Auteur

Florence Péry

Retrouvez ses derniers articles ci-dessous :

Réseau de transport d’électricité (RTE)

Le Grand Est produit deux fois plus d’électricité qu’il n’en consomme

Pratique

Publié le 08/05/2016

Filiale d’EDF, RTE gère les réseaux de transport d’électricité de 63 000 volts à 400 000 volts et veille en temps réel à l’équilibre entre production et consommation électrique. Le 21 avril, Élisabeth Bertin, déléguée RTE Est, présentait le bilan électrique de la nouvelle région Grand Est. Un territoire qui compte plus de 11 700 km de lignes et 260 postes de transformation. La consommation régionale d’électricité a légèrement augmenté en 2015 (+ 1,3 %), en raison des conditions climatiques. Elle s’établit à 42 100 GWh, ce qui représente un peu moins de 10 % de la consommation française. Corrigée des effets climatiques, la consommation du Grand Est est toutefois en baisse de 0,8 %, ce qui est conforme à la tendance constatée depuis 2006 sur cette partie du territoire. Les professionnels et les particuliers sont les plus gros consommateurs d’électricité dans la région, devant les PME/PMI, et loin devant la grande industrie.

Le surplus d’électricité exporté

La production électrique régionale, qui atteint 107 471 GWh, couvre plus du double de la consommation, souligne Élisabeth Bertin. Ce qui fait du Grand Est une région exportatrice vers les régions limitrophes (la région parisienne et la Bourgogne-Franche-Comté) et les pays voisins (Allemagne, Luxembourg, Belgique, Suisse). Avec quatre centrales nucléaires présentes dans la région - Fessenheim, Nogent-sur-Seine, Chooz et Cattenom - le nucléaire représente 60 % du parc installé dans le Grand Est. 

La part des installations de production d’électricité renouvelable atteint 26 % - elle est en hausse de 5,3 % en un an - tandis que le thermique fossile représente 14 % du parc. Une analyse de la répartition des installations d’électricité de source renouvelable montre que les centrales hydrauliques sont surtout situées en Alsace et en Lorraine, au bord du Rhin et de la Meuse, alors que le parc éolien est essentiellement localisé en Champagne et dans l’ouest de la Lorraine. « Le Grand Est est la première région française de production d'électricité éolienne et possède le plus grand parc éolien », note d’ailleurs la déléguée RTE Est. Durant la seule année 2015, il a connu une progression de 10 %, une des croissances les plus élevées du parc renouvelable, avec celle du parc bioénergies. Le parc solaire, qu’Élisabeth Bertin qualifie de « diffus », progresse beaucoup plus faiblement.

Le développement du parc des énergies renouvelables à l’horizon 2020 est inscrit dans les Schémas régionaux Climat, Air et Énergie. Les objectifs fixés dans ces schémas sont réalisés à 58 % pour l’éolien et à 47 % pour le solaire, précise Élisabeth Bertin. Certains projets sont encore en attente de raccordement.

Filières renouvelables : 30 % de la consommation électrique 

Plus des trois-quarts (79 %) de la production annuelle d’électricité du Grand Est est d’origine nucléaire. Malgré l’augmentation importante du parc, la part des énergies renouvelables ne représente que 13,5 % de la production régionale, ce qui est stable par rapport à 2014. La faible pluviométrie, qui a entraîné une baisse de 7 % de la production hydraulique, a impacté la part des productions énergies renouvelables (ENR) dans le mix électrique, indique le rapport de RTE Est. Toutefois, les filières renouvelables couvrent près de 30 % de la consommation d’électricité dans le Grand Est, ce qui est bien supérieur à la moyenne nationale (18,6 %).

