Auteur

Anny Haeffelé

Retrouvez ses derniers articles ci-dessous :

Fête de la vigne et du vin de Traenheim

Un nouveau sentier viticole

Vigne

Publié le 05/06/2018

Jean Dreyfuss est le nouveau président du syndicat viticole de Traenheim. Il a succédé à Guillaume Mochel en mars dernier. Pour sa première année de présidence, il a été gâté : l’inauguration du sentier viticole entièrement relooké s’est déroulée samedi dernier, en ouverture de la balade gourmande qu’organisent chaque année les vignerons du village. « Nous avons remplacé les anciens panneaux par des pierres de grès où nous avons fixé des panneaux transparents. Sur ces panneaux, un artiste local, Éric Bonin, a mis en forme et illustré les textes que nous avons rédigés », explique-t-il. Résultat, un subtil mélange d’authenticité, de modernité et d’originalité, à l’image des vins de Traenheim.

Pour la cérémonie inaugurale, de nombreux élus s’étaient donné rendez-vous au château d’eau : Laurent Furst, député de la circonscription de Molsheim, Gérard Strohmenger, maire de Traenheim, et de nombreux élus des villages environnants. Sans oublier bien sûr les personnalités du monde viticole, avec à leur tête Didier Pettermann, président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, et la reine des vins d’Alsace, Justine Schmitt.

Place ensuite à la marche gourmande des Loejelgücker qui a fait le plein cette année. Si l’apéritif se déroulait au château d’eau, décidément un haut lieu de la vie traenheimoise, la suite du parcours a mené les convives d’un domaine viticole à l’autre, de l’entrée au dessert, chaque halte étant ponctuée d’une dégustation de vins du cru. Et comme le beau temps était de la partie, c’était un réel plaisir de s’attabler dans les cours de ces somptueuses fermes qui ont vu des générations de vignerons s’efforcer de tirer la quintessence de leurs vignes.

Au total, 360 personnes se sont inscrites pour cette balade gourmande. Les organisateurs en attendaient 250 de plus pour les dégustations au verre et les tartes flambées. Et, vu la foule qui se pressait au centre du village, ils ne se sont guère trompés dans leurs estimations…

Concours de génisses prim’holstein

« Tolle Qualität ! »

Élevage

Publié le 23/05/2018

D’année en année, la tendance se confirme : le concours de morphologie prim’holstein séduit les jeunes qui ne ménagent pas leurs efforts pour présenter des génisses bien clippées et bien dressées. Le public l’a bien compris : il s’est agglutiné autour des barrières du ring, tout au long de l’après-midi, pour les voir évoluer, en dépit d’une météo peu clémente.

La première section, composée de dix animaux, est présentée en intégralité par des jeunes filles, dont les plus jeunes - des jumelles - ont à peine 8 ans. Le juge a un coup de cœur pour le n° 12, Riedill Nolwen Red, appartenant à l’EARL Wollenburger à Bindernheim. Une génisse dont le père, Ems Red Pp, est rouge et 100 % sans corne. « Très harmonieuse, elle a une belle longueur et une belle ligne du dessus. » Ce coup de cœur lui vaut une mention honorable au championnat junior.

Tout pour plaire !

C’est dans la deuxième section que Nici Nobisch déniche la championne junior. Le n° 15, Nikita (père Highoctane), appartenant au Gaec Dintinger à Weislingen est, selon ses propres dires, « une génisse comme j’aime les voir. Dès le début, elle m’a impressionnée : complète, solide, harmonieuse, elle a un bon développement et un énorme potentiel. » La championne junior réserve est le n° 57, Wilt Elsie (père Beemer) du Gaec Wilt à Dachstein, « extrêmement harmonieuse, très puissante, avec une belle ouverture et une très belle ligne du dessus ».

Commentaire du juge : « Si ce sont les espoirs de l’élevage régional, les élevages de demain s’annoncent d’un très haut niveau » !

