volaille/aviculture

Dimanche 19 août à Niederroedern

Le coquelet en fête

Publié le 10/08/2018

Le dimanche 19 août sera placé sous le signe du coquelet à Niederroedern. La ferme avicole Gallmann ouvrira ses portes dès 11 h au lieu-dit Feldel, l’occasion d’en savoir plus sur l’élevage de volailles et de déguster des coquelets rôtis. De la fourche à la fourchette, en somme !

Après avoir passé son Bepa agriculture élevage au lycée agricole d’Obernai, en 1988, Éric Gallmann travaille sur la ferme paternelle en tant qu’aide familial. « Au départ à la retraite de ma mère, en 1993, j’ai repris l’exploitation, orientée vers le lait. Mais j’ai très vite arrêté la production laitière et je suis parti travailler à l’extérieur, dans l’industrie pharmaceutique. » L’exploitation compte 38 ha, dont 20 ha de maïs, 8 ha de blé, 6 ha de colza, le reste étant en prairie. « Je travaille en non-labour depuis 2009, pour limiter les coulées de boue », explique l’agriculteur. En 2012, Éric Gallmann réalise une sortie d’exploitation - l’ancien corps de ferme est situé au centre du village - et se spécialise dans l’élevage de coquelets, en partenariat avec la maison Rihn. Il construit deux bâtiments de 400 m2, chacun d’entre eux pouvant accueillir 11 000 poussins, à raison de 7,5 bandes par an. Une décision mûrement réfléchie : durant treize ans, de 1999 à 2012, il avait loué des poulaillers auprès d’autres agriculteurs. L’atelier coquelets entre en production en septembre 2013. « Depuis le 14 juin dernier, les coquelets de la maison Rihn sont nourris exclusivement avec des aliments non OGM et élevés sans antibiotiques », précise Éric Gallmann. Deux ans plus tard, Éric Gallmann monte un projet d’élevage de poulets pattes jaunes, en partenariat avec les Volailles Siebert, cette fois-ci. Un bâtiment de 700 m2, pouvant accueillir 14 500 animaux, à raison de 5,5 bandes par an. « Lorsque je me suis lancé dans la construction des deux premiers poulaillers, les habitants du lotissement voisin, situé à 500 m en contrebas ont fait une pétition pour s’y opposer. J’ai organisé une réunion d’information à la salle communale pour leur expliquer mon projet, ma façon de travailler, et ils ont très bien accueilli le projet, au final. » Récemment, l’éleveur a eu l’idée d’organiser une fête du coquelet. « Ce n’est pas tant pour faire connaître le produit, qui bénéficie déjà d’une belle notoriété, mais plutôt pour annoncer l’ouverture prochaine de mon magasin de vente à la ferme. » Ce magasin, explique-t-il, sera l’occasion, pour lui ou son épouse, de passer plus de temps sur l’exploitation. « Nous allons proposer toute la gamme de volailles, coquelets Rihn, poulets, canards, oies, mais aussi des découpes de volaille - rôtis, grillades, brochettes - et des produits transformés, comme le jambon et les saucisses. Nous ne ferons que de l’achat-vente, les animaux étant abattus par nos partenaires, les maisons Rihn et Siebert. » Le magasin de vente est idéalement situé sur une voie très passante : la rue de la Haute-Vienne. Cerise sur le gâteau, il devrait être opérationnel pour les fêtes de fin d’année. La famille Gallmann projette en outre d’ouvrir un site internet où les clients pourront effectuer leur commande et payer en mode sécurisé, avant de retirer la marchandise le lendemain en boutique. Il faut vivre avec son temps… Dimanche 19 août, la ferme avicole Gallmann accueillera les visiteurs dès 11 h. « Ils ne pourront pas pénétrer dans les bâtiments pour voir les animaux, pour des raisons d’hygiène, mais ils pourront sans doute voir des poussins, âgés d’à peine quelques jours » et s’intéresser aux méthodes de production de l’éleveur. À midi, ils pourront déguster des coquelets à la broche, rôtis au feu de bois, avec frites et dessert. Des animations sont prévues, comme un château gonflable pour les enfants et des sculptures de ballons, avec la société hœrdtoise Bulles d’R. L’après-midi, des démonstrations de travail du sol avec un déchaumeur à disques et de semis de couvert végétal seront organisées, en partenariat avec la société Kerner. Des grillades de volaille seront servies tout au long de l’après-midi, tandis que l’orchestre les Strohl’s assurera l’ambiance musicale.

