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Anny Haeffelé

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Section des anciens exploitants du Bas-Rhin. Conférence du professeur Marc Berthel

Permettre au malade en fin de vie d’exprimer ses attentes

Pratique

Publié le 27/12/2018

Petite mise au point déontologique. Le rôle du système de santé est de préserver la vie et de soulager les symptômes. « La main qui soigne n’est pas la main qui tue », insiste le professeur Marc Berthel. Or, 90 % des Français seraient en faveur de l’euthanasie, pour les malades incurables ayant perdu la dignité. « Cela soulève une question : qu’est-ce que l’indignité ? Handicap, incontinence, pauvreté, vieillesse, douleurs ? »

Ces dernières années, les évolutions législatives ont été nombreuses : loi du 2 mars 2002 (loi Kouchner) - le malade détermine avec son médecin les soins qui lui seront délivrés ; loi du 22 avril 2005 (loi Léonetti) - les soins de fin de vie ; loi du 2 février 2016 (loi Léonetti-Claeys) - le nouveau droit des malades en fin de vie. « Ce système légal souligne de façon forte le droit de chacun de définir le niveau de soins, en fonction des propositions des médecins », explique Marc Berthel. Il connaît bien le sujet, il a dirigé le service gériatrie de l’hôpital de La Robertsau. Les médecins doivent conseiller, pas imposer. Seule dérogation, une situation d’urgence, comme une fracture du col du fémur.

Il y a deux façons de faire connaître son choix en matière de niveau de soins. La volonté exprimée, tout d’abord. Chaque personne a le droit de fixer le niveau de soins qu’elle accepte. « Ceci est fait après une information claire de la part du médecin. La volonté du malade prime sur toutes les autres opinions. » Le médecin a l’obligation de respecter la volonté de la personne après l’avoir informée. En cas de désaccord, il peut se retirer et confier le patient à un autre médecin.

Les directives anticipées, quèsaco ?

Les directives anticipées constituent la deuxième façon d’exprimer ses attentes. Un document écrit sera utilisé seulement si le patient n’est plus en mesure de s’exprimer. Ce document peut être conservé par le patient ou déposé chez un homme de loi. Il a une validité permanente. « Les directives anticipées s’imposent au médecin depuis la loi de 2016, sauf en cas d’urgence vitale. » Un registre national, rassemblant toutes ces directives, devrait être créé.

« Seuls 3 à 4 % de gens ont rempli leurs directives anticipées », indique Marc Berthel. Une étude réalisée dans les Ehpad a révélé que peu de pensionnaires l’ont déjà remplie. Par contre, la plupart d’entre eux ont désigné une personne de confiance. « Lors d’une hospitalisation, on demande au malade de désigner une personne de confiance qui peut l’assister lors des entretiens avec le médecin. » C’est aussi elle qui donne les directives pour les soins en cas d’inconscience ou d’incapacité du malade. Dès son arrivée à l’hôpital, un texte précisant la notion de personne de confiance est remis au patient. Celle-ci doit exprimer la volonté du proche malade, pas ce qu’elle pense elle-même. « Il est préférable de ne pas désigner le conjoint, pris dans un tourbillon émotionnel. Pas son ennemi non plus… »

En l’absence de directives anticipées et de personne de confiance, quelle est la procédure ? L’équipe médicale demande aux proches quelle serait l’opinion du malade. Mais cela peut poser problème en cas de désaccord entre les membres de la famille. Dans ce cas, le médecin ne décide pas seul. Il requiert l’avis de l’équipe soignante et engage une discussion avec un médecin auquel il n’est pas subordonné. « C’est une discussion collégiale. Mais c’est le médecin qui porte la responsabilité finale de la décision. » Quand les personnes sont sous tutelle, c’est plus complexe : si la tutelle est plus large que la tutelle aux biens, la loi prévoit que la volonté de la personne protégée est toujours première. « Mais on constate qu’en pratique, les professionnels cherchent à se tourner vers le mandataire ou le juge des tutelles. »

Si la loi Léonetti 2005 interdit l’euthanasie, elle proscrit aussi l’obstination déraisonnable (acharnement thérapeutique), promeut les soins palliatifs et réaffirme l’importance de la volonté du malade. « Une loi excellente, votée à l’unanimité, mais mal connue et mal comprise. Une situation exceptionnelle (l’affaire Lambert) a servi de prétexte pour reprendre le débat. » La loi Léonetti-Claeys de 2016 accentue la lutte contre l’obstination déraisonnable. « On peut même arrêter les traitements quand cela n’a plus de sens pour permettre « un atterrissage en douceur ». C’est la maladie et l’épuisement qui tuent, pas l’arrêt des traitements. »

Soulager la douleur et la souffrance

Par contre, toute personne a le droit de recevoir des traitements visant à soulager la douleur. Ainsi, dans certains cas, les traitements analgésiques prescrits auront pour « effet secondaire » d’abréger la vie en toute légalité. « La douleur fait crever. L’absence de douleur permet plus de confort, de paix. » Une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience peut ainsi être maintenue jusqu’au décès.