100 % rouge, 100 % championne

Chez les génisses plus âgées, le Gaec Wilt de Dachstein a tapé dans le mille avec le n° 100, Farnear Argovia Red (père Arvis Rf), une génisse rouge qu’il détient en copropriété avec l’EARL Schwartz et Manuel Chasseriau. « C’est à cela que doit ressembler une prim’holstein, estime le juge. Très puissante, très harmonieuse, elle a un caractère laitier très marqué. » Il est persuadé qu’un bel avenir l’attend : « Elle a énormément de potentiel pour devenir une super vache ». Après avoir remporté le championnat adulte, Farnear Argovia Red est sacrée grande championne de ce concours 2018.

La championne réserve est issue du même élevage. Il s’agit de la génisse n° 69, Wilt Edaline (père Beemer), qui a séduit le juge par son caractère harmonieux, sa solidité et son aisance à se déplacer. Nici Nobisch n’a pas résisté à l’envie de décerner un coup de cœur à la génisse n° 108. DLC Manou (père Izonzo), du Gaec de la Cigogne à Wolfisheim, l’a impressionné dès son entrée sur le ring par sa féminité.

À l’issue de ce concours, Nici Nobisch n’a pas caché son enthousiasme. « Mon vœu le plus cher, ce serait d’emporter ces trois animaux dans mon élevage. Ce sont des génisses vraiment exceptionnelles, de belles vaches en devenir ! »

Présentation des veaux par les enfants

Quelle énergie, quelle passion !

Élevage

Publié le 23/05/2018

Rémy Bierbaum a troqué son rôle de technicien pour celui de maître de piste, de « Monsieur Loyal », lors de la présentation des veaux par les enfants. Un moment toujours très attendu du public qui ne se lasse pas de voir ces petits bouts de chou pénétrer dans le ring sans tergiverser - ou presque - et y aller de leur poème ou de leur chansonnette. L’édition 2018 a confirmé cet engouement.

D’une édition à l’autre, le nombre de participants ne cesse d’augmenter. Neuf groupes d’enfants se sont constitués cette année, soit un total de 21 participants. Du jamais vu ! Le plus jeune avait à peine 2 ans, la plus âgée 10 ans, mais tous ont fait preuve de la même énergie pour défendre la cause de l’élevage alsacien.

Concours de la race montbéliarde

Championnes en devenir ?

Élevage

Publié le 23/05/2018

Le saviez-vous ? La montbéliarde est la deuxième race laitière française après la prim’holstein. Six élevages sont inscrits au contrôle de performance dans le Bas-Rhin. Les troupeaux font en moyenne 60 vaches laitières qui produisent 7 657 litres de lait par an, avec un TB de 40,4 ‰ et un TP de 34,2 ‰. « La montbéliarde a été façonnée pour être une race mixte, explique Luc Voidey, directeur technique d’Élitest. Elle s’adapte à tous les systèmes d’élevage. »

La ferme du Sonnenhof à Bischwiller est un élevage emblématique de cette race dans notre région. Son troupeau, qui se compose de 50 vaches laitières, produit une moyenne annuelle de 9 000 l de lait par vache, avec un TB de 39 ‰ et un TP de 34,4 ‰. « Quel élevage ! » s’est écrié Luc Voidey, qui officiait comme juge pour ce miniconcours.

Sur les quatre génisses en concours, deux sont des filles de CAT Java, championne espoir à Eurogénétique 2017, meilleure mamelle et championne espoir au Sommet de l’élevage en 2017 et championne jeune et meilleure mamelle au Concours général agricole de Paris 2018. CAT Java est elle-même la fille de CAT Haïda, grande championne et meilleure mamelle du concours montbéliarde de Swiss Expo 2018.

C’est le cas de CAT Madame, issue du taureau Idrolic. Solidité, largeur de poitrine et profondeur de flanc caractérisent cette « superbe génisse » qui se classe première de ce concours. CAT Najah, issue du taureau Fabio, arrive en deuxième position. Une génisse très équilibrée, très solide, selon Luc Voidey. « Elle est moins développée que la première, mais quel style ! » CAT Maude (père Hobiwan) arrive en troisième position, devant CAT Neige (père Jipix), « qui a une belle carrière en perspective ».

« Un grand bravo à l’équipe de l’Esat du Sonnenhof et à son responsable, Jean-Marie Schoenel, président du syndicat de la race montbéliarde », a ajouté Rémy Bierbaum, technicien Élitest.