Élevage de volailles bios à Spechbach-le-Bas

Du confort en plus pour les animaux et les hommes

Publié le 04/02/2018

Le Gaec Pflieger, à Spechbach-le-Bas, a mis récemment en service ses deux nouveaux bâtiments destinés à son élevage de volailles bios et sa culture de pommes de terre. Des investissements qui permettent d’améliorer le confort de travail au quotidien, la croissance des animaux et les performances économiques de l’entreprise.

Avec leurs nouveaux bâtiments, Jérémy Pflieger et son père José ont pu améliorer leurs conditions de travail et le confort de leur élevage de volailles bios situé à Spechbach-le-Bas. Tout a commencé en 1989 quand José a repris l’exploitation familiale historiquement tournée vers les grandes cultures et l’élevage de bovins. Il a d’abord pris la décision de développer la culture de pommes de terre. En 2000, il a fait une sortie d’exploitation pour lancer un élevage plein air de poulets de chair dans six bâtiments mobiles de 60 m2 chacun. « C’était pour répondre à la demande des consommateurs pour ce type de produits », se souvient Jérémy. L’exploitation se convertit à l’agriculture biologique en 2011 et, en 2012, une chambre froide à pommes de terre et une chaîne d’abattage de volailles sont mises en place dans l’un des bâtiments historiques de la ferme, au cœur du village. Jérémy s’installe à son tour en 2013 avec le double projet de faire de la pomme de terre transformée et des poules pondeuses. Pour ce faire, il réalise une nouvelle sortie d’exploitation sur un autre site isolé du village et fait construire un bâtiment comprenant trois espaces distincts : deux - totalement indépendants l’un de l’autre - abritant chacun 1 200 poules, et le troisième, situé au milieu, servant de chaîne de conditionnement pour les œufs. L’année 2016 constitue un tournant pour la ferme Pflieger. « On a tout d’abord été contacté pour s’inscrire dans le Plan Bâtiment et ainsi remplacer nos bâtiments mobiles qui étaient vieillissants et plus fonctionnels », explique Jérémy Pflieger. Le projet est donc lancé de créer un autre bâtiment plus spacieux et plus confortable à côté du bâtiment de poules pondeuses. Le deuxième fait marquant de cette année 2016 est l’incendie, au mois de mai, du hangar abritant la chaîne d’abattage et la chambre froide des pommes de terre. « Du coup, on a entrepris la construction d’un nouveau bâtiment à côté des deux autres pour y mettre ces activités, mais aussi pour stocker le matériel et, prochainement, un atelier de transformation des pommes de terre », poursuit Jérémy Pflieger. Une meilleure croissance pour les poulets Ces deux ouvrages ont été mis en service à l’automne dernier. Celui destiné aux poulets de chair fait 850 m2 et se divise en six espaces distincts (avec des lots de poulets d’âge différents à chaque fois) et isolés les uns des autres. « Cela nous permet d’avoir des poulets en permanence tout en gardant un espace pour le vide sanitaire qui dure trois semaines. Si on avait fait une bande unique, on aurait eu une période de plusieurs semaines pendant laquelle nous n’aurions plus eu de poulet. Avec cette disposition, nous pouvons assurer une production continue », indique Jérémy Pflieger. L’exploitation reçoit 1 400 poussins toutes les trois semaines et en abat 420 par semaine. Avec les bâtiments mobiles de l’époque, elle ne pouvait abattre « que » 310 à 320 poulets par semaine. Si les performances économiques ont été améliorées, le confort des animaux a lui aussi été bonifié. Comme le stipule la réglementation pour ce type d’élevage, il n’y a pas plus de dix poulets au m2 à l’intérieur du bâtiment, et le parc extérieur - obligatoire en élevage biologique - fournit au moins 4 m2 par poulet. « Du coup, on obtient de meilleures performances au niveau de la croissance des animaux, étant donné qu’ils ont plus de place pour se développer », précise le jeune agriculteur. Un tel confort a un prix. Ce bâtiment a coûté 350 000 €, dont une partie subventionnée par le Plan Bâtiment de la Région. « Et vu qu’on a six espaces indépendants à l’intérieur, tout est multiplié six fois : les ordinateurs, les distributeurs d’alimentation, etc. » La régulation de la température (avec des lanterneaux) ainsi que la gestion de l’alimentation ont été automatisés. Et dans quelques semaines, le confort sera encore amélioré puisque l’alimentation sera directement versée dans un silo via un quai de chargement. « Ça va clairement nous changer la vie », s’enthousiasme Jérémy Pflieger. « Un chargement assurera deux jours d’autonomie alimentaire. On gagnera encore en confort de travail. »

Publié le 03/02/2018

Trente ans après son père, Marine Meyer développe la production de poulets label rouge en construisant quatre nouveaux bâtiments sur le ban de Zeinheim.

