ; elles permettront d’aborder tous les aspects pour réussir un ensilage de maïs, « du champ au silo ».

Différence de coût de production

Les travaux du groupe s’intéressant à l’élevage de porcs ont démarré en 2017 avec une première visite des éleveurs alsaciens à l’Erzeugerring d’Ortenau où a été présenté le contexte. Les coûts et les produits diffèrent significativement entre le Bade et l’Alsace en raison des marchés et des opportunités de commercialisation. Le travail a alors consisté à s’intéresser à la commercialisation et à l’abattage des porcs charcutiers, à l’alimentation, à la santé animale et aux cadres juridiques respectifs. Des réunions, sous forme d’ateliers, se sont également tenues avec des agriculteurs. Le groupe a aussi travaillé sur les outils utilisés en conseil et en gestion de troupeau, les données technico-économiques afin de mieux comparer les coûts de production. La Chambre d'agriculture utilise un programme national apprécié par les agriculteurs qui leur permet d’enregistrer leur travail et leurs données. En Allemagne, le programme est en ligne et les agriculteurs disposent toujours de comparaisons à jour. Autre différence : en France, les exploitations sont analysées en système naisseur-engraisseur. La comparaison économique est basée sur le nombre de porcs à l’engraissement vendus par truie ou par kg de viande produit par truie. En revanche, en Allemagne, la base de comparaison est constituée par les porcelets produits ou vendus par truie et par kg de porc produit par lieu d’engraissement. Difficile de comparer les deux méthodes. Le projet Elena a permis de constituer des ateliers pour travailler le sujet et visiter des élevages. Deux thématiques ont été identifiées : la commercialisation de porcelets alsaciens dans le Bade ; des débouchés spécifiques pour les porcs alsaciens auprès des bouchers du Bade.

Exploiter les connaissances

Le projet Elena a également créé un groupe dédié au robot de traite, un autre aux outils d’analyse et aux nouveaux indicateurs. À partir de la rentrée 2018, deux nouveaux indicateurs, MastiMIR et E-MIR, vont être testés sur le terrain pour vérifier leur pertinence. Le premier calcule individuellement le risque de mammite. Il pourrait permettre une détection précoce des mammites et donc de réagir rapidement. Le second calcule le déficit énergétique d’une vache par rapport à la moyenne de son troupeau. Il pourrait alerter sur un éventuel déséquilibre de la ration qu’il faudrait alors réajuster.

Enfin, un des buts du projet Elena est l’introduction en Alsace d’un monitoring de santé bovine. Un groupe de travail est donc chargé de son développement. Les connaissances acquises dans le Bade-Wurtemberg seront exploitées. Depuis 2017, il a permis une meilleure connaissance réciproque, la compréhension des différentes structures, et l’analyse des différentes techniques. Il reste pour 2018 à construire ce monitoring de santé bovine dans la pratique. Il s’agit donc de bien collaborer, de clarifier les questions et d’obtenir les soutiens nécessaires. Pour ce dossier, comme pour tous les autres, l’évolution actuelle montre que l’objectif de soutien économique aux entreprises agricoles d’élevage du Rhin supérieur porté par Elena part sur de bonnes bases en impliquant de plus en plus d’acteurs au contact des éleveurs au quotidien. Les innovations et les échanges d’expériences en cours permettent de valoriser le capital et l’expérience acquise par chacun des partenaires et d’identifier toutes les nouvelles opportunités.

Du 20 au 22 juillet à Ribeauvillé

La fête autour du vin et de la gastronomie

Vigne

Publié le 17/07/2018

La fête du vin de Ribeauvillé est la plus ancienne d’Alsace puisqu’elle annonce cette année ses 90 ans ! Une édition parrainée par Gilles Neusch, directeur du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), et Jean-Luc Brendel, chef étoilé de la Table du Gourmet à Riquewihr, qui seront présents lors de l’inauguration, vendredi 20 juillet à 16 h 30.

24 vignerons, un distillateur, huit restaurateurs, deux pâtissiers et un fromager de Ribeauvillé et alentours uniront pendant trois jours leurs savoir-faire afin de donner naissance à des accords mets et vins époustouflants, pour le plus grand plaisir des épicuriens. 90 ans, ce n’est pas rien ! Pour marquer le coup, les restaurateurs proposeront des recettes anciennes remises au goût du jour. Pas moins de 270 vins, dont des grands crus réputés et crémants d’Alsace, seront proposés à la dégustation dans la salle du Parc. Une expérience gourmande unique attend les visiteurs, dans le cadre festif et convivial du Jardin de ville de Ribeauvillé. Samedi 21 juillet à 16 h, c’est Philippe Nusswitz, natif de Ribeauvillé, meilleur sommelier de France et meilleur sommelier international en vins et spiritueux français en 1986, qui commentera la dégustation sur le thème : « Ribeauvillé et environs : terroirs de jouvence ? Dégustation de vins du siècle dernier ! »

Cook show

Et que serait la manifestation sans cette figure emblématique du vignoble qu’est Pascal Lacom ! C’est lui qui sera chargé de mettre l’ambiance dès vendredi soir. Samedi soir, l’animation musicale sera assurée par l’orchestre Jean Chrispal. Dimanche, l’apéritif concert sera animé par l’orchestre folklorique « les Wiemeckla », de 11 h à 15 h, puis ce sera à nouveau Pascal Lacom, jusqu’à la fermeture !

À 17 h, moment festif à ne pas manquer : le « battle de cook show », avec deux chefs, deux commis vignerons, un plat à préparer et un jury. Sans oublier, tout au long de ces trois jours festifs et gourmands, la fête foraine au Jardin de ville et le bar à vins sous le chapiteau. « Nous proposons un programme complet et varié. Nous insistons sur la qualité des mets et des vins proposés par les viticulteurs et les établissements partenaires. Si les viticulteurs sont des fidèles de la foire, un nouveau domaine, Gustave Lorentz de Bergheim, vient rejoindre les rangs. Les restaurateurs nous préparent des plats succulents, tout comme Daniel Zenner, également un fidèle de la foire de Ribeauvillé », se félicite Francis Fischer, président du comité de la foire aux vins de Ribeauvillé.

Projet SEFerSol

Innover pour optimiser les sols

Technique

Publié le 17/07/2018

Le maraîchage biologique diversifié en Alsace a souvent recours à des pratiques intensives d’utilisation du sol, notamment par des interventions répétées de travail du sol, des apports de fertilisants organiques rapidement dégradés, une faible couverture du sol, notamment l’hiver. Ces pratiques présentent des risques de diminution de la fertilité du sol dans la durée et de dégradation de la qualité de l’eau (transfert des nitrates). Les maraîchers biologiques disposent de références sur les techniques permettant de mieux entretenir la fertilité des sols : apports de matières organiques, usage des engrais verts, modes de travail du sol. Techniques mises en œuvre individuellement. Cependant, il apparaît que c’est la combinaison cohérente et efficace d’un ensemble de techniques - système de cultures - qui permet d’entretenir la fertilité du sol, en favorisant sa vie, son activité biologique afin qu’il soit capable de nourrir les plantes qui y sont cultivées. De nouvelles références sont donc nécessaires pour aider les maraîchers biologiques à adapter leurs systèmes de culture.

C’est dans ce contexte que huit partenaires se sont associé : l’EPLEFPA Les Sillons de Haute Alsace et l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba), Planète Légumes, la Chambre d'agriculture d’Alsace, Alsace Vitae (association du biopôle de Colmar), l’Association pour la relance agronomique en Alsace (Araa) et Rittmo AgroEnvironnement. Le travail mené en commun a quatre objectifs : mieux connaître les pratiques actuelles d’entretien de la fertilité du sol des maraîchers biologiques en Alsace ; tester des stratégies innovantes (ou systèmes de culture innovants) d’entretien de la fertilité du sol dans la durée en maraîchage biologique diversifié ; évaluer les performances des systèmes de culture innovants (fertilité du sol, impacts sur la qualité de l’eau, autonomie vis-à-vis des intrants organiques, résultats techniques et économiques) ; diffuser les connaissances acquises et les méthodes développées aux maraîchers et futurs maraîchers. Le projet a rejoint en 2018 le réseau Dephy Expé du plan Écophyto pour perfectionner les stratégies de double gestion de l’enherbement et de la fertilité du sol en maraîchage biologique. Les Jardins du Pflixbourg font partie de ce réseau. Ce dernier est composé de douze fermes maraîchères intéressées par la thématique de la fertilité des sols pour pérenniser les systèmes maraîchers bios.