Cette procédure est engagée lorsque le patient est atteint d’une affection grave et incurable et que son pronostic vital est engagé à court terme. Dans ce cas, « mon objectif prioritaire sera de soulager les souffrances du malade et de l’assister moralement. » Une philosophie que le professeur Marc Berthel résume ainsi : « Je n’abrégerai pas votre route, mais je vous aiderai à enlever les pierres sur votre chemin. »

Section des anciens exploitants du Bas-Rhin

Une seule consigne : « Allez voter ! »

Vie professionnelle

Publié le 23/12/2018

Pour les anciens agriculteurs, la revalorisation des retraites reste la préoccupation majeure, en cette fin d’année 2018, souligne Paul Schiellein, président de la section des anciens exploitants du Bas-Rhin. « Nous avons eu une discussion très constructive avec Jean-Paul Delevoye, haut commissaire à la réforme des retraites, au cours de laquelle nous lui avons fait part de nos revendications. » Elles se résument en trois points. Un socle minimum de retraite pour tout retraité actif et à venir, fixé à 85 % minimum du Smic et financé par la solidarité nationale. « Ce socle ne doit pas peser sur les cotisations de nos actifs. » Un régime unique par points, financé par les cotisations sociales sur le revenu du travail, fonctionnant par répartition et regroupant la retraite de base et la retraite complémentaire obligatoire. Une convergence des règles pour restaurer l’équité dans le mode de calcul des retraites, c’est-à-dire une retraite basée sur les 25 meilleures années.

« Nos vœux pour 2019 : que les retraites des anciens exploitants soient revalorisées au moins du taux de l’inflation, et non de 0,3 % comme le prévoit Emmanuel Macron, car cela creuse encore le fossé. » Les anciens exploitants continueront à se battre pour défendre leur pouvoir d’achat, obtenir une meilleure prise en charge de la dépendance, soutenir les services d’aide à la personne, soulager les aidants familiaux par le répit et la formation. « Nous allons travailler sur ce thème dans les mois à venir. » La SDAE continuera en outre à œuvrer pour les baisses de charges, en rencontrant ses principaux partenaires, Groupama, Mutualia, Crédit Agricole, pour les assurances santé, automobile et maison. « Le dialogue doit être permanent », souligne Paul Schiellein.

Le collège des anciens exploitants a été maintenu

La section des anciens exploitants continuera à accompagner ses adhérents dans la transition numérique. « Nous avons livré 40 tablettes en début d’année et formé leurs propriétaires à leur utilisation. 30 tablettes supplémentaires viennent d’être remises à ceux qui les ont commandées. » D’autres projets sont prévus pour 2019 : « Nous allons continuer à travailler sur la transmission des exploitations. Cela intéresse les Jeunes Agriculteurs au plus haut point. Nous allons également participer à la réflexion sur le nouveau schéma d’autonomie en cours d’élaboration pour la période 2019-2021. Et nous allons continuer à organiser des rencontres - nous avons tenu sept réunions en 2018. »

Mais le rendez-vous le plus important est sans conteste l’élection des membres de la Chambre d'agriculture qui aura lieu en janvier prochain. « Nous nous sommes battus pour conserver le collège des anciens agriculteurs. » Un collège qui représente tout de même quelque 10 000 électeurs. « Nous avons gagné le combat : un collège composé d’un titulaire et de deux suppléants a été maintenu. » Un seul mot d’ordre : « Allez voter, afin de renforcer notre légitimité au sein de cette assemblée consulaire ». Le matériel électoral qui sera envoyé aux électeurs contient une profession de foi « pour permettre aux électeurs, dont certains ne nous connaissent pas, de mieux savoir ce que nous faisons ».

Comment faire face au décès d’un conjoint ?

Il y a quelques mois, la section des anciens exploitants avait présenté un document élaboré au niveau national et listant toutes les démarches et formalités à effectuer en cas de décès d’un proche, auprès de l’administration, des banques, des assurances, etc. Des démarches souvent fastidieuses, qui se compliquent encore lorsque vie privée et vie professionnelle se confondent. Philippe Wolff a réalisé un document de synthèse qui résume l’ensemble de ces démarches à travers huit fiches techniques très claires.

