Banque alimentaire du Bas-Rhin
Donnez, collectez !
Banque alimentaire du Bas-Rhin
Pratique
Publié le 28/11/2018
En 2017, la collecte nationale avait permis à la Banque alimentaire du Bas-Rhin de récupérer 346 tonnes de denrées alimentaires. Vendredi 30 novembre et samedi 1er décembre, 160 points de collecte sont organisés dans les supermarchés et hypermarchés alsaciens. Au total, 6 000 bénévoles sont mobilisés pour assurer la collecte et le tri de ces aliments. « Nous cherchons encore des bénévoles dans certains magasins. Il suffit de nous téléphoner pour être orienté vers le point de collecte le plus proche. »
« Cette collecte nationale est fondamentale pour nous, indique Constant Reibel, le nouveau président de la Banque alimentaire du Bas-Rhin. Elle représente 15 % des 2 600 tonnes que nous avons reçues l’an dernier. Mais surtout, nous essayons de préciser aux donateurs les produits dont nous manquons le plus : conserves de légumes, de viande, de poisson, huile, vinaigre, cacao, miel… »
Les denrées collectées tout au long de l’année par la Banque alimentaire représentent environ 5 millions de repas. Elles sont redistribuées à 42 000 personnes à travers 92 associations. Mais d’où proviennent-elles ? Outre la collecte nationale, 1 600 t de produits sont sauvés chaque année de la destruction grâce à la récupération auprès des magasins (1 100 t), des industriels (300 t) et des agriculteurs (165 t). L’Union européenne y pourvoit également, à travers le FEAD (550 t). La Banque alimentaire ne se contente pas de collecter et distribuer des denrées alimentaires. Elle organise aussi des ateliers cuisine pour mettre en valeur les produits distribués par les associations partenaires, ainsi qu’un chantier d’insertion, avec l’appui du Conseil départemental et de l’État.
Frédéric Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin, précise : « On ne meurt plus de faim en Alsace, grâce à l’engagement des associations caritatives. C’est relativement récent ! C’est parce que les forces vives du territoire se sont mobilisées et structurées. » De nombreux conseillers départementaux seront sur le terrain vendredi et samedi prochains, aux côtés des bénévoles, souligne-t-il. « Nous sommes fiers d’accompagner ces personnes dans une démarche de bienveillance responsable. » Lui-même participera à un match de football de solidarité à Schirmeck, samedi matin. En Alsace, 122 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Un phénomène particulièrement criant à Strasbourg. « Cela explique sans doute l’exaspération de nos concitoyens, qui se traduit dans le mouvement des gilets jaunes. »
Le district d’Alsace de football participe à cette opération, indique son président, René Marbach. « La générosité fait partie de l’ADN du footballeur amateur. Nous sommes présents dans de nombreux magasins. Et nous avons lancé une opération pour encourager l’utilisation des réseaux sociaux avec bienveillance : nous avons demandé à nos membres de poster des photos de leur participation à la collecte nationale. »
Les étudiants se mobilisent eux aussi, ajoute Marie George, de l’association étudiante AFGES. Car la pauvreté est un réel fléau dans le milieu étudiant. « Certains vivent la galère tous les jours. Pour leur permettre de s’alimenter régulièrement, nous avons ouvert des Agoraé, des épiceries sociales où ils peuvent s’approvisionner à des prix très bas. » Ces épiceries sont aussi des lieux de vie, où les étudiants souvent isolés peuvent participer à des ateliers, des soirées.












