Auteur

Anny Haeffelé

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Partenariat Groupama - CAAA

Un équipement qui peut sauver des vies

Pratique

Publié le 19/09/2018

Tous les quatre ans, un accident mortel se produit en Alsace, à l’occasion d’une collision impliquant une percussion de l’attelage par l’arrière. C’est le triste bilan qu’a dressé Jean-Michel Habig, président de la Caisses d’assurance accidents agricole (CAAA) du Haut-Rhin et du GIE 3 CAAA. La RN83, sur le tronçon entre Colmar et Burnhaupt, est souvent le théâtre de telles tragédies. Les tracteurs agricoles attelés d’une remorque ou d’une benne circulent à petite vitesse sur cette route à quatre voies, et ils sont percutés par des voitures, des fourgons ou, pire encore, des camions, dont les conducteurs n’ont pas réussi à adapter leur vitesse à temps… Ou ont réagi trop tard parce que leur attention était détournée par un « distracteur », téléphone mobile, ou même vidéo, dans certains cas. Mais d’autres axes sont concernés. « C’est un problème épineux, dans notre région où il y a une forte densité de routes », a ajouté le directeur de la CAAA du Haut-Rhin, Philippe Pétry.

Suite à un accident survenu à un tracteur viticole du domaine Cattin à Vœgtlinshoffen, le député Jacques Cattin a sensibilisé le préfet du Haut-Rhin à ce problème. Ce dernier a contacté la Chambre d'agriculture d’Alsace qui s’est mise en relation avec la Caisse d’assurance accidents agricole du Haut-Rhin. La réflexion engagée a abouti à l’élaboration d’un équipement de sécurité, une bâche étanche et souple qui s’attache par des aimants, des sangles ou des tendeurs sur n’importe quel type d’attelage et est alimentée en électricité par des piles autonomes. Cet équipement a été soumis pour validation à une équipe de l’IUT Hygiène sécurité environnement de l’Université de Haute Alsace, a expliqué Philippe Pétry. « Il n’a pas pour but de se substituer au dispositif réglementaire, comme le gyrophare, mais d’accroître la lisibilité à l’arrière de l’attelage agricole. »

Cet équipement est fabriqué par une entreprise locale, Est Signalisation à Niederhergheim. Son prix est de 260 € HT, mais il n’en coûte en réalité que 50 € à l’agriculteur, grâce aux subventions accordées par différents organismes : 55 € pour les CAAA du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, 50 € pour la préfecture du Haut-Rhin - celle du Bas-Rhin devrait lui emboîter le pas - et 55 € pour Groupama Grand Est au titre de sa politique de prévention. C’est le but de la convention qui vient d’être signée entre Rémy Losser, président de la Fédération Alsace de Groupama Grand Est, et Michel Habig, président de la CAAA du Haut-Rhin, lundi dernier sur l’espace agricole de la foire européenne de Strasbourg, en présence de Denis Ramspacher, président de la CAAA du Bas-Rhin.

Pomme de terre d’Alsace

La nouvelle récolte dans les étals

Cultures

Publié le 18/09/2018

« La production alsacienne de pommes de terre est importante cette année en Alsace. Il faut en informer les consommateurs », a indiqué Pierre Lammert, président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace, le lundi 10 septembre à la foire européenne de Strasbourg. L’Association des producteurs de pomme de terre d’Alsace avait retenu cette tribune de choix pour communiquer sur le lancement de la pomme de terre « nouvelle récolte ».

Primeur, nouvelle récolte, conservation, de quoi en perdre son latin… Petite leçon de choses par Denis Jung, conseiller spécialisé à la Chambre d’agriculture d’Alsace : le terme « nouvelle récolte » désigne les pommes de terre récoltées du 15 août au 15 septembre, dans la continuité des pommes de terre primeurs. Ensuite, ce sera au tour des pommes de terre de conservation de garnir les étals.

À la vapeur, en frites, en purée ou en potage, les pommes de terre « nouvelle récolte » se prêtent à toutes les envies. Et pourquoi pas des sucettes au pesto, une des nombreuses recettes disponibles sur le site de l’interprofession (www.cnipt-pommesdeterre.com) ? « Ce sont des pommes de terre récoltées à maturité qui ne subissent aucun traitement antigerminatif et peuvent donc être consommées avec la peau », a précisé Denis Jung.

