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Nicolas Bernard

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Alsace Destination Tourisme - Groupement des horticulteurs d’Alsace

Une convention pour « former » les acteurs du fleurissement

Vie professionnelle

Publié le 04/11/2017

« Bien fleurir, c’est mieux accueillir. » Porté par Alsace Destination Tourisme, ce slogan résume l’importance du fleurissement des villes et villages du Bas-Rhin et du Haut-Rhin récompensés par le label « Villes et Villages fleuris ». Véritable pilier de l’attractivité des communes alsaciennes, le fleurissement est d’abord une affaire « de femmes et d’hommes passionnés qui s’impliquent quotidiennement dans cette mission », résume le président de l’association Fleurs et Plantes d’Alsace, Christian Romain. Pour les soutenir, le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) s’associe depuis 2005 avec les agences départementales de tourisme, pour offrir des formations sur le fleurissement et les produits sanitaires dans les deux départements alsaciens.

Avec la fusion des deux ADT haut-rhinoise et bas-rhinoise en une seule entité - Alsace Destination Tourisme (ADT) - l’heure était venue de reconduire ce partenariat afin de le « développer davantage » explique le président délégué d’ADT, et président du jury départemental du Bas-Rhin, Vincent Debes. Et rien de mieux que le cadre des Folie’Flore de Mulhouse pour entériner ce nouvel élan. Une signature qui a eu lieu le jeudi 12 octobre en présence de l’ensemble des acteurs de cette démarche. Cette nouvelle convention vise à ouvrir les journées de sensibilisation et de formations à l’ensemble des bénévoles et des élus en charge du fleurissement.

« Cette démarche a pour objectifs de mettre en avant les initiatives de certaines communes en les incitant à prendre part à la démarche pour l’attribution du label, à mieux en expliquer les enjeux, à prendre en compte les spécificités de la réglementation, et à donner aux agents territoriaux de nouvelles idées pour améliorer le cadre de vie de leur commune », souligne Vincent Debes. Parmi ces « acteurs du fleurissement », ADT et le CNFPT ont tenu à saluer l’implication et le travail de Patrick Grosheitsch, responsable production au service des espaces verts de la ville de Mulhouse, en lui décernant la médaille d’argent du tourisme. Formateur pour le compte du CNFPT, il dispense des formations ciblées auprès des techniciens communaux pour le compte d’ADT. C’est également un « membre dévoué » des jurys départemental et régional du fleurissement depuis de nombreuses années.

Groupe Armbruster - Table ronde « La ferme numérique : ferme de demain ? »

Un « nouveau paradigme » pour l’agriculture

Technique

Publié le 29/10/2017

Mais tout d’abord, c’est quoi précisément l’agriculture numérique ? À partir de quand peut-on dire « je suis dans cette mouvance » ? Rémy Heim, exploitant à Hilsenheim et utilisateur averti de nouvelles technologies a une idée claire sur la question. « Pour faire simple, on peut dire que c’est tout ce qui est relatif à l’électronique embarquée, la collecte numérique des données et leur restitution, la géolocalisation et les réseaux de communication. Ce qui va nous intéresser le plus, c’est la geo data qui va nous emmener vers l’agriculture de précision. » Pascaline Pierson, ingénieure régionale Arvalis et responsable de la « digiferme » installée à Saint-Hilaire-en-Wöevre (Meuse), met en corrélation l’agriculture dite « numérique » avec la période de temps dans laquelle on se trouve. « Pour nous, dans notre digiferme, il fallait qu’on soit équipé en RTK, avec une station météo connectée et des colliers à capteurs sur nos animaux. » Alexandre Teillet, directeur général Europe de Climate Corporation, considère que cette agriculture numérique est d’abord un outil pour améliorer ses pratiques agronomiques sur le terrain. « Avec ces technologies qui émergent, on ne travaillera plus par parcelle, mais par microzone au sein de ces parcelles. »

Pour Olivier Descroizette, directeur du pôle service agroenvironnement de SMAG, la grande majorité des agriculteurs français de 2017 sont déjà dans cette « agriculture numérique ». « On est déjà tous connectés avec nos téléphones. Beaucoup d’agriculteurs s’en servent pour voir les prix de marché, ou les conseils du technicien en temps réel. C’est une première forme d’agriculture numérique. Maintenant, tout l’enjeu est de savoir comment on vulgarise et traite ces données. » Il estime que l’agriculture vit actuellement une « révolution » au moins équivalente à l’arrivée de la mécanisation. Sauf que cette fois, on devrait pouvoir aller encore plus loin. « Avec ces données, on va pouvoir améliorer les rendements, les cultures et plus globalement notre manière de travailler. C’est un nouveau paradigme. »

