Auteur

Anny Haeffelé

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Plan Bâtiment 

59 dossiers aidés en 2017 : une filière toujours aussi dynamique

Pratique

Publié le 31/01/2018

Suite au départ à la retraite de Pierre Paul Ritleng, c’est Daniel Brua, conseiller au bureau décentralisé de Drulingen, qui a repris la gestion du Plan Bâtiment. « Comme je suis dans un secteur d’élevage, je connais la musique », indique-t-il.

Sur le plan administratif, les deux dernières années ont été assez compliquées, du fait de la régionalisation Grand Est et du nouveau PCAE (Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations). « Il fallait tout mettre en place. » Mais en 2017, le Plan Bâtiment a atteint sa vitesse de croisière, indique le conseiller. « Les outils informatiques sont prêts depuis quelques semaines. »

La première période de dépôt des dossiers de candidature a eu lieu du 1er au 31 mars. La validation des dossiers complets avec permis de construire est intervenue le 12 juin. Une deuxième période de dépôt a été ouverte du 15 juin au 8 septembre, la validation des dossiers ayant eu lieu le 25 octobre. « On retrouve deux périodes de dépôt des dossiers, comme nous l’avions connu historiquement. Les différents partenaires ont affirmé leur volonté de garder ces périodes de dépôt. »

Ce qui a dynamisé le Plan Bâtiment, c’est la filière volaille, aussi bien dans le Haut-Rhin que dans le Bas-Rhin : poules pondeuses, volailles de chair et poulets bios, explique Daniel Brua. « Nous avons enregistré 59 dossiers au total, contre 84 en 2016. Vu la conjoncture, cela reste dynamique. » 20 dossiers sont portés par des jeunes agriculteurs. « Ils restent prioritaires. »

Avec l’accord de la Région, tous les dossiers complets qui ont été déposés ont été retenus. « Ce n’est pas neutre, économiquement : pour 18,2 millions d’euros d’investissements prévisionnels, cela représente 3,8 millions d’aides, dont 53 % sont financés par l’Union européenne et 47 % par la France (État, Région, Agence de l’eau). La moyenne d’investissement par dossier est de 309 000 €. »

« L’harmonisation au niveau du Grand Est n’est pas d’actualité »

Daniel Brua se réjouit de la volonté affichée de la Région de poursuivre cette dynamique jusqu’à l’issue du Plan Bâtiment. « La crainte était que, dès 2018, il y ait un seul Plan Bâtiment à l’échelle du Grand Est. Mais jusqu’à présent, rien ne vient remettre en cause le Plan Bâtiment alsacien qui prend fin en 2020. Ensuite, son avenir dépendra d’une décision politique. »

Le conseiller attire l’attention sur le fait que le dossier comprend, outre une partie administrative, une étude globale de l’évolution de l’exploitation (EGEE). « C’était une demande de la Région Alsace, à l’époque. » L’exploitation doit en effet répondre à une triple performance, économique, sociale et environnementale. « C’est une pièce maîtresse du dossier, elle est réalisée par la Chambre d'agriculture d’Alsace. » Plusieurs conseillers participent à son élaboration, sur l’aspect bâtiment et mise aux normes (taille des fosses et des fumières), sur l’aspect agronomique (valorisation des déjections animales, plan de fumure, rotation des cultures, etc.), sur l’aspect élevage (alimentation des animaux, autonomie protéique) et sur l’aspect économique et social (installation d’un jeune, départ à la retraite des parents, embauche d’un salarié). Cette étude doit permettre de juger si l’investissement est pertinent, si l’agriculteur est en mesure de faire face aux annuités. Bref, de vérifier la viabilité du projet, en partenariat avec les centres de gestion. « C’est une demande des financeurs qui voulaient avoir une synthèse de l’évolution de l’exploitation, suite aux investissements programmés. »

La prochaine période de dépôt des dossiers s'ouvre le 1er février

Pour 2018, le souhait de la profession agricole est de continuer sur cette lancée afin de soutenir les projets d’élevage. « À la veille de Noël, nous avons appris qu’il y aurait deux périodes de dépôt des dossiers en 2018, la première du 1er au 28 février, la deuxième du 15 juin au 31 juillet. » Le préalable, pour déposer un dossier, est d’avoir obtenu le permis de construire pour les travaux concernés. « Quand on projette de construire une étable, un poulailler, on ne se décide pas en cinq minutes. C’est un dossier complexe qui nécessite une réflexion approfondie et des formalités administratives complexes. Il ne faut pas s’y prendre au dernier moment. » Les éleveurs qui souhaitent s’inscrire dans une telle démarche doivent prendre contact avec les conseillers des bureaux décentralisés.