Selon l’Union nationale des producteurs de pommes de terre et l’association des producteurs du nord-ouest européen, le niveau de rendement annonce une très mauvaise récolte 2018 de pommes de terre en France et en Europe, avec des rendements inférieurs de 15 à 25 % à la moyenne pluriannuelle. La faute à la sécheresse. « En Alsace, les pertes sont plus faibles, sauf dans les situations non irriguées. » Mais le coup de chaud dans les parcelles laisse craindre une mauvaise conservation des pommes de terre.

Bonne nouvelle en revanche, la faiblesse de la récolte européenne devrait permettre une remontée des prix, limitée pour les consommateurs mais bienvenue pour les producteurs. Les cours s’envolent sur les marchés à terme : « L’an dernier à Leipzig, notre marché de référence, la pomme de terre cotait 10 €/t. Actuellement, elle est à 320 €/t. »

Laurent Wendlinger, président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, et Denis Ramspacher, premier vice-président, ont relevé le dynamisme de la filière fruits et légumes d’Alsace et son rôle primordial dans la promotion des productions locales. « Tous les consommateurs alsaciens connaissent le logo Fruits et légumes d’Alsace. Les autres départements du Grand Est sont envieux de cette dynamique », a souligné le président.

Inauguration de l’espace agricole

« Nous sommes restés fidèles jusqu’au bout ! »

Vie professionnelle

Publié le 14/09/2018

Qu’adviendra-t-il l’an prochain, lorsque la foire européenne migrera dans le nouveau PEX (Parc des expositions), situé derrière le lycée Kléber ? « Nous nous engagerons le moment venu », a indiqué Denis Ramspacher. Pour l’heure, les agriculteurs ont des préoccupations plus urgentes. Sécheresse et canicule ont fait chuter les rendements des céréales à paille, mis à mal la récolte de fourrage et impacté les autres cultures. « Les premiers maïs sont en train d’être récoltés et les résultats sont très hétérogènes : ils vont de 20 à 100 quintaux. Nous allons faire une demande d’aides à la Région pour le resemis de prairies et le stockage de l’eau en vue de faciliter l’irrigation. » Malgré ces difficultés, la profession agricole a tenu à maintenir une présence importante pour communiquer en direction des Strasbourgeois, comme elle le fait tout au long de l’année avec des opérations comme la Ferme en ville ou le Tour des fermes. « Et ça marche ! »

Le discours inaugural de Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes, vendredi dernier au palais des congrès de Strasbourg, a laissé les responsables agricoles sur leur faim. À quelques mois des élections européennes, on aurait pu s’attendre à ce que l’avenir de la Pac, pilier de la construction européenne, soit évoqué. Il n’en a rien été. Aussi Denis Ramspacher a-t-il profité de la venue de la ministre sur l’espace agricole pour aborder ce sujet. « Le budget de l’agriculture risque d’être amputé de 5 % après 2020. » Une situation inédite pour cette politique historique de l’Union européenne. Avec près de 9 milliards d’euros, la France est l’État membre qui perçoit le plus d’aides au titre de la Pac, et de loin. « Il est impossible de remplacer un tel montant. » Tous les agriculteurs appellent de leurs vœux des prix rémunérateurs mais, pour l’instant, on n’en prend guère le chemin, et « une politique d’aide conséquente est indispensable », estime le 1er vice-président de la Chambre d'agriculture d’Alsace.

Denis Ramspacher a remercié l’ensemble des partenaires qui participent à l’animation de l’espace agricole, à commencer par les paysagistes qui ont aménagé les abords, mais aussi la filière bois, le tourisme rural, l’apiculture, l’aviculture, les produits du terroir à travers le réseau Bienvenue à la ferme, les fruits et légumes, les produits laitiers (Cniel) et l’interprofession bétail et viande (Interbev), rejointe par l’ensemble des filières élevage qui se relaient durant toute la foire pour créer l’ambiance. Sans oublier la choucroute d’Alsace qui profite de l’occasion pour célébrer sa toute nouvelle IGP. Le 1er vice-président a également salué l’implication des élèves des lycées agricole d’Erstein et d’Obernai qui prêtent main-forte aux professionnels pour assurer le bon déroulement de cette opération d’envergure.