Un atout « com' » à prendre en compte

Ce « nouveau paradigme » se développe à vitesse grand V à en juger par les bonds technologiques réalisés en à peine cinq ans. Drones, GPS, capteurs sont autant de termes rentrés dans le vocabulaire de l’agriculture d’aujourd’hui. On voit ainsi fleurir les démonstrations de matériels tels des pulvérisateurs équipés de caméras à la recherche d’adventices. Ceci afin d’améliorer la qualité, la fréquence et la précision du désherbage. « Il y a à peine cinq ans, tout ceci était inimaginable. Les caméras coûtaient 5 000 euros pièce. Aujourd’hui, elles sont à 400 euros, rendant accessible cette technologie au plus grand nombre », fait remarquer Olivier Descroizette. Autre évolution notable de ces cinq dernières années, la modulation de semis du maïs. Grâce à elle, un exploitant peut générer un bénéfice de 180 à 200 euros grâce à une meilleure répartition de la densité, indique Alexandre Teillet. Les nouvelles technologies dans l’agriculture représentent un gain substantiel en matière de traçabilité et, par conséquent, le « défi de transparence » qui est de plus en plus demandé au monde agricole. « Le scandale des œufs au friponil en est la parfaite illustration. En une semaine à peine, on a su tracer en Europe la provenance des œufs contaminés et des erreurs commises », argumente Olivier Descroizette. L’incursion du numérique dans l’agriculture représenterait ainsi un atout considérable pour la communication de l’agriculture vis-à-vis de la société, toujours plus demandeuse de transparence, d’éthique et de conscience écologique de la part des producteurs. « Il est clair que le numérique permettra aux agriculteurs de répondre au défi agroécologique qui leur est demandé. C’est un magnifique outil pour répondre à toutes ces obligations, qu’elles soient économiques, techniques, environnementales ou commerciales », souligne Delphine Paul-Dauphin, déléguée régionale de Négoce Centre Est. Pour les producteurs de maïs, souvent pointés du doigt comme étant de « gros pollueurs qui consomment beaucoup d’eau », l’intérêt est plus qu’évident pour Alexandre Teillet. « Nous avons aujourd’hui des outils qui améliorent l’irrigation. Sur la plaine du Pô, en Italie, des agriculteurs ont non seulement enregistré de meilleurs rendements, mais ils ont en plus 15 % d’eau et 17 % d’énergie. Alors, imaginez le potentiel pour l’agriculture du futur ! »

Des millions de données à (bien) exploiter

Une interrogation qui revient souvent lorsqu’on parle de données c’est leur utilisation in fine ainsi que leur sécurisation. Comment s’assurer en effet que les informations collectées grâce à des capteurs ou des consoles ne soient pas détournées pour des usages malveillants ? « C’est en effet une question qu’on se pose tous », admet Alexandre Teillet. « Dans un premier temps, il faut quand même rappeler qu’il y a des lois qui existent. Et ça va encore évoluer l’an prochain avec la mise en place de nouveaux cadres légaux pour tous ceux qui utilisent des données. Ça sera un gage de sécurité supplémentaire pour tout le monde. » Pour autant, chaque utilisateur se doit de conserver une certaine vigilance quant à l’utilisation qui est faite de ses données. Alexandre Teillet estime qu’il faut faire attention à trois choses : la transparence, à savoir que ceux récupèrent les données soient transparents dans leur utilisation ; avoir à l’esprit que, quelle que soit la situation, les données restent toujours la propriété de l’utilisateur ; et s’assurer qu’on puisse récupérer ses données facilement et rapidement quand on le souhaite. Après, l’ensemble des intervenants présent à cette table ronde tient à relativiser sur la sensibilité des données transmises. Il y a ainsi les données personnelles (nom, adresse, âge, etc.) et les données anonymes (température d’un animal, niveau de précipitation, observations réalisées lors de la croissance d’une plante ou données machine…). Le degré de sensibilité n’est en effet pas le même. Pour autant, Rémy Heim considère que les craintes potentielles liées à l’utilisation des données sont peut-être un « faux débat ». « À partir du moment où on transmet les données à quelqu’un, c’est pour qu’elles soient valorisées. C’est un deal gagnant gagnant. » Également entrepreneur de travaux agricoles, Rémy Heim a en effet une vision plus globale de la question puisqu’il lui arrive fréquemment de récupérer des données de ses clients. « Concrètement, elles nous permettent, à mon frère et moi, de comprendre la situation de nos clients et d’évoluer dans nos prestations. On s’appuie sur ces données pour leur donner des conseils. Et jusqu’à maintenant, aucun d’entre nous n’a demandé d’effacer ses données tout de suite. » Olivier Descroizette se montre encore plus rassurant en soulignant la qualité des infrastructures actuelles. « L’hébergement est en place, la sécurisation est en place. Et la Cnil* contrôle fréquemment nos bases de données pour vérifier l’utilisation qu’on en fait. » Pour illustrer son propos, Olivier Descroizette prend comme exemple les organismes bancaires qui collectent une quantité impressionnante de données et qui pour autant ne laissent rien filtrer. La « vraie question » pour Alexandre est plutôt de savoir de ce qu’on fait des millions de données qui sont collectées chaque année en Alsace. « C’est là-dessus que nous devons tous travailler, afin de permettre à tous les agriculteurs et viticulteurs de prendre les meilleures décisions sur leurs exploitations. »