Festival de l’élevage

« Un rendez-vous incontournable »

Élevage

Publié le 18/05/2018

Sur le coup de midi, personnalités politiques et responsables agricoles n’ont pas hésité à faire le déplacement, pour l’inauguration officielle de cette manifestation placée sous la présidence d’Anne Sander, députée européenne. Marc Schneider, le président du comité d’organisation du festival de l’élevage, s’en est félicité. « Vous pouvez admirer le fleuron de l’élevage bas-rhinois et discuter avec les éleveurs qui vous transmettront leur passion », a-t-il souligné avant d’ajouter : « Merci aux éleveurs haut-rhinois et mosellans qui se sont joints à nous. »

« J’ai peur que le soufflé ne retombe »

Si la conjoncture s’est un peu améliorée, les prix restent bas, a-t-il poursuivi. « Dommage, avec toutes les contraintes qu’on nous impose, que nos produits ne soient pas mieux valorisés. On avait placé beaucoup d’espoirs dans les États généraux de l’alimentation (EGA), mais j’ai peur que le soufflé ne retombe. Mesdames et Messieurs les élus, aidez-nous à pousser le carrosse pour faire avancer l’agriculture. »

Étienne Wolf, maire de Brumath et vice-président du Conseil départemental du Bas-Rhin, a fustigé la manifestation des animalistes - une soixantaine d’entre eux s’étaient regroupés à l’entrée du plan d’eau. « Pourquoi ne pas s’engager plutôt dans une démarche humanitaire pour venir en aide à ceux qui, à travers le monde, vivent dans des conditions très précaires ? » Il a assuré les éleveurs et, partant, les agriculteurs, du soutien du Département. « Nous restons à vos côtés dans la difficulté. »

Au nom des organisations agricoles, Denis Ramspacher, vice-président de la Fédération nationale des producteurs de lait, a félicité Marc Schneider d’avoir pris la relève de Jean Bernhard, « rassembleur des éleveurs depuis des années ». Plus largement, il a remercié tous ceux qui participent à la réussite de ce festival, les syndicats d’élevage, la Chambre d'agriculture, Conseil Élevage, Élitest, le Comptoir agricole, ainsi que les autres partenaires. Il a souligné la participation importante des jeunes éleveurs, que ce soit lors du concours de présentation le samedi ou des concours de race le dimanche. « C’est d’autant plus important que d’ici quelques années, 50 % de la production laitière va changer de main. Certains de ces jeunes vont s’installer, d’autres vont agrandir leur cheptel, et donc investir. »

« Si les agriculteurs se sont tellement mobilisés pour les EGA, c’est qu’ils n’arrivent pas à vivre de leur métier, a insisté Denis Ramspacher. Un tiers d’entre eux vivent avec moins de 350 €/mois. » Mais le socle de départ semble avoir été oublié, au profit du bien-être animal, de la segmentation des marchés… Le syndicaliste met en garde : « Nous ne pouvons intervenir que sur le marché intérieur, au risque de mettre en péril nos exportations. Et, de toute façon, nous ne ferons jamais le poids face aux distributeurs. Vous ne pourrez pas les empêcher de s’approvisionner à l’étranger… »

Autre source d’inquiétude, la Politique agricole commune. La proposition de la Commission européenne de réduire de 5 % le budget de la Pac est tout simplement inacceptable. « En cette période difficile, l’agriculture a besoin de tous les soutiens », a affirmé Denis Ramspacher.

Race stabiliser : une introduction réussie

« Au-delà de la fête de l’élevage, c’est la fête du monde agricole. Un lieu de débat, d’échanges, un rendez-vous incontournable », a souligné Patrick Bastian, président de la commission agricole de la Région Grand Est. Et les sujets de débat ne manquent pas, car l’agriculture est malmenée de tous les côtés… Aussi est-il important de faire passer des messages d’espoir.