« Le Département est attaché à l’agriculture, même si la loi NOTRe ne nous permet plus de verser des aides directes au monde économique, a déclaré Marcel Bauer, président de la commission agricole du Conseil départemental du Bas-Rhin. La foire européenne sans l’agriculture, c’est quelque chose d’inimaginable ! Il est important de montrer le savoir-faire des agriculteurs à un moment où les images et les messages désastreux se multiplient dans les médias. »

Un partenariat vieux de dix ans lie l’agglomération strasbourgeoise et ses agriculteurs, a rappelé Françoise Buffet, adjointe au maire. « Une agriculture qui évolue et va encore évoluer. » Autrefois, les maraîchers de la Robertsau alimentaient les Strasbourgeois en produits frais. « Avec la mondialisation, tout a changé, mais les préoccupations des consommateurs nous poussent à développer une agriculture de proximité. » Dans les cantines scolaires aussi, cette préoccupation est prépondérante : « 70 % des produits que nous servons sont issus de l’agriculture locale ».

Sécheresse et irrigation

Entourée d’une importante délégation de conseillers régionaux, Pascale Gaillot, vice-présidente de la Région, est revenue sur l’épisode de sécheresse qui a frappé les agriculteurs du Grand Est. « Tous les agriculteurs n’ayant pas été impactés de la même manière, la mise en place d’un dispositif de soutien s’avère complexe. » Quoi qu’il en soit, la Région veut élaborer un schéma régional d’irrigation. « Seule une irrigation performante nous permettra, demain, de produire ce que le consommateur nous demande. »

La Région est en train de réfléchir à un schéma de soutien à la création d’unités de méthanisation, « l’assurance d’un revenu par la production d’énergie ». « Nous voulons une agriculture forte qui dégage de la valeur ajoutée, qui réponde à la demande des consommateurs et qui s’inscrive dans la durabilité avec des exploitations rentables et transmissibles », a ajouté Pascale Gaillot.

Foire européenne de Strasbourg

Le marathon inaugural

Vie professionnelle

Publié le 14/09/2018

C’est un vibrant plaidoyer pour Strasbourg, capitale européenne, et plus généralement pour l’Union européenne, qu’a fait Nathalie Loiseau lors de l’inauguration de la foire européenne de Strasbourg. Mais aucune référence à l’agriculture, alors qu’elle est l’un des piliers de la construction européenne, a souligné Denis Ramspacher, vice-président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, qui a accueilli la délégation venue visiter le parc agricole avec Julien Koegler, président des JA du Bas-Rhin, vendredi 7 septembre.

La ministre n’a pas boudé son plaisir : elle a déambulé dans les allées, tendant une oreille attentive aux explications des professionnels et se prêtant avec bonne grâce au rituel de la dégustation des produits du terroir. La diversité de l’agriculture alsacienne, l’obtention de l’IGP choucroute d’Alsace, la pérennisation des races régionales de poules et de lapins, les prévisions optimistes de vendanges, la sauvegarde du métier de sculpteur sur bois, un panorama très large a été dressé à cette occasion. « C’est bien qu’elle prenne le temps de s’arrêter à tous les stands », a déclaré Josiane Hoffmann, directrice du salon à Strasbourg Événements. Et elle sait de quoi elle parle : elle participait pour la 44e fois à cet événement qui marque la rentrée économique et politique alsacienne.

La famille des pommes s’agrandit

Oh wie nett !

Cultures

Publié le 12/09/2018

Le marché local est dominé par les variétés jonagored, gala et golden, qui trustent à elles seules plus de 60 % des ventes. Mais le consommateur est friand de nouveauté et, pour satisfaire ses attentes, les producteurs ont décidé de lancer cette pomme bicolore à la chair sucrée et acidulée, caractéristique du terroir alsacien.

Cette pomme répond aussi à des critères agronomiques et techniques très précis. Une vigueur plutôt faible à moyenne car les sols alsaciens sont poussants ; une régulation homogène ; une époque de récolte intermédiaire entre jonagored et braeburn ; une faible sensibilité à la tavelure, au chancre et au phytophtora ; une faible appétence pour le carpocapse, le puceron cendré et le lanigère. Et enfin, une bonne conservation pour assurer la commercialisation jusqu’à la saison estivale.