« Vous resterez toujours décisionnaires »

Les nouvelles technologies sont certes plus accessibles qu’avant, mais sont encore balbutiantes aux yeux de Rémy Heim. « Nous avons un début de modulation sur les céréales à paille, c’est bien. Il reste néanmoins encore beaucoup de choses à créer. Et je pense qu’il faut que certaines personnes aillent de l’avant pour aller explorer ce qu’on peut faire avant d’envoyer tout le monde là-dedans. » En clair, expérimenter et éprouver ce qui fonctionne de ce qui fonctionne un peu moins, et ne pas céder trop rapidement aux sirènes du « tout numérique ». Dans cette évolution, l’implication des distributeurs, des organismes stockeurs aux côtés des agriculteurs est « incontournable » considère Delphine Paul-Dauphin. « Nous avons déjà vécu la montée en puissance de l’aspect réglementaire. Il va maintenant falloir être très à l’écoute de ce que les professionnels sur le terrain auront envie de faire demain. » Sur ce point, les perspectives sont vraiment larges s’accordent à dire les cinq intervenants de cette table ronde.

Pascaline Pierson voit l’agriculture comme un « formidable domaine d’application » pour le numérique. « Demain, nous aurons d’autres informations qui nous permettront de prendre des meilleures décisions, de gérer différemment les investissements, et de discuter avec son outil de production. Le métier se fera dans de meilleures conditions. Tout cela peut nous faire accepter le fait que cela ait un coût supplémentaire. » Mais face à cette abondance de technologie et de numérique, que restera-t-il de l’intervention humaine ? Quid de son expérience de terrain ? Pascaline Pierson se veut rassurante. « Vous resterez toujours décisionnaires, même avec des robots. Peut-être que vous ferez plus de cartographies, mais de l’autre côté, vous devrez développer des nouvelles compétences pour piloter votre exploitation. Demain, vous changerez le réglage du robot, la longueur d’onde, etc. Et puis vous ne serez pas seuls devant vos écrans. Des conseillers seront là pour vous accompagner dans ces changements. »

Certaines choses en revanche ne changeront pas poursuit Delphine Paul-Dauphin. « Les soucis que vous avez aujourd’hui comme les intrants ou la protection de l’eau existeront toujours. La grosse différence est que vous apprendrez à mieux les maîtriser » Ce qui fait dire à Rémy Heim que cette mutation vécue actuellement par l’agriculture est plus une « évolution » qu’une « révolution ». « On ne va pas changer l’agriculture. On va surtout être plus rigoureux et plus précis. La gestion de l’irrigation va évoluer, on modélisera des données pour, au final, améliorer la productivité. Cette évolution se fera en plusieurs temps et il ne faudra pas en avoir peur. » Exit donc un éventuel « effet de mode » autour de l’agriculture dite « numérique ». « Si les grandes firmes phytopharmaceutiques prennent des parts dans des start-up innovantes, cela montre bien que c’est l’avenir », complète Olivier Descroizette. Reste un élément essentiel : démocratiser au maximum ces évolutions technologiques afin que l’agriculture numérique de demain soit accessible à tous, et pas seulement à une « élite ». « Il y a de la place pour les petites et les grandes exploitations. Chacun doit être respecté et chacun aura sa place. Il y a des solutions pour ceux qui sont en bio et ceux qui sont en conventionnel. Je pense sincèrement que le numérique peut réconcilier les agricultures », conclut Rémy Heim.