« Chaque deuil est unique. Il ne s’efface jamais, en réalité », souligne Philippe Wolff. Le conjoint survivant passe par trois phases : l’état de choc, l’état de dépression, puis la phase de reconstruction. « Il faut permettre à la personne concernée d’exprimer son chagrin, en étant présent auprès d’elle, en l’écoutant, en sachant rester silencieux, en allant au-devant de ses besoins et de ses désirs, en l’aidant à s’occuper d’elle-même. Et parfois, la ramener à la réalité. On peut l’orienter vers des associations comme les Mouvements chrétiens ou Vivre son deuil. »

La Mutualité sociale agricole est l’un des premiers organismes à contacter, explique Ludovic Heimburger, de la MSA. « Le plus simple est de rencontrer un conseiller dans un de nos bureaux décentralisés. » Il saura guider l’adhérent pour les démarches à effectuer pour continuer à bénéficier de certaines prestations, avoir une couverture maladie, faire la demande de pension de réversion, maintenir le droit au logement, etc.

Paul Schiellein a félicité les membres du comité pour l’élaboration de ce document qui a fait l’objet d’un large consensus. Il a donné rendez-vous à tous les anciens agriculteurs pour l’assemblée générale de la FDSEA du Bas-Rhin qui se déroulera à Kurtzenhouse le 18 janvier prochain.

Appel à l’unité

Vie professionnelle

Publié le 21/12/2018

Christophe Chabeau préside depuis un an l’union régionale d’approvisionnement Aréa, dont le Comptoir agricole est un membre fondateur. Cette union régionale regroupe une vingtaine de coopératives de l’Est de la France, de la frontière luxembourgeoise au couloir rhodanien. Elle négocie le prix des engrais, de l’agropharmacie, des semences, etc. Son président est donc au premier rang lors des discussions sur la réduction de l’usage des produits phytosanitaires ou l’abandon de molécules controversées. Un débat biaisé dès le départ : « La réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires est une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron. » Il y a donc peu de chances qu’il revoie sa copie…

« La RPD a été votée cette nuit »

Certains points sont déjà actés, comme la prohibition, à partir du 1er janvier 2019, des trois « R » - remises, ristournes et rabais - ou la séparation du conseil et de la vente des produits phytosanitaires. Le gouvernement a aussi annoncé sa volonté de modifier l’assiette de la redevance pollution diffuse (RPD) en 2019. Il a d’ailleurs inscrit l’augmentation de certains taux dans le projet de loi de finances 2019 et préparé le projet d’arrêté qui fixe la liste des substances soumises à la redevance. « Ce projet a été adopté cette nuit, à 4 h 30, par l’Assemblée nationale. » Avec, à la clé, une augmentation des taux pour les substances soumises à l’exclusion ou candidates à la substitution, et une réactualisation de la liste des produits soumis à la redevance. « On parle d’un surcoût de 100 M€ ! » L’objectif est sociétal, explique Christophe Chabeau : « Il faut réduire l’utilisation des produits phytosanitaires de 50 % d'ici 2025. Tous les moyens sont bons pour y parvenir. »

Pendant ce temps, le projet de séparation du conseil et de la vente poursuit son chemin. « Nous en sommes à la version IV de l’ordonnance. Des précisions ont été obtenues sur le montage capitalistique, le choix des entités. Mais beaucoup de modalités sont ouvertes. » Les coopératives devront faire un choix au 1er janvier 2020 pour une mise en application en 2022. « L’ordonnance devrait sortir début janvier. » Le conseil annuel stratégique devra être fait par un organisme indépendant - sans doute la Chambre d’agriculture -, à la charge des agriculteurs. Cette dépense supplémentaire impactera forcément les exploitations, en termes d’agronomie et de compétitivité, souligne Christophe Chabeau. « La coopération a toujours su évoluer. Demain, nous saurons nous adapter pour permettre à l’agriculture de poursuivre son développement. »

Jouer collectif

Le Comptoir agricole affiche un résultat relativement faible pour l’exercice écoulé, indique Denis Ramspacher, vice-président de la Chambre d'agriculture d’Alsace. « Cela traduit la volonté de la coopérative de redistribuer le maximum de revenu à ses adhérents. » Déplorant le décrochage entre les cours du maïs et du blé, il espère que les deux courbes se rejoindront rapidement.

La récolte 2018 a été marquée par la sécheresse. « La profession travaille sur le dossier des calamités agricoles, qui concerne surtout l’élevage. Le dispositif assurantiel a lui aussi été activé. » L’irrigation, qui bénéficie désormais du soutien de la Région Grand Est est un autre moyen de garantir le revenu des agriculteurs, souligne-t-il. Une autre problématique se fait jour : le changement climatique entraîne de fortes pluies, provoquant coulées de boues et inondations. « Nous réfléchissons, avec les collectivités locales, aux solutions à mettre en œuvre, comme le stockage des eaux pluviales. » À l’inverse, ce dérèglement climatique entraîne un autre phénomène récurrent, les basses eaux du Rhin. « Avec tous les partenaires concernés, nous devons demander des aménagements sur ce fleuve, vital pour l’économie alsacienne, et en particulier pour son agriculture. »

Après avoir évoqué le budget de la Politique agricole commune et les espoirs déçus des États généraux de l’alimentation, Denis Ramspacher se penche à son tour sur la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, plaçant beaucoup d’espoirs sur le contrat de solutions proposé par la FNSEA.

Le rôle de la Chambre d'agriculture, souligne-t-il, est d’être en proximité des exploitations, de les accompagner, d’aider les agriculteurs en difficulté, de surveiller les aménagements fonciers pour permettre aux agriculteurs de continuer à investir, de soutenir les filières porteuses de plus-value pour assurer la valeur ajoutée des exploitations alsaciennes. Pour finir, il appelle l’ensemble des agriculteurs et des organisations professionnelles à jouer collectif dans la perspective des élections à la Chambre d'agriculture.

Procurer du revenu aux agriculteurs

« C’est le rôle et la mission de toutes les organisations professionnelles agricoles de jouer collectif dans l’intérêt commun de notre agriculture, souligne Marc Moser, en écho à l’intervention de Denis Ramspacher. Notre coopérative se retrouve pleinement dans cet état d’esprit collectif. » L’objectif premier du Comptoir agricole est de procurer du revenu aux agriculteurs, rappelle-t-il. « Aujourd’hui, le législateur se permet de le remettre en cause. Cela témoigne de l’ignorance des parlementaires concernant les missions de la coopération. Grâce à la recherche de productivité, nous avons réussi, en quelques décennies, à baisser de 30 à 13 % le poids de l’alimentation dans le budget de nos concitoyens. Entre-temps, une partie est allée aux intermédiaires, ce qui fait que la production agricole brute ne représente finalement que 3 % des dépenses de nos concitoyens. »

Les nouvelles contraintes qu’on impose à l’agriculture sont intolérables, estime-t-il. « Ces lois produiront surtout des charges supplémentaires. On nous demande de monter en gamme et de réduire drastiquement l’emploi de produits phytosanitaires. Faut-il produire uniquement du bio et du label en France, quitte à importer le reste ? Prenons le maïs, notre culture préférée. L’Europe en importe aujourd’hui 20 millions de tonnes, avec tous les moyens de productions qu’on nous interdit à nous, agriculteurs européens. Allons-nous subir le même sort que la sidérurgie ou le textile ? L’agriculture est en pleine mutation pour répondre à l’attente sociétale. Mais elle a besoin de temps pour permettre à la recherche de trouver des solutions alternatives et d’aller plus loin dans la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, le bien-être animal, l’alimentation de qualité. » Fort de son expérience, de son ancrage territorial, le Comptoir agricole est prêt à relever les défis de demain, affirme Marc Moser.

Liste d’union FDSEA-AVA-JA

Des défis à relever ensemble

Vie professionnelle

Publié le 20/12/2018

« Ensemble, relevons les défis », tel est le slogan de la liste d’union FDSEA-Association des viticulteurs d’Alsace-JA qui réunit 42 candidats, titulaires et suppléants, répartis dans huit collèges. Une équipe expérimentée et rajeunie - la moyenne d’âge est inférieure à 42 ans - et composée d’un tiers de femmes. « Notre but, c’est de permettre à tous les modèles agricoles d’exister, explique Franck Sander. Pour cela, il faut du revenu, indique-t-il. Attaqué de toutes parts, le monde agricole souffre d’un manque de lisibilité et de reconnaissance pour les services qu’il rend à la société. L’ensemble des agriculteurs partagent ce constat. Un constat sur lequel nous avons bâti notre projet politique. » C’est Denis Ramspacher qui a été désigné comme tête de liste. Il sera chargé de mettre en œuvre ce projet, construit autour de cinq axes.

Premier axe, un meilleur revenu. « Pour cela, il faut redonner de la valeur à nos produits », poursuit le président de la FDSEA. La liste d’union veut tout mettre en œuvre pour stopper la guerre des prix, notamment celle, dévastatrice, à laquelle se livrent les enseignes de la grande distribution. Mais aussi pour valoriser et développer l’origine locale, que ce soit en vente directe, en grande distribution ou en restauration hors foyer. « Mais au-delà de la vente directe, il y a de la place pour tous les modèles économiques », insiste-t-il. « Il faudra aussi arrêter de charger nos exploitations, de plus en plus confrontées au marché mondial. » Les signataires de la liste d’union militent en outre pour une Pac forte, ambitieuse et réellement commune.

Deuxième axe, la performance des exploitations. La simplification des normes est une priorité absolue, estime Franck Sander. « Il faut laisser les chefs d’exploitation entreprendre sur leurs fermes, pour qu’ils puissent créer de la valeur ajoutée et de l’emploi. » Il faut en outre leur donner des moyens de production efficaces, arrêter la surenchère environnementale et, surtout, éviter les impasses phytosanitaires. « La FNSEA propose le contrat de solutions. » Une adaptation de la fiscalité est nécessaire pour permettre aux exploitations d’encaisser les fluctuations de revenus, en particulier à la baisse.