Installée depuis le 1er juillet 2016, Marine Meyer fait partie de ces jeunes éleveurs qui se lancent dans la production de poulets label rouge (lire notre encadré). Il faut dire que cette production n’est pas une nouveauté dans la famille Meyer, de Rangen, près de Wasselonne, puisque le père de Marine, Francis Meyer, en produit depuis trente ans. Il a construit deux bâtiments dédiés aux poulets label en 1988 et 1990. À l’époque, il s’agissait de diversifier les activités de son exploitation basée sur le tabac, le lait et les céréales. « Par la suite, j’ai abandonné le lait et le tabac et je suis parti travailler dans les travaux publics », raconte Francis Meyer. Durant dix ans, il concilie cette activité avec l’élevage avicole et l’exploitation d’une soixantaine d’hectares. Mais en 2013, nouveau virage : il se recentre entièrement sur l’agriculture et, dans la perspective de l’installation de Marine, envisage d’augmenter la production de volailles. Un nouveau site dans le village voisin C’est que la jeune femme a un projet bien précis : après trois années d’études au lycée agricole d’Obernai, d’où elle sort avec un bac pro, elle passe un an comme apprentie dans une boucherie. Son objectif est de transformer les volailles à la ferme et d’ouvrir un magasin de vente directe. Victime d’une hernie discale, elle doit cependant mettre son projet entre parenthèses. Reste l’opportunité de participer au développement de la filière poulet label rouge d’Alsace en construisant quatre nouveaux poulaillers. D’emblée, il lui faut choisir un nouveau site que celui où sont installés les deux premiers, car le règlement du label rouge fixe à quatre le nombre maximum de bâtiments sur un même lieu. C’est sur le ban du village voisin de Zeinheim que la jeune éleveuse trouve la surface disponible. Un permis de construire est déposé en mairie, ainsi qu’une déclaration à la sous-préfecture de Saverne. En parallèle, Marine Meyer sollicite une subvention auprès de la Région au titre du Plan Bâtiment. « Sans l’aide de la Région et des fonds européens, qui couvre environ 30 % de l’investissement, on n’aurait pas pu construire », explique la jeune femme, dont le projet se monte à près de 450 000 €. La construction démarre en 2017. Le site d’implantation étant en pente, d’importants travaux de terrassement sont nécessaires. L’expérience de Francis Meyer dans les travaux publics est un atout précieux. « On a fait le terrassement nous-mêmes, il a fallu ramener 20 000 m3 de remblai », précise l’exploitant. Dans la foulée, il réalise les soubassements en béton isolé des quatre bâtiments, ce qui constitue un autre poste d’économie non négligeable. Mieux isolés et moins énergivores Dans leur conception comme dans leur aménagement, les quatre poulaillers ne diffèrent pas de ceux construits ces dernières années par les éleveurs d’Alsace Volaille. Seule leur disposition, en escalier du fait de la pente, les distingue. « Nous sommes dans un cahier des charges contraint », explique Mario Troestler, technicien en charge de la filière chez Costal-Lorial. Chaque poulailler offre 400 m2 de surface. La largeur est limitée à 9 m et la distance entre chaque bâtiment est d’au moins 30 m. 2 m linéaires de trappe sont aménagés pour 1 000 poulets. Les trappes - chaque bâtiment en compte huit - ouvrent sur un parcours de 88 ares, auquel les volailles ont accès dès qu’elles sont suffisamment protégées par leurs plumes (vers l’âge de 6 semaines). Pour permettre une bonne luminosité à l’intérieur des bâtiments, la surface vitrée est d’au moins 16 m2. « Les matériaux ont beaucoup évolué depuis la première génération de bâtiments poulet label. Les poulaillers actuels sont beaucoup mieux isolés, moins énergivores et se nettoient bien plus facilement », souligne Mario Troestler. Montés par BFC Construction, les quatre bâtiments sont équipés d’une chaîne d’alimentation Big Dutchman, pilotée par ordinateur, de deux lignes de pipettes pour l’abreuvement des animaux et de radiants Systel alimentés au gaz. La ventilation - une ventilation statique simple - est gérée par un boîtier Tuffigo qui régule aussi le chauffage (à partir des indications des sondes de température disposées dans le bâtiment) et la consommation d’eau. L’éclairage est fourni par des lampes basse consommation. En tant que fournisseur d’aliment, Costal-Lorial met à disposition les silos d’alimentation. Au terme d’une convention de 10 ans, ceux-ci reviennent à l’éleveur. Le fabricant d’aliment assure également un accompagnement technique de l’élevage et anime un groupe de gestion technico-économique auquel participent les trois quarts des éleveurs alsaciens de poulets label rouge. En parallèle, il propose un système de valorisation des céréales de l’exploitation.

Pages

Les vidéos