Du 27 au 29 octobre

Un 4e week-end « palpitant » au cœur de l’Alsace

Pratique

Publié le 26/10/2017

La destination labellisée Vignobles & Découvertes « Cœur d’Alsace » organise du 27 au 29 octobre la quatrième édition de l’événement « Le Palpitant week-end du cœur d’Alsace ». Un rendez-vous œnotouristique à ne pas manquer pour tous les gourmands et amateurs de vins d’Alsace. Créé en 2017 par les offices de tourisme du Mont Sainte-Odile, d’Obernai, du Pays de Barr et de Sélestat Haut-Koenigsbourg Tourisme, « Le Palpitant week-end du cœur d’Alsace » a comme objectif de faire découvrir 36 adresses labellisées Vignobles & Découvertes choisies pour leur plaisir d’accueillir, leur envie de partager leur passion du monde du vin et leur appartenance à une démarche qualité. « L’idée est que chacun propose ce qu’il a de meilleur », explique Anne Meyer, directrice de l’office de tourisme du Pays de Barr. Au programme de ces trois journées de gourmandises et de découvertes : des dégustations à l’aveugle dans des caves, des petits concerts, des menus accords mets vins ou cuisinés au vin dans les restaurants, des cadeaux d’accueil et des réductions (avec le code COEUR2017) dans les hébergements, des dégustations scénarisées sous forme de jeu de piste Da WINEci code aux Ateliers de la Seigneurie, des visites elfiques accompagnées par des créatures des bois au château du Haut-Koenigsbourg… Chaque adresse peut aussi offrir un « petit plus » pour toutes celles et ceux qui se mettraient en scène en prenant une photo « artistique », « humoristique » ou « palpitante » avec le cadre-cœur en bois.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre du développement de l’œnotourisme mené par le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa). « C’est une occasion formidable de promouvoir les vins d’Alsace », rappelle Nicole Bott, en charge de l’œnotourisme au sein du Civa. Mais il ne suffit pas d’ouvrir la porte de sa cave, loin s’en faut. « L’œnotourisme demande beaucoup d’investissement, d’imagination, de créativité, et plein de petites choses. Cela requiert beaucoup d’énergie, mais ça en vaut la peine au final. Et il faut beaucoup semer pour avoir des retombées avec le temps. L’œnotourisme est vraiment quelque chose d’exceptionnel, car on peut voyager tout en restant dans son caveau avec la multitude de personnes et de nationalités qui viennent à notre rencontre. » C’est dans cet esprit que les quatre offices de tourisme à l’initiative de ce week-end se mobilisent depuis 2010 pour en mettre en avant les richesses œnotouristiques de leurs territoires respectifs. « Notre idée est simple : faciliter les expériences pour les gens qui aiment le vin mais qui ne sont pas des spécialistes. Par le biais de courts séjours, nous leur permettons de vivre une expérience », souligne Anne Meyer. Organisé chaque fin du mois d’octobre depuis 2014, « Le Palpitant week-end du cœur d’Alsace » représente un peu le moment fort de cette mobilisation collective.

Groupe Haag. Démo Tour John Deere

Les moiss-bat' font le show

Technique

Publié le 24/10/2017

La moissonneuse-batteuse S780, issue de la série S700, est présentée comme le nouveau modèle haut de gamme de la marque américaine. Évolution naturelle de la série S600 lancée en 2012, la série 700 bénéficie des dernières avancées technologiques en matière de récolte automatisée avec le dispositif de réglage interactif de nouvelle génération, l’ICA 2. Celui-ci modifie automatiquement les réglages (vitesse d’avancement, qualité de la perte de grains, propreté de la trémie) afin de maintenir le rendement souhaité à un niveau constant. Selon une étude menée par l’Université de Göttingen (Allemagne), ce dispositif ICA 2 améliore de 20 % en moyenne l’utilisation des capacités de la moissonneuse-batteuse.

L’autre innovation remarquable est le nouveau mono-levier CommandPRO qui comprend jusqu’à sept boutons programmables afin de personnaliser les boutons les plus utiles. Ce mono-levier est similaire à ceux des nouveaux tracteurs de John Deere, les 6230R et 6250R. À côté de ce dernier, on trouve la nouvelle console GSD 4600, « intuitive comme une tablette tactile », note Laurent Bourgeois, inspecteur commercial Grand Est chez John Deere. À noter la présence d’une pesée embarquée de la trémie. « L’utilisateur sait ainsi quel est le poids de maïs en temps réel », poursuit-il. Par sa conception mécanique simplifiée, la série S700 facilite grandement son entretien. Le tout en garantissant une qualité optimale du grain récolté avec un débit important pouvant s’élever à 120 tonnes par heure pour une configuration huit rangs. « Et on peut encore faire plus en montant à dix ou douze rangs », précise Laurent Bourgeois.

À côté de ce nouveau fleuron du catalogue moissonneuse-batteuse de John Deere, la T550i a également de nombreux atouts à faire valoir. « C’est un concept un peu différent. Cette machine se destine plutôt aux agriculteurs qui font aussi de la paille. C’est une moissonneuse-batteuse plus polyvalente que sa grande sœur, tout en affichant d’excellentes performances. »

Stone Industrie - Groupe Costral

À la (re)conquête du vignoble alsacien

Technique

Publié le 23/10/2017

« Quand on vend une bouteille à un certain prix, il faut que tout soit parfait ! » Comme tout bon viticulteur qui se respecte, la qualité n’est pas négociable pour Jean-Baptiste Adam, héritier d’une longue tradition familiale née il y a un peu plus de 400 ans à Ammerschwihr. Alors, quand il s’agit de remplacer sa ligne d’embouteillage composée de plusieurs machines obsolètes, il n’hésite pas à mettre les petits plats dans les grands pour apporter « ce qu’il y a de mieux » à son entreprise. L’idée est de remplacer cette ligne d’embouteillage morcelée par un seul monobloc qui fasse à la fois le rinçage, le tirage, le bouchage, le capsulage à vis et l’inertage. La réflexion démarre en novembre 2015. Conscient de l’enjeu économique qui accompagne un aussi lourd investissement, Jean-Baptiste Adam décide d’impliquer toute son équipe, mais aussi ses potentiels successeurs que sont sa fille et son gendre, pour réfléchir ensemble à cette nouvelle ligne d’embouteillage.