Installation, marchés, compétitivité, exportation… Patrick Bastian a rappelé les grands axes de la politique agricole régionale. « Nous venons d’avancer sur le dossier de l’autonomie fourragère des élevages, d’autant plus importante que de nouvelles filières se mettent en place (lait sans OGM, lait de prairie, etc.) » D’autres projets sont dans les tuyaux, comme la création d’un « big data » rassemblant l’ensemble des données des exploitations d’élevage, mais aussi le soutien à l’installation des jeunes et à la génétique ovine. « L’introduction d’une nouvelle race bovine, stabiliser, par l’association Bovinext semble être un succès. Vu le nombre de transplantations d’embryons réalisées, les éleveurs y croient. »

Concernant la politique européenne de la France, Patrick Bastian lance une injonction au gouvernement : « Osons, fonçons, prenons des risques ! » Si l’on veut mettre en place une nouvelle politique - NDLR : la politique de défense et de sécurité voulue par Emmanuel Macron -, il faut prévoir de nouvelles ressources et non pas rogner sur le budget de la Pac. Patrick Bastian n’y va pas par quatre chemins : « La gestion des fonds du 2e pilier est mauvaise. Les retards de paiement des aides sont intolérables. » Pour autant, une renationalisation de ces aides serait une grave erreur, estime-t-il. « La Région est à même de gérer les fonds du deuxième pilier, à condition de lui donner les pleins pouvoirs. »

Les élections européennes approchent à grands pas, a souligné Patrick Bastian. « Il faut se battre dès maintenant. » En attendant, il a affirmé son soutien à Anne Sander, « qui connaît les rouages, les dossiers ».

Martine Wonner était présente l’an dernier à Brumath en tant que candidate aux élections législatives. Aujourd’hui députée de la quatrième circonscription du Bas-Rhin, elle était à nouveau dans le ring cette année, car elle veut connaître la réalité du terrain. « Je sais tous les espoirs que vous placez dans les États généraux de l’alimentation. Il faut que le projet de loi corresponde à ces attentes. Sinon, cela ferait beaucoup de travail pour rien ! Il faut aller vite, car la vulnérabilité des éleveurs et des agriculteurs est réelle. » Encore un peu de patience : le projet de loi sera examiné par l’Assemblée nationale le 22 mai prochain…

« L’équipe de France doit aller dans le même sens »

« Les élus qui assument leur vote agricole sont toujours moins nombreux, car ils écoutent ceux qui crient le plus fort. Et pour l’instant, ce ne sont pas les agriculteurs… Je me suis engagée au niveau européen pour défendre leurs intérêts », a rappelé l’eurodéputée Anne Sander. Son objectif ? « Défendre tous les modèles agricoles, ne pas imposer un modèle unique. » Son vœu ? Que l’équipe de France aille dans le même sens, ce qui suppose de travailler en complémentarité à tous les niveaux.

La baisse annoncée du budget agricole européen n’est pas acceptable, estime-t-elle. « Là aussi, il faut faire entendre la voix de la France ! » Et la renationalisation des aides Pac serait une très, très mauvaise idée. « Là aussi, il faut se battre. Sinon, gare aux distorsions de concurrence ! »

Le règlement Omnibus entré en vigueur le 1er janvier 2018 a apporté une série d’améliorations techniques qui doivent simplifier la vie des agriculteurs européens. Il donne notamment aux organisations de producteurs la possibilité de négocier collectivement, quel que soit le secteur de production, les modalités de partage de la valeur sans tomber sous le couperet de la loi sur la concurrence. Concernant les accords commerciaux internationaux, les discussions avec le Mercosur ont été interrompues, car elles étaient préjudiciables à la filière agricole européenne. « Mais n’oublions pas que d’autres accords commerciaux, à l’instar de celui conclu avec le Japon, sont bénéfiques pour l’agriculture française, en particulier pour la filière bovine. »

Concours de la race simmental

Oh les belles vaches !

Élevage

Publié le 18/05/2018

Un peu plus tôt, Lisette avait raflé le prix de la meilleure mamelle jeune et le championnat jeune vache. Annette Richard s’était alors extasiée sur cette « très belle vache », l’abreuvant de qualificatifs flatteurs : « Complète, fonctionnelle, parfaite ! » Une vache comme on les aime, avec une excellente mamelle, des trayons équilibrés, une belle ligne de dos, de solides aplombs et un bon bassin. « Nombre d’éleveurs voudraient en être propriétaires », avait ajouté Rémy Bierbaum, technicien chez Élitest.