« Une fois le dossier déposé, il faut patienter quelques semaines avant de recevoir une lettre de l’administration confirmant que le dossier est réputé complet, que l’agriculteur peut commencer les travaux. Mais attention, cette lettre ne vaut pas accord de subvention ! » C’est le comité chargé de la gestion du Plan Bâtiment qui décide si la subvention est accordée. La lettre de notification des aides sera envoyée au porteur de projet après la réunion du comité.

Toutes les filières animales - bovins, ovins, caprins, porcins, volailles, lapins - et tous les systèmes - conventionnel, bio - sont éligibles aux aides du Plan Bâtiment, à l’exception des élevages équins. « Pour les systèmes bovins, l’investissement minimum est de 50 000 €. Pour les autres systèmes, ce plancher est ramené à 15 000 €. »

Chou à choucroute

Les producteurs à la peine

Cultures

Publié le 21/01/2018

L’Alsace ne compte plus qu’une cinquantaine de producteurs de chou à choucroute, pour une superficie de 600 à 700 ha. « Nous perdons des producteurs chaque année, déplore Laurent Heitz. Rien que l’an dernier, cinq d’entre eux ont décidé d’arrêter. En dix ans, nous avons perdu la moitié des effectifs, essentiellement en raison du prix très bas du chou et de la choucroute. »

Pour Laurent Heitz, le prix payé par les choucroutiers alsaciens n’est pas à la hauteur des espérances des producteurs. Certes, il a légèrement évolué : il se situe à 80 €/t de choux à choucroute pour la prochaine saison, contre 77,50 €/t pour la saison qui vient de s’achever. « Mais ce n’est toujours pas suffisant pour maintenir la production et inciter des jeunes agriculteurs à s’y lancer. » Ce qui l’inquiète le plus, c’est que certains jeunes, qui avaient repris le flambeau familial il y a quatre ou cinq ans, ont fini par jeter l’éponge. « Le matériel étant vieillissant, ils renoncent à investir. Une machine à récolter le chou à choucroute représente un investissement de 100 000 € ! »

« Nous sortons de trois années très compliquées au niveau météorologique et sanitaire », explique Laurent Heitz. Cette année, les choux à choucroute ont subi de fortes attaques d’altise. Par ailleurs, les parcelles irriguées ont eu de gros soucis de pourriture, les températures très élevées ayant provoqué un choc hydrique. Résultat, le rendement moyen se situe à 80 t/ha en 2017, alors qu’il faudrait atteindre 100 t/ha pour que la culture soit rentable.

« Nous vivons vraiment dans la crainte de la désertion des producteurs, par manque de motivation, indique ce syndicaliste engagé depuis longtemps dans la défense de la profession. Si rien ne bouge, certains choucroutiers alsaciens auront du mal à s’approvisionner localement… »

Folle choucroute d’Alsace

Deux semaines de créativité gastronomique

Pratique

Publié le 19/01/2018

Qui a eu cette idée folle, un jour de lancer la quinzaine de la folle choucroute d’Alsace ? Casser les codes de la choucroute traditionnelle, c’est un projet que la profession choucroutière caresse depuis longtemps, avec le succès que l’on connaît. La célèbre choucroute au poisson lancée par Guy-Pierre Baumann dans les années 1960 a nettement contribué à « alléger » la perception de ce plat, fort succulent au demeurant ! Les professionnels de la filière ne cessent de le répéter, la choucroute est avant tout un légume, peu calorique, riche en nutriments et facile à utiliser pour un cuisinier. « Pas besoin de l’éplucher, ni de la ciseler. Il suffit d’ouvrir le seau, elle est prête à l’emploi », souligne Jacques Eber, président des Chefs d’Alsace.

Ensuite, il suffit de lâcher la bride à son imagination, ce que les 28 chefs partenaires de l’opération Folle choucroute d’Alsace savent si bien faire… Mardi dernier, lors de la conférence de presse de lancement de l’opération, c’était l’heure de la mise en bouche. Jugez-en plutôt : purée de patate douce avec choucroute et cèpes, salade de choucroute aux noix, minitourte à la choucroute et au munster, foie gras poêlé d’Alsace avec choucroute cuite et crème de topinambour, entre autres délices. Du 19 janvier au 4 février, ces chefs renommés, répartis dans toute l’Alsace, vous attendent dans leur établissement pour vous faire découvrir leurs dernières créations. Pour connaître la liste des participants, il suffit de se rendre sur le site www.folle-choucroute-alsace.fr. Pour allécher les consommateurs, des spots publicitaires seront diffusés sur France Bleu. Par ailleurs, un partenariat a été noué avec Top Music, pour séduire le public jeune : du 22 janvier au 2 février, la radio proposera des interviews de chefs participant à l’opération et fera gagner des bons repas dans leur établissement.