« L’étendard de la pomme alsacienne »

« La période de commercialisation pourra démarrer dès la récolte, c’est-à-dire à partir de la mi-octobre, et pourra se prolonger jusqu’en mai », indique Rudy Hecky, producteur de fruits à Steinseltz. La commercialisation, justement, est assurée par un seul metteur en marché, le GIE Pom’Est, dont il est le président. « C’est une très belle variété qui devrait rapidement devenir l’étendard de la pomme alsacienne, indique-t-il. Elle nous permettra de nous démarquer des gros bassins de production de pommes au niveau français et européen. »

La distribution est demandeuse d’une variété à forte identité régionale. Mais le pari n’est pas encore gagné : il faudra créer la marque, inventer un packaging pour la mettre en avant. « Avec cette variété, nous pourrions nous situer sur un créneau de bonne qualité, avec un niveau de prix supérieur à la choupette mais inférieur à la pink lady. Avec un calibre moyen et homogène, nous pourrions promouvoir le plateau vrac et les barquettes emballées de 4 ou 6 fruits, ainsi que les paniers bois de 1,5 kg. Afin de ne pas dévaloriser cette variété, j’éviterais le sachet de 2 kg. »

Le volume minimum de production se situe entre 1 000 et 1 500 tonnes. « Nous aurions une exclusivité de dix ans, avec environ 20 à 30 hectares à planter d'ici 2020. » La production montera en puissance progressivement. L’arrivée des premiers fruits est attendue fin septembre, pour un volume qui restera confidentiel, de l’ordre de 15 à 20 t. Dès l’année prochaine, 150 à 200 tonnes devraient être récoltées, et à partir de 2022, les volumes disponibles devraient être supérieurs à 1 000 t, selon les prévisions.

Foire européenne de Strasbourg

On the road again !

Pratique

Publié le 06/09/2018

La foire européenne de Strasbourg 2018 revêt un caractère spécial, souligne Nawel Rafik Elmrini, présidente du conseil de surveillance de Strasbourg Événements. « C’est la dernière fois qu’elle se tient au Parc des expositions du Wacken. » À l’avenir, les visiteurs devront se rendre sur le nouveau site du Parc des expositions de Strasbourg dont la construction va démarrer bientôt. « Le lauréat du concours vient d’être désigné par le jury, ce choix devant être confirmé par le conseil de l’Eurométropole de Strasbourg. » La date de livraison est fixée à l’été 2021.

En attendant, l’édition 2018 qui ouvre ses portes ce vendredi s’étalera sur le même périmètre que l’an dernier, soit 60 000 m2, et accueillera 900 exposants. 180 000 visiteurs sont attendus, annonce Nawel Rafik Elmrini. C’est une foire qui fidélise, qui innove et qui crée, insiste-t-elle. « Elle fidélise ses partenaires qui saisissent l’occasion pour lancer des innovations et présenter des nouveautés. » Elle s’affirme ainsi, depuis sa création, comme le point fort de la rentrée économique alsacienne. Les grands secteurs sont, cette année encore, l’habitat et l’ameublement, le jardin des délices, les économies d’énergie et l’artisanat du monde. La présidente de Strasbourg Événements y voit, là encore, une preuve de fidélisation, puisque d’anciens invités d’honneur, le Maroc, l’Algérie, le Vietnam, ont souhaité revenir à Strasbourg.

Fidélisation également du côté des visiteurs, avec les incontournables : la journée des femmes, le mardi 11 septembre - ce jour-là, l’entrée est gratuite pour ces dames -, la journée de la famille, le mercredi 12 septembre et la journée des affaires, le lundi 17 septembre, dernier jour de la foire. Sans oublier les afterworks, une tradition désormais bien établie. L’entrée est gratuite à partir de 18 h.

Quant à l’innovation, elle est partout : de jeunes créateurs seront réunis dans un concept store de 1 000 m2, baptisé la Maison de Caroline, tandis qu’un show room accueillera les start-up alsaciennes. Innovation également du côté des inventeurs du concours Lépine qui ont souhaité créer un pôle dédié à la mobilité et à l’éco-innovation.