Tagada ! Le Gaec Cousandier a une nouvelle fois décroché la timbale avec Fraise, une vache en 5e lactation. « Grande, longue, magnifique », elle a été sacrée championne vache adulte. Fille de Tombois et de Caraibe, elle est née en septembre 2010. En 4e lactation, elle a produit près de 8 500 kg de lait à 42,3 ‰ de taux butyreux et 34,3 ‰ de taux azoté. « Admirez la solidité de cette mamelle, elle ne bougera jamais », commente la juge. Rien d’étonnant à ce qu’elle s’arroge le titre de meilleure mamelle adulte…

Coup de cœur pour Héline

Héline s’est elle aussi distinguée lors de ce concours. Cette vache du Gaec Fichter d’Uhrwiller a remporté le titre de meilleure bouchère. Fille de Rum et de Caline, elle est née en novembre 2012. Actuellement en troisième lactation, elle a produit 7 315 kg de lait à 41,6 de TB et 36,8 de TA. « Dès le début, elle m’a tapé dans l’œil car elle est magnifique et puissante », déclare Annette Richard. Sans une chute inopinée lors de la séance de préparation, elle aurait sans doute constitué un sérieux adversaire pour le titre de championne…

Maïté, une génisse de 2 ans appartenant elle aussi au Gaec Fichter, a quant à elle été sacrée championne génisse. Cette fille d’Illuminati et d’Irénée est « une excellente bouchère, complète sur tous ses postes. Très prometteuse, elle a tout pour monter sur le podium. »

Une autre vache a attiré l’attention du jury. Gauloise, fille de Robi, appartenant à l’EARL Engel à Buhl. Actuellement en quatrième lactation, elle a produit 7 703 kg de lait à 40,7 de TB et 36,99 de TA en troisième lactation. « Une vraie simmental, complète, profonde, avec une belle mamelle. » Elle a été désignée réserve du championnat vaches adultes.

Beau doublé pour le Gaec Bernhard à Wœrth. Joule s’est classée réserve meilleure mamelle jeune vache, tandis qu’Iris a décroché le même titre chez les vaches adultes. Des vaches très complètes, très laitières, précise la juge haut-marnaise.

Au classement par lot, c’est l’EARL Engel de Buhl qui monte sur la première marche du podium, avec « des animaux complets, présentant une belle mixité, équilibrés sur tous les postes ». Sur les deuxième et troisième marches, on trouve le Gaec Bernhard de Wœrth et le Gaec Fichter d’Uhrwiller.

Portes ouvertes chez Niess Agriculture à Marlenheim

Un nouvel espace de vente pour la vinification et l’œnologie

Technique

Publié le 16/05/2018

Le nouveau magasin de vente permet à Niess Agriculture d’exposer une large gamme de matériel de vinification et d’œnologie, de la réception des vendanges à la mise en bouteille, et jusqu’à l’expédition. Pour ce faire, l’entreprise s’est entourée de partenaires de renom, comme Bucher Vaslin pour le matériel de pressurage et la filtration tangentielle, Costral pour la mise en bouteille, l’étiquetage et l’encartonnage. On y trouve également des bennes, des égrappoirs, des cuves, des pompes. Bref, tout ce qu’il faut pour équiper sa cave ou renouveler son matériel.

Si les trois concessions de Dambach-la-Ville, Marlenheim et Hoffen sont toutes tournées vers la clientèle viticole, l’aménagement de cet espace de vente permet à Niess Agriculture de mettre en avant le matériel de cave sur le site central que constitue Marlenheim. « Il est important d’avoir un lieu d’exposition, même si nous travaillons essentiellement sur catalogue, précise Romain Geitner, commercial en matériel de cave. Nous nous déplaçons chez les vignerons pour la commande et l’installation du matériel. Le SAV se fait aussi sur place. » Une équipe dédiée s’occupe de cette clientèle, sous la houlette de Loïc Berger, responsable de l’activité matériel de cave. Outre Romain Geitner, elle se compose de François Modry, technicien d’installation et de maintenance, et de Francis Scheid, consultant. « Fort d’une expérience de vingt ans dans le monde de la viticulture, c’est un spécialiste des produits Bucher ».