« Un légume détox »

Après les agapes de fin d’année, quoi de mieux qu’un légume aussi peu calorique que la choucroute, de surcroît riche en vitamines, minéraux et autres nutriments bénéfiques, pour se remettre en selle ? C’est en tout cas ce que prône Pierre Lammert, président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace, partenaire de l’opération Folle choucroute d’Alsace.

En s’associant aux restaurateurs pour promouvoir la choucroute d’Alsace, base de nouvelles créations culinaires, l’Association pour la valorisation de la choucroute d’Alsace, présidée par Sébastien Muller, veut mettre en lumière les valeurs nutritives et la « modernité » de ce légume. Les actions de communication qu’elle mène tout au long de l’année, lors de la Foire européenne de Strasbourg, du Salon de l’agriculture à Paris ou dans la grande distribution vont dans ce sens. « L’AVCA est engagée depuis plusieurs années dans une démarche de reconnaissance de la choucroute d’Alsace en IGP, ce qui permettra de protéger la dénomination dans l’Union européenne et ainsi de maintenir la production en Alsace », souligne quant à elle Bénédicte Dubois, directrice d’Alsace Qualité. En Alsace, douze choucroutiers transforment ce légume emblématique, pour un volume de 25 000 à 27 000 tonnes, ce qui représente 70 % de la production française.

Nouvelles technologies

Un parc matériel de plus en plus connecté

Vie professionnelle

Publié le 16/01/2018

Comment piloter sa ferme avec les outils technologiques ? « Auparavant, on calculait tout théoriquement, explique Christian Lux, responsable agronomie et environnement. Puis est arrivé un système satellitaire permettant de faire des mesures de réflectance qui donnent une idée exacte de l’état de la végétation. À partir de ces indices de mesure, on peut fournir des conseils sur la fertilisation azotée du blé et du colza, mais aussi le risque de verse du blé. » Au Comptoir agricole, 185 exploitations sont accompagnées par Farmstar, pour une superficie de 1 600 hectares. L’outil d’aide à la décision Farmstar est le résultat de la collaboration de deux entreprises leaders dans leur domaine, Airbus Defence and Space pour la télédétection et Arvalis-Institut du végétal pour l’agronomie. « Le contexte climatique étant en train d’évoluer, il faudra revoir ces outils pour les adapter aux conditions de notre région », estime Christian Lux.

« Le futur, c’est la connectivité »

Ces nouveaux outils génèrent des données techniques qui permettent à l’agriculture de raisonner ses choix culturaux. « Demain, on ira vers la modulation parcellaire, avec une cartographie et un matériel adaptés. C’est un vrai progrès technique même si, sur nos petites parcelles, cela peut paraître futuriste. »

Lors du Sima 2017, le Comptoir agricole a proposé à ses adhérents le Parcours innovation en agriculture. Les participants ont pu côtoyer les acteurs majeurs de l’innovation et découvrir les technologies et services déjà commercialisés ou encore à l’état de recherche, comme les solutions d’agronomie de précision Weenat, la barre de guidage Vantage de Trimble, l’optimisation intraparcellaire Farmstar ou la gamme d’outils connectés Kuhn. Mais aussi la robotique agricole, avec Anatis, le robot bineur-capteur de Carré, les robots maraîchers Naïo, le portail agricole myjohndeere.com, sans oublier la plateforme WeFarmUp.

« Je suis persuadé que l’agriculture de précision permettra d’apporter des réponses économiques, sociales et agronomiques aux enjeux de demain », estime Matthieu Luthier de Saint-Martin. Pour lui, la question de l’innovation est centrale. « La coopérative a un rôle à jouer dans cette diffusion du savoir afin de dégager des axes de compétitivité et de croissance pour les exploitations. Ces services sont l’avenir de la distribution agricole. »

Comment cette révolution numérique est-elle arrivée ?