La loi relative à la transition énergétique prévoit de porter la part des énergies renouvelables à 40 % de la production d’électricité en 2030, contre 17 % aujourd’hui. RTE s’y prépare en adaptant son réseau de transport, indique Sylvain Lebeau, directeur du centre de développement et d’ingénierie de Nancy. L’entreprise étudie par exemple l’impact que pourrait avoir la fermeture de la centrale de Fessenheim. En 2015, RTE a investi 150 millions d’euros (M€) dans le Grand Est pour adapter et moderniser son réseau et permettre à ses clients un accès sûr à l’électricité. L’entreprise prévoit d’investir 120 M€ en 2016. L’adaptation du réseau alsacien à la transition énergétique mobilisera à elle seule 50 M€. Des investissements sont notamment prévus pour réguler les flux et la tension, avec l’installation de transformateurs-déphaseurs au poste de Muhlbach et de condensateurs dans les postes de Graffenstaden et Batzendorf. Des travaux de réaménagement du réseau en Centre Alsace sont également en cours, avec la construction d’une double liaison souterraine à 63 000 volts entre le poste de Scheer et celui de Sélestat. Cet aménagement vise à répondre à l’augmentation de la consommation électrique liée au développement des zones économiques de Colmar, Ribeauvillé et Sélestat.

Interbev Alsace

Promouvoir la viande, même en période de crise

Élevage

Publié le 06/05/2016

Interbev Alsace, l’échelon régional de l’interprofession bétail et viande, a mené de nombreuses opérations de communication et de mise en avant des viandes en 2015. Ambre Edde, animatrice de l’association depuis février, en a donné le détail lors de l’assemblée générale d’Interbev Alsace, le 18 avril à la Maison de l’agriculture à Schiltigheim. Avec son soutien, les producteurs de l'Association de production animale de l'Est (Apal) et de Copvial ont réalisé plus de 70 journées d’animation dans les grandes et moyennes surfaces alsaciennes, en binôme avec une animatrice d’Interbev. Huit journées de promotion des produits tripiers ont également été organisées, toujours dans les GMS, en relation avec un industriel du secteur.

D’autres opérations ont été menées en direction du grand public, pour plus de 32 000 euros. Il s’agissait là davantage de « communication sociétale » que d’actions de promotion directe des viandes. Ainsi, Interbev Alsace était étroitement associée aux 12 journées « fermes ouvertes » organisées dans des élevages bovins durant l’été 2015, ainsi qu’aux visites d’élevage par les scolaires, qui ont lieu chaque année en mai. Autre moment fort de communication pour Interbev Alsace : la Foire européenne de Strasbourg. Sur un stand deux fois plus grand que l’an passé, des animations et des dégustations se sont succédé pendant les onze jours de foire. Les jeunes du lycée agricole d’Obernai ont prêté main-forte à l’animatrice tandis que des éleveurs et une diététicienne se relayaient pour répondre aux questions du public. Le stand de la Fédération des bouchers, également très animé, permettait de mettre en avant le savoir-faire des professionnels de la viande. À peine un mois plus tard, une opération de communication similaire était mise en place aux Journées d’octobre de Mulhouse. 

Made in viande couplé aux fermes ouvertes

Cette stratégie de communication en direction du grand public se double d’actions de communication métier. Interbev Alsace finance ainsi l’intervention de bouchers en milieu scolaire, ainsi que le concours du Meilleur ouvrier de France dans la catégorie boucherie. Enfin, l’association s’est associée aux actions de sensibilisation de la restauration hors domicile à l’achat de viande française.

Une grande partie de ces actions seront reconduites en 2016, avec un budget prévisionnel de 119 300 €, dont les deux-tiers provenant d’Interbev. L’opération Made in viande, dont la première édition a eu lieu en 2014, sera renouvelée et couplée avec les « fermes ouvertes » à destination des scolaires, du 21 au 25 mai.