Légendaire Route 66

Et l’invité d’honneur ? C’est aux États-Unis que les visiteurs seront téléportés cette année. Et pas n’importe où : sur la mythique Route 66, celle qui a tant inspiré écrivains, musiciens et cinéastes. Dans le hall 9, une exposition itinérante conte l’histoire de cette route qui relie la côte Est et la côte Ouest et dont la construction a démarré en 1926. Promenade dans les ruelles sombres de Chicago, alias Capone City, voyage aux racines du blues et du rock’n’roll, étape au Blue Motel 66, rendez-vous musicaux au Bagdad Café, les éléments du décor sont posés. L’occasion de se frotter à l’art de vivre, à la musique, et bien sûr au cinéma américain. Un partenariat avec le cinéma Odyssée permettra aux amateurs de découvrir de grands chefs-d’œuvre qui ont été tournés sur cette route légendaire. Il y aura 200 places de cinéma à gagner sur les réseaux sociaux et sur Top Music.

La présence de la consule générale des États-Unis à l’inauguration de la foire européenne est annoncée. Inauguration qui se déroulera le vendredi 7 septembre à 11 h au palais des congrès de Strasbourg, en présence de Nathalie Loiseau, ministre en charge des Affaires européennes.

Sur l’espace agricole

Petites fleurs, grands animaux

Vie professionnelle

Publié le 06/09/2018

Agriculteurs, éleveurs et viticulteurs font leur show, du 7 au 17 septembre sur l’espace agricole. Une multitude d’animations sont proposées tout au long de ces onze jours sur ce terre-plein d’une superficie de 1 300 m2. La faune et la flore, tel est le thème de cette édition 2018, avec un focus sur les filières paysagisme et horticulture. Aménagements floraux, bassins, plantes, bambous, six entreprises paysagistes en mettent plein les yeux aux visiteurs de la foire européenne.

Le clou de l’animation est la ferme pédagogique de 450 m2. Vaches, chevaux, cochons, moutons et poules constituent les piliers de cet élevage éphémère. Mais quelques invités surprises se sont glissés parmi leurs congénères : des chèvres, un âne, une bufflesse et même une jersiaise, histoire de permettre aux petits citadins - aux grands aussi - d’élargir leurs connaissances zootechniques. De nombreuses animations sont proposées : balades à poney, présentation de chevaux, dégustation de lait avec le Cniel, quiz interactif sur les viandes régionales avec Interbev Grand Est. Plusieurs temps forts sont annoncés :

  • samedi 8 septembre, le syndicat ovin d’Alsace organise un barbecue du berger et des démonstrations de tonte de mouton ;
  • samedi 15 septembre, les éleveurs de porcs de l’association Elvatral proposent un repas « mix gril » midi et soir, ainsi que des animations, dont une démonstration de danse country.

La filière bois, qui avait fait son show l’an dernier, récidive avec des démonstrations de sculpture et de tournage sur bois. Cerise sur le gâteau, elle nous offre un show de sculpture sur bois à la tronçonneuse, dimanche 9 septembre. Alexandre, de l’atelier Petrovic à Sélestat, montrera toute l’étendue de son talent.

La pomme de terre nouvelle est arrivée

Les filières végétales sont elles aussi bien représentées. La choucroute d’Alsace ouvre le ban : le vendredi 7 septembre, jour d’ouverture de la foire européenne, des dégustations et des animations sont proposées pour informer les consommateurs sur la nouvelle AOP « Choucroute d’Alsace ». La restauration sera assurée par la boulangerie Duweck de Haguenau qui préparera des mets à base de choucroute.

De son côté, la pomme de terre nouvelle a choisi cette tribune exceptionnelle pour le lancement de sa campagne. Ainsi, lundi 10 septembre, l’association pour la promotion de la pomme de terre d’Alsace animera le stand des fruits et légumes d’Alsace. Au programme, des jeux, une exposition, un concours d’épluchage et des dégustations, bien sûr.

On ne change pas une équipe qui gagne. Les vignerons de la Couronne d’or se relaient tout au long de la foire pour faire déguster leurs vins. Les visiteurs pourront également retrouver les membres de l’association Elsass Brau et leur microbrassin. Quant aux producteurs de fruits et légumes, ils proposent une dégustation de jus de fruits et de smoothies de saison. En partenariat avec la Chambre d'agriculture, ils organisent un concours de dessin, sur le thème « Dessine-moi un potager ». La remise des prix de ce concours, ouvert aux enfants de 4 à 14 ans, aura lieu le mercredi 12 septembre sur l’espace agricole.