Ce sont les réseaux sociaux qui sont à l’origine de cette révolution numérique, indique le responsable développement et communication. Elle a été portée par les GAFA et les NATU* qui ont révolutionné l’économie au niveau de la distribution, du transport, du logement ou de la finance. « Ils sont présents partout, mais pas forcément en agriculture. Mais cela va venir, comme en atteste Farmer Business Network de Google qui collecte des données dans le domaine agricole. »

Matthieu Luthier a fait rêver son auditoire en le faisant voyager dans le monde du futur, avec le projet « complètement loufoque » de véhicule aérien Tesla, ou encore le projet de taxi du futur mené par la Nasa en collaboration avec Uber. La révolution est en marche : « Le premier taxi volant, de technologie chinoise, sera lancé en 2018 au Quatar. » Dans cette course à l’innovation, la France n’est pas en reste : c’est le premier pays des start-up en agriculture.

La clé, c’est le développement des IoT. « L’internet des objets est désormais une réalité. Cette révolution va changer beaucoup de choses. » Le big data des données est le pétrole de la quatrième révolution industrielle. « L’enjeu essentiel sera la gestion, la compréhension et l’intégration de ces data. »

Une dynamique forte et puissante est en marche - demain, elle accompagnera le développement agricole, affirme Mathieu Luthier. Pour illustrer ses propos, il a présenté le concept de robot semeur en essaim Mars, mis au point par Fendt.

Comptoir agricole

Du blé bio pour les mauricettes Burgard

Vie professionnelle

Publié le 15/01/2018

En mai 2017, Nestlé a ouvert toutes grandes les portes de ses usines françaises Mousline, Purina, Nescafé, Naturness et Vittel pour permettre à ses clients de venir fabriquer avec les salariés. 50 clients ont participé à l’opération #CestMoiQuiFabrique. Leur mission : fabriquer des petits pots pour bébé, de la purée, de l’eau, des aliments pour chat, du café. Une expérience à revivre sur cestmoiquifabrique.fr.

Plus localement, le Comptoir agricole cultive depuis longtemps le champ du développement durable. La stratégie RSE du groupe en témoigne, de même que les nombreuses certifications. Auparavant, les audits se concentraient principalement sur la sécurité alimentaire et le management de la qualité. La nouveauté, c’est que ces certifications portent sur les trois piliers du développement durable, la performance économique, la dimension sociale et l’environnement.

De nouveaux référentiels sont venus s’ajouter récemment à la liste existante, comme SAI-FSA (Social Accountability International). « Les grands groupes, comme Tereos, Cargill ou Heineken, sont demandeurs du certificat SAI-FSA qui qualifie la durabilité des exploitations », explique Régis Anceaux. 39 jours d’audit ont été nécessaires pour obtenir cette certification, explique-t-il. Les résultats sont arrivés le 12 décembre. « Les audits ont porté sur un échantillonnage de nos producteurs de maïs, blé, houblon. En maïs, par exemple, 9 % des producteurs ont obtenu une médaille d’or, ce qui nous laisse des marges de progrès. »

« C’est la grande distribution qui exige ces certificats avant d’acheter nos produits », confirme Emmanuel Goetz. « Les attentes des consommateurs évoluent. Ils s’intéressent de plus en plus à l’origine des produits et à leur mode de fabrication », raconte Emmanuel Goetz. Il en veut pour preuve le succès des dernières portes ouvertes de son établissement, qui ont attiré 4 500 personnes.

Des bretzels bios à base de farine alsacienne

En décembre dernier, Bretzel Burgard a lancé un nouveau produit, les bretzels bios, élaborées avec de la farine de blé bio produit et transformé en Alsace. « C’est notre réponse à la concurrence étrangère : la plupart des bretzels sont en effet produites en Allemagne. » Cette filière a été montée en partenariat avec la Chambre d'agriculture d’Alsace et Alsace Qualité. Un accord a été signé en septembre 2017 avec le Comptoir agricole et le moulin Meckert-Diemer de Krautwiller pour la farine bio nécessaire à la fabrication de ces bretzels qui bénéficient du label « Savourez l’Alsace Produit du terroir »… et qui continuent à être nouées à la main dans l’usine de Hoerdt. « Nous utilisons également de l’huile bio, mais qui n’est pas produite localement. » L’industriel ne désespère pas de trouver dans la région un moulin capable de faire de l’huile de colza bio.