La création de la grande région va conduire à une réorganisation des comités régionaux d’Interbev, indique Lucien Simler, président d’Interbev Alsace. La structure Alsace va donc se fondre dans un comité Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace. La Lorraine représentant 60 % de l’élevage, la Champagne-Ardenne 23 % et l’Alsace 17 %, « il nous a paru logique que la future interprofession Grand Est soit basée au centre, c’est-à-dire à Laxou ». Lucien Simler, qui estime « avoir fait son temps », laissera à d’autres « le soin de monter cette structure ». 

Les présidents des comités régionaux d’Interbev du Grand Est ont rencontré dernièrement Pascale Gaillot, présidente de la commission agricole du Conseil régional. Ils lui ont proposé de soutenir les actions de communication en faveur de la viande. « En 2017, l’argent sera versé à une structure unique, à nous de le répartir, explique Lucien Simler. Rien n’empêche qu’on garde les animateurs sur le terrain dans les trois anciennes régions. »

Une communication de fond, positive

À un éleveur qui s’inquiète des effets de la crise laitière sur le marché de la viande, Jean-Luc Bouton, coordinateur des comités régionaux Interbev, confirme que ceux-ci se font déjà sentir. « La décapitalisation dans les élevages laitiers amène de la viande à bas prix qui perturbe le marché », constate aussi David Bloch, vice-président d’Interbev Alsace. Daniel Dreyfus, représentant du syndicat des marchands de bestiaux, n'est pas convaincu de l'utilité de Made in Viande que Jean-Luc Bouton présente comme « l’opération de communication la plus rentable en retour médias » organisée par l’interprofession ces dernières années. Dotée d’un budget de 750 000 €, soit 21 € la tonne, cette opération s’inscrit dans le cadre de la communication métier, précise le coordinateur des comités régionaux d’Interbev. « C’est 21 € de trop car on ne vend pas plus et on ne vend pas mieux », rétorque Daniel Dreyfus. 

Jacqueline Balzer interroge Jean-Luc Bouton sur la réponse envisagée par l’interprofession suite aux vidéos de maltraitance dans les abattoirs diffusées par l’association L214. « Ces vidéos nous font beaucoup de tort. Sur ce type d’attaques, réagir fait beaucoup plus de mal et ne sert à rien », argumente Jean-Luc Bouton, soulignant que la seule réponse possible est « une communication de fond, positive, comme elle se pratique avec Made in viande. Gérard Lorber, secrétaire général de la FDSEA, approuve. Cette opération, qui a le mérite d’exister et de mettre en avant la filière et ses métiers, est redimensionnée cette année : 600 à 700 lieux (élevages, boucheries, rayons viande des GMS) ouvriront leurs portes dans toute la France, dont une quinzaine en Alsace, contre 2 000 en 2014.

Syndicat ovin du Bas-Rhin

Plus de compétitivité avec la grande Région

Élevage

Publié le 01/05/2016

« 2016 sera une année charnière avec la mise en place de la nouvelle région Grand Est. Cet élargissement nous a fait fortement réagir. Mais il est temps d’aller de l’avant, de mutualiser nos compétences et de tirer notre épingle du jeu », a annoncé Hervé Wendling, président du Syndicat ovin du Bas-Rhin, aux nombreux éleveurs réunis pour l’assemblée générale, vendredi 8 avril à Merkwiller-Pechelbronn. Hervé Wendling espère que la grande région apportera à l’élevage ovin départemental « encore plus de visibilité à moyen et long terme » et « plus de compétitivité, notamment sur le sujet de l’amélioration génétique ». Le syndicat ovin du Bas-Rhin s’est fixé pour objectif d’augmenter la compétitivité des élevages de 10 %, conformément aux orientations du Comité d’orientation ovin régional (C2OR). « Nous souhaitons que le Conseil régional nous appuie et nous accompagne dans cette voie », indique Hervé Wendling. Des réflexions sont d’ores et déjà en cours pour « apporter un appui technique à plus vaste échelle » aux éleveurs, notamment via Flash Ovin, un bulletin d’information envoyé par e-mail, annonce Jean-Pierre Saulet-Moes, conseiller ovin à la Chambre d'agriculture d'Alsace (CAA).

Si la filière ovine résiste mieux que d’autres à la crise de l’élevage, elle n’en est pas moins confrontée à des difficultés. Le président du syndicat ovin du Bas-Rhin évoque notamment le retard dans le paiement des aides Pac : « La fameuse MAE systèmes herbagers n’est toujours pas payée alors que nous débutons une nouvelle campagne. Elle le sera en avril. » Les déclarations de Surfaces non agricoles (SNA) ont quant à elles été sources de nombreuses complications. « Elles nous sont tombées dessus au pire moment ! accuse Stéphane Huchot, secrétaire général du Syndicat ovin du Bas-Rhin. Et sur nos exploitations où les prairies occupent une place importante, la liste des SNA était parfois mirobolante ! » Au point que certains éleveurs s’interrogent sur l’opportunité de maintenir les arbres hautes tiges dans leurs prés.

Gare au loup

Les éleveurs ovins du Bas-Rhin ont un autre sujet de préoccupation : les prédateurs. « Le loup, et maintenant, le lynx à 15 km de la frontière nord du département ! » Pour Hervé Wendling, il s’agit d’une véritable menace. « Nous ne sommes pas prêts à accepter la présence du prédateur », a-t-il martelé, répétant les propos déjà tenus lors d’une réunion avec l’administration voici deux mois. À titre préventif, le syndicat s’est mobilisé pour obtenir le classement de la quasi-totalité des communes ayant un élevage ovin dans la carte de cercle 2. Ce classement donne la possibilité aux éleveurs souhaitant s’équiper de protections (chiens, filets…) de bénéficier d’aides financières. Des protections qui, à défaut d’être efficaces, permettent d’obtenir des droits de tir, explique Jean-Yves Poirot, président du Syndicat ovin des Vosges, personnellement touché par des attaques de loup sur son troupeau.

L’activité « Agneau de terroir » se développe bien et « crée une pression positive sur le prix de l’agneau hors association », se réjouit Hervé Wendling. Toutefois, il déplore qu’une enseigne de la grande distribution ne respecte pas ses engagements, en n’achetant que 2 à 4 agneaux par semaine, contre les 20 agneaux promis.

Susciter des vocations

Le syndicat ovin, qui s’est doté d’un nouvel animateur - Julien Moureau -, continuera à s’investir dans la promotion de la filière ovine, auprès des jeunes comme du grand public. Grâce aux Ovinpiades des jeunes bergers, dont il organise la finale régionale, il sensibilise les étudiants des lycées agricoles alsaciens à la production ovine. L’objectif est de susciter des vocations. « Le maintien de notre cheptel passe non seulement par des installations, mais aussi par la création d’ateliers complémentaires ovins », rappelle Hervé Wendling. Le syndicat ovin participera également au Festival de l’élevage, à Brumath, à l’opération Fermes en ville, place Kléber à Strabourg, ainsi qu’à la Foire européenne de Strasbourg. La fête des bergers, en revanche, n’aura pas lieu en 2016 : elle est décalée à 2017 et se déroulera chez Vincent Stoffel à Dettwiller.

Le dynamisme du syndicat ovin et de ses membres porte ses fruits. « La reconnaissance de notre filière augmente d’année en année », se réjouit Stéphane Huchot. Cela s’est vérifié à l’occasion du congrès de la Fédération nationale ovin (FNO), qui s’est tenu en avril 2015 à Bischoffsheim : « Une vraie réussite », qui a nécessité beaucoup de travail et d’investissement, mais a entraîné de nombreuses retombées médiatiques. Hervé Wendling a remercié tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce congrès. 

Organisme de sélection de la race vosgienne

« La valeur ajoutée doit revenir aux façonneurs de paysage »

Élevage

Publié le 18/04/2016

Malgré la crise de l’élevