Auteur

Anny Haeffelé

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« En live » dans le verger

Cultures

Publié le 12/07/2017

Photo 1. Utilisé depuis longtemps dans le houblon pour supprimer les jets indésirables, le désherbage thermique est-il transposable dans les vergers ? Oui sans hésitation pour Jean-Marie Felden, de la société Felden Industrie à Wingersheim, qui a conçu et fabriqué ce désherbeur thermique à gaz en étroite collaboration avec les techniciens houblonniers. « Cela nécessitera un travail d’ingénierie assez important, mais cela ne posera pas de problèmes techniques », estime-t-il. Au contraire : « Un tronc d’arbre est plus résistant qu’une liane de houblon… » Et cela pourrait avoir des incidences positives, comme l’élimination des rejets et la destruction des ravageurs, notamment des pucerons lanigères. « Comme il est possible de régler la pression du gaz, on peut aussi intervenir dans les jeunes vergers », précise Jean-Marie Felden.

Photo 2. Développé par la société Comac, l’outil de désherbage mécanique NaturaGriff offre la possibilité de travailler un demi-rang, avec un outil positionné à droite ou à gauche, en montage à l’avant, entre les roues ou bien à l’arrière du tracteur. Il offre également la possibilité de travailler simultanément sur deux côtés en un seul passage avec deux outils fixés sur un châssis pendulaire, attelés à l’avant ou à l’arrière, sur le relevage du tracteur. L’outil présenté à Obernai était équipé de chaque côté de deux brosses montées à l’arrière. « La brosse est efficace quelle que soit la hauteur de l’herbe », indique Hubert Preiss. L’idéal, pour lui, est de passer avec les disques en novembre, après la récolte, puis avec les brosses en mars pour niveler. « L’avantage, c’est que la mauvaise herbe repousse dans une terre meuble et qu’elle est plus facile à arracher. Le liseron, le lierre, ça les tire et les broie. » Le passage de la brosse n’a aucun impact sur le système racinaire, précise-t-il. NaturaGriff peut être équipé de brosses, de brosses avec des dents, de lames et d’un rotofil. C’est une machine conçue pour ne pas faire de dégâts dans les plantations, souligne-t-il. « Nous intervenons dans des champs de lavande et des plantations de groseilles. »

Photo 3. Léon Durrmann, concessionnaire à Andlau, présentait le pulvérisateur Nicolas dernière génération Air One ADSD, équipé d’une cuve de 2 000 l et d’une ventilation à air double superposé décalé. Cela lui procure une grande souplesse d’utilisation, tout en limitant la dérive verticale. Les Nicojets sont placés dans le flux d’air afin d’obtenir une bonne pénétration et une meilleure diffusion de la pulvérisation dans l’arbre.

Photo 4. Techprodis propose une large gamme de produits, allant des équipements de protection individuels à la station de lavage et de remplissage des pulvérisateurs, en passant par le stockage et la rétention des produits phytosanitaires.

Arboriculture fruitière d’Alsace

Une journée entre pros

Cultures

Publié le 12/07/2017

« Le constat a été dressé il y a trois ans : une certaine distance s’était instaurée entre le verger expérimental et les arboriculteurs, explique Pierre Barth, président de Verexal. Nous organisons des portes ouvertes une fois par an, mais c’est plutôt une journée tournée vers le grand public, même si les producteurs sont cordialement invités à y participer. Nous avons donc décidé d’organiser une journée technique à intervalle régulier. » Cette année, elle est consacrée à la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires.

De nombreux thèmes ont été abordés tout au long de la matinée. Denis Litt, préventeur de la Caisse d’assurance accidents agricole du Bas-Rhin, a rappelé que des subventions sont accordées par la Caisse pour l’achat des équipements de protection individuelle. Il a également effectué une démonstration pour mettre en avant l’utilité des gants lors du changement de buses de pulvérisation. « Le Comptoir agricole est intervenu sur l’impact du plan Ecophyto 2 sur la coopérative et les producteurs, en insistant sur les contraintes de résultat », explique Pierre Barth. Enfin, l’assemblée a évoqué la démarche d’homologation des pulvérisateurs à turbine. Désormais, certains pulvérisateurs arboricoles sont officiellement reconnus comme permettant de réduire la dérive des produits phytosanitaires.

Optimiser l’eau de traitement

Dans la foulée, les différentes méthodes permettant de réduire le nombre d’applications et les doses de produits phytosanitaires ont été passées en revue. Benoît Pintat, gérant de la société Atiben, a par exemple présenté Aquatiben 3 P, un système de préparation et d’optimisation de l’eau de traitement qui permet une réduction significative des doses de produits phytosanitaires. « Il a proposé de mettre en place un essai dans le verger cet automne pour démontrer l’efficacité de ce procédé », indique Pierre Barth.

« Nous avons aussi approfondi les alternatives au tout-chimique, comme le désherbage mécanique et le désherbage thermique. Ce dernier est déjà pratiqué dans la houblonnière, et le matériel pourrait aisément être adapté aux vergers. Mais nous nous heurtons à certaines limites : le désherbage mécanique est difficile à mettre en œuvre dans les vergers existants, car le système racinaire est superficiel et les arbres risqueraient d’être endommagés. De plus, il est exigeant en main-d’œuvre, ce qui le rend difficilement rentable. »

Lors de l’assemblée générale de Verexal, le président avait insisté sur le fait que l’arboriculture est dépendante des produits phytosanitaires. « Même si les produits sont plus respectueux de l’environnement, plus sélectifs, c’est très compliqué de réduire les doses de 20 à 40 %, à l’instar des grandes cultures. Car on ne peut pas se permettre de perdre une récolte. Cette année, nous avons déjà subi d’importants dégâts de gel. Les fruits à pépins ont été particulièrement touchés : à Verexal, le potentiel de récolte a été entamé de 80 %. » Pour les fruits à noyau, le bilan est plus mitigé. En cerises, la saison s’achève sur une demi-récolte, pour Verexal.

Une variété alsacienne de pomme résistante à la tavelure

« Les arboriculteurs sont constamment tiraillés entre la contrainte de rentabilité et la pression du prix d’un côté, et la pression environnementale de l’autre. En pommes, cela fait trois ans que la situation est tendue, ça ne motive pas les arboriculteurs à investir dans de nouveaux matériels ou à tester de nouvelles techniques. »

En partenariat avec la station expérimentale lorraine, l’Arefe, Verexal veut lancer un nouveau projet visant à réduire l’utilisation de produits phytosanitaires. « Nous avons soumis le dossier à la Région Grand Est, explique Pierre Barth. Nos deux stations se complètent bien : nous sommes plutôt orientés vers les fruits à pépins, les Lorrains vers les fruits à noyau (prunes et mirabelles, notamment). »

Pierre Barth fonde beaucoup d’espoir dans la nouvelle variété de pommes résistante à la tavelure, développée en Alsace. « Cela permettrait de supprimer un tiers, voire la moitié des traitements. Nous en avons planté deux rangs l’an dernier à Verexal, à titre d’essai. Cette année, nous effectuerons de nouvelles plantations. C’est la Cuma Alsa Pomme de Brumath qui porte le projet. »

Tour de plaine

Tabac : les premières feuilles récoltées

Cultures

Publié le 12/07/2017

« Les parcelles sont en avance de 8 à 10 jours, elles sont très belles et très homogènes, souligne Olivier Riedinger. Notre grosse crainte, actuellement, ce sont les orages qui risquent de compromettre cette situation prometteuse. Comme dirait notre président, Rémy Losser, c’est presque trop beau pour être vrai… »

Les surfaces mises en production s’élèvent à 1 670 ha pour l’ensemble de CT2F, dont 80 ha de burley et 1 590 ha de virginie. Soit une baisse de l’ordre de 7 % par rapport à l’an dernier. Une partie de cette baisse s’explique par le coup de frein de la production de virginie bio, indique Olivier Riedinger. « Le marché bio était en pleine croissance, mais notre acheteur nous a demandé de ne plus augmenter les surfaces. Du coup, un tabaculteur, qui produisait 70 ha de tabac bio, a décidé d’arrêter entièrement. »

Les premières récoltes de virginie ont commencé la semaine dernière. « La matière sèche des feuilles basses est cependant très hétérogène, et certains producteurs devront patienter durant quelques jours. Le gros de la récolte traditionnelle commencera la semaine prochaine, le début de la récolte mécanisée étant prévue pour fin juillet. »

La situation sanitaire est quasi parfaite, indique Olivier Riedinger. « On ne relève pas de problème sanitaire particulier, la météo n’étant pas favorable au développement des maladies. Mais on commence à voir des émergences d’orobanche, en raison des sommes de températures importantes. On constate également des attaques importantes de punaises et, de manière plus marginale, quelques attaques de pucerons. » Phénomène assez rare, les fortes chaleurs d’une dizaine de jours ont brûlé certaines feuilles de tabac en pleine croissance.

Groupama Grand Est

Le jardinier du roi inaugure les ruches

Pratique

Publié le 04/07/2017

« Cette action se situe dans la continuité des engagements sociaux et environnementaux de Groupama Grand Est », explique Olivier Larcher, directeur général de Groupama Grand Est, en présence d’Alain Baraton, de Robert Herrmann, président de Strasbourg Eurométropole, et de Christophe Roux, président de l’association Cuse (Culture urbaine Schiltigheim et Eurométropole), chargée de la gestion du verger.

La biodiversité, « l’assurance-vie » des sociétés humaines

La sauvegarde des abeilles et des insectes pollinisateurs est, pour Groupama Grand Est, l’occasion de mener des actions de sensibilisation sociétale et environnementale, en lien avec la maison de matériel apicole Faessel Hommel. Comme pour les fruits du verger, le produit de la vente du miel sera reversé à une ONG.

Préserver la biodiversité, c’est le but de l’opération « Objectif zéro pesticide » initiée par la municipalité de Strasbourg, indique Robert Herrmann. Cette opération de grande ampleur a permis de supprimer totalement l’usage des pesticides à l’échelle de l’agglomération et de sa communauté urbaine. La ville de Schiltigheim s’est elle aussi engagée dans cette voie, affirme Christophe Roux : elle arbore le label « zéro pesticide » depuis l’an dernier et implante des espaces verts lors de la réhabilitation des friches industrielles. Dans le cadre de l’opération Abeill’en Ville, six ruches sont installées dans la ville. « Nous voulons rester le laboratoire de la ville de demain », conclut-il.

« Sans les abeilles, le monde n’existerait pas »

Alain Baraton pousse un « coup de gueule » : « Biodiversité, permaculture, développement durable… Que de mots se sent-on obligé d’inventer pour parler de pratiques naturelles ! » Sans les abeilles, les plantes n’existeraient pas, insiste-t-il. La plupart des boissons étant faites à base de plantes, il n’y aurait donc ni bières, ni vendanges tardives… Un sujet de méditation !

Plutôt que de longs discours, Alain Baraton préfère conter des histoires. Petit florilège : « La mouche peut décoller à la verticale, même par grands vents. » « L’araignée des jardins, l’épeire diadème, dévore le mâle après l’acte sexuel. » « Le premier réseau social, c’est le banc des jardins publics qui permet aux individus de se rencontrer. » Bref, un personnage truculent et haut en couleur que l’on peut retrouver sur France Inter tous les week-ends et sur France 5 dans l’émission « La Quotidienne ». Il est aussi auteur de nombreux ouvrages à succès sur le jardinage et les plantes. Son dernier ouvrage, « Le camélia de ma mère », vient de paraître aux éditions Grasset.

Concours interraces d’Alsace Bossue

Helios sacrée grande championne

Élevage

Publié le 28/06/2017

Le concours d’élevage bovin organisé par le Syndicat interraces d’Alsace Bossue vient de vivre une nouvelle édition. Même si sa date a été avancée d’un mois, l’engouement du public est intact. Lorsqu’arrive l’heure de désigner les championnes, de nombreux spectateurs se pressent autour du ring d’élevage où les concurrentes, des prim’holstein pour la plupart, sont examinées sous toutes les coutures par Laurent Pierrefitte, technicien chez Bovec en Meurthe-et-Moselle.

Dans la première section, réservée aux génisses, une brune des Alpes s’est glissée au milieu de ses congénères de la race prim’holstein. Une difficulté supplémentaire pour le juge qui relève la grande hétérogénéité de cette section. Sa préférence va à Rado-Loana. Née le 6 novembre 2015 (Graal/Rado-Israël), elle appartient au Gaec du Bitcherberg à Volmunster (57). « Elle a beaucoup de chic, une belle ligne du dessus et une largeur de poitrine prometteuse. » Elle remporte du même coup le championnat génisses.

« Une ouverture de côtes comme on les aime »

Dans la section II, qui regroupe les vaches en première lactation, c’est Jonquille qui s’impose. Le Gaec de la Honau et du Forstweg à Keskastel est l’heureux propriétaire de cet animal né le 13 septembre 2014 (Galosh Isy/Grenade) et ayant produit 25,8 kg de lait à son meilleur contrôle. « Elle a une très bonne mamelle et une ouverture de côtes comme on les aime. » Helios, de l’EARL Ensminger à Waldhambach, se classe première de la section III, réservée aux vaches en deuxième lactation. Née le 26 août 2012 (Arivera/Alisée), elle a produit 7 860 kg de lait à 38,1 de TB et 31,8 de TA lors de sa première lactation qui a duré 305 jours. « C’est un animal très complet, très harmonieux, avec une belle ligne du dessus et une belle ouverture de côte. Sa suprématie dans cette section est indiscutable. »

La section IV, qui rassemble les vaches en troisième lactation et plus, est la plus fournie. Après un examen approfondi, c’est finalement Hispani, du Gaec Dintinger à Weislingen, qui emporte l’adhésion du juge. Née le 16 septembre 2012 (Damion/Tristan), elle a produit 10 183 kg de lait à 34,9 de TB et 31,8 de TA en deuxième lactation (303 jours). « C’est l’animal le plus complet. Elle a de bons membres, de bonnes capacités », déclare-t-il. Il relève la qualité des attaches avant et arrière de sa mamelle, ce qui lui vaut d’être élue meilleure mamelle de ce concours. Dans la foulée, Helios remporte le titre de grande championne de cette édition 2017.

Les dossiers d’actualité s’invitent à la fête

Puis vient le moment, toujours très attendu, de la présentation des veaux par les enfants. Le Gaec du Vieux Moulin Muller à Hirschland, l’EARL de la Honau et du Forstweg à Keskastel, l’EARL Bauer de Keskastel, le Gaec de l’Arc-en-ciel de Petit Rederching et le Gaec du Bitcherberg à Volmunster réussissent, une fois de plus, à attendrir le public avec leurs saynètes ou leurs chansons. Où il était question de thèmes d’actualité, comme les dégâts de sangliers ou les dérives écologistes.

Autant de perches tendues aux responsables professionnels et aux personnalités politiques qui ont assisté à cette manifestation. Parmi eux, Véronique Klein, vice-présidente de la Chambre d'agriculture d’Alsace, Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, Thomas Gillig, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, Patrick Bastian, conseiller régional, ainsi que le député fraîchement réélu Patrick Hetzel. Tous soulignent la bonne organisation de ce concours qui permet de mettre en avant le savoir-faire des éleveurs de la région, mais aussi de faire connaître leurs difficultés, accentuées par une météo qui fait des siennes et des prix qui s’inscrivent durablement à la baisse.

« La présence des élus et des responsables syndicaux montre l’intérêt qu’ils portent aux éleveurs d’Alsace Bossue, déclare Thomas Strohm, président du Syndicat interraces d’Alsace Bossue. Nous sommes fiers de présenter les plus beaux échantillons de nos élevages. Tous les modes de production (conventionnel, bio) et de commercialisation (laiterie, vente directe), sont représentés », indique-t-il. Profitant de la tribune qui lui est offerte, il s’insurge contre le projet de liaison A4-Lorentzen. « C’est un projet que tout le monde appelle de ses vœux, explique-t-il. Mais une fois de plus, l’agriculture paiera un lourd tribut, au titre des compensations environnementales. »

Mutualité sociale agricole d’Alsace

Faire comprendre les enjeux de la protection agricole

Vie professionnelle

Publié le 21/06/2017

L’agriculture française est en crise, David Herrscher, président de la Mutualité sociale agricole d’Alsace, en convient. Pas question pour autant d’assister sans réagir à son agonie. En ouvrant l’assemblée générale de la MSA d’Alsace, vendredi 16 juin à Horbourg-Wihr, il a, par vidéo interposée, délivré un message très clair : cela doit cesser. Pour que l’agriculture française retrouve sa gloire passée, il faut se donner les moyens de ses ambitions. Pure folie ? Certainement pas. « Cela impliquera de réviser la Pac, de revoir nos priorités, c’est-à-dire de privilégier la sécurité alimentaire, l’investissement et l’innovation, de mettre en avant notre expertise unique au monde. » 3,8 millions d’emplois sont en jeu.

Après cette entrée en matière décapante, Léa Raimbault, la nouvelle sous-directrice de la MSA d’Alsace, a « cuisiné » le président et sa directrice générale, Christelle Jamot. Sur l’actualité agricole, tout d’abord. Le gel et la grêle ont sérieusement entamé le potentiel de production des vergers et des vignes alsaciennes. « Certains arboriculteurs n’auront aucune récolte en 2017. Et 2 500 hectares de vignes sont gelées de 90 à 100 %, 1 500 ha entre 50 et 90 %. » Quant à la filière lait, elle vient de vivre sa 1 000e journée de crise. « Le prix du lait n’est toujours pas à la hauteur des coûts de production. » Et s’il y a une petite embellie pour la production porcine, la filière céréalière reste plombée par des stocks importants et de bonnes perspectives de récolte au niveau mondial.

« Un tiers des exploitations alsaciennes ont déclaré moins de 350 euros de revenu par mois en 2016 », a souligné David Herrscher. Le nouveau président de la République, Emmanuel, Macron n’est pas insensible aux difficultés du monde agricole : « Il souhaite mettre en œuvre un Grenelle de l’alimentation pour une meilleure répartition de la valeur ajoutée au sein de la filière. »

Une batterie de mesures

Toute une série de mesures ont été mises en œuvre pour venir en aide aux agriculteurs en difficulté, comme la baisse de 10 % des charges sociales, instaurée par François Hollande, l’étalement ou la prise en charge des cotisations en cas de difficultés de trésorerie, l’option en faveur de l’assiette de cotisation n - 1, sans oublier le soutien psychologique, très important. « Cela continue en 2017 », a indiqué le président. À cela s’ajoute un travail de réseau, extrêmement important, car il permet aux équipes administratives d’agir en connaissance de cause.

La ligne téléphonique mise en place par la MSA d’Alsace a reçu une soixantaine d’appels, qui ont donné lieu à une vingtaine d’interventions urgentes. Il y a aussi eu plusieurs signalements émanant des délégués cantonaux. « Nous avons renforcé l’équipe des travailleurs sociaux pour accentuer l’accompagnement individuel des adhérents les plus fragiles », a annoncé Christelle Jamot. Depuis le début de la crise, les équipes de la MSA d’Alsace ont énormément de travail. « Chaque demande est étudiée de manière précise et attentionnée. »

La MSA d’Alsace est partie prenante de la cellule Réagir, qui réunit l’ensemble des partenaires de l’agriculture alsacienne. Toutes les demandes ont été examinées, a indiqué David Herrscher. Son conseil : « N’attendez pas trop longtemps avant de signaler vos difficultés ». Une attention spéciale a été portée aux éleveurs concernés par l’affaire Copvial. « L’abattoir a été repris par le groupe Bigard, mais une centaine de salariés ont été licenciés et 200 éleveurs ont des impayés. ». La MSA s’est fortement impliquée dans la gestion des dossiers les plus lourds en leur proposant toutes les aides qu’elle a à sa disposition. « Cela représente en moyenne 3 400 € de prise en charge financière par dossier. » La MSA d’Alsace a ainsi perdu plus de 3 millions d’euros (M€) de cotisations non encaissées. Pour pouvoir aller encore plus loin, elle a envoyé un courrier au ministre de l'Agriculture, appuyé par le président de la CCMSA. « Nous venons d’avoir une notification de 200 000 € supplémentaires qui nous permettront de prendre des décisions en fonction de la complexité des dossiers. »

Les adhérents salariés n’ont pas été négligés pour autant. Le succès de la prime d’activité - 2 100 demandes dont 1 900 bénéficiaires, dont 80 % de salariés - témoigne de la précarité de nombreux adhérents. « Nous avons une batterie d’actions possibles », a souligné Christelle Jamot. La première étape consiste à vérifier que les adhérents ont fait le plein de droits légaux et de prestations. « Nous leur fixons rendez-vous avec un travailleur social pour faire un bilan global de leur situation et leur proposer des aides extralégales. C’est l’atout de la MSA : avoir un plan d’action sociale répondant aux besoins locaux. » Un soutien psychologique est prévu : « Nous prenons en charge les séances de psychologue et de psychiatre. Une aide de plus en plus souvent acceptée en cette période de crise… » La MSA d’Alsace organise aussi des actions collectives pour retisser le lien social, comme Avenir en soi. « Cette année, nous innovons avec l’opération Coup de pouce connexion. »

La mutualisation est en route

Le train de la mutualisation est lancé, a annoncé David Herrscher. Depuis la semaine dernière, la MSA d’Alsace gère les cotisations des adhérents de la Caisse Sud Champagne. Un chantier de 18 mois qui devrait s’achever en 2018.

Le gouvernement Hollande a imposé aux MSA de fusionner pour réduire leurs dépenses de fonctionnement. « Mais nos coûts de gestion sont tellement bas (4 %) qu’il est difficile de faire mieux. » Plutôt que de fusionner, la MSA d’Alsace s’est rapprochée des Caisses de Lorraine et de Sud Champagne, des Caisses de taille similaire, pour mutualiser certaines activités de back-office, comme les cotisations d’allocations familiales et de retraite ou la paie des salariés. « Ce fut un chantier extrêmement difficile, car nous voulions préserver les emplois sur les sept sites concernés, a expliqué Christelle Jamot. 40 % de nos salariés devront être formés à leur nouvelle mission. » La directrice s’est voulue rassurante : la qualité de l’accueil restera identique à ce qu’elle est aujourd’hui.

Au lendemain de son élection, David Herrscher s’était fixé une priorité : mettre en avant les jeunes. La crise a perturbé sa feuille de route, mais cet objectif reste en ligne de mire. « L’objectif est de leur faire comprendre les enjeux de notre protection sociale - un régime envié dans le monde entier -, et plus particulièrement de notre régime social agricole. Mais aussi de susciter l’engagement pour assurer le renouvellement des générations. » La MSA d’Alsace a décidé d’instaurer un rendez-vous JA deux ans après l’installation pour faire le point avec le jeune installé et lui expliquer pourquoi il doit s’acquitter de cotisations sociales.

Autre public privilégié, les seniors. Rendre la retraite plus digne, tel est l’objectif de David Herrscher. « Nous nous battons avec les pouvoirs publics pour augmenter le montant des retraites, mais sans plomber le revenu des exploitants en activité. » Christelle Jamot a conseillé aux adhérents de préparer leur retraite dès 45 ans. « Nous organiserons des formations à l’automne pour expliquer aux délégués le b.a.-ba du fonctionnement des retraites des salariés et des exploitants. »

Cinq orientations stratégiques

Pour finir, David Herrscher a passé en revue les cinq orientations stratégiques de la MSA d’Alsace : maintenir le maillage des délégués, unique en son genre ; soutenir le régime local agricole - « L’État veut ponctionner les réserves de ce régime excédentaire » - ; développer les partenariats, notamment avec les communautés de communes, pour dynamiser le monde rural ; rattacher tous les outils agroalimentaires au régime de la MSA ; valoriser ses savoir-faire en les mettant au service d’autres organismes.

« Nous avons acquis une vraie expertise au cours des derniers mandats, a confié le président. Nous venons de décrocher le contrat de gestion de l’assurance santé complémentaire des membres de l’Unep (Union des entreprises du paysage), soit 8 000 dossiers », a-t-il annoncé.

Section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin

Visite fort instructive de l’Ephad de Dorlisheim

Vie professionnelle

Publié le 20/06/2017

Ne cherchez pas la signification de ce sigle. Le Sarepta tire son nom d’une ville phénicienne fortifiée. C’est un établissement privé à but non lucratif fondé en 1903 par le pasteur Paul Ziegelmeyer. Il est géré par une association de droit local, administré par un conseil d’administration et dirigé par une équipe de direction.

Aux mains des Diaconesses jusqu’en 1980, il a fait l’objet, depuis, de plusieurs chantiers de restructuration, d’humanisation et d’agrandissement pour devenir l’établissement moderne et accueillant qu’il est aujourd’hui. En 2008, une unité spécifique pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer a été ajoutée à la maison de retraite, avec un accueil de jour, un accueil temporaire de 6 chambres et un accueil permanent de 24 chambres. En 2014, un nouveau bâtiment a été construit pour accueillir le PASA (accueil de jour), d’une capacité de 14 places. Et de nouveaux projets sont dans les tuyaux.

Combien ça coûte ? Le prix du séjour en Ephad peut varier d’un établissement à l’autre et d’une personne à l’autre en fonction des conditions d’hébergement (administration générale, hôtellerie, entretien, animations), du degré de dépendance et des soins requis par la personne âgée. « À Dorlisheim, nous avons deux prix de journée. À l’Ephad, le prix de la journée d’hébergement est de 48,04 €, auquel s’ajoute une somme de 5,49 € pour le coût de la dépendance. Le total à la charge du résident est donc de 53,53 €. Dans l’unité Alzheimer, le prix de la journée d’hébergement est de 53,81 €, le coût de la dépendance de 5,49 €, ce qui fait un total à la charge du résident de 59,30 €.

« L’âge moyen d’admission est de 87,6 ans »

« Les personnes âgées arrivent en maison de retraite avec un degré de dépendance plus élevé qu’autrefois. Ceux qui sont indépendants préfèrent vivre en résidence senior. » L’âge moyen d’admission au Sarepta est de 87,6 ans, la durée moyenne de résidence de 47 mois. « La dernière personne admise est une dame de 97 ans », souligne Carmen Hugel.

L’établissement héberge essentiellement des gens du secteur, ajoute-t-elle. Sa capacité d’accueil est de 123 lits au total, dont 93 sont destinés aux résidents en Ephad et 30 aux malades atteints d’Alzheimer, dont 6 lits d’accueil temporaire. À cela s’ajoute un accueil de jour de 14 places, fréquenté par une cinquantaine de personnes.

Le Sarepta dispose également d’un foyer accueillant les travailleurs handicapés mentaux vieillissants. Le but de ce foyer est de permettre aux personnes handicapées de continuer à travailler en CAT à temps partiel et ensuite d’y prendre leur retraite. Baptisé foyer Siméon, il a une capacité de 17 places. Les autres bâtiments ont des noms à l’avenant : Lazare, Ruth, Élie…

110 personnes sont employées dans les trois unités, soit 93 ETP. À cela s’ajoute une grande équipe de bénévoles, chargés notamment des animations pour les résidents et de la préparation du marché de Noël, un grand moment dans la vie de l’établissement. Les bénéfices de cette journée permettent à l’association de financer des achats de matériels

L’objectif de l’établissement, indique Carmen Hugel, est de devenir un véritable pôle de référence pour l’accompagnement des personnes âgées. « Un projet ambitieux, qui nécessite de mobiliser l’ensemble des ressources de l’établissement, dans le respect des valeurs partagées. »

À proximité immédiate de l’établissement, la Sibar (Société immobilière du Bas-Rhin) a construit une résidence senior de 89 appartements qui a ouvert ses portes en mars 2016. Totalement indépendants, les locataires de cette résidence peuvent toutefois venir manger dans l’espace restaurant de l’Ephad ou commander des plats à emporter.

Quatre représentations à Dambach-la-Ville, Marlenheim, Hoffen et Fénétrange

Niess Agriculture fait son show !

Technique

Publié le 15/06/2017

La maison Niess Agriculture n’est jamais à court d’idées quand il s’agit de dynamiser le marché du machinisme agricole. Olivier Meintzer, responsable commercial de Niess Agriculture, l’avait souligné lors des journées portes ouvertes de février dernier : « Nous avons pris l’habitude d’organiser des événements à intervalles réguliers. Celui de juin a pour but de présenter les nouveautés New Holland à nos clients agriculteurs. »

Le Niess Agri Show a mobilisé les équipes depuis le mois de janvier. Mais au final, le jeu en valait la chandelle. Les nombreux agriculteurs qui ont répondu à l’invitation ont pu découvrir la nouvelle gamme de tracteurs New Holland, les T4, T5, T6 et T7 d’une puissance de 85 à 315 ch. Le concessionnaire présentait également des pulvérisateurs Berthoud, en particulier la nouvelle gamme de pulvérisateurs Hermes, remplaçants des Force II, ainsi que le Vantage Dark, un pulvérisateur tracté haut de gamme au design original. Enfin, Amazone présentait sa nouvelle gamme de charrues Cayros aux couleurs vert-orangé, pour des tracteurs de 140 à 260 ch, ainsi que l’épandeur d’engrais ZA-V, avec des capacités de 1 400 à 4 200 litres et une vitesse de travail allant jusqu’à 30 km/h.

Et, clou du spectacle, des « poids lourds » du machinisme agricole, le tracteur New Holland T7 315 ch, tout droit sorti de l’usine, attelé à la presse à balles carrées New Holland Bigbaler 1290. De vraies vedettes, présentées en statique, avant de défiler devant les invités dans un déploiement d’effets spéciaux, machine fumigène à l’appui. Et bien sûr, la partie conviviale de ces soirées n’a pas été oubliée, avec buvette et restauration.

Rencontres Made in Viande

Une communication offensive sur la viande

Vie professionnelle

Publié le 01/06/2017

Il y a trois ans, Interbev a mis en place les Rencontres Made in Viande, un événement d’envergure nationale. « Pour cette troisième édition, nous avons décidé de faire les choses en grand, en nous invitant au festival de l’élevage de Brumath », explique Lucien Simler, président d’Interbev Alsace pour quelques jours encore. « L’idée est de s’inscrire dans un événement grand public pour inciter le consommateur à manger de la viande et à garder la confiance dans tous les maillons de la chaîne, du producteur au boucher, en passant par l’abatteur, poursuit Philippe Boehmler. Le message que nous voulons faire passer est clair : ne vous détournez pas de la viande ! »

De nombreux emplois sont en jeu, à tous les niveaux, explique Philippe Boehmler. « Nous devons trouver le moyen de travailler ensemble pour élaborer une communication offensive avec tous les partenaires qui valorisent la viande pour construire la filière de demain. » Pour ce faire, Interbev a invité plusieurs acteurs de la filière à témoigner des spécificités de leur métier : Thomas Urban pour la production, David Bloch pour l’abattage, Bruno Colin pour la mise en marché, Hervé Wollbrett et Charles Balzer pour la boucherie artisanale.