Et comme agriculture rime avec gastronomie, une offre de restauration variée est prévue : Loca Dévore, un food truck bien de chez nous, proposera des mets locaux (vendredi 7, lundi 10, mardi 11, vendredi 14 et lundi 17 septembre). La ferme Adam de Wahlenheim préparera ses tartes flambées (dimanches 9 et 16 septembre). Et la ferme des Fougères à Belmont assurera le déjeuner du jeudi 13 septembre, ainsi que le menu de l’afterwork.

Plus inattendu, Esprit Bambou de Mommenheim préparera, en collaboration avec Cup Avenue, un wok de pousses de bambou accompagné de viande de volaille et de nouilles sautées.

Interprofession des fruits et légumes d’Alsace

La récolte des quetsches et des pommes bat son plein

Cultures

Publié le 06/09/2018

Lorsqu’un arboriculteur parle de la quetsche d’Alsace, c’est tout un poème… Les qualificatifs abondent pour décrire sa forme allongée, sa robe violette - aux nuances mauves et vertes cette année -, sa chair moelleuse, reconnaissable à sa couleur orangée, sa saveur sans pareille rehaussée d’une pointe d’acidité, son noyau qui se détache facilement, contrairement aux autres prunes. On n’a plus qu’une envie, secouer l’arbre comme un prunier - c’est exactement ce que fait la machine à récolter - et se gaver de belles quetsches juteuses. Ou bien faire des tartes, des confitures et, pourquoi pas, des quetscheschlegel.

Bref, c’est le moment de céder à la tentation ! Les fruits sont là, abondants et sains, la moniliose étant aux abonnés absents, cette année. « Malgré la charge, le calibre et la qualité sont corrects », souligne Joël Reisz. Et, ne l’oublions pas, la saison est courte : la commercialisation ne s’étale que sur trois semaines… Et pas possible de se tromper : que ce soit sur les marchés ou dans les magasins, la provenance locale est clairement affichée sur les barquettes et les cagettes, grâce aux visuels élaborés par l’Association des producteurs de fruits à noyau.

Que les amateurs de pommes se rassurent, ils auront eux aussi de quoi se régaler. La récolte ne fait que débuter, mais elle s’annonce abondante, surtout comparé à l’an dernier où les vergers avaient été durement touchés par le gel. Si elstar et gala ont eu la primeur, les autres variétés ne vont pas tarder à suivre, annonce Daniel Dettling.

« C’est le moment où l’on retrouve la quetsche et la pomme d’Alsace, produits emblématiques de notre région, conclut Pierre Lammert. Il faut sensibiliser les consommateurs au fait que l’approvisionnement local est abondant, que ce n’est pas la peine de chercher ailleurs. Et c’est aux grossistes, aux distributeurs de mettre ces produits en avant. »

Lancement de la campagne de pommes et de quetsches

Que du bonheur !

Cultures

Publié le 06/09/2018

La cueillette des mirabelles s’achève, et voilà que les quetsches pointent le bout de leur nez fuselé. « De Sigolsheim à Wissembourg, en passant par Obernai, tous les secteurs géographiques démarrent en même temps. » Du jamais vu, selon Philippe Jacques, conseiller arboricole à la Chambre d'agriculture d’Alsace.

Il y a quelques semaines, pourtant, l’inquiétude des producteurs était palpable : « Avec ce temps sec et chaud, nous avions des craintes sur le calibre des quetsches. À l’arrivée, nous sommes agréablement surpris. Le calibre est correct, le taux de sucre est bon, voire très bon, et la fermeté plutôt satisfaisante. » Quant à l’aspect sanitaire, il est excellent. « Il y a eu très peu de carpocapse. D’une manière générale, il y a eu très peu de maladies. »

Seul bémol, un léger défaut de coloration. « La peau a une couleur mauve clair, avec un fond vert, et la chair n’a pas toujours la couleur orangée habituelle. » Mais cela n’entame en rien le plaisir de la dégustation, parole de consommateur ! « La qualité gustative est intéressante », confirme Philippe Jacques. Si les conditions climatiques restent tempérées, la récolte devrait durer quinze jours. « À voir si le fruit se tiendra à l’arbre jusqu’à la fin. Si les grandes chaleurs reviennent, la saison risque d’être raccourcie. »

Pommes : « On attend une récolte pleine »

Du côté des pommes, elstar et gala ouvrent le ban. « C’est parti pour deux mois et demi de récolte. » Là aussi, bonne nouvelle : pour l’instant, le prix de vente est supérieur aux attentes. « Les premières variétés se vendent bien, et à un bon prix. Il y a de la place sur le marché. La concurrence des pays de l’Est ne se fait pas encore sentir », indique Philippe Jacques.