Troisième axe, la prévention des aléas climatiques et sanitaires. « Nous voulons développer des systèmes plus résistants aux aléas, faire évoluer le système assurantiel, encourager l’irrigation », explique Franck Sander.

Installer et communiquer

Quatrième axe, la reconnaissance du rôle de l’agriculture dans la société. Il faut mettre un terme à l’agribashing, insiste le président de la FDSEA 67. « Ce nouveau terme fait désormais partie de notre vocabulaire quotidien », déplore-t-il : pas une journée ne se passe sans que l’agriculture subisse des attaques de la part des médias ou des activistes de tout bord. « Soyons fiers de ce que nous faisons, mettons-le en avant ! N’ayons pas peur de ce qui va arriver, car avec le soutien des services de la Chambre d’agriculture, nous pourrons relever les défis. »

Dernier axe, et non des moindres, le renouvellement des générations. Une étude de la pyramide des âges laisse présager un renouvellement important des générations dans les années à venir. Pour Julien Koegler, « il faut aller plus loin dans le suivi du parcours à l’installation pour accompagner l’ensemble de nos jeunes, ne perdre aucun agriculteur sur le bord du chemin ». Dans le même ordre d’idées, le président de JA 67 veut anticiper les transmissions, afin de repérer les exploitations sans repreneur et de permettre à un maximum de jeunes de s’installer dans de bonnes conditions. Une mission à mener en étroite collaboration avec les anciens exploitants. Et pour réussir son parcours professionnel, la formation initiale, aussi performante soit-elle, ne suffit plus : « Il faut se former au quotidien. Pour cela, nous devons améliorer la formation continue. »

« La liste du bon sens »

« C’est la liste du bon sens, estime Didier Pettermann, vice-président de l’AVA. Plus que jamais, nos intérêts sont communs. Face à la pression sociétale et environnementale, aux contraintes administratives, nous devons regrouper nos forces ! Nous sommes des chefs d’entreprise et nous sommes amoureux de notre métier. Notre passion, nous voulons la faire perdurer et la transmettre à nos enfants. Mais nous ne savons pas toujours en parler : nous sommes les pionniers de la viticulture biodynamique en Europe, mais nous ne communiquons pas assez sur ce point. »

Didier Pettermann insiste sur l’enjeu de ces élections : « La Chambre d'agriculture est le lieu où toutes les agricultures se retrouvent, où la discussion est permanente, entre professionnels et avec les différents organismes. Mais tout évolue très vite. C’est pourquoi nous avons monté une équipe motivée avec un bon chef d’orchestre. Par son expérience, Denis Ramspacher est le plus apte à jouer ce rôle et à faire le lien entre toutes les agricultures. La viticulture croit en cette liste, en ce projet. »

Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne

Un trophée Pira pour des ruches connectées

Pratique

Publié le 10/12/2018

« Les ruches vont être connectées pour établir un lien direct avec le consommateur », explique Christian Ramponi, président de l’association Bee Connected News, basée à Stosswihr. Il promet une véritable immersion dans le monde des abeilles, grâce à une caméra qui transmettra les images en continu. « Le consommateur pourra aussi se mettre en lien avec l’apiculteur », indique-t-il. Comment lui est venue l’idée de la ruche connectée ? « Quand j’étais petit, j’étais toujours dans les ruches avec mon grand-père. À 38 ans, j’ai décidé de céder à ma passion et, depuis, j’ai installé 40 ruches. Mais malgré mes efforts, j’ai eu beaucoup de pertes. J’ai donc cherché à créer une association pour approfondir le problème, et notamment mieux cerner l’impact des produits phytosanitaires. » Le projet de ruches connectées a pour objectif de faire connaître l’apiculture au grand public pour défendre cette cause. « L’application permet aux apiculteurs de travailler en circuit court et aux consommateurs de s’approvisionner localement et rapidement. »

Organisés par la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne (BPALC) depuis treize ans, les Prix Initiatives Région Alsace (Pira) récompensent des associations alsaciennes, clientes ou non de la Banque Populaire, porteuses de projets, d’idées nouvelles. Trois autres projets ont été récompensés : Strasbourg Action Solidarité de Strasbourg dans la catégorie Solidarité (aide aux sans-abri) ; Cum Ulmer Grün de Dambach, dans la catégorie Patrimoine régional (restauration du château du Schoeneck) et l’Association d’aide aux femmes Louise Weiss de Schiltigheim dans la catégorie Coup de cœur (soutien aux femmes victimes de violences conjugales et verbales).