« Dans nos magasins, nous avons un contact direct avec les consommateurs qui nous demandent d’où viennent les différents ingrédients comme le jambon, le saumon, la malicette, indique Emmanuel Goetz. Nos grands clients aussi ont ces préoccupations : ils veulent réduire leur empreinte carbone. »

L’entreprise ne fabrique pas que des bretzels, précise-t-il. Cela ne représente que 5 % du chiffre d’affaires. « Nous proposons principalement des produits autour de l’apéritif et du snacking. Dans nos magasins, nous développons des salade-bars où nous souhaitons proposer des produits alsaciens, mais ce n’est pas évident sur le plan logistique. Notre objectif est de réduire la durée de transport entre le lieu de production et de transformation. » L’approvisionnement local est fondamental pour les industriels de l’Aria, qui sont en train de travailler sur la question en partenariat avec Alsace Qualité, affirme-t-il.

Concours des maisons fleuries du Bas-Rhin

Le palmarès de la 58e édition

Pratique

Publié le 09/01/2018

Voici le palmarès des plus jolies maisons et fermes fleuries du Bas-Rhin en 2017, selon le classement qui vient d’être diffusé par Alsace Destination Tourisme.

  • Maisons avec jardin : 1er prix Antoinette et Richard Klein, Kogenheim ; 2e prix Agnès Hamm, Lipsheim ; 3e prix Martin Hirtz, Sélestat
  • Maisons sans jardin ou appartement : 1er prix M. et Mme Bakatselos, Schoenenbourg ; 2e prix Rémy Wacker, Sessenheim ; 3e prix Annette Hamm, Berstett.
  • Immeubles collectifs (espaces privés extérieurs) : 1er prix Ehpad Bel Automne, Drusenheim ; 2e prix Hôpital Marquaire, maison de retraite de Mutzig ; 3e prix Ehpad de Bouxwiller.
  • Hôtels, restaurants, gîtes et prestataires en accueil touristique : 1er prix gîte Clévacances, Gabie Hatt, Wickersheim-Wilshausen ; 2e prix hôtel-restaurant Logis, au Cheval Blanc, Gabrielle Zinck, Niedersteinbach ; 3e prix restaurant La Petite Auberge, Robert Hubrecht, Le Hohwald ; félicitations du jury : gîte de France de Jacqueline Schunck, Ohnenheim ; hôtel-restaurant Chez Julien, Devant Fouday
  • Fermes, corps de ferme et exploitations viticoles en activité : 1er prix Gérard Linck, Soultz-sous-Forêts ; 2e prix Philippe Grosskost, Wolfisheim ; 3e prix André Graff, Osthoffen
  • Immeubles industriels et commerciaux : félicitations du jury à la station-service Total, Haguenau
  • Potagers fleuris : 1er prix Claude Fischer, Bischheim ; 2e prix Bernard Arnold, Rosenwiller ; 3e prix Francine Hummel, Dieffenbach-les-Woerth

Concernant le concours des particuliers, les inscriptions sont ouvertes de début août au 30 septembre de l’année en cours. L’ensemble des habitants des communes des deux départements peuvent concourir par l’envoi de 5 photos numériques auprès d’Alsace Destination Tourisme. Les inscriptions au concours des maisons fleuries peuvent être faites par les communes qui organisent un concours communal et qui pourront faire remonter les meilleures réalisations vers le jury d’arrondissement puis le jury départemental, ou par les particuliers directement. Chaque commune peut présenter sept candidats au maximum (toutes catégories confondues). Pensez à prendre de belles photos durant l’été !

Conseil départemental du Bas-Rhin

« Faire rêver de l’Alsace »

Pratique

Publié le 08/01/2018

« Tous les ratios financiers sont au vert », indique le président du Conseil départemental du Bas-Rhin. Cette situation financière saine a été reconnue par la Chambre régionale des comptes et la Cour des comptes qui a salué les économies réalisées sur les dépenses de fonctionnement, mais aussi la qualité des politiques sociales engagées par le Département. Une appréciation confirmée par l’évaluation de la Banque Postale et de l’agence de notation Standard & & Poors qui note désormais le Bas-Rhin d’un double A.