Sur le plan technique, on relève le même petit défaut de coloration que pour les fruits à noyau : « La couleur rouge peine à apparaître ». Du coup, les producteurs ont préféré retarder le démarrage de la récolte d’une semaine. Les volumes sont au rendez-vous, la qualité organoleptique et la qualité de conservation aussi. « Le taux de sucre est supérieur aux années antérieures. Le taux d’acidité est à un niveau standard. Les calibres sont moyens, car les arbres sont généralement très chargés. » Mais c’est un moindre mal : « Dès qu’on monte en calibre, on perd en fermeté ».

Poires : « Au top de la qualité gustative »

« Nous avons réalisé une belle campagne de poires. » Volume et qualité gustative sont au top, se félicite le technicien. Les poires sont sucrées et juteuses, comme on les aime. « La récolte touche à sa fin. La qualité a été homogène du début à la fin, malgré les fortes chaleurs et l’absence d’irrigation qui a eu un impact sur les calibres, qui sont plutôt moyens. » La mise en marché a démarré avec la williams, mais les variétés suivantes vont être commercialisées très prochainement.

En abricots, par contre, la campagne a été très hétérogène. Cela s’explique par le phénomène d’alternance. Les vergers qui ont été touchés par le gel l’an dernier étaient en général trop chargés et les fruits manquaient un peu de maturité. Les vergers moyennement chargés, en revanche, ont donné des fruits aussi beaux que sucrés. « Les producteurs alsaciens ont encore du mal à stabiliser le niveau de production, car ils maîtrisent mal les écarts de floraison. »

Malgré les craintes liées à la canicule et à la sécheresse, les arboriculteurs tirent leur épingle du jeu, constate Philippe Jacques. « Mais gare à l’effet kiss cool au printemps prochain ! » Le technicien craint que le stress auquel les arbres ont été soumis cet été ne soit néfaste à l’induction florale. Affaire à suivre…

Race charolaise

Un concours très suivi

Élevage

Publié le 06/09/2018

D’année en année, le concours charolais s’affirme comme une attraction très prisée de la finale départementale de labour. « De notre côté, nous profitons de l’attractivité de cette manifestation », souligne Thierry Kolb, président du Syndicat de la race charolaise d’Alsace. C’est donc un partenariat gagnant-gagnant. Mais pourquoi choisir la finale départementale de labour pour cette confrontation, plutôt que le festival de l’élevage, au printemps ? « Nos animaux ne sont pas au top à la sortie de l’hiver », explique-t-il. Pendant qu’ils séjournent à l’étable, ils sont nourris avec du fourrage grossier et perdent du poids. Et les veaux sont encore trop jeunes. « À l’automne, les bêtes sont à l’herbe, les veaux sont en phase de sevrage. » Ils sont beaucoup mieux conformés.

Seuls 28 animaux participaient à cette édition 2018. Thierry Kolb met cette faible participation sur le compte de la morosité ambiante. « Les éleveurs allaitants ont le moral en berne. Le système herbager, très fragile, a été mis à mal par la sécheresse et la canicule. Et la conjoncture reste difficile. Les États généraux de l’alimentation s’étaient fixé pour objectif d’améliorer la rémunération des éleveurs. On est loin du compte ! Au contraire, on va importer d’énormes contingents de viande, ce qui entraînera une chute des prix de l’ordre de 20 %, selon les simulations. Pendant ce temps, on nous oblige à produire toujours mieux, toujours plus sain… »

Un vrai travail de segmentation

« Il faut trouver très rapidement des solutions au grave épisode de sécheresse que nous venons de vivre », insiste Philippe Boehmler, responsable viande de la FDSEA du Bas-Rhin. Il plaide pour une répartition plus juste de la plus-value entre les maillons de la filière : « Cette production a un coût. Si l’on veut maintenir un élevage français de qualité, l’éleveur ne peut pas être la variable d’ajustement. » Des discussions sont en cours avec les abatteurs et les distributeurs. Pour lui, la solution pour obtenir un prix rémunérateur réside « dans un contrat tripartite entre éleveurs, intermédiaires et distributeurs ».