Dans l’espace de vente, les visiteurs peuvent également découvrir les matériels dédiés aux espaces verts et aux travaux forestiers, du robot de tonte à la fendeuse à bûches, en passant par les motoculteurs, les tondeuses, les motobineuses, les tronçonneuses, etc., ainsi que le libre-service de pièces détachées.

À l’occasion de ces portes ouvertes, Niess Agriculture présentait, pour la première fois en France, les valets de ferme Toyo, du matériel allemand répondant aux besoins des éleveurs. « Nous allons commercialiser cette marque au niveau national, précise Olivier Meintzer, chef des ventes de Niess Agriculture. Nous allons également diffuser la marque autrichienne d’autochargeuses Gruber, spécialement destinée aux agriculteurs de montagne. » Il profite de l’occasion pour lancer un appel à candidature : « Nous recrutons un magasinier et un technicien ».

Caisse d’assurance accidents agricole du Bas-Rhin

« Ne pas relâcher la pression en matière de sécurité »

Vie professionnelle

Publié le 14/05/2018

« La mission première de notre caisse est d’indemniser les accidents du travail et les maladies professionnelles des salariés et des non-salariés du régime agricole », rappelle le président. Après une année 2016 très peu accidentogène, 2017 connaît une légère remontée du nombre d’accidents, aussi bien chez les non-salariés que chez les salariés. Les accidents s’avèrent moins graves, mais le nombre d’accidents mortels reste préoccupant, avec le décès de trois salariés.

Concernant la gestion financière de la CAAA du Bas-Rhin, les charges d’exploitation sont en baisse pour la deuxième année consécutive, alors que les produits sont en hausse de près de 500 000 €. À noter que, suite aux données récupérées via les déclarations sociales nominatives, la caisse a procédé à une régularisation de cotisations auprès de 500 entreprises, mais l’impact de ces régularisations est très limité, souligne Denis Ramspacher. « Seule ombre au tableau, la non-compensation des exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires a entraîné un manque à gagner de 35 000 €. Une nouvelle fois, nos caisses n’ont bénéficié d’aucune compensation de l’État, contrairement aux régimes sociaux du reste du territoire. Nous avons alerté le gouvernement sur cette injustice, mais il nous a opposé une fin de non-recevoir. » Malgré cela, le comité directeur a décidé de maintenir le taux des cotisations foncières 2018 au même niveau que l’année précédente. « Sur les dix dernières années, ces cotisations ont baissé de plus de 13 %, démontrant la saine gestion de notre établissement. »

Un service informatique unique

Le président annonce la mise en place d’un outil et d’un service informatique unique pour les trois Caisses du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. De nombreux chantiers doivent encore être menés, après la mise en œuvre de la déclaration sociale nominative : le prélèvement de l’impôt à la source, la dématérialisation des factures et l’arrivée du nouveau Tesa. Cette coopération se traduit également au niveau des actions de prévention, avec l’harmonisation entre les trois caisses des aides incitatives et la mise en œuvre coordonnée du Plan santé sécurité au travail 2016-2020.

Le risque zéro n’existe pas, mais la prévention permet de limiter le nombre d’accidents et d’en réduire la gravité, souligne Denis Ramspacher. C’est dans ce but que la caisse a contribué à l’achat, pour l’ONF, d’une machine de mise sous tension des grumes. « Cette machine, qui servira à la formation des bûcherons, des élagueurs, des paysagistes et des agriculteurs, a été inaugurée récemment. »

Des nuages financiers planent sur l’avenir de la caisse

Comme l'indique le directeur, Pascal Jan, le résultat comptable de 274 000 € montre que l’année a été globalement positive. Mais « certains nuages financiers planent au-dessus de notre établissement, comme l’exonération des taxes sur les bas salaires qui pénalise significativement nos trois établissements ».