Très vite, deux choix restent sur la table : la proposition du fabricant isérois Stone Industrie - repris en 2010 par la société Costral de Riquewihr - et celle d’un concurrent italien. « C’était un choix cornélien car les deux proposaient un produit de très grande qualité. Mais au final, notre choix s’est porté sur Stone Industrie au vu de la qualité du service après-vente déjà éprouvée chez Costral. Notre précédente ligne d’embouteillage venait de chez eux, et je dois dire que cette expérience réussie a clairement motivé notre décision, avant le prix », reconnaît Jean-Baptiste Adam. En cas d’une panne éventuelle, il sait qu’il pourra compter sur la réactivité des équipes de Costral, le cas d’échéant. « On essaie d’abord de résoudre le problème par téléphone, et ensuite en interrogeant la machine à distance via une connexion par modem. Si cela ne suffit pas, notre équipe sur le terrain prend aussitôt le relais pour une intervention rapide sur site », développe le PDG de Costral et de Stone Industrie, Frédéric Kuhlmann.

« Performante », « confortable » et « propre »

Quitte à investir dans un outil qui sera au moins présent pendant vingt ans, autant opter pour quelque chose qui facilite le travail des opérateurs tout en garantissant l’exigence du process de fabrication. Fini le maximum de 3 500 bouteilles/heure possibles avec l’ancienne ligne, place à un potentiel de production de 6 000 bouteilles/heure. Un doublement des capacités de production qui n’est pas là pour augmenter les cadences à tout prix, indique Jean-Baptiste Adam. « Ce n’est pas notre objectif. On voulait surtout travailler qualitativement, quelle que soit la situation rencontrée. Ainsi, la machine est capable d’avoir des pics d’accélération sans que cela nuise à la qualité de la production. On a certes une machine un peu surdimensionnée, mais c’est un sacré confort de travail pour les équipes. »

La ligne d’embouteillage est surtout parfaitement adaptée aux contraintes de production de la maison Adam. Entre les vins bios, ceux en biodynamie, ou ceux en production plus conventionnelle, le catalogue proposé à la clientèle est très riche et diversifié. Dans ces conditions, il faut que tout roule « parfaitement », sans hésitation ou perte de temps. « Quand on met un vin en bouteille, on veut être tranquille et ne pas avoir des problèmes de refermentation, ou des niveaux de SO2 mal réglés, souligne le viticulteur. On veut aussi éviter les poussières qui volent ou les autres impuretés qui pourraient se glisser ici ou là. » Dans le cas présent, aucune matière sèche n’est présente dans le local qui abrite la ligne d’embouteillage. Tout est stocké sur une mezzanine située au-dessus de la machine, le tout est relié par un large tuyau. « C’est la machine qui gère automatiquement les besoins en capsules et bouchons », note Grégory Beldame, œnologue et commercial chez Costral. La gestion des différentes bouteilles a également été grandement facilitée. « On gagne un temps précieux sur les réglages. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour préciser quel type de bouteille il faut remplir, et la machine s’occupe du reste. Chaque format de bouteille a son programme qui a été configuré avant la livraison par les équipes de Stone », poursuit Jean-Baptiste Adam.

Enfin « prophète » en son pays ?

Le fait de pouvoir bénéficier d’une ligne d’embouteillage hyperpersonnalisée a joué grandement dans la prise de décision finale. « Le credo de Stone Industrie, c’est l’embouteillage sur mesure. Chez eux, chaque cahier des charges est unique, de 3 500 à 25 000 bouteilles par heure. Chez Costral, en revanche, nous proposons des produits catalogue que l’on peut adapter à la marge, et limités à 3 500 bouteilles par heure », fait remarquer Frédéric Kuhlmann. Une complémentarité entre les deux entités qui lui tient à cœur, et qui permet aujourd’hui à son groupe d’être le numéro 2 mondial de l’embouteillage petite cadence.

Seule petite ombre au tableau, un marché local encore trop peu développé. Très présent à l’export, Costral n’est pas encore devenu « prophète en son pays ». Et que dire de Stone Industrie qui a véhiculé pendant longtemps l’image d’une société « vieillissante » dans le vignoble alsacien. « C’est une société qui a 70 ans d’existence et qui jouit d’une réputation très différente d’une région à l’autre. Dans les vignobles du Sud-Ouest ou du littoral méditerranéen, c’est une référence, souvent favorite dans les appels d’offres. Chez nous, beaucoup ont encore en tête la société qui fabriquait des laveuses de bouteilles recyclées, chose qui n’existe plus vraiment depuis quelque temps », développe le PDG de l’entreprise. En concluant l’affaire avec la maison Jean-Baptiste Adam, Stone Industrie et Costral disposent désormais d’une « belle référence » dans une maison « prestigieuse » du vignoble alsacien. Et il semblerait que cela ne soit que le début puisqu’un second opérateur du cru a lui aussi opté pour une ligne d’embouteillage Stone, quelques semaines après voir découvert celle du domaine d’Ammerschwihr.