Des unités volantes d’assistantes maternelles

Le budget 2018 marque la mise en œuvre très concrète des stratégies départementales, dans le domaine de l’emploi, de l’éducation, des territoires connectés et attractifs et des actions sociales. « En matière d’emploi, notre démarche porte ses fruits. Nous constatons une réelle baisse des bénéficiaires du RSA qui sont passés de 26 000 à 24 250 en 2017. Cette baisse aurait un réel impact sur notre budget, si le gouvernement n’avait pas imposé une hausse de 10 % du RSA, qui équivaut à une dépense supplémentaire de 30 millions d’euros sur trois ans. » Le CD 67 a décidé de renforcer sa politique d’insertion en créant des unités volantes d’assistantes maternelles pour soulager les foyers monoparentaux, en attendant de trouver une solution de garde pérenne. « L’objectif est de lever tous les freins à l’employabilité, garde d’enfant, mobilité, comme nous l’avons fait pour les salariés de Zalando à Lahr. »

Concernant la politique d’autonomie, le département investira 5,5 millions d’euros afin d’augmenter les places d’accueil en établissement pour les personnes handicapées. « La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) a entamé une démarche de restructuration complète : nous allons co-construire une politique du handicap avec les associations. » La politique enfance, jeunesse et famille est elle aussi dotée de moyens importants. La stratégie départementale vise à aider les jeunes à devenir des adultes responsables, autonomes et engagés, par exemple en les accompagnant dans l’apprentissage de la vie citoyenne. Il s’agit également de faire face à l’afflux d’enfants migrants non accompagnés qui se poursuit. « Nous avons augmenté le nombre de logements coachés avec accompagnement éducatif. Le réseau d’accueil solidaire se met en place : 80 familles ont répondu à l’appel. »

Parmi les autres éléments saillants, 52 millions d’euros sont consacrés au plan actions éducatives et collèges, par exemple pour la restauration du collège de Brumath et du collège Galilée de Lingolsheim, la restructuration du restaurant scolaire de Bouxwiller, mais aussi pour la mise en œuvre du plan numérique et le soutien au bilinguisme.

Faciliter l’accessibilité à l’agglomération strasbourgeoise

Même montant pour la politique d’aménagement du territoire, avec la participation aux grands projets structurants, comme la rocade Sud, le contournement de Châtenois, les opérations d’aménagement foncier remembrement agricole) liées au COS/GCO ou encore l’aménagement de l’axe multimodal de l’entrée Ouest de Strasbourg (RN4-A 351). « L’entrée du TSPO (transport en site propre de l’Ouest strasbourgeois) au cœur de l’agglomération strasbourgeoise est un vrai enjeu. Cet axe draine 25 % des voyageurs du Bas-Rhin. »

50 M€ seront également investis dans les différentes politiques partenariales avec les territoires. « Avec la fin des contrats de territoires, nous entrons dans l’ère des contrats départementaux, avec le même niveau de moyens mais une coconstruction renforcée des politiques », indique Frédéric Bierry.

« L'Alsace doit être à la hauteur de son image »

Dernier axe de la politique départementale, la stratégie touristique interdépartementale. « Nous restons convaincus de la pertinence de l’échelle alsacienne et de l’enjeu fondamental que constitue le développement touristique. » L’Alsace accueille 2, 5 millions de touristes. Ce secteur économique emploie 37 000 personnes, dont 22 000 dans le Bas-Rhin. « Il faut lutter contre les dynamiques négatives », estime Frédéric Bierry. La promotion touristique se fait désormais à l’échelle du Grand Est et la destination Alsace se noie dans la masse. C’est pourquoi les Départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont décidé de co-construire une stratégie d’innovation et de développement touristique, en s’appuyant sur l’agence Alsace Destination Tourisme.

« Notre politique se joue en deux temps : faire rêver les touristes de l’Alsace et s’assurer qu'ils réalisent leurs rêves en Alsace. » L’ADT a recensé six thématiques d’excellence : « Découvrir l’Alsace, terre d’itinérance douce », avec ses pistes cyclables et ses voies fluviales ; « Prendre de la hauteur » dans le massif vosgien ; « L’Alsace prend soin de vous » avec « une offre bien-être extraordinaire » ; « Savourer les étoiles et les millésimes » ; « Vivre la vie de château », avec le Haut-Koenigsbourg mais aussi les 80 autres châteaux visitables recensés dans la région. « Notre objectif est de rendre la visite de ces châteaux forts plus ludique en nous appuyant sur la technologie d’aujourd’hui », souligne Frédéric Bierry ; dernière thématique, « L’Alsace au cœur de l’humanisme rhénan et de l’Europe », tourisme de mémoire, arts et traditions populaires, savoir-faire d’excellence. Alsace Destination Tourisme veut réinventer l’offre touristique pour tenir compte des nouveaux modes de consommation, améliorer l’expérience client en revoyant le système d’information et de réservation. Et surtout, s’assurer que l’Alsace tient ses promesses…

Comptoir agricole

Le houblon, une filière porteuse

Vie professionnelle

Publié le 06/01/2018

La première table ronde, qui portait sur le renouveau du houblon, a associé Antoine Wuchner, responsable de la filière houblon, Jean-Marc Meyer, houblonnier en charge de cette filière au sein du Comptoir agricole, et Christian Lux, responsable agronomie et environnement.