Cette cérémonie a été orchestrée par Nadine Gradoux et Raphaël Dubs, en charge de la communication et du sociétariat à la BPALC, en présence de Thierry Cahn, président du conseil d’administration, Dominique Wein, directeur général, et Laurie Paris, directeur du département du Bas-Rhin. 70 dossiers de candidature ont été reçus cette année. 24 projets ont été présélectionnés par le jury, mais ce sont les sociétaires qui ont choisi les lauréats en votant par internet pour élire la meilleure association dans chaque catégorie. Au total, plus de 6 500 sociétaires ont exprimé leur vote. Chaque lauréat s’est vu attribuer une dotation financière de 3 000 €, ainsi qu’un trophée réalisé par Mathilde Caylou, jeune artiste verrière à Reitwiller.

À l’hypermarché Leclerc de Marmoutier

Dialogue de sourds

Vie professionnelle

Publié le 05/12/2018

Ils ont dit « prix rémunérateurs ». Il a répondu « maintien du pouvoir d’achat et baisse des marges ». Dialogue de sourds dans la cafétéria de l’hypermarché Leclerc de Marmoutier. Il suffirait pourtant de quelques centimes de plus au litre de lait ou au kg de viande pour que les paysans puissent vivre dignement de leur métier. « Nous ne cherchons pas à gagner des fortunes indécentes », confiait quelques heures plus tôt un responsable syndical. Ce sont pourtant ces familles aux fortunes colossales, comme Leclerc et Mulliez (Auchan) qui se livrent une concurrence impitoyable par enseignes interposées…

« Cerise sur le gâteau », pendant que les responsables FDSEA et JA interpellaient le responsable du magasin, à l’extérieur un huissier de justice relevait les plaques d’immatriculation des tracteurs, pour une éventuelle assignation en justice. De quoi jeter des braises incandescentes sur une manifestation somme toute très pacifique !

Rassemblement à la ferme Guth de Littenheim

Pour installer, il faut de la visibilité

Vie professionnelle

Publié le 05/12/2018

« Nous sommes ici sur une ferme laitière importante, et pourtant elle ne permet pas de faire vivre deux personnes », explique Nicolas Rusch, président cantonal de la FDSEA de Saverne. La faute au prix du lait trop bas. « Nous touchons 28 cts/l actuellement. C’est insuffisant pour embaucher un salarié, et surtout pour envisager l’installation de mon fils. » C’est avec l’aide bénévole de son épouse et de ses parents qu’il arrive à faire tourner l’exploitation. « Le nerf de la guerre, pour nous, c’est le prix, reprend Nicolas Rusch. Or nous n’arrivons pas à répercuter la hausse des coûts de production sur les prix qui nous sont payés. Au contraire, alors que s’ouvrent les négociations commerciales avec la grande distribution, on nous annonce une baisse de 5 % pendant trois ans. » La loi Egalim, qui avait pourtant suscité tant d’espoirs, n’a finalement rien changé…

« Notre moteur, c’est l’installation », Anthony Carbiener, président des JA du canton de Bouxwiller. Les Jeunes Agriculteurs militent pour des exploitations viables, vivables et transmissibles. Mais comment motiver les jeunes générations à sauter le pas lorsqu’ils ne disposent d’aucune visibilité ? Et lorsque les aléas climatiques et les crises conjoncturelles se multiplient, les plans prévisionnels d’installation sont mis à mal, au point que certains jeunes, qui ont bénéficié de prêts aidés, sont contraints de rembourser les aides qu’ils ont perçues parce qu’ils ne remplissent pas les critères de revenu. C’est ce qu’on appelle la déchéance de DJA.

 

Sécheresse : le déni de l’État

Dérapage de la taxe sur le foncier non bâti, suppression du glyphosate, contraintes réglementaires et environnementales, sans oublier les récentes attaques de Greenpeace… Jamais la détresse du monde agricole n’a été aussi palpable. Et la sécheresse estivale a encore accentué le mal-être des éleveurs. Les étables se vident pour résister à la pénurie de fourrages et les trésoreries sont à sec. « Mais ce qui nous a le plus affectés, c’est le déni de l’État qui n’a pas reconnu l’ampleur de la catastrophe », souligne Patrick Dietrich, président intercantonal d’Alsace Bossue de la FDSEA. Car de nombreuses exploitations ont perdu jusqu’à 40 % de leurs récoltes. Pire encore, les agents de l’État sont venus effectuer des contrôles dans les fermes concernant l’implantation des cultures intermédiaires (Cipan). « Certains éleveurs, confrontés à la sécheresse, n’ont pas été en mesure de les semer, malgré l’obligation légale. » Conséquences, les services de l’État ont suspendu le versement de l’avance sur les primes Pac, laissant ces agriculteurs encore plus démunis. « La pénalité ne peut pas dépasser 30 % de la prime. Or l’acompte versé correspond à 70 % de la prime », explique Patrick Dietrich. Maladresse ou acharnement thérapeutique ? Pour autant, les agriculteurs ne se laissent pas abattre. « Aujourd’hui, le désespoir est réel. Mais nous sommes des gens passionnés, décidés à nous adapter à la société de demain. C’est cela notre message d’espoir », conclut Nicolas Rusch.