1 249 accidents ont été déclarés en 2017, un niveau assez bas : « Nous restons sous la barre des 1 300 dossiers. » Ces dossiers concernent 975 salariés, 242 non-salariés et 32 élèves. Trois accidents se sont soldés par un décès. « C’est un point noir que nous n’arrivons pas à supprimer. »

Chez les non-salariés, c’est le secteur de l’agriculture et de l’élevage qui paie le plus lourd tribut. Les causes principales étant les tracteurs et les machines, les bâtiments et les installations, les animaux, ainsi que les maladies professionnelles, en particulier les affections périarticulaires. Chez les salariés, ce sont les secteurs du débardage et du paysagisme qui génèrent le plus d’accidents, avec un dossier sur cinq, suivi des coopératives. La plupart des accidents sont liés à l’utilisation de tracteurs et de machines, aux bâtiments et aux installations, ainsi qu’au transport (accidents de trajet). Les affections périarticulaires et les affections du rachis lombaire sont les maladies professionnelles les plus fréquentes.

La rente la plus ancienne est servie depuis 1934

218 accidents et maladies professionnelles ont donné lieu à l’attribution de rentes. 63 de ces nouvelles rentes ont été versées à des non-salariés, 155 à des salariés. La CAAA compte 2 615 titulaires de rentes, pour 3 637 rentes versées. La rente la plus ancienne est servie depuis 1934. Les prestations versées l’an dernier suite aux accidents du travail s’élèvent à 12,15 M€, dont 5,5 M€ pour les non-salariés et 6,65 M€ pour les salariés, avec une part prépondérante pour les rentes (73 %), suivie des indemnités journalières (20 %), les prestations en nature représentant environ 7 % des prestations totales.

Les ressources de la CAAA se sont élevées à 14,7 M€ en 2018, en progression de 3,4 %. Les cotisations représentent la première rentrée d’argent, avec 12 M€. « Plus de 90 % sont reversés à nos assurés, ce qui dénote la saine gestion de l’établissement. » 50 % du financement professionnel proviennent des cotisations foncières et 50 % des cotisations sur salaires, ces dernières étant en hausse suite à l’activité soutenue du secteur agricole. Les recours contre tiers sont à un niveau exceptionnel ; par contre, les produits financiers ont tendance à s’effriter.

172 000 € ont été consacrés à la prévention, sous forme d’aides financières incitatives et de formations à la sécurité. « 81 interventions ont été assurées par Denis Litt et Sébastien Rohmer, conseillers prévention. Plus de 1 000 personnes ont bénéficié de ces formations, dont les élèves des lycées agricoles du département. Cela démontre la volonté du comité directeur de ne pas relâcher la pression en matière de sécurité », insiste Pascal Jan.

Marc Schneider, président du comité d'organisation

« On sent un renouveau ! »

Élevage

Publié le 11/05/2018

Marc Schneider, éleveur à Wangen, succède à Jean Bernhard à la tête du comité d’organisation du festival de l’élevage de Brumath. C’est la première année qu’il est aux manettes. D’emblée, il précise : « Il n’y aura pas de gros changements… » La grande nouveauté a été introduite il y a trois ans, avec le concours de génisses prim’holstein, rappelle-t-il. Cette innovation avait pour but de motiver davantage de jeunes éleveurs à participer, car les génisses sont plus faciles à manipuler. Et cela a marché ! « Il y a constamment de nouveaux éleveurs qui viennent à Brumath. » L’école des jeunes présentateurs, organisée tous les deux ans dans le département, n’est pas étrangère à ce regain d’intérêt pour le concours. « Nous formons les jeunes à partir de 13-14 ans à la préparation et à la présentation des animaux. » Souvent, les fils d’éleveur entraînent leurs camarades de lycée à se joindre à eux, souligne le président qui se réjouit de cet engouement.

Le nombre d’animaux inscrits au catalogue est lui aussi en augmentation : il se monte à 170, toutes races confondues. Il y aura bien sûr des génisses et des vaches prim’holstein, mais aussi des montbéliardes et des simmental, et même une jersiaise. On trouvera également des charolaises et des limousines, des chevaux et des moutons. Pour abriter tout ce beau monde, « il faudra sans doute installer un chapiteau supplémentaire ».

