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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Vendanges 2018

« Les raisins sont sains »

Vigne

Publié le 06/09/2018

Les vendanges ont démarré lundi 27 août, avec le crémant, qui représente un quart de la production totale de la cave de Turckheim, soit environ 6 000 à 7 000 hectolitres. Et 85 hectares cette année, dont 55 ha pour le pinot blanc auxerrois, 17 ha pour le pinot gris, 10 ha pour le pinot noir, et 3 ha pour le chardonnay.

La première semaine, les vignerons coopérateurs ont été accueillis pendant quatre jours, du lundi au jeudi. Une organisation qui s’est renouvelée lors de la deuxième semaine, du 3 au 6 septembre. « Cela se déroule bien. Les raisins sont sains avec une acidité un peu basse et des pH qui se situent à 3,1 - 3,2. Les jus sont biens, propres, droits. Le volume est là. Les quatre premiers jours, nous avons reçu les raisins des terroirs de Turckheim, la deuxième semaine, ceux de la vallée, les vignobles situés à Zimmerbach, Wahlbach ou encore Wihr-au-Val notamment. On remarque une différence. La vallée a eu davantage d’eau que le ban de Turckheim qui souffre de la sécheresse », explique Michel Lihrmann, œnologue à la cave vinicole de Turckheim depuis 1982 et directeur technique depuis 1988.

Il constate que l’avancée des dates de vendanges est une réalité. En 1980, alors qu’il effectuait son stage d’œnologie à la cave, les vendanges avaient débuté le 23 octobre et s’étaient poursuivies pendant dix jours. La première fois que la récolte avait été aussi précoce, c’était en 2003. « Cette année, c’est cependant plus compliqué qu’il y a quinze ans. Il fait plus chaud et encore plus sec. Et trouver du personnel intérimaire, pour conforter l’équipe de la cave, est difficile à cette période de l’année », ajoute Michel Lihrmann.

85 hectares pour le crémant

La plateforme de déchargement de la cave de Turckheim a été inaugurée en 2010 : elle est grande, pratique et permet de faire le tour sans crainte d’accident ou autre difficulté. « Depuis ce poste d’opération, nous mesurons les degrés et analysons les raisins en les traçant. L’avantage d’avoir le vendangeoir ici sur les hauteurs, c’est qu’il ne dérange personne. Il n’y a pas de bruit. Les voisins ne sont pas gênés par tous ces mouvements. Tout est sécurisé. À la sortie de la plateforme, les viticulteurs nettoient leur matériel et repartent. C’est fonctionnel et facile pour tout le monde », se félicite Michel Lihrmann.

Après avoir été analysés et déchargés, les raisins sont dirigés vers le pressoir grâce à un système qui évite le tassement. La cave de Turckheim possède 10 pressoirs d’une capacité d’environ 9 800 kg. Jeudi 30 août, les pinots gris rentrés affichaient 10,5 degrés, lundi 3 septembre ils étaient à 12°. « Les raisins sont répartis pour moitié à l’avant du pressoir, pour l’autre moitié à l’arrière. Les jus vont ensuite directement en cuves. Leur température à l’arrivée est de 18 °C. Nous allons la descendre à 14 °C pour les stimuler. Nous allons un peu sulfiter et effectuer un débourbage statique. Ce travail nécessite trois personnes au vendangeoir, une à la réception, deux à la cuverie et deux pour encadrer. Nous travaillons par équipe de deux pour chaque poste », précise Michel Lihrmann.

Ne pas se précipiter

Le vendangeoir ouvre le matin à 9 h. Et le dernier délai pour être accueilli le soir est 19 h sur la plateforme de déchargement. « Jusqu’à présent, la plus grosse journée a été la première, le 27 août. Nous avons terminé à 21 h. Nous avons réceptionné 200 tonnes de raisins. En 2003, c’était la même effervescence », se souvient le directeur technique.

Avec ses équipes, il va maintenant se concentrer sur la récolte de l’AOC, qui devrait débuter à partir du lundi 10 septembre. « Et encore, nous ne savons pas si nous allons nous précipiter. Nous établissons le planning pour la semaine suivante chaque mercredi soir. Nous allons certainement commencer doucement avec les pinots blancs, gris et noirs. Si la météo ne change pas et s’il n’y a pas un soudain déluge comme en 2006, nous allons demander à tout le monde d’être patient. L’état sanitaire est bon, le volume est là. Mais, pas encore la maturité », conclut Michel Lihrmann qui pense que ces vendanges 2018 vont s’étaler, au minimum, jusqu’au milieu du mois d’octobre.

Vendanges 2018

Précoces et de qualité

Vigne

Publié le 29/08/2018

L’histoire du domaine Fahrer-Ackermann démarre il y a environ vingt ans. Vincent Ackermann rachète l’entreprise viticole de son patron à Rorschwihr en démarrant de presque rien. Aujourd’hui, le domaine compte 10 hectares de vignes, dont 9,5 ha en production, sur les bans de six communes : Rorschwihr, Rodern, Kintzheim, Orschwiller, Bergheim et Saint-Hippolyte. Depuis son installation, Vincent Ackermann travaille en lutte raisonnée, en labourant le sol et en utilisant le moins de produits phytosanitaires possible. Il s’interroge sur la possibilité de passer en production biologique. Un tiers du vin est commercialisé en bouteilles, un tiers en vrac et un tiers en raisin. La partie commerciale reste compliquée selon les années et la situation économique du moment. « Le vrac permet de garder les meilleurs lots et de les vendre quand nous avons besoin de trésorerie », souligne le vigneron indépendant.