Le houblon se porte bien, merci ! La récolte s’est achevée sur des rendements et un niveau qualitatif satisfaisants, même si la campagne a été très compliquée. Sur le plan sanitaire, il faut relever la forte pression du mildiou, heureusement stoppée net par la canicule du mois de juin, et l’apparition de l’oïdium, dont le développement a été freiné par le beau temps du mois d’août. « L’autre problème auquel nous avons été confrontés, c’est la maturité du houblon, explique Jean-Marc Meyer. Nous avons dû arrêter la récolte de certaines parcelles car le houblon n’était pas assez mûr. »

Le marché est bien orienté

Sur le plan commercial, l’année a été fructueuse, avec la signature d’un partenariat avec le groupe Fischer, le 15 mars dernier : « Désormais, toutes les bières Fischer contiendront du houblon alsacien », explique Antoine Wuchner. Le lancement d’une bière Fischer contenant trois houblons alsaciens, Aramis, Mistral et une variété expérimentale, a scellé ce partenariat.

Autre fait marquant, le Comptoir agricole a concrétisé ses premières ventes au Japon. « Nous avons fait une excellente campagne, en volume et en prix. Le marché reste porteur, nous sommes sur une niche qu’il faut préserver. » Le lancement officiel de la marque Hop’France, à Paris et à Munich, marque la volonté du Comptoir agricole de conquérir de nouveaux marchés : « Nous sommes capables de promouvoir le houblon français dans le monde entier », affirme Antoine Wuchner.

Le nombre de microbrasseries est en hausse en France - elles sont au nombre de 1 200. Dans le même temps, l’on voit surgir de nouvelles houblonnières, en particulier dans le nord de la France. Ce phénomène inédit agit comme un levier sur la filière alsacienne, souligne Jean-Marc Meyer. « Lorsque l’on voit que du houblon se plante ailleurs en France, on se dit : pourquoi pas nous ? »

Accompagner les néoplanteurs

« Nous avons décidé d’aider ces néoplanteurs en organisant des formations et en leur vendant notre matériel génétique », indique Antoine Wuchner. Une première formation, baptisée Houblon Expert, a été organisée en janvier 2017 par le Comptoir agricole, précise Matthieu Luthier de Saint Martin, responsable développement et communication.

En 2013, le houblon occupait 350 ha. Quatre ans plus tard, on en compte 452 ha, et une dizaine d’hectares sont en projet en 2018. « Nous avons rencontré ces producteurs nouvelle génération, ils ont envie de développer la filière. » De son côté, le conseil d’administration du Comptoir agricole a décidé de relancer la recherche variétale. « Les microbrasseurs sont un peu comme des chefs cuisiniers - ils sont à la recherche de nouveaux arômes. Si nous n’avons pas ces nouveaux produits, nous passons à côté du marché. Nous sommes spécialisés dans les houblons aromatiques, très demandés », indique Antoine Wuchner.

Le contexte est favorable : la région Grand Est continue à attribuer des aides pour l’implantation de nouvelles houblonnières. Cette production bénéficie par ailleurs de mesures d’accompagnement spécifiques, dans le cadre de la Politique agricole commune. « Nous voulons favoriser le transfert de connaissances entre les nouveaux planteurs et les planteurs actuels, qui ont l’expertise et l’ancienneté. Un parrainage va se mettre en place », explique Matthieu Luthier de Saint Martin. En Alsace, l’objectif est de ne plus perdre de houblonnières et de convaincre les jeunes qui s’installent de reprendre celles de leurs parents, précise pour sa part Jean-Marc Meyer.

Comptoir Vigne

Premier distributeur viticole régional

Vigne

Publié le 05/01/2018

Comptoir Vigne est le fruit de la fusion, le 1er juillet dernier, de trois entités, Viti.com, filiale du Comptoir agricole à Molsheim, Alsace Appro à Sigolsheim et la société coopérative agricole d’approvisionnement du Piémont à Dambach-la-Ville. Le lancement officiel aura lieu le 19 janvier prochain, indique Mathieu Luthier de Saint-Martin, responsable développement et communication du Comptoir agricole.