Jusqu’à dimanche aux Tanzmatten de Sélestat

Des saveurs et des couleurs pleines de vitamines

Cultures

Publié le 22/09/2017

Retour au bercail pour la plus grande manifestation française dédiée aux fruits et légumes et destinée au grand public. Ce vendredi, la septième édition de Saveurs et soleil d’automne revient aux Tanzmatten de Sélestat pour un événement qui s’annonce encore une fois riche en couleurs et surprises. Créée en 2001 afin de « célébrer les bienfaits des fruits et légumes et sensibiliser le grand public à la production locale », Saveurs et soleil d’automne a lieu tous les deux ans quelque part en Alsace. La dernière édition, en 2015, s’était ainsi déroulée pendant les Journées d’octobre de Mulhouse. Une présence remarquée qui avait suscité l’enthousiasme de près de 30 000 visiteurs attirés par les sculptures, décors et animations concoctés autour des fruits et légumes.

Une recette gagnante que les organisateurs ont décidé de reprendre pour ce millésime 2017. Pour les enfants tout d’abord, avec multitude d’activités et de spectacles qui leur sont consacrés. Pour la première journée, pas moins de 700 élèves venus de plusieurs établissements scolaires sont attendus. Au programme : ateliers culinaires à la découverte des saveurs des fruits et légumes, dégustations à l’aveugle, réalisations de recettes gourmandes encadrées par les lycées agricoles et hôteliers d’Alsace, ateliers récréatifs (course de mini-tracteurs, course en sac de pomme de terre, stand de maquillage), ateliers pédagogiques pour apprendre en s’amusant (initiation aux gestes du quotidien en matière d’écologie, utilité du compost, etc.), et des ateliers de jardinage pour s’initier à la main verte. Au niveau des spectacles, les enfants - et leurs parents - auront également de quoi faire avec la montreuse de légumes Andrée Krupp, le jeu clownesque et interactif « L’Arche aux légumes », le potager musical où ce sont les légumes qui font office d’instruments, et l’aventure des « bonshommes mini-soupe » qui invite les enfants à confectionner un bonhomme avec des légumes et déguster une soupe avec les morceaux restants.

« Faire rêver » avec les fruits et légumes

Comme le révèle le directeur de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla), Fabien Digel, l’idée globale de la manifestation est de « faire rêver » les visiteurs et d’aller bien au-delà « d’une simple assiette de fruits et légumes ». Il y a les décorations tout d’abord qui s’inspirent pour certaines de celles qui ont émerveillé le public en 2015 : les tableaux de mosaïques en perspective accueillent les visiteurs à l’entrée du site, tout comme la pyramide des saveurs ; les dinosaures de fruits et légumes apportent un soupçon de Jurassic Park et emmènent petits et grands plusieurs dizaines de millions d’années en arrière ; et le jardin éphémère créé par le Syndicat des maraîchers de Sélestat apporte une touche bucolique dans le but de mettre tous les sens en éveil.

« Faire rêver » passe aussi par les saveurs gustatives. C’est ce que feront les chefs étoilés Patrick Fulgraff (le samedi) et Joël Philipps du restaurant Le Cerf à Marlenheim (le dimanche). Au menu, des démonstrations culinaires à base de fruits et légumes d’Alsace, mettant en lumière des recettes transmises de génération en génération dans les cuisines du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. « On veut ainsi montrer qu’on peut faire plein de bons repas avec les fruits et légumes locaux », souligne le président de l’Ifla, Pierre Lammert. Dans un autre registre, le champion d’Europe de sculpture sur fruits et légumes, Frédéric Jaunault étalera tout son art en réalisant des œuvres aussi colorées qu’improbables. Fleurs, cigognes, oiseaux exotiques, il déshabillera les fruits et légumes pour faire découvrir leurs trésors cachés avec finesse et volupté. Samedi, Saveurs et soleil d’automne accueillera pour la première fois le concours du Meilleur ouvrier de France (MOF) dans la catégorie primeur. Trente candidats auront 2 h 30 pour réaliser trois corbeilles différentes correspondant à trois commandes distinctes dévoilées le jour même.

Le retour des Bateliers de la Lauch

Les fruits et légumes, ce sont aussi des alliés précieux pour la santé. Un aspect essentiel que le docteur Christian Recchia ne manquera pas de rappeler dans ses conférences et ateliers pour enfants. Pour lui, notre identité culinaire s’étiole et notre santé est en danger, en particulier chez les jeunes générations, de moins en moins éduquées au plaisir de l’alimentation et de la cuisine. « De nos jours, nombreux sont ceux qui oublient de prendre le petit-déjeuner, sautent un repas puis grignotent pour combler une petite faim. Par ailleurs, les consommateurs ont perdu de vue ce qu’est un bon produit, sain, naturel et de saison. Nous varions moins notre nourriture que par le passé. Or, il ne faut jamais oublier que nous sommes ce que nous mangeons, à la molécule près », explique celui qui est aussi chroniqueur sur les radios RMC et France Inter.