En complément de la partie viticulture, l’épouse de Vincent Ackermann, Muriel, a développé une activité œnotouristique. « Elle s’occupe de la vente au caveau et des deux gîtes et quatre chambres d’hôtes que nous avons aménagés nous-mêmes, précise Vincent Ackermann. Nous sommes situés sur la route des vins. Cette proximité, qui nous permet de proposer aux touristes différentes activités, la quiétude des lieux et les dégustations ont contribué à fidéliser la clientèle. »

Une très bonne acidité

Pour ces vendanges 2018, Vincent Ackermann a décidé de démarrer mardi 28 août sur une parcelle de 28 ares située sur le ban de Rodern, à 250 mètres d’altitude, au lieu-dit Wannen. « C’est une parcelle de pinot auxerrois que j’ai rachetée à de la famille cette année, spécialement dédiée au crémant. L’altitude favorise la production de crémant, car nous avons une belle acidité. L’état sanitaire est exceptionnel. Cela faisait longtemps que je n’avais pas connu une telle qualité. Nous récoltons à 10,5°. Pour les crémants, c’est très bien. En revanche, ce n’est pas la même chose pour la parcelle vendangée jeudi 30 août, où l’auxerrois a subi le stress hydrique : la vigne a stagné. » Vincent Ackermann consacre environ 15 % de sa production au crémant d’Alsace. Un pourcentage qui est stable dans le temps pour un crémant qui se vend très bien.

La suite des vendanges ? « C’est prévu la semaine prochaine avec des parcelles AOC de pinot noir et auxerrois. J’ai goûté les raisins : pour les pinots noirs, les pépins sont déjà bien mûrs. L’auxerrois présente une bonne densité. Comme pour le crémant, ce sont les parcelles les plus précoces », commente Vincent Ackermann. Ensuite, il marquera une pause dans ces vendanges 2018. « Nous allons attendre un peu. Il ne faut jamais se précipiter. En général, nous vendangeons ici quatre à six semaines. Nous travaillons toutes nos parcelles différemment, ce qui nous permet d’avoir des vins différents. On peut se le permettre. Les maturités ne sont jamais les mêmes d’une parcelle à l’autre et dépendent de nos sols granitiques et calcaires. La preuve, lundi 27 août, j’ai visité une parcelle de gewurztraminer qui n’avait pas encore véré. On enchaînera donc en fonction des maturités de chaque terroir. J’en cherche d’assez importantes, car j’élabore des vins assez puissants, équilibrés. On revient sur des vins plus secs que par le passé », constate le vigneron indépendant.

Du travail

Vincent Ackermann vendange essentiellement à la main et utilise la machine à vendanger pour ses parcelles situées en plaine. C’est sans doute la première fois qu’il vendange un 28 août. « C’est peut-être arrivé en 2003, mais je n’en suis plus certain. C’est impressionnant car, désormais, tout s’enchaîne. On est toujours dans le stress. Il y a le palissage, la mise en bouteilles et directement les vendanges. Par le passé, nous avions un laps de temps pour nous reposer un peu et faire autre chose », commente le vigneron.

Autre difficulté : trouver des vendangeurs. « J’ai passé une annonce via Alsace Vendanges. Mais, personne ne m’a appelé. Mais j’ai la chance de pouvoir faire confiance aux mêmes personnes depuis plusieurs années : des amis, des connaissances fidèles, des membres de la famille. » À commencer par la fille aînée de Muriel et Vincent Ackermann, Théa, 19 ans. L’avancée de la date des vendanges lui permet d’être là. « Je suis étudiante. Je prépare un Deust Métier de la forme à Strasbourg. Je suis encore en vacances. Faire les vendanges me plaît. C’est un moment convivial », explique la jeune femme. Pour autant, elle ne se voit pas, pour l’instant, succéder à ses parents à la tête du domaine familial. « C’est une activité professionnelle très compliquée qui prend beaucoup de temps. À 19 ans, travailler à ce point, tous les jours, n’est pas ce qui m’attire le plus. On verra à l’avenir. »

Un peu plus loin dans les vignes, Michel, âgé de 63 ans. Il habite Saint-Étienne. Cela fait 17 ans qu’il vient en Alsace et 10 ans qu’il vendange chez Vincent Ackermann. « J’ai d’abord connu le gîte, que nous avions réservé avec mon épouse. Nous avons sympathisé. Ils sont très accueillants et surtout travailleurs. Du coup, nous revenons chaque année pour vendanger. C’est une activité intéressante. On voit le boulot. J’en profite pour approfondir mes connaissances. C’est important pour moi qui ai travaillé dans un bureau d’études. En tout cas, ces vignerons se battent pour faire évoluer leur entreprise et leur vin est de qualité », conclut le jeune retraité.

Association des viticulteurs d'Alsace

Des vendanges de plus en plus en plus précoces

Vigne

Publié le 24/08/2018

Une assemblée générale de l’AVA qui se déroule un 20 août, c'est exceptionnel. Tout comme le millésime qui s’annonce. Du côté d’Ammerschwihr, on a  vendangé dès le 17 août ! « Tout avait pourtant bien débuté, le débourrement était normal. Mais il y a eu cette chaleur et cette humidité au printemps. Puis cette sécheresse persistante depuis le début de l’été. La vigne souffre. Ici ou là, il faut s’attendre à des pertes de récolte, qui pourront être conséquentes. »

Une commission irrigation en place

En ouvrant l’assemblée générale, le président de l’AVA, Jérôme Bauer, n’a pas éludé les difficultés actuelles. « On parle d’irrigation. La presse s’en fait l’écho. La question n’est pas nouvelle. Nous avons été sollicités sur le sujet au début du printemps par le syndicat viticole de Colmar-Houssen. Nous avons décidé de mener une réflexion : une commission irrigation a été mise en place, mais ses travaux n’ont pas pu démarrer avant les vendanges. Elle se réunira à leur issue. Il y a une réglementation et certainement une modification du cahier des charges à réaliser. Nous sommes en AOC. Il faut être équitable envers tous les vignerons, trouver des solutions collectives et viables et détenir tous les éléments pour mener à bien ce dossier », explique Jérôme Bauer. Avant de faire un parallèle avec le maïs. Cette année, les parcelles irriguées vont afficher des rendements allant jusqu’à 140-150 quintaux. Celles qui ne peuvent pas l’être ne dépasseront pas les 50 q. « On le voit, irriguer, ce n’est pas évident. Cela peut engager la survie de certaines exploitations. En tout cas, il faut envisager cette possibilité. Mais dans le cadre d’une réflexion globale. »