« Des hommes et des étoiles »

Maurice Roeckel, 35 ans au firmament

Pratique

Publié le 29/11/2018

Pour lancer son livre « Des hommes et des étoiles », Maurice Roeckel a mis les petits plats dans les grands. Il a convié tous ceux qu’il a côtoyés durant sa carrière dans la salle de conférences de l’hôtel Le Parc à Obernai. Devant une salle pleine à craquer, hérissée de toques blanches, lui et son acolyte, Fernand Michler, ancien chef du Cheval blanc à Lembach, ont dévoilé cet ouvrage qui retrace l’incroyable épopée des Étoiles d’Alsace.

« Ce livre retrace l’histoire d’un partenariat unique entre professionnels qui ont toutes les raisons d’être concurrents mais qui ont œuvré ensemble pour porter haut la gastronomie alsacienne », a expliqué Michel Husser, président des Étoiles d’Alsace. Au départ, il y a deux associations, l’Unisept et Force 8, regroupant les meilleurs chefs de cuisine du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, parmi lesquels plusieurs étoilés. Puis il y a le projet fou d’installer un restaurant éphémère à Val d’Isère, à l’occasion des Jeux olympiques d’Albertville de 1991. L’heure est alors venue, pour ces professionnels de la gastronomie, d’unir leurs forces et de réaliser un exploit qui restera dans les annales : tout ce que l’Alsace compte de grands chefs et de maîtres artisans œuvrant, sous une tente et dans la neige, pour servir chaque jour des centaines de couverts, et ce durant trois semaines… Un exploit, mais aussi la naissance d’une amitié indéfectible et d’une véritable marque connue et reconnue par les décideurs et les médias.

Tous les moments forts sont relatés dans ce livre, comme le dîner officiel de Ronald Reagan, président des États-Unis au palais des Rohan de Strasbourg le 8 mai 1985, ou le dîner de gala de 500 couverts au palais de l’Alcazar lors de l’Exposition universelle de Séville, en présence de 48 ministres du tourisme. Mais aussi des expéditions au Japon, en Allemagne, au Maroc, etc. Et des événements médiatiques comme le Train de la bière, l’inauguration des TGV de Marseille et de Lyon, le lancement de la Formule Jeunes et, plus récemment, de la Formule Seniors. « Une nouvelle génération est à l’œuvre, a relevé Fernand Mischler. Je leur souhaite ambition et succès. Et, qui sait, rendez-vous aux Jeux olympiques de Paris en 2024 ? »

Des médailles du travail pour les collaborateurs d’Alsace Lait

La certification IFS, une réussite collective

Vie professionnelle

Publié le 29/11/2018

Avant de remettre les distinctions, Michel Debes, président d’Alsace Lait, a donné quelques nouvelles de l’entreprise. Un motif de satisfaction, tout d’abord : « Le passage au référentiel IFS (International Food Standard) s’est bien passé, tout le monde y a mis du sien. Félicitations à tous ! Et merci d’avoir participé à cette réussite. »

L’année 2018 s’achève sur un bilan contrasté, souligne le président. « Comme dans toute entreprise, il y a des choses qui marchent plutôt bien, d’autres qui marchent moins bien. En raison de problèmes de qualité et de marché, nous avions perdu des volumes. Les objectifs fixés pour regagner ces volumes ont été largement atteints. » Alsace Lait est une entreprise qui cherche à se placer sur des marchés de niche, souligne Michel Debes. « La diversification dans la « Weidemelk » s’est bien passée. Cette production répond à un cahier des charges spécifique - notamment l’obligation de faire pâturer les vaches laitières durant 120 jours. » Cette contrainte s’est imposée au niveau national : tout le lait de pâturage produit en France devra respecter la norme des 120 jours. « Pour reconquérir le marché hollandais, nous avons dû réagir rapidement : nos producteurs n’ont pas eu d’autre choix que de faire du lait de prairie. Ce n’était pas gagné d’avance, en raison des contraintes au niveau des producteurs - de nombreuses fermes sont encore au cœur de nos villages et ne disposent pas des surfaces nécessaires autour de leurs bâtiments pour permettre aux vaches de sortir -, mais aussi de l’usine : obligation de collecter et de traiter le lait à part. Malgré ces contraintes, nous avons transformé 27 millions de litres de lait de prairie cette année. »