Trois systèmes expérimentés

« Nous testons des pratiques. Le but est de capitaliser sur les expériences de chacun. Il y a différentes façons de faire de l’agriculture biologique. Chacune est pertinente. Chacune a des conséquences différentes sur la fertilité du sol », précise Camille Fonteny, de l’Opaba. « Pour notre part, nous sommes là pour relier et perfectionner les supports qui permettent d’enrichir l’évolution des pratiques maraîchères, pour mener des expérimentations. Nous avons démarré en 2015 et ces expérimentations profitent également à l’établissement de Wintzenheim dans le cadre des formations qu’il propose à ses étudiants », ajoute Guillaume Delaunay, chef de projet du pôle maraîchage du lycée agricole.

Trois systèmes sont expérimentés depuis trois ans. Le premier est celui que l’on retrouve habituellement chez les maraîchers bios. « Le travail du sol est assez intensif avec l’utilisation d’engrais, un désherbage mécanique, peu d’engrais verts », note Guillaume Delaunay. Le second est un système avec des engrais verts max. C’est un système qui modifie pas mal de choses avec un travail du sol conduit en planches permanentes, toujours au même endroit. « On utilise des outils traînés, à disques ou à dents. Ce système optimise l’usage des engrais verts en lien avec la fertilité du sol, mais pas uniquement. Il n’y a pas d’apports d’engrais organiques, plutôt du compost », ajoute Guillaume Delaunay. Le troisième système est celui de la conservation du sol. « On en met entre les cultures et pendant l’évolution des cultures. On anticipe l’implantation d’engrais verts. L’idée est de s’adapter au maraîchage avec un travail du sol le plus réduit possible. On va diversifier les cultures et les intercultures », complète Guillaume Delaunay.

Quatrième saison

Le projet SEFerSol est dans sa quatrième saison. Chaque parcelle est conduite de manière spécifique afin de se situer dans des années climatiques différentes. « Cela permet d’avoir des différences sur les résultats que l’on produit, pour pouvoir ensuite évaluer globalement les cultures », précise Camille Fonteny. Deux systèmes de culture innovants sont testés en comparaison à un système de référence. Ils combinent des techniques innovantes et des pratiques intéressantes, pour étudier les principaux leviers de l’entretien de la fertilité du sol : utilisation renforcée des engrais verts et couverts végétaux (nutrition, protection et structuration du sol), limitation forte et simplification du travail du sol (horizons du sol moins ou non perturbés) et couverture du sol (protection du sol contre les facteurs climatiques préjudiciables à son activité biologique). Le tout, en préservant la qualité de l’eau, une bonne autonomie vis-à-vis des intrants et les résultats technico-économiques (rendements, qualité des cultures, marges). « Cette expérimentation implique une certaine souplesse des itinéraires techniques. Nous les adaptons régulièrement. Nous travaillons avec des règles de décision qui peuvent évoluer, tout en gardant la logique de chaque service de culture », annonce Guillaume Delaunay. Pour atteindre les objectifs assignés aux systèmes de culture, différents leviers regroupés par famille sont mobilisés : choix des successions culturales, apports de matières organiques, adaptation des pratiques de travail du sol, utilisation des engrais verts et couverts végétaux, ou encore couverture du sol.

Dans le cadre du deuxième axe de ce projet, qui consiste à étudier de manière approfondie les pratiques des maraîchers biologiques diversifiés d’Alsace en matière d’entretien de la fertilité du sol, une enquête coordonnée par l’Opaba a été menée. Une quarantaine de maraîchers répartie sur tout le territoire alsacien a été identifiée en fonction des critères suivants : en agriculture biologique, possédant des surfaces exclusivement en légumes, sans rotation céréalière. Les pratiques d’entretien de la fertilité du sol mises en œuvre sont propres à chacun des maraîchers. Et dépendent d’une multitude de facteurs (historique de l’exploitation, formation de l’agriculteur, contexte pédoclimatique, expériences). L’objectif de cette étude est de donner une vue d’ensemble des pratiques d’entretien de la fertilité du sol en Alsace. Ce travail doit permettre de produire des références, directement opérationnelles pour les maraîchers. Les innovations intéressantes identifiées seront formalisées dans des fiches techniques. Il s’agit de donner des idées en matière de machinisme, de créer un groupe de maraîchers volontaires pour participer au suivi et à la co-conception des systèmes de culture innovants testés dans l’expérimentation, de renforcer le partage d’expérience entre les producteurs et de le traduire sous forme d’itinéraires techniques. Les pratiques innovantes pourront être mutualisées. Cette démarche participative permettra de favoriser l’intégration d’innovations dans les systèmes des maraîchers.

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