Lors du tour des sous-régions qui a suivi pour fixer la date des vendanges 2018, plusieurs intervenants ont donné leur point de vue sur le sujet. Jacques Stentz, pour la sous-région de Wintzenheim, constate qu’il y a des secteurs très hétérogènes et que la vigne a soif. Pour lui, ce débat est nécessaire. Il distingue cependant irrigation et arrosage. « Mais il faut agir vite », prévient-il. Philippe Gocker, de la sous-région de Kaysersberg, est du même avis. Il ressent un pessimisme chez les professionnels qu’il n’avait jamais observé jusqu’à présent. « Il y a eu le gel l’an passé, la sécheresse cette année. Pour l’arrosage, il faut aller vite pour prouver que cela va faire des produits de qualité. Car on a des surfaces bloquées qui ne seront certainement pas vendangées. »

Des pertes de potentiel de production

Plusieurs intervenants ont interpellé les responsables de l’AVA pour pouvoir acidifier ou même chaptaliser. « On est le 20 août ! », a réagi, excédé, Jérôme Bauer. Le secteur de Châtenois est également dans une situation très difficile avec le gel de 2017 et la grêle de cette année. Enfin, pour la sous-région de Barr, Didier Pettermann fait état de vignes qui, dans certains secteurs, ne seront pas récoltées. Patrick Schiffmann prévient. « Pour ces dates de vendanges, la commission Crinao doit, avant de se réunir, sortir dans les vignes pour constater le problème. La vigne a soif. » Il est relayé par Romuald Bohn qui demande un dossier de catastrophe naturelle pour étayer la cause de l’irrigation. « On parle de sauver des pieds de vigne. On risque de perdre notre potentiel de production », souligne Pierre-Olivier Baffrey, président de Bestheim car au-delà d'une récolte, certaines vignes ne survivront pas à cette nouvelle sécheresse.

Les professionnels sont inquiets, ils souhaitent savoir par quoi remplacer les cépages actuels qui ne supportent plus ces dérèglements climatiques. Un débat qui agace le président honoraire de l’AVA, Raymond Baltenweck. « Ce débat ne nous sert pas. Nous avons de bons vins. Ne donnez pas toujours la tribune à ceux qui ont fait les mauvais choix. » Et Jérôme Bauer d’enchaîner. « J’ai mes convictions et je les exprime. Mais quand des décisions sont prises collectivement, je les assume et je les défends au nom du vignoble alsacien. Par contre, quand ça ira trop loin, je dirai stop ! Nous ne devons pas perdre nos valeurs et tomber dans le productivisme industriel. Je ne veux pas en être responsable. Mais il faut rappeler que ces dernières années, la qualité des vins d’Alsace est constante, et même s’améliore. La véritable question est : notre vignoble est-il un vignoble d’appellation ? À la Saint-Vincent, en janvier prochain, il faudra en débattre et afficher notre positionnement », prévient Jérôme Bauer. L’assemblée générale passe au vote pour définir la date des vendanges : le mercredi 22 août pour le crémant et le lundi 3 septembre pour l’AOC.

Contractualiser pour sécuriser

Sur la revendication syndicale des prix, Jérôme Bauer a rappelé que l'AVA n’est plus en capacité de publier quoi que ce soit, après l’interpellation de l’autorité de la concurrence. Sur le plan économique, s’il y a eu des blocages sur les vins en vrac avec des prix en chute, la situation s’améliore. « Mais l’avenir passera par la contractualisation pluriannuelle qui assurera une sécurisation financière. »

Enfin, Jérôme Bauer a rappelé qu’il avait été réélu à la présidence de l’AVA en juillet dernier pour un troisième mandat. « J’ai souhaité me représenter pour faire aboutir des dossiers que nous avons engagés. Il n’y avait pas d’autres candidats. Il y a un conseil d’administration et une assemblée générale qui valident les décisions. J’ai un style qui passe ou pas, mais je ne changerai pas. Nous avons remporté des combats syndicaux en étant solidaires. Il n’y a pas deux types de viticulture en Alsace. Toutes les forces vives du vignoble sont invitées à jouer collectif. »

Un collectif nécessaire, en matière de commercialisation, à l’heure où les vins d’Alsace semblent avoir passé le cap le plus difficile. « On voit des prémices de reprise pour ces premiers mois de 2018 », observe le directeur du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, Gilles Neusch, statistiques à l’appui. Fin juin 2018, les disponibilités en vins d’Alsace étaient de 1,7 million de litres (en baisse de 2,7 % sur un an et en hausse de 5,2 % sur trois ans). Toutes AOC, en 2017, les commercialisations concernaient 241 949 hl à l’export (- 1 % sur un an) et 700 431 hl en métropole (- 2,1 % sur un an), soit 942 380 hl. Un point sur les contrôles de maturité a ensuite été effectué par Arthur Froehly, qui a constaté une forte baisse de l’acidité.

Euro Agrar et Agri Mécanique

La puissance du Démo Tour Valtra

Technique

Publié le 20/08/2018

Après avoir officiellement lancé la marque lors de la dernière foire aux vins d’Alsace de Colmar, les responsables d’Euro Agrar et Valtra ont poursuivi leur politique de communication en se retrouvant dans un champ situé entre Ensisheim et Battenheim. Pendant toute une journée, ils ont accueilli leurs clients et les professionnels intéressés, en quête d’explications sur le matériel.