Thomas Urban est producteur de viande bovine à l’EARL du Zornthal à Schwindratzheim. Organiser cette rencontre lors du festival de l’élevage est une évidence : 50 % de la viande bovine consommée en France est issue des races laitières, souligne-t-il. Pour lui, il est important de pérenniser la filière élevage pour continuer à valoriser l’herbe. « Nous sommes le premier maillon de la chaîne, rappelle-t-il. Le métier d’agriculteur est d’une grande complexité. On nous apprend à produire, mais nous devons maîtriser une multitude de tâches sur notre exploitation. »

Produire ce que veut le marché

Deuxième maillon de la filière, la mise en marché. Bruno Colin est le président de Cloé, union de coopératives qui gère la logistique et la commercialisation des animaux sur trois départements lorrains et deux départements alsaciens. Il insiste sur l’importance de la contractualisation et de l’appui technique pour garantir l’adéquation entre la production et la demande du marché. « Il faut changer de braquet, aller sur un flux poussé pour répondre aux attentes du consommateur. »

David Bloch est le directeur de la société Marcel Muller, gérant de l’abattoir de Haguenau. « C’est le maillon le plus chahuté, mais il est indispensable. C’est un métier très difficile, très surveillé - les vétérinaires de l’État sont présents en permanence dans les abattoirs. » C’est un métier noble, mais très physique. « C’est pourquoi nous avons du mal à recruter. » La tâche de l’abatteur est de valoriser le travail de l’éleveur, poursuit David Bloch. « Un abattoir, c’est comme la salle d’opération d’un hôpital. Une carcasse bien abattue, bien refroidie, bien présentée, bien préparée, fera le bonheur du boucher. »

Hervé Wollbrett, boucher charcutier à Saint-Jean-les-Saverne, prend le relais. « Notre métier consiste à valoriser au mieux la viande, mais ce n’est pas simple : nous avons besoin de gens très qualifiés. » Il prévient : « Les consommateurs vont sans doute manger moins de viande, mais de qualité. »

Deuxième témoignage, celui de Charles Balzer, de la boucherie Riedinger-Balzer à Vendenheim. « Nous nous approvisionnons localement : nous cherchons des génisses dans les Vosges du nord et des veaux de lait à Oberbronn. Et pour la viande ovine, nous travaillons avec Agneau Terroir d’Alsace. » Avec, à la clé, une belle augmentation des ventes.

Contrer les attaques anti-viande

« À travers cette démarche interprofessionnelle, la viande prend enfin toute sa place au festival de l’élevage, déclare Jean-Paul Bastian, vice-président de la Chambre d'agriculture d’Alsace. Je suis heureux que tous les partenaires de la filière travaillent main dans la main pour promouvoir la viande. » Pour contrer les attaques anti-viande, de plus en plus virulentes, il faut se positionner sur le plan de la qualité, donner envie aux consommateurs de continuer à acheter de la viande.

La filière alsacienne revient de loin, rappelle-t-il. « Après une année tumultueuse, avec la faillite de l’abattoir Copvial, nous avons réussi, grâce à tous les partenaires qui sont autour de nous, à reconstruire une filière viable. »

Festival de l'élevage de Brumath. Concours de la race prim’holstein

Mazette, quelle championne !

Élevage

Publié le 31/05/2017

De nombreux meneurs qui se sont affrontés samedi soir lors de la préparation et de la présentation des génisses étaient à nouveau dans le ring dimanche après-midi pour l’édition 2017 du championnat de la race prim’holstein. Un championnat interdépartemental puisque des éleveurs haut-rhinois et mosellans s’affrontaient aux locaux… en toute convivialité, bien sûr.

Chez les juniors, c’est Mazette qui l’emporte. Cette génisse appartenant au Gaec Dintinger à Weislingen est née le 4 juillet 2016 (Jasper/Carmen). « Dès l’entrée sur le ring, elle vous séduit par sa féminité, la solidité de son dessus et de ses membres », s’exclame le juge haut-marnais, Alban Varnier. Chez les seniors, la balance penche finalement vers Wilt Eviane (Fitz Toc/Wilt Eva). Le juge est dithyrambique, mettant en avant son ouverture de côte, sa largeur de poitrine. Il relève aussi le parfait équilibre entre puissance et caractère laitier. Bref, « une vache zéro défaut, capable de vieillir ». À l’heure du sacre de la grande championne, c’est pourtant la plus jeune qui le fait craquer…

Un concours de haute volée, estime Rémy Bierbaum, l’animateur de ce concours. Il a relevé « le professionnalisme des jeunes meneurs qui ont préparé les génisses avec une grande maîtrise et les ont présentées de main de maître. »

Le palmarès

  • Section I

1re n° 02 Mouchette, SCL Goos à Blaesheim ; 2n° 04 Mélusine, Olivier Thiébaut à Craincourt ; 3e n° 01 Midali Mezzaluna, Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut ; 4n° 11 Wilt Lola, Gaec Wilt à Dachstein ; 5n° 10 Mara du Neuhof, Gaec Gutzwiller à Michelbach-le-Haut ; 6e n° 05 Mikita du Neuhof, Gaec Gutzwiller à Michelbach-le-Haut ; 7e n° 09 Bel Monterey Alba, Gaec de la Passion à Filstroff ; 8n° 07 Suz Misa, Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 9n° 06 Morine du Saulnois, Gaec du Saulnois à Rémilly ; 10n° 08 Melissa, SCEA du Mittelegert à Lipsheim.