Le responsable syndical a souligné la nécessité, pour les producteurs de viande, de mieux répondre à la demande du marché. Ou plutôt des marchés, car « il y a plein de marchés différents ». Bovins lourds, bovins légers, bovins précoces, exportation, il faut saisir toutes les opportunités. « Pas besoin de créer de nouvelles races, la génétique charolaise permet de le faire. Notre race a un bel avenir, si tout le monde se met au travail. »

Le palmarès

Section veaux mâles 7 mois : 1er Okley, né le 20 mars 2018 (père Lutrillo), appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld ; 2e Obtus SC, né le 9 février 2018 (père Jami), appartenant au Gaec Better, Aspach-le-Haut

Section veaux mâles moins de 10 mois : 1er Opium, né le 1er décembre 2017 (père Espion), appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz ; 2e Nageur SC, né le 4 décembre 2017 (père Macao), appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld ; 3e Ordinaire, né le 31 décembre 2017 (père Lancelot), appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld

Prix d’honneur veaux : Okley, appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld

Section jeunes mâles juniors : 1er Merlin, né le 4 décembre 2016 (père Iceberg pp), appartenant à Ernest Hoeffel, Walbourg ; 2e Miel, né le 15 décembre 2016 (père Jehova), Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld

Section taureaux adultes : Épisode, né le 22 décembre 2008 (père Veneur), appartenant à Ernest Hoeffel, Walbourg

Grand prix d’honneur mâles : Épisode, appartenant à Ernest Hoeffel, Walbourg

Section veaux femelles 6-7 mois : 1re Odeis, née le 5 février 2018 (père Harley), appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern

Section veaux femelles 8 mois - section A : Nationale, née le 4 décembre 2017 (père Joli Cœur), appartenant au Gaec Better, Aspach-le-Haut ; 2e Oakland, née le 7 décembre 2017 (père Castor), appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern ; 3e Optique, née le 22 décembre 2017 (père Chic), appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz ; 4e Nounou, née le 7 décembre 2017 (père Jehova), appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld

Prix d’honneur veaux femelles : Nationale, appartenant au Gaec Better, Aspach-le-Haut

Section veaux femelles juniors - section I : 1re Nixquik, née le 4 octobre 2017 (père Bariton) ; 2e Niagara, née le 19 octobre 2017 (père Emira) ; 3e Nationale, née le 7 octobre 2017 (père Gaston) ; 4e Noisette, née le 27 septembre 2017 (père Bariton). Tous ces animaux appartiennent à l’EARL Seemann, Westhouse-Marmoutier

Section veaux femelles juniors - section II : 1re Nanouk, née le 23 février 2017 (père Harley), appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern

Section veaux femelles juniors - section III : 1re Numismatique, née le 28 décembre 2017 (père Espion), appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz ; 2e Noblesse, née le 1er décembre 2016 (père Cyrano), appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern ; 3e Muse, née le 8 décembre 2016 (père Jehova), appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld ; 4Nacre, née le 7 décembre 2016 (père Flamenco), appartenant à l’EARL Seemann, Westhouse-Marmoutier ; 5Michèle, née le 20 novembre 2016 (père Castor), appartenant à Gaétan Vix de Wolschheim

Prix d’honneur veaux femelles juniors : Numismatique, appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz

Section femelles juniors : 1re Malaisie, née le 25 novembre 2015 (père Castor), appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz

Section femelles seniors : 1re Juvenille, née le 1er décembre 2013 (père Énarque), appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern ; 2e Ludique SC, née le 17 novembre 2014 (père Dauphin P), appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz ; 3e Clémentine, née le 24 avril 2014, appartenant à l’EARL Seemann, Westhouse-Marmoutier

Grand prix d’honneur femelles : Juvenille, appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern

Prix Ajec : Najeur SC du Gaec du Domaine des charolais à Forstfeld.

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