Valtra a lancé son Démo Tour un peu partout dans l’hexagone il y a trois ans. Depuis, cet impressionnant camion s’arrête sur différents secteurs déjà connus et sur d’autres où le potentiel de séduction d’une nouvelle clientèle reste à faire. C’est le cas sur celui-ci, où le Démo Tour s’est arrêté pour la première fois. « Nous sommes arrivés la veille avec ce camion, où tout le matériel est stocké. Nous l’avons ouvert et dressé cet auvent. Il s’agit de la douzième étape d’un tour qui en compte vingt », explique Margaux Laboisse, responsable marketing produit chez Valtra pour le secteur Grand Est et Nord Est. Elle est accompagnée d’inspecteurs commerciaux et de techniciens d’Euro Agrar et Valtra.

« Nous présentons toute la gamme de matériels, les différentes séries de tracteurs des distributeurs, dans des puissances allant de 75 à 405 ch. Une gamme qui propose sa quatrième génération. Les agriculteurs ont la possibilité d’assister aux démonstrations, de recevoir toutes les explications techniques nécessaires, de tester les tracteurs. En prenant le volant, ils se rendent compte eux-mêmes de l’intérêt du matériel, de sa capacité de travail. Nous sommes là en support pour leur donner tous les détails explicatifs », ajoute Margaux Laboisse.

Différents ateliers

Plusieurs ateliers ont été proposés. Le premier, au champ, permettait de constater la puissance du moteur, l’efficacité du relevage du matériel. Le second, sur route, de tester, par exemple, la transmission. Le troisième, en mode chargeur, de constater la maniabilité. Enfin, un quatrième atelier, statique, présentait l’ensemble de la gamme. « Chaque agriculteur a la possibilité de tester un tracteur spécifique. Là, il s’agit par exemple d’un tracteur spécial avec une cabine forestière et un poste inversé. Nous en faisons la promotion car nous savons que nous avons un client sur le secteur et qu’il est intéressé », précise Margaux Laboisse.

Toute la journée, les professionnels ont pu apprécier ce Démo Tour dans une ambiance conviviale, autour de la buvette et de l’espace réservé aux discussions, agrémenté de tables et de fauteuils. Le soir venu, tout a été démonté. Et les tracteurs ont été transférés à Wolfskirchen pour la deuxième journée de cette étape haut-rhinoise. En deux jours, Valtra, Agri Mécanique et Euro Agrar ont touché plusieurs dizaines de clients, actuels ou nouveaux. Le potentiel de séduction poursuit sa montée en puissance.

71e foire aux vins d’Alsace de Colmar

Un bon cru malgré la chaleur

Pratique

Publié le 17/08/2018

Un soulagement. La présidente de Colmar Expo SA Christiane Roth et le directeur des foires et salons Christophe Crupi n’ont pas caché leur soulagement, et leur satisfaction, lundi après-midi 6 août, au lendemain de la fin de cette 71e foire aux vins d’Alsace. La canicule n’a pas effrayé le public qui a été fidèle à la manifestation. « 280 878 visiteurs, c’est effectivement satisfaisant. C’est même une performance. Avec ses 90 608 entrées, le festival enregistre 33 % de nos entrées. La foire, elle, a attiré, 190 270 personnes. Avec cette météo et une journée en moins par rapport à l’année passée, il y a donc tout lieu d’être positif », se félicite Christiane Roth. Un constat cependant. Avec cette chaleur, et comme en 2003, il y a eu une baisse des entrées le matin et l’après-midi. Les arrivées ont été plus tardives, à partir de 18 h -19 h. La journée la plus fréquentée a été celle du samedi 4 août avec 38 000 visiteurs. « Cela s’explique par la programmation du festival avec les Kids United suivis par la nuit blanche », précise Christophe Crupi. Un festival qui a ravi le public avec une programmation toujours plus ouverte et pour tous les goûts. D’Indochine à Santana, en passant par Scorpions, Julien Clerc, Louane ou encore Lenny Kravitz. « Cette qualité artistique, ce sans-faute technique, ces enchaînements sur scène, c’est aussi cela la force et la réussite du festival de la foire aux vins », ajoute Christophe Crupi. Sans oublier cette confirmation : l’avancée des dates de la foire aux vins depuis deux ans permet d’avoir ce programme riche et varié.

Halle aux vins climatisée et nouveau hall 6

La foire aux vins, c’est aussi tout ce programme d’animations, plus de 500 heures, destinées à tous les publics de tous les âges. Les spectacles au Cabaret Colmarien avec la dernière de Jean-Marie Arrus (il reste dans le staff de l’organisation) et l’arrivée de Marlyse Riegenstiehl ont connu un véritable succès populaire. Tout comme les « Cook Shows » animés par Nicolas Rieffel, les shows de danses de l’ASPTT Colmar, le rallye cyclo, l’hommage à Johnny Hallyday par Johnny Vegas ou encore la deuxième parade des passionnés de Harley Davidson. Il faut également retenir l’ambiance du fameux hall 6 qui a vibré au son quotidien des « Lacs du Connemara ». « Pour 2019, ce hall va évoluer dans un nouvel environnement et une partie en plein air qui va être reconfigurée. Le tout, dans la continuité, mais sous une autre forme. Nous souhaitons garder ce côté mythique du site, ce lieu de rendez-vous », note Christophe Crupi. La Halle aux vins quant à elle, sera climatisée l’an prochain, pour le plus grand soulagement des spectateurs, mais également des exposants de ce haut lieu de la dégustation de vin. La foire va intensifier son attractivité digitale comme elle l’a déjà fait cette année avec une forte activité sur son site internet et les réseaux sociaux. Au niveau des exposants, hors viticulteurs et parc agricole, le bilan est cependant plus mitigé que l’année passée. « Ils ont ressenti la baisse de la fréquentation. Mais, malgré ces complications, la foire aux vins reste pour eux une plateforme importante pour leur entreprise. Il y a des exposants qui ont mieux travaillé que par le passé, d’autres moins. C’est donc très variable. Nous constatons simplement que les professionnels reviennent. Ils sont plus de 85 % à nous êtres fidèles. Certains, depuis très longtemps », précise Christophe Crupi.

