EM Agriton
Les micro-organismes efficaces créent de la vie dans le sol
EM Agriton
Cultures
Publié le 21/02/2023
Ils sont trente salariés à la production et quinze au développement, à Messines, en Belgique, non loin de la frontière française, chez EM Agriton. Mais rien qu’en une poignée de mains, nous échangeons 50 millions de bactéries… c’est dire s’ils en brassent, des micro-organismes ! Le verbe est bien choisi, puisque pour produire des micro-organismes efficaces, la technique utilisée est la même que celle pour fabriquer une bière… « mais c’est une autre recette », plaisante Jürgen Degraeve, le directeur d’EM Agriton. L’entreprise, fournisseur de produits à base de micro-organismes efficaces (EM) et de matières premières naturelles (argiles, fragments de coquillages, etc.), est la seule autorisée par EMRO pour la Belgique, la France et le Luxembourg. EMRO (EM® Research Organization Inc.) est l’organisation mondiale fondée par le Pr. Teruo Higa, en charge de la commercialisation et de la promotion des EM® authentiques. Son principal objectif est de promouvoir une agriculture durable, qui fournit une quantité suffisante d’aliments sains pour la population mondiale, peut-on lire sur le site d’EM Agriton.
Les EM sont des pré- et/ou probiotiques utilisés mondialement, dans les domaines, du bien-être, de l’agriculture, des animaux qui améliorent l’ensemble des processus naturels. Jürgen Degraeve raconte : « Dans le monde des micro-organismes, il existe plusieurs groupes. Il y a un petit groupe de dominants bénéfiques (régénérateurs), un petit groupe (équivalent au premier) de dominants néfastes (destructeurs), et enfin un grand groupe d’opportunistes (90 %). Une lutte pour le pouvoir est continue entre les bénéfiques et les pathogènes. Les opportunistes suivent et imitent le dominant majoritaire. Lorsque les micro-organismes efficaces prédominent, ils exercent une influence positive et peuvent inhiber le développement d’agents pathogènes aussi bien dans le sol, que dans l’air ou dans l’eau. Ce processus profite ainsi aux plantes, et à la santé des hommes et des animaux. « Contrairement aux antibiotiques, les EM ne causent pas la mort, ils stimulent la vie en accroissant la population des micro-organismes favorables. »
Moins de dépenses
Jürgen Degraeve estime que les rendements des récoltes ne s’en trouvent pas forcément augmentés mais que les coûts sont réduits, puisque ces EM font office d’engrais et fortifient les plantes, appliqués pendant ou après le broyage des couverts, ou au printemps, sur un sol humide, ou, pendant ou après la récolte, sur des résidus de culture. C’est le principe de fermentation qui nourrit le sol et les plantes : les micro-organismes rendent l’énergie plus assimilable. Il prend la forêt pour exemple : elle est autofertile. Le but est de tendre à cela, en agriculture. En Alsace, le revendeur d’EM Agriton, un double actif aussi utilisateur depuis 4 ans, Mathieu Rothenflue, vante le prix modéré et ls résultats. «J’utilise le mélange de micro-organismes actifs Microferm pour décomposer la paille de maïs, valoriser au maximum l’azote, le phosphate. Je n’utilise plus de fertilisation PK (trop onéreuse), depuis vingt ans, déjà.» Selon lui, Microferm améliore la photosynthèse, la teneur en protéines des grains et la résistance au stress hydriqueet aux attaques virales. Ainsi que l'assimilation des nutriments. «Les EM agissent sur le sol comme sur les humains », ajoute cet agriculteur dans le Haut-Rhin, qui cultive 3 ha de grandes cultures, en semis direct. Il calcule que pour 40 euros investis dans les EM, il enlève 100 unités d’azote et réalise, ainsi, une marge supérieure nette entre 500 et 700 euros. Autre gain : il n’y a pas de nettoyage de benne à réaliser, après utilisation des EM. « En matière organique, je suis monté de quatre points, en sept ans. J’irrigue un tiers en moins qu’avant. Mon sol est une éponge. Et au stade 8 feuilles, la dernière feuille de mon maïs mesure deux tiers de plus, sur une parcelle traitée. Il faut recopier la forêt : elle est la plus productive. Je me suis pris des gamelles avec des engrais phosphatés qui ne fonctionnaient pas. Aujourd’hui, avec les EM, je suis satisfait », conclut Mathieu Rothenflue, qui compte une vingtaine d'acheteurs alsaciens des produits EM Agriton. Deux d’entre eux sont viticulteurs. « Il y a un gros potentiel, en vigne, notamment en bio. Quand, ailleurs, c’est cramé, chez les utilisateurs d’EM, c’est vert. Mais le sol doit être prêt pour cela, sinon il faut ajouter un correcteur, ensuite, quand même », nuance Mathieu Rothenflue.