« Il y a sept ans, nous avons décidé de créer l’union d’achat Vitisphère », indique le directeur du Comptoir agricole, Denis Fend. Objectif : devenir leader de la distribution de produits viticoles et œnologiques en Alsace. Sa responsabilité a été confiée à Emmanuel Kropp. « La mise en commun de nos forces a abouti à une massification des volumes, poursuit le président. La synergie technique a conduit à l’embauche d’un technicien, Philippe Kuntzmann, afin de développer le conseil et l’expérimentation. Enfin, l’acquisition d’un laboratoire œnologique à Riquewihr, avec une équipe de trois œnologues, nous a permis d’accompagner les manipulants jusqu’à la mise en bouteille. »

Cet été, les conseils d’administration des trois coopératives, présidés par Marc Moser, Patrick Schiffmann et Jean-Claude Wolffer, ont décidé de franchir une étape supplémentaire en fusionnant au sein du Comptoir agricole. Les deux autres coopératives étaient saines et dégageaient du résultat, souligne Marc Moser. « Elles ont été visionnaires en décidant de s’associer avec nous afin de créer une structure leader en Alsace. C’est un beau projet ! Le ressenti auprès de la clientèle est positif et le volume d’affaires est élevé. » Les cinquante salariés ont intégré le Comptoir agricole, et aucun des dix dépôts, répartis le long de la route des vins, n’a été fermé, précise-t-il.

Jean Claude Wolffer poursuit : « La nouvelle gouvernance se met en place. Un groupe de douze viticulteurs gérera l’activité vigne au sein du Comptoir agricole. » Une chose, en tout cas, ressort de cette fusion : le nombre d’adhérents du Comptoir agricole a pratiquement doublé, pour atteindre 5 431 au 1er décembre 2017.

Comptoir agricole

Un bilan plombé par la mauvaise récolte céréalière

Cultures

Publié le 04/01/2018

« C’est la pire des récoltes depuis cinquante ans, en quantité et en qualité, ce qui a mis à mal les performances de notre coopérative », confirme le président, Marc Moser. Le Comptoir agricole a vu sa collecte chuter de 10 %, à 783 000 t contre 872 000 t en 2015. Si la collecte de maïs n’a que légèrement baissé (- 1 %), celle du blé, en revanche, a plongé de 35 %. Les autres cultures progressent de 3 %, en particulier le soja, le tournesol, l’orge et le seigle.

Malgré cela, le groupe Comptoir agricole a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires consolidé de 317 M€, contre 298,50 M€ un an plus tôt. « Le chiffre d’affaires a évolué car le périmètre a changé », précise Marc Moser. Pour la première fois, la filière Comptoir Viande est présentée dans le bilan : le chiffre d’affaires s’élève à 24 M€ pour les deux premiers mois. Quant aux autres composantes du groupe, le chiffre d’affaires s’établit à 208 M€ pour le Comptoir agricole, 98 M€ pour Gustave Muller, 16 M€ pour AGI, 160 M€ pour Eurepi, 54 M€ pour Eurappro*.

Inévitablement, les mauvaises performances céréalières se reflètent dans les résultats économiques. Le groupe termine l’année par un excédent de 1 M€. « C’est un petit résultat, reflet de la volonté du Comptoir agricole de distribuer le maximum de revenu aux agriculteurs en cette période difficile », indique le directeur financier, Marc Belleil. Du coup, les investissements se limitent à 5,20 M€. « Ces dernières années, le groupe a fortement investi sur les sites de Lauterbourg, Wiwersheim et Marlenheim. Sur quatre ans, nous avons investi 50 M€. 2016 marque le retour à des niveaux d’investissement de maintenance. »

Le directeur général, Denis Fend, annonce l’arrivée de nouvelles têtes dans l’équipe de direction : Richard Macé succède à Dany Muller en tant que responsable commercial grandes cultures, Alain Weissenberger remplace Bernard Cassignol comme responsable de la filière semences, Justine Déloge prend la suite de David Lahaye pour l’agriculture biologique, tandis que Grégory Ledien s’occupe désormais de la technologie RTK. Au niveau du conseil d’administration également, deux changements à signaler : Frédérique Kempf d’Ebersheim succède à sa sœur Caroline, et Francis Meyer de Rangen remplace Patrick Bastian qui a souhaité se consacrer pleinement à ses nouvelles responsabilités politiques.

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