Clients présents et contacts enregistrés

Le vin pour sa part a été à nouveau bien mis en valeur lors de cette édition. Les conférences professionnelles du matin ont été très fréquentées tout comme les Afterwine. Le public aura pu apprécier les présences de deux sommeliers de talent : Valère Roussel et Frédéric Schaetzel. Ils ont proposé des dégustations commentées de haut niveau. De grands moments de partage en faveur des vins d’Alsace. Tout comme les trois dégustations de millésimes anciens proposées par la confrérie Saint-Etienne dont la première, « les années en 8 » a affiché complet. La soirée de gala des Reines des vins d’Alsace a également attiré un très large public tout comme les incontournables stands de la feuille de Vigne dans la Halle aux vins et des vins d’Alsace dans le hall 4 sans oublier les « Instant Divins » proposés chaque soir. Présents aux quatre coins du Parc-Expo, les viticulteurs ont accueilli leurs clients tout comme, au parc agricole, les concessionnaires et entreprises du monde agricole. « De nombreux professionnels nous ont dit qu’ils ont vu leurs clients et qu’ils ont enregistré de bons contacts. Même si, en journée, sous la canicule, le temps semblait parfois plus long », remarque Christophe Crupi. Des professionnels ont ainsi lancé l’idée d’un changement d’horaire pour le parc agricole avec une ouverture décalée en journée et une fermeture plus tardive. Enfin, au cœur du parc agricole, le stand commun du Paysan du Haut-Rhin, de l’Est Agricole et Viticole, de la Chambre d'agriculture Alsace, de Groupama Grand Est et de la Mutualité Sociale Agricole a animé les lieux en recevant de nombreuses visites et animant ou en co-animant de nombreux moments conviviaux comme le lancer de ballons lors de la journée du parc agricole, la soirée des exposants sur le stand ou encore, les deux samedis, le petit marché. Ce dernier a permis à des producteurs locaux d’être accueillis sur les stands des exposants et de proposer à la dégustation leurs produits au public de passage. « Malgré la chaleur et la venue tardive des visiteurs, on a retrouvé comme chaque année cette convivialité caractéristique de la foire aux vins. Il y avait également davantage d’animations au parc agricole. Cela a permis d’attirer plus de monde », conclut Libertad Galli, chef du service commercial du PHR et de l’EAV.

Crédit Agricole Alsace-Vosges

Déguster ou vivre le vin

Vigne

Publié le 17/08/2018

« En Alsace, la vigne contribue fortement à l’attractivité de notre territoire », explique dans ses mots de présentation, le président du Crédit Agricole Alsace-Vosges Henri Buecher. « Notre ancrage auprès de la viticulture alsacienne est très important. Nous sommes le partenaire de confiance de la viticulture et de ses acteurs. Nous travaillons avec tout le monde : les vignerons indépendants, les entreprises de négoce, les coopératives. Nous avons été à vos côtés, notamment, lors de cette récolte 2017 qui a été impactée par le gel. La production en a été affectée », complète le directeur général Pierre Fort… Pour cette année 2018, malgré quelques épisodes difficiles, globalement, les conditions sont plus satisfaisantes. La vendange s’annonce généreuse avec plus d’un million d’hectolitres annoncés. Et, au-delà de la quantité, la qualité doit permettre de poursuivre le travail engagé depuis de nombreuses années.

« L’Alsace est petite, ses vins sont grands. Nous devons donc poursuivre le développement des ventes des vins d’Alsace en France et à l’étranger qui ne concernent actuellement que 26 % des ventes à l’export. Un chiffre en baisse ces dernières années, qui résulte parfois d’une concurrence entre les acteurs alsaciens eux-mêmes. Une concurrence parfois destructive de valeur alors que nous devrions grossir le gâteau en prenant des parts de marché à la Bourgogne, aux vins allemands ou à ceux du nouveau monde », ajoute Pierre Fort. Pour autant, il observe que le chiffre d’affaires global de la viticulture alsacienne est jusqu’à présent préservé, même s’il faut être prudent concernant les stocks de vin en vrac. Il poursuit en rappelant les mesures d’accompagnement mises en place par le Crédit Agricole Alsace-Vosges pour les professionnels.

« Je suis optimiste et enthousiaste quand je vois les initiatives et la convergence des acteurs de la filière. Je pense à ces terroirs extraordinaires qui font la richesse des vins d’Alsace. Je pense à ce vignoble fer de lance en matière de bio. Je pense à ces espaces conviviaux qui permettent les dégustations et ces animations. Je veux saluer la démarche actuelle du conseil interprofessionnel des vins d’Alsace concernant ses actions de communication pour renforcer la notoriété des vins d’Alsace. Je pense à la génération Y qui s’implique pour la promotion des vins d’Alsace », poursuit Pierre Fort qui souligne les partenariats existants avec l’université de Strasbourg et la participation du groupe bancaire au premier hackathon du vignoble.