Tenir compte de la sensibilité des consommateurs

Les producteurs l’ont bien compris, il faut tenir compte de la sensibilité des consommateurs. « Nous produisons désormais du lait non OGM, indique Michel Debes. Ce n’est pas encore marqué sur les emballages, mais la mention non OGM figurera dès l’an prochain sur le lait frais. » Il ne faut pas se leurrer : « Nous allons tous aller vers une alimentation exempte d’organismes génétiquement manipulés. C’est encore un débat en France, mais cela ne l’est plus en Allemagne, ni en Autriche, ni au Danemark. »

La qualité est une préoccupation de tous les jours, que ce soit au niveau de la production ou de la transformation, le lait étant un produit extrêmement sensible. L’affaire du lait infantile Lactalis le prouve. Un tel problème rejaillit sur toute la filière, les exportations françaises en souffrent, notamment sur le marché chinois. « Au niveau de l’usine, les résultats en termes de qualité sont encourageants et le nombre de réclamations est tombé en dessous de nos objectifs. »

De temps à autre, Alsace Lait manque de matière ou rencontre des problèmes pour recruter du personnel. « Cela risque de créer des ruptures, ce qui n’est pas idéal. Cela engendre des difficultés au niveau de l’approvisionnement du consommateur final, mais aussi vis-à-vis des acheteurs de la GMS qui mesurent notre fiabilité au niveau des livraisons. Ce sera l’un de nos objectifs de 2019. »

Se battre tous les jours pour relever les défis

L’an prochain, la grande phase des négociations des États généraux de l’alimentation va démarrer. L’État s’est engagé pour un partage plus équitable de la valeur. On peut toutefois douter des résultats. « Nous savons qu’entre la grande distribution et les industries, le déséquilibre persiste. Sortie usine, nous avons enregistré des baisses de prix, alors que celui-ci a augmenté de 5 % pour le consommateur final. En 2019, notre objectif est de faire passer des hausses auprès de la GMS et de la RHF, car les coûts augmentent au niveau des salaires, des emballages, du transport, et les producteurs attendent eux aussi une amélioration de leur rémunération. Nous nous battrons tous les jours pour relever ces défis. » Savoie Yaourt affiche de belles performances. « Notre filiale canadienne est dans les objectifs. »

Si la laiterie a augmenté ses ventes à l’export ces dernières années, son premier marché reste la France. « Les manifestations des gilets jaunes sont révélatrices d’un fait : les Français ne sont plus satisfaits. La réalité économique nous rattrape. Cela fait 30 ans que l’on vit au-dessus de nos moyens en France. Il faut réduire les déficits. » Sur le marché mondial, les cours des produits laitiers sont extrêmement volatils. « Nous en subissons les conséquences au niveau d’Alsace Lait. Ces fluctuations compliquent la stratégie des entreprises. »

Le président a adressé ses félicitations à tous les récipiendaires pour ces années de travail. « Vous pouvez être fiers d’appartenir à la grande famille d’Alsace Lait, à la coopération. Nous fabriquons un produit pour nourrir les hommes. Un produit sensible, mais apprécié de tous. »

Toujours donner le meilleur de soi-même

Frédéric Madon, directeur général d’Alsace Lait, s’est inspiré des dix principes de vie de l’amiral américain William H. McRaven, de l’US Navy. Ces principes parlent de s’imposer une discipline quotidienne, de faire preuve d’esprit collectif, d’avoir la volonté de réussir, d’admettre l’injustice de la vie, d’assumer ses échecs, de prendre des risques, de faire preuve de courage, de donner le meilleur de soi-même, d’être une source d’inspiration pour les autres, de ne jamais baisser les bras.

« 2018 est une année qui a bien commencé, mais qui a été difficile en août et septembre, en raison des problèmes de rupture. Chacun de nous est insatisfait de cette situation. C’est en relisant ces principes de vie que je parviens à continuer à me battre avec vous pour mener à bien notre projet. »

Formule Jeunes

La fine fleur de la gastronomie alsacienne

Pratique

Publié le 28/11/2018

D’habitude réservé à des rencontres plus institutionnelles, le hall de l’Hôtel du Département a été envahi par une nuée de jeunes amateurs de la gastronomie alsacienne, le jeudi 15 novembre. Frédéric Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin, Michel Husser, président des Étoiles d’Alsace, et Marc Lévy, directeur général d’Alsace Destination Tourisme, les ont accueillis avec enthousiasme. « Nous avons de nombreux talents dans notre région. Ils contribuent à l’emploi, à la vie de nos territoires. Ils font partie des fleurons de la gastronomie française. » Chefs de cuisine et artisans des métiers de bouche étaient sur la brèche, ce soir-là, pour régaler leurs convives avec des mets raffinés, offrant un avant-goût, version miniature, des plaisirs culinaires qui les attendent dans leurs établissements. Dans le cadre d’un partenariat désormais bien établi, les jeunes vignerons alsaciens étaient à leur côté pour faire la promotion de leurs vins.

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