La confrérie des zewweltreppler et la maison du pain n’ont, elles, pas oublié de manger beaucoup de légumes, surtout quand il s’agit d’oignons. Dimanche, elles composeront ensemble une tarte géante à l’oignon dans le village des saveurs. Une recette traditionnelle que les visiteurs pourront bien sûr déguster. La confrérie des zewweltreppler profitera de l’occasion pour introniser l’ambassadrice des fruits et légumes d’Alsace, Delphine Wespiser. La restauration ne sera bien sûr pas en reste avec de nombreux espaces dédiés et moult buvettes. Saveurs et soleil d’automne oblige, les mets et boissons proposés aux gourmands seront quasi exclusivement réalisés avec des fruits et légumes d’Alsace : saucisses de légumes, frites fraîches, salades, soupes, plateau apéro, tartes aux pommes, choucroute, et jus de fruits créées spécialement pour l’occasion. Le tout payable uniquement en zewala, une monnaie locale, propre à la manifestation, qui vaudra un euro pour un zewala. Le ventre plein, les visiteurs pourront aller faire une pause le long de l’Ill où les Bateliers de la Lauch, venus tout spécialement de Colmar, descendront la rivière, l’embarcation pleine de fruits et légumes. Ils n’avaient pas participé à la manifestation depuis la première édition en 2001. À noter enfin que tous les fruits et légumes utilisés pour la décoration (ou non consommés) pendant cette septième édition de Saveurs et soleil d’automne seront distribués aux Restos du Cœur.

L’inauguration est prévue ce soir à 17 h et sera suivie, de 18 h 30 à 22 h 30, d’un afterwork qui permettra de découvrir l’ensemble des décorations du site en version nocturne, le tout dans une ambiance musicale assurée par un DJ.

6e Nocturne du pro Armbruster

Protéger l’utilisateur et l’environnement

Technique

Publié le 24/07/2017

Rendez-vous incontournable depuis sept ans, la Nocturne du pro d’Armbruster a une nouvelle fois tenu toutes ses promesses. Bien aidée par une météo peu propice aux travaux dans les champs, la manifestation organisée le 11 juillet au magasin Armbruster Vignes de Saint-Hippolyte a attiré pas loin de 500 agriculteurs et viticulteurs. Avec toujours la même formule : une soirée conviviale permettant aux invités de rencontrer les partenaires et fournisseurs du Groupe Armbruster, avec ateliers et démonstrations sur des nouvelles techniques ou des matériels innovants.

Cette année, le focus a été porté sur la thématique de l’environnement et de la protection utilisateur. Un sujet « fondamental » pour les organisateurs qui estiment nécessaire de faire des rappels réguliers sur la question, tant les enjeux sont importants. « Les produits phytosanitaires véhiculent une image négative dans la société. D’autre part, il y a eu une prise de conscience chez les fabricants sur la nécessité de mieux protéger les utilisateurs. Enfin, c’est l’occasion de rappeler aux exploitants les bonnes pratiques à avoir pour se protéger soi et l’environnement dans lequel on travaille », indique Cyril Rolling, responsable développement Libre Service Agricole (Lisa) chez Armbruster.

Une pulvérisation hyper précise

En matière de matériel « sécurisant », le système EasyFlowtm développé par Bayer et Agrotop a fait forte impression. Il permet le transfert sécurisé des produits phytosanitaires du bidon au pulvérisateur. « On verse le produit à formulation liquide dans la cuve du pulvérisateur en toute sécurité : il n’entre en contact ni avec l’utilisateur, ni avec l’air. Il n’y a donc aucune émission d’effluent et donc aucun risque pour l’utilisateur. De plus, le bidon est prêt à être recyclé », souligne le représentant de Bayer.

Un peu plus loin, la société Syngenta faisait des démonstrations de son Qualidrop, un outil « simple, pratique et léger » qui permet d’évaluer la répartition verticale de la pulvérisation en vigne et arboriculture. Le dispositif se compose d’un kit comportant des plaques noires à monter sur un support rigide. La pulvérisation d’un mélange d’eau et d’argile blanche ou de talc sur les plaques permet de visualiser les impacts des gouttelettes. Ceci permet de détecter les défauts de pulvérisation et facilite le contrôle du réglage en renouvelant l’opération autant de fois que nécessaire. Le dispositif est réglable en hauteur pour une utilisation sur cultures hautes et bascule à l’horizontale pour un nettoyage facilité. Le Qualidrop est proposé sous forme de service par Syngenta. Dans le cas présent, c’est un technicien d’Armbruster - spécialement formé pour l’occasion - qui se déplace chez l’exploitant pour réaliser l’opération et lui remettre ensuite un rapport permettant d’évaluer l’incidence de ses différents réglages. Des notices permettent d’interpréter les résultats. « C’est une technique qui n’est pas encore assez développée mais qui est amenée à l’être. Avec elle, 99,9 % du produit va sur sa cible et non plus à côté », assure Marc Alavoine, ingénieur conseil agriculture chez Syngenta.

Dans le même ordre d’idée, la société De Sangosse organisait un atelier « Pulvérisation et fluométrie » pour constater de visu où vont les projections lors d’une pulvérisation grâce à des gouttes fluorescentes projetées sur des bâches noires. Parmi les autres stands, le public pouvait être sensibilisé à la collecte des déchets agricoles, l’état de la nappe phréatique d’Alsace, ou à la reconnaissance des maladies et ravageurs de la vigne. À noter enfin la présence d’un grand déstockage de vêtements de travail et accessoires, d’un château gonflable pour les enfants et de démonstrations en plein champ.

Contrat de partenariat entre Carrefour et l’exploitation maraîchère ID3A

Des volumes et des prix garantis

Vie professionnelle

Publié le 12/07/2017

« S’engager sur des volumes et des prix, c’est une première. » Le président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) s’enthousiasme pour le contrat de partenariat signé le 5 juillet entre l’enseigne de grande distribution Carrefour et l’exploitation maraîchère ID3A-Fraîcheur d’Alsace située à Balgau. Valable jusqu’à la fin de l’année 2017, ce contrat engage les deux partenaires sur un volume de commande de production de 900 000 salades (350 000 batavias blondes, 150 000 feuilles de chêne rouges, 220 000 feuilles de chêne blondes, et 150 000 laitues) ainsi que des prix « objectifs » garantis. De quoi sécuriser 15 % du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise gérée par Claude Keller. « De notre côté, on s’engage chaque semaine à livrer les volumes prévus. Cela nous permet d’optimiser notre taux de récolte et ainsi améliorer notre coût de revient », témoigne l’exploitant. Cela fait trois ans que sa société est partenaire de l’enseigne Carrefour. Progressivement, une relation de confiance s’est établie entre les parties, toutes deux présentes au conseil d’administration de l’Ifla. « C’est cette relation de confiance qui nous amène ici », souligne Fabrice Grandjean, responsable achats Pool Est fruits et légumes chez Carrefour. « Cela prouve qu’on peut aussi vivre avec la grande distribution et, de ce fait, toute l’importance de l’interprofession », complète Claude Keller. Concrètement, ID3A-Fraîcheur d’Alsace livre tous les matins le volume de salade demandé. La production est ensuite acheminée à la centrale de distribution de Lunéville. À partir de là, ce sont plus de 500 magasins de la région Grand Est qui sont approvisionnés dans les heures qui suivent. « Nous sommes ainsi en mesure de garantir le volume, mais aussi la fraîcheur et la proximité du produit. Cela répond à la demande croissante des consommateurs pour des produits locaux », explique Fabrice Grandjean. Ce contrat de partenariat s’inscrit dans la politique soutenue par la Région Grand Est en matière d’agriculture et de consommation. Outre les enjeux environnementaux, il y a un enjeu économique fort ; les entreprises agricoles étant de grandes pourvoyeuses de main-d’œuvre. ID3A-Fraîcheur d’Alsace s’appuie par exemple sur 48 salariés à temps plein tout au long de l’année, et plus de 70 dans les périodes plus intensives.

Filière Bois Énergie

Du bois bûche en Sud Alsace

Pratique

Publié le 07/07/2017

Après le compost et les rafles de maïs, la famille Haefflinger de Réguisheim continue la diversification de l’entreprise familiale avec le bois énergie. Le 22 juin, les trois frères céréaliers ont officialisé leur partenariat avec l’Office national des forêts (ONF) pour devenir le point de vente officiel de bois de chauffage en Sud Alsace sous la marque ONF Énergie Bois. Cette dernière a pour objectif de garantir au client final un produit de qualité qui respecte différents critères : taux d’humidité contrôlé, essences adaptées, garantie des volumes, bois issu de forêts françaises gérées durablement (PEFC), et bois légal respectant la réglementation en vigueur.

Comme le rappelle le directeur commercial bois et services de l’ONF, Alain Le Berre, ONF Énergie Bois est le « premier réseau français de bois de chauffage ». Les enjeux économiques sont importants : le bois de chauffage représente 40 % des énergies renouvelables en France, soit le pourcentage le plus important. « Le souci est que la qualité laisse souvent à désirer avec des taux d’humidité importants », poursuit-il. « Les consommateurs n’ont pour la plupart aucune idée de la qualité du bois qu’ils mettent dans leur chaudière. Du coup, il y a un décalage de plus en plus grand entre les matériels utilisés aujourd’hui pour brûler le bois et le combustible. Alors, pour que la filière reste opérationnelle et pérenne, il est devenu indispensable de garantir un bois de chauffage de qualité », précise Yves-Marie Gardette, chargé de mission bois énergie et carbone à l’ONF. Ainsi, le bois énergie sous la marque ONF Énergie Bois est garanti avec un taux d’humidité inférieur à 20 %. Pour parvenir à ces taux, le combustible est séché dans des caissons pendant deux jours par cogénération biomasse.

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