« Le terroir n’a pas de critère »

Bruno Quenioux, fils de vignerons de Cheverny dans la Loire, est chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres. Autodidacte en viticulture, il a pourtant intégré les caves Legrand à Paris en 1988 avant d’être recruté par les galeries Lafayette pour assurer la sélection des vins de la gamme « Lafayette Gourmet ». Avec succès puisqu’il découvre ses nouveaux « modèles » tels que les domaines Dugat-Py ou encore Gauby. En 2008, il quitte ce groupe et continue de promouvoir le vin comme un produit « naturel ». Aujourd’hui encore, il est consultant pour le site « Ventealapropriete.com » et la marque d’accessoires « L’Atelier du Vin ». Il intervient également à « l’École du Vin et des Terroirs » dans le cadre d’un cours baptisé « Désapprendre à déguster ». Car, son credo est d’abolir la frontière entre les amateurs de vins et les experts.

Bruno Quenioux ne conçoit pas le vin comme une affaire de science, mais de sensibilité, de perception. Contrairement aux œnologues qui s’intéressent aux molécules du vin, il aime percevoir « la poésie active entre ces molécules ». Il invite à réfléchir sur le sens du mot « déguster » qu’il trouve trop violent, car il vise à décomposer les goûts. Il lui préfère le verbe « goûter ». Lors des dégustations de vins, les gens sont selon lui dans une posture et non dans un état. « Or, il est essentiel qu’ils puissent vivre le vin. Les cours de dégustation sont terribles. On cherche à faire en sorte que tout le monde fasse le même vin. Or, il ne faut jamais oublier et supprimer les défauts œnologiques. Un vin ne peut pas plaire à tout le monde. Et il ne doit pas plaire parce que l’expert l’aime ». Bruno Quenioux cite l’exemple d’une époque où il n’a pas aimé le vin considéré l’époque comme le plus grand vin du monde et qui, aujourd’hui, est passé de mode. « Le producteur avait trouvé les critères de l’époque. Mais, le terroir n’a pas de critères. Ce vin n’était qu’un effet de mode. Tant le producteur que le dégustateur, qu’il soit expert ou amateur, doit rester lui-même. C’est là, qu’au bout, chacun, va rencontrer son terroir », estime Bruno Quenioux.

« Le vin est un outil d’élévation de l’homme »

Pour apprécier un vin, il est nécessaire, selon lui, d’en appeler à nos cinq sens. « Il faut vivre le vin, pas le juger. La qualité d’un cru n’est pas perceptible tout de suite. En élaborant ses cuvées, le vigneron ne doit pas se fixer comme objectif de séduire le consommateur ».

Il rappelle toute la mythologie du vin : « La vigne, est une plante solaire au départ. L’homme, en la mystifiant, va en faire une plante terrestre. Or, c’est une plante sacrée. Tout un tas d’énergies se mêlent. Et, quand, plus tard, on ouvre une bouteille, on boit de la géographie, de la géologie, de l’histoire, de la science, mais aussi de la mythologie car des êtres avant nous ont créé nos merveilleux vignobles », insiste Bruno Quenioux.

Le public est invité à poser des questions. « Que pensez-vous de cette fameuse phrase : In Vino veritas ? ». La réponse de Bruno Quenioux est immédiate. « Le vin juste révèle la vérité. Et c’est pour cela qu’au bout de la dégustation, on se prépare à une vérité en nous, à une communion. Cette dernière est nécessaire. Aujourd’hui, les gens ne trinquent plus. Il n’y a plus de communion. Le vigneron, lui, créée cette unité alors que le dégustateur divise ».

« Faut-il revenir à un langage poétique pour parler du vin, ou faut-il rester à ce langage analytique ou, au contraire, produire un discours synthétique pour parvenir à une meilleure communion entre les gens ? ». Pour le conférencier, « le vin est un outil d’élévation de l’homme. Mais, on a créé des jargons qui rendent totalement dépendants. Cela engendre un blocage du plaisir. Les initiés doivent développer un langage transversal, compréhensible de tous. Nous avons tous un goût. Mais, devant le vin, les gens n’osent plus s’exprimer. Avec ces dégustations, on a complètement nié le goût des gens. Et c’est vrai dans tous les métiers. Nous n’apprenons rien à celui qu’on a tué », réponds Bruno Quenioux. Il invite tout à chacun à déclencher le germe de sa propre connaissance.

« Faut-il produire des vins authentiques ou originaux ? » Le conférencier botte en touche et affirme ne pas avoir les outils nécessaires pour répondre.

« L’appellation d’origine contrôlée (AOC) devient-elle obsolète parce qu’elle ne tient précisément pas ses promesses dans la justesse et la vibration du vin ? ». Bruno Quenioux estime que les prescripteurs de vins ont « des responsabilités très lourdes car on a édifié l’appellation en termes de label de qualité. C’est une erreur. L’appellation aurait dû être utilisée pour des gens comme nous. Mais, très vite, la facilité commerciale a fait que ce n’était pas le cas. Les AOC ne pourront perdurer que si la profession arrête de se soumettre à la notion du rapport qualité/prix. C’est ce qui a conduit à la désespérance des vignerons de qualité. C’est à nous, à vous, de croire en votre vin et de le vendre au juste prix par rapport à sa qualité, à son expression », conclut Bruno Quenioux.

Atelier des millésimes anciens

La nature aime-t-elle les cycles réguliers ?

Vigne

Publié le 16/08/2018

Un record. Pas moins de 30 personnes (du jamais vu) se sont inscrites pour ce premier atelier consacré aux millésimes anciens. « Nous ne pouvons pas accueillir davantage de monde si nous voulons favoriser les échanges pendant la dégustation », se félicite le délégué général de la confrérie Saint Étienne, ÉricFargeas. Un rapide tour de table permet de constater que seules quatre personnes viennent pour la première fois. Toutes habitent en Alsace où dans les départements limitrophes. Une grande majorité déguste du vin plus ou moins régulièrement. ÉricFargeas débute cet atelier en présentant la confrérie Saint Étienne. L’occasion de rappeler que son siège se trouve au château de Kientzheim depuis 1973 et que l’œnothèque rassemble désormais plus de 60 000 bouteilles. « Tout au long de l’année, nous organisons des ateliers et des chapitres. Le prochain, le 22 septembre, sera consacré au bio et celui du 20 octobre aux femmes. Deux thèmes chers à Martine Becker, Grand Maître 2018 de la confrérie », ajoute ÉricFargeas.

