Wolfberger. Soirée « Au cœur des métiers de bouche »
Résolument moderniste et décomplexé
Wolfberger. Soirée « Au cœur des métiers de bouche »
Vigne
Publié le 11/04/2017
« On souhaite décomplexer le monde du vin. En France, on a toujours du mal à l’entendre. Mais la majorité des clients et des consommateurs veulent entendre ça. Il y a besoin de rajeunir les AOP », explique Bertrand Dufour, directeur de Wolfberger. Wolfberger veut donner un coup de jeune aux manières de consommer le vin d’Alsace et surprendre par ses innovations… Tel était le message donné à sa clientèle professionnelle de la restauration, venue en nombre pour la 8e soirée « Au cœur des métiers de bouche ». Elle se déroulait lundi 3 avril dans l’ambiance insolite de la distillerie, chemin de la Fecht à Colmar, en deux temps : une partie dégustation découverte du millésime 2016 et en soirée, gastronomie et cocktails concoctés avec des bases spiritueuses Wolfberger.
Les 4 000 bouteilles de crémants double-slivées #W40, cinq ans sur lattes non dosé, se sont très rapidement écoulées cet hiver. Même avec un prix de 24 €/col : « Quand il y a le marketing et la qualité - l’un ne va pas sans l’autre -, ça marche. On démontre notre potentiel. Et il faut reconnaître le travail créatif de Katia Kaszak », observe Bertrand Dufour. Wolfberger compte bien rééditer le succès. Il a dans ses cartons de nouvelles cuvées crémants, dont l’une dédiée au 115e anniversaire de la maison « dans le top 10 des effervescents du monde avec 300 000 cols ».
En 2016, Wolfberger a lancé le crémant Ice Papillon. « Ça marche très bien ; même notre génération s’y met. Donc on lance la version rosé. » Le crémant Ice Papillon rosé était servi frappé sur glaçons, pour accueillir les professionnels des métiers de bouche : « Sur ces deux bases, innovation et qualité, et si on répond à la demande de la clientèle, nos perspectives sont énormes, affirme Bertrand Dufour. Le glaçon, il y a peu, était une hérésie en France. On part juste du principe qu’il n’est pas là pour occulter la qualité qui est un préalable. D’ailleurs, on n’a pas d’autre choix que de monter en qualité. »
Spiritueux, l’innovation aussi est de mise
Comme dans le vin, la politique de la maison pour les spiritueux consiste aussi à miser sur l’innovation. « Avec nos liqueurs, on souhaite casser les codes de la dégustation. Les eaux-de-vie se consomment traditionnellement à un moment donné du repas, observe le maître distillateur, Régis Syda. L’eau-de-vie de poire Williams en cocktail, c’est très inhabituel. Dans le monde de la mixologie, on travaille avec des barmans emblématiques. »
D’ailleurs, au cours de la soirée, les organisateurs ont pris un malin plaisir, avec quelques chefs, à élaborer des recettes à base de spiritueux Wolfberger : blanc de cabillaud et moules de bouchot à la Fleur de bière, épaule d’agneau de lait confite au Kéva, tourte des bouchers charcutiers d’Alsace à la liqueur d’épices Wolfberger. Et avec les élèves et professeurs du Centre de formation d’apprentis d’Eschau : cake à la Fleur de bière, tarte citron Kéva, entremets praline poire Williams et bonbon praliné ganache-framboise, eau-de-vie de framboise. Le tout proposé dans une ambiance nocturne résolument décomplexée et jeune.
Pour 2016, Wolfberger affiche 2 % de croissance en volumes et 8 % en chiffre d’affaires. Si les chiffres sont importants, « on a le souci de faire progresser la marque, prévient Bertrand Dufour. On est définitivement sortis de la MDD pour les crémants, et il reste globalement 5 % de vins tranquilles. » Après trois années de petite récolte, la clientèle restauratrice est restée fidèle notamment grâce à la gamme des spiritueux qui sert de point d’ancrage. Mais aussi grâce à une équipe de commerciaux qui couvre le territoire.












