Finale mondiale de labour
Bertrand Rott qualifié pour la prochaine
Finale mondiale de labour
Technique
Publié le 14/09/2018
Le week-end dernier se sont déroulées les sélections françaises pour la prochaine finale mondiale de labour à Javené, en Ille-et-Vilaine, près de Fougères, sur le même site que la finale nationale de labour. Deux Alsaciens, Philippe Grathwohl et Bertrand Rott, y participaient. Ils avaient même fait camion commun pour réduire les frais d’expédition et de rapatriement de leur matériel. Vendredi 7 septembre, Bertrand Rott a remporté la finale de labour en planche sur chaume avec 209,5 points, soit 30 points de plus que le second, qui n’était autre que Philippe Grathwohl (176 points). Et samedi 8 septembre, il a également gagné la finale sur prairie avec 218 points, soit avec 30 points d’avance sur le suivant. Au final, Bertrand Rott se hisse à la première place de la catégorie labour en planche avec 427,5 points, suivi par Thierry Bosserelle, des Ardennes, avec 348 points, et Philippe Grathwohl, avec 323,5 points.
« Je suis très content de ma performance », commente Bertrand Rott. Avec cette victoire, il s’est qualifié pour les prochains championnats du monde qui auront lieu au États-Unis, dans le Minnesota, le 30 août et le 1er septembre 2019. Bertrand Rott tient à remercier sa compagne, Agnès, pour son soutien, ses parents, ses amis qui se sont occupés de la ferme en son absence, ainsi que son fan-club, qui l’a rejoint en avion vendredi matin pour passer avec lui le week-end en terres bretonnes.
La prochaine finale mondiale sera sa cinquième tentative pour décrocher une place sur l’une des marches du podium mondial (lire en encadré). Et peut-être sa dernière. Car le labour de compétition est un sport exigeant en entraînement et dispendieux. Cette fois encore il va lui falloir traverser un océan, donc trouver des sponsors : « C’est de plus en plus difficile, même si jusqu’à présent j’ai toujours été très bien suivi et que je n’ai pas eu beaucoup à avancer de ma poche », constate le laboureur.
« Je vais tout faire pour décrocher une médaille »
L’an passé, c’était son compatriote Thomas Debes qui avait remporté la sélection française et qui a donc - brillamment - défendu les couleurs de la France puisqu’il a été sacré vice-champion du monde de labour le 2 septembre à Stuttgart (lire en page 3 de notre édition du 7 septembre 2018). Depuis, Bertrand Rott n’a pas chômé et a assidûment entretenu sa technique de labour à coups d’entraînements réguliers tout au long de l’année, dès que les conditions le permettaient. Et il va continuer de plus belle : « Je vais essayer de me faire prêter un tracteur d’occasion, pour pouvoir laisser ma charrue de compétition attelée au même tracteur, car si les entraînements mobilisent un tracteur qui doit travailler sur la ferme, c’est plus compliqué. »
Bertrand Rott ne perd pas espoir : « Techniquement, je me classe au même niveau que Thomas Debes, donc je peux obtenir un classement similaire. Tout dépend du niveau des concurrents envoyés par les autres pays ! Jusqu’à présent, j’ai toujours été confronté à de très bons concurrents, c’est pourquoi j’oscille entre la 13e et la 7e place », analyse Bertrand Rott, qui assure : « Je vais tout faire pour décrocher une médaille ». À peine revenu en Alsace, il commence déjà à préparer cette prochaine échéance : ressortir le dossier de subvention, réserver les billets d’avion en avance, préparer le transfert du matériel par container… À vue de nez, il mise sur six semaines de voyage pour son matériel, qu’il devra donc expédier fin juin. « Je ne vais peut-être plus pouvoir m’entraîner sur chaume. Ça dépendra de la moisson des orges. Je vais donc mettre en place un couvert pour pouvoir m’entraîner cet hiver. »