Les vins d’Alsace vieillissent bien

La dégustation débute. Elle est présentée par le chancelier receveur Jean-Paul Goulby, le major de l’année passée, Christian Beyer, et celui de cette année, Ignace Kuehn. « Vous allez déguster des vins qui, au fil des années, prennent de la valeur. Cela va être l’occasion de constater que, 30 années après, ils tiennent toujours la route. C’est maintenant qu’il faut acheter et consommer ces vins d’Alsace. C’est aussi l’occasion de préciser et de répéter que les vins d’Alsace se gardent bien, qu’ils vieillissent comme d’autres vins de l’hexagone », annonce Jean-Paul Goulby. Le thème choisi, celui des années en huit, permet de le constater dès le premier vin présenté. Il s’agit d’un Auxerrois 1998 de la maison Barmes Buecher à Wettolsheim. Une occasion de rendre hommage à François Buecher, parti bien trop rapidement, et qui a lui-même été membre de la confrérie Saint Étienne. Le vin dégusté est localisé sur des parcelles situées au niveau du Herenweg. « Sa robe est très marquée par le millésime. On trouve des tons jaunes, or, vif avec de superbes reflets. Le nez nous emmène sur des notes de fruits confits, d’abricots surmûris. Il est très expressif et ouvert. L’attaque en bouche est souple et se termine de façon fine et droite. C’est un vin d’une grande fraîcheur, avec un côté minéral, salin et qui ne donne pas d’impression de sucrosité, avec au contraire une légèreté persistante. Ce vin n’est pas issu d’un grand cru, mais montre un beau potentiel de garde qui n’est pas encore terminé », explique Christian Beyer. La dégustation se poursuit avec un riesling Schœnenbourg de la maison Hueber 1998, un riesling de chez Klipfel 1988, un tokay pinot gris de la cave de Sigolsheim 1988, un riesling de chez Gisselbrecht 1978, un muscat de la cave de Bennwihr 1978, un tokay de chez Pierre Sparr 1968 ou encore un gewurztraminer de chez Kuehn 1968. « Cette dégustation nous permet de voir qu’à chaque fois, et quel que soit le terroir, la touche du viticulteur est très influente dans la concentration des vins », se félicite Ignace Kuehn.

De superbes vins

Pendant toute la durée de la dégustation, les échanges permettent de rehausser encore l’appréciation des vins et la connaissance du public. Ce dernier est ravi. « Je suis un vrai amateur des vins d’Alsace qui, pendant des années, s’est formé dans des clubs de vins. Ce n’est pas la première fois que je viens à un tel atelier à la foire aux vins. Car c’est une occasion unique de déguster des produits exceptionnels, comme un gewurztraminer 1968 ou un riesling 1978. Ailleurs, on n’en trouve quasiment plus », explique Jean-Baptiste Muller, venu avec son épouse de Village-Neuf. « Pour ma part, je suis venu pour découvrir ces vieux millésimes. Nous avons appris énormément de choses pendant cette dégustation. Nous avions face à nous des vins magnifiques présentés par des gens passionnés », se félicite Jean-Christian Haudy d’Holtzwihr. La dégustation a également permis de réunir des amis, dont un groupe de onze jeunes personnes. « Personnellement, j’habite à Verdun, la ville de mon épouse. Nous nous sommes tous retrouvés pour ce week-end en Alsace. La foire aux vins est un moment de partage tout comme cet atelier. Nous avons découvert de superbes vins », conclut Nathan Probst.

Comité des reines des vins d’Alsace

Toujours aussi dynamique

Vigne

Publié le 16/08/2018

L’assemblée générale présidée par Claudia Renel a permis de rendre hommage au trio royal 2017-2018 et de saluer celui qui arrive pour 2018-2019. « Cette seconde soirée de gala organisée le jour même de l’ouverture de la foire aux vins a été une réussite. Le repas, le spectacle et cette intronisation ont été salués par un public enthousiaste et nombreux. La présence du maire de Colmar, Gilbert Meyer, et des représentants de la profession viticole montrent que nous sommes désormais appréciées comme il se doit. C’est le fruit de nos actions tout au long de l’année », se félicite Claudia Renel.

Des actions nombreuses tout au long de l’année écoulée, comme l’a démontré le rapport d’activité. De la septième rencontre royale le 6 août 2017 à cette seconde soirée de gala, les événements ont été nombreux : visites chez de nombreuses confréries (celle de la Corne d’Ottrott, Saint-Étienne à Kientzheim, Frankstein, Kaefferkopf) ; vendanges au lycée agricole de Rouffach ; séance de bouchage et de débouchage avec dégustation de vieux millésimés au château de Kientzheim ; 29e salon des vins de Rouffach ; déjeuner gastronomique en l’honneur de Justine Schmitt à l’Hostellerie des châteaux et spa d’Ottrott ; 90e foire aux vins d’Ammerschwihr ; visite du domaine Cattin à Vœgtlinshoffen ou encore la soirée tapas au domaine Fritz-Schmitt à Ottrott.