Un formule qui marche

Le festival de l’élevage, c’est « une formule qui marche ». Les rouages sont bien huilés, et tout le monde met la main à la pâte. « Depuis jeudi, une cinquantaine d’éleveurs sont présents en permanence sur le site. » Les éleveurs des différents syndicats de race ont répondu présent, souligne le président. Cette année, par contre, les étudiants en BTS du lycée agricole d’Obernai n’ont pas pu leur prêter main-forte, et ce sont les Jeunes Agriculteurs du canton de Soultz-sous-Forêts qui ont pris le relais. Ce sont eux qui ont monté les chapiteaux d’élevage, tandis que leurs collègues du canton de Truchtersheim se sont chargés du montage du grand chapiteau qui abrite le ring et le restaurant, en compagnie des éleveurs. « Vendredi, nous montons les tables, les bancs et la cuisine », indique Marc Schneider. Les Jeunes Agriculteurs du canton de Saverne sont eux aussi de la partie : samedi et dimanche soir, ils assureront la préparation des tartes flambées. 

Plusieurs milliers de visiteurs viennent chaque année au festival de l’élevage. C’est une journée conviviale qui permet aux éleveurs, et plus largement aux agriculteurs, de se retrouver dans une ambiance festive. « Par la suite, nous organisons une journée de détente pour remercier tous les bénévoles qui s’investissent et pour créer des liens entre les éleveurs des différents syndicats. » L’inauguration officielle de la manifestation aura lieu vers midi, en présence d’Anne Sander, députée européenne, et de nombreuses personnalités politiques.

Lucas Huss, jeune présentateur  

« La prim'holstein, c'est ma passion ! »

Élevage

Publié le 11/05/2018

La 12e édition de l’École française des jeunes éleveurs, organisée par Prim’holstein France, aura lieu du 26 au 29 juin 2018 au lycée La Touche à Ploërmel dans le Morbihan. L’occasion, pour les jeunes éleveurs de la France entière, de se perfectionner à la préparation d’animaux. Ces quatre jours sont rythmés par les différents ateliers pratiques et théoriques encadrés par des formateurs expérimentés, et se termineront par un concours ouvert au public.

Les organisateurs mettent en garde : pour profiter au mieux de la formation, l’idéal est d’avoir un minimum d’expérience dans la préparation des animaux, afin d’être familiarisé aux termes techniques utilisés au cours de ce stage. C’est le cas de Lucas Huss, un jeune bas-rhinois qui vient d’avoir 20 ans. Originaire de Wolfisheim, il termine actuellement ses études de BTS Productions animales au lycée agricole Granvelle, à Dannemarie-sur-Crête dans le Doubs. « Les examens auront lieu une semaine avant le concours », souligne-t-il.

travaux pratiques

« J’ai envie de progresser dans le clippage et la présentation sur le ring. Il y a deux ans, j’ai participé à l’école des jeunes présentateurs organisée par le syndicat prim’holstein chez Olivier Wilt à Dachstein. Cette année, j’y suis retourné en tant qu’animateur. » Lucas Huss ne se contente pas de se former. Dimanche matin, il sera sur le ring du festival de l’élevage, à Brumath. « Je participerai au concours de morphologie. J’emmène quatre génisses du Gaec de la Cigogne de Wolfisheim. » Il compte également s’inscrire au concours de pointage organisé par les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, ainsi qu’au concours de présentation, deux épreuves qui auront lieu le samedi soir. Un week-end chargé en perspective… « Quand on aime, on ne compte pas », rétorque le jeune présentateur.

Rien ne prédestinait Lucas Huss à s’engager dans cette voie. « Je ne suis pas fils d’éleveur. Mais quand j’étais petit, j’avais des copains agriculteurs à Wolfisheim. Un jour, ils m’ont amené au Gaec de la Cigogne. » Il était âgé de 9 ans - il s’en souvient comme si c’était hier. « J'y allais dès que j’avais du temps libre, après l’école, durant les week-ends, les vacances. C’est Étienne Weber qui m’a donné le goût de l’élevage. Il m’a appris beaucoup de choses. »

Une fois son diplôme en poche, Lucas Huss aimerait travailler dans le domaine de l’insémination artificielle. Ou bien partir au Canada pour travailler dans une ferme durant six mois. À plus long terme, il aimerait bien s’installer sur une ferme. « Parce que la prim’holstein, c’est ma passion. »

Les vidéos