  • Section II

1re n° 14 Madalia du Neuhof, Gaec Gutzwiller à Michelbach-le-Haut ; 2e n° 21 Maeva, SCL Goos à Blaesheim ; 3n° 17 Faithstar, EARL Schwartz à Hochstett ; 4e n° 18 Berenike Ted, Gaec Reff, Gaec de la Passion, SCEA de Sarrixin à Vahl-les-Benestroff ; 5n° 25 DLC Malou, Gaec de la Cigogne à Wolfisheim ; 6e n° 22 Mydestiny du Neuhof, Gaec Gutzwiller et Alex. Wintzenried à Michelbach-le-Haut ; 7n° 23 Muriel, Gaec d’Itzing à Courcelles Chaussy ; 8e n° 16 Myrtille, Gaec Malaitis à Jebsheim ; 9e n° 20 Mignonne, Gaec Malaitis à Jebsheim ; 10n° 19 Mamour, EARL Krieger à Zutzendorf.

  • Section III

1re n° 34 Mazette, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2e n° 27 Grumard Mousseline, EARL Schwartz à Hochstett ; 3n° 31 ZS Aftershock Ivory, Julien Vuillemard à Dieuze ; 4e n° 29 HMP Marine, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 5e n° 33 Nohl-Sally, EARL Schwartz à Hochstett ; 6e n° 35 Mylène, Gaec de la Mossig à Wangen ; 7e n° 32 Majesté, Gaec Losser à Mussig ; 8e n° 26 Minnie, Gaec de la Mossig à Wangen ; 9e n° 28 Mandarine, EARL Christophe Rue à Osenbach ; 10e n° 30 Mia, Gaec du Waldmeister à Witternheim.

  • Section IV

1re n° 41 Maya, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2e n° 43 Rayon d’or Allika, Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut ; 3e n° 44 Prinz Olauryn, EARL Prinz à Hausgauen ; 4n° 40 Prinz Adeena, EARL Prinz à Hausgauen ; 5n° 38 MS Cocktail, EARL Schwartz à Hochstett copr. Gaec Wilt à Dachstein ; 6n° 37 Miss Red, Gaec des 4 Ponts à Wingersheim les Quatre Bans ; 7e n° 39 Mignonne, Gaec de la Mossig à Wangen ; 8e n° 42 Mavy Pass, Gaec de la Passion à Filstroff.

Championnat junior

1re n° 34 Mazette, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2e n° 02 Mouchette, SCL Goos à Blaesheim.

  • Section V

1re n° 51 Wilt Eviane, Gaec Wilt à Dachstein ; 2e n° 57 Madison, Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut ; 3e n° 54 HMP Mellia, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 4e n° 56 All Messi, Manu Wagner et Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 5n° 60 Suz Mady, Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 6e n° 59 HMP Measy RF, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 7n° 61 Mado, Gaec du Seltzbach-Braun à Hoffen ; 8e n° 58 Manivelle, Gaec Malaitis à Jebsheim ; 9n° 53 Missy, EARL Schwartz à Hochstett ; 10e n° 48 Mille, Gaec du Waldmeister à Witternheim.

  • Section VI

1re n° 62 Manureva, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2n° 68 Megastar du Saulnois, Gaec du Saulnois à Rémilly ; 3e n° 72 Lady Dy, Gaec Dintinger à Weislingen ; 4e n° 66 Molly, SCL Goos à Blaesheim ; 5e n° 64 Ma Blacky, Gaec Dintinger à Weislingen ; 6e n° 67 Suz Mina, Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 7e n° 65 Marquise, Gaec des Sources à Lupstein ; 8e n° 70 Madeleine, Gaec Losser à Mussig ; 9e n° 71 DLC Maeva, Gaec de la Cigogne à Wolfisheim.

  • Section VII

1re n° 78 Lolita, Gaec d’Itzing et Nutral à Courcelles Chaussy ; 2n° 80 Suz Lou, Gaec Sainte Suzanne à Narbéfontaine ; 3n° 75 Laeticia, Olivier Thiébaut à Craincourt ; 4n° 74 Wilt Ève, Gaec Wilt à Dachstein ; 5n° 83 Lelly, SCEA du Mittelegert à Lipsheim.

  • Section VIII

1re n° 92 Lirina Rae, EARL Guth à Littenheim ; 2n° 88 Luxueuse, Gaec du Château d’eau à Uhrwiller ; 3n° 89 HMP Lorie, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 4n° 87 Lilou, EARL Schwartz à Hochstett ; 5n° 86 Wilt Eileen, Gaec Wilt à Dachstein ; 6n° 15 Lasibel du Saulnois, Gaec du Saulnois à Rémilly ; 7n° 85 DLC Leila, Gaec de la Cigogne à Wolfisheim ; 8n° 84 Laguna, Gaec des 4 Ponts à Wingersheim les 4 Bans.

Championnat senior

1re n° 51 Wilt Eviane, Gaec Wilt à Dachstein

2e n° 92 Lirina Rae, EARL Guth à Littenheim

Grande championne

n° 34 Mazette, Gaec Dintinger à Weislingen.

Les vidéos