« Nous progressons »

Des actions complétées par la promotion de la première cuvée royale, « L’Âme des reines », dont une partie des bénéfices a été reversée à deux associations : l’Apei « Les Amis et parents d’enfants inadaptés du centre Alsace » de Sélestat, et « Vivre comme avant », une association de soutien aux femmes qui ont été touchées par le cancer du sein. Une action de solidarité très appréciée. « Nous allons enchaîner en élaborant une deuxième cuvée. Nous serons à nouveau présentes au 30e salon des vins de Rouffach en novembre 2018. Nous comptons également reprogrammer une séance de bouchage et débouchage de bouteilles à la confrérie Saint-Étienne en janvier 2019. En mars, nous organiserons un repas en l’honneur de la reine, Margaux Jung. Et, évidemment, nous nous mobiliserons, comme chaque année pour le grand rassemblement des confréries viniques à Strasbourg en juin 2019 », complète Claudia Renel. La troisième soirée de gala aura lieu le premier jour de la 72e foire aux vins d’Alsace de Colmar le 26 juillet 2019.

« Dans tous les cas, nous sommes et nous serons mobilisées et visibles. Nous avons le soutien du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, de l’ensemble de la profession viticole et d’autres partenaires nous rejoignent. » Claudia Renel en veut pour preuve que, cette année, la nouvelle reine s’est vue mettre à disposition, pendant un mois, une voiture « par un de nos nouveaux sponsors. Nous progressons, nous avançons. Nous sommes une association dynamique pour la promotion de la foire, des vins d’Alsace et du vignoble. » La journée s’est ensuite poursuivie avec la visite des stands puis, en soirée, par l’animation d’un « Instant divin » avec Jean-Paul Goulby.

Union des œnologues de France

53 médailles alsaciennes aux Vinalies 2018

Vigne

Publié le 16/08/2018

53 médailles alsaciennes figurent dans le palmarès des Vinalies 2018, qui comprend un total de près de 900 vins, et quatre eaux-de-vie qui ont été distingués d’un grand prix d’excellence, d’un prix d’excellence ou d’un prix des Vinalies. Organisé depuis plus de trente ans par l’Union des œnologues de France, ce concours national s’est déroulé cette année les 7 et 8 avril à Bordeaux. Il vise à « mettre les différentes régions viticoles françaises à l’honneur et à saluer le travail des producteurs », explique Émilie Lejour, responsable des Vinalies pour l’Alsace. Le jury des Vinalies est composé d’œnologues français. Les vins sont dégustés à l’aveugle et évalués en termes de qualité et de typicité. Les cuvées récompensées en Alsace sont très majoritairement issues de coopératives ou de grandes maisons de négoce, comme la cave Jean Geiler à Ingersheim, Wolfberger, Bestheim, caves de Beblenheim et Hunawihr, Arthur Metz, le domaine viticole de la ville de Colmar, les maisons Pierre Sparr, Cattin, Hauller, Willm, Klipfel et Jean Becker. À noter que les Rieslings (18 médailles), les gewurztraminers (10) et les crémants (9) ont été les plus honorés. Avec une belle représentation des grands crus et des crémants rosés.

Soirée des exposants

Les étoiles du parc agricole

Pratique

Publié le 07/08/2018

Une cinquantaine de représentants des exposants a répondu à l’invitation de Laurent Rimelin, président du Paysan du Haut-Rhin et de Sophie Schwendenmann, directrice du Paysan du Haut-Rhin et de l’Est Agricole et Viticole. Parmi eux, le directeur des foires et salons Christophe Crupi et les représentants de la société Costral, au premier rang desquels son dirigeant, Frédéric Kuhlmann. Ce dernier n’a pas caché sa fierté d’avoir reçu le prix de l’innovation 2018 pour son embouteilleur. « Les étoiles multiformats permettent un changement de format de bouteilles en quelques secondes, sans démontage et sans stockage. Il suffit d’ajuster les étoiles, sans outil, au diamètre extérieur de la bouteille par fermeture ou ouverture des pinces. Lors de la mise en bouteilles, les pinces permettent un maintien et un centrage précis de la bouteille lors de chaque transfert vers la tireuse puis vers la boucheuse. Cet outil est proposé sur un groupe d’embouteillage de grande et surtout de petite cadence, grâce à une réduction de la mécanique, tout en garantissant longévité et robustesse. Cela permet à nos clients d’avoir un véritable gain de productivité. Les premiers clients sont des prestataires de service mobile. C’est la première fois que nous exposons publiquement cette nouveauté. Nous le faisons ici à la foire aux vins pour mieux la promouvoir. Ce prix de l’innovation va nous apporter un coup de projecteur encore plus large et nous nous en félicitons », explique Frédéric Kuhlmann.

Revoir les horaires d’ouverture ?

Pour le parc-expo, cette soirée est l’occasion de prendre la température du parc agricole. Christophe Crupi salue les professionnels : « Nous sommes sur un lieu emblématique de la foire. Nous sommes très attachés à promouvoir et à faire vivre la foire aux vins. Nous avons un lourd héritage, un lourd patrimoine. Nous devons allier tradition et modernité. Cette tradition passe notamment par la promotion des vins d’Alsace avec le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace. Elle passe également par le parc agricole. Merci à ce titre au PHR et à l’EAV qui facilitent le lien et les échanges avec les professionnels ». Il rappelle qu’un comité des exposants se réunit chaque année pour trouver de nouvelles idées. « Ce comité de réflexion est ouvert à toutes et à tous. Nous accueillons toutes les bonnes idées. Merci aux exposants qui nous suivent dans nos idées parfois loufoques». «Cette année, nous vous avons proposé le marché paysan les samedis pour dynamiser la fréquentation de cette journée », précise la directrice du PHR et de l’Est agricole et Viticole Sophie Schwendenmann. Une réflexion en mouvement. Les conditions météorologiques, notamment les épisodes caniculaires de plus en plus fréquents incitent à se poser la question des horaires d’ouverture du parc agricole. La réflexion est lancée. Elle s’est poursuivie tout au long de la soirée autour d’un buffet et du verre de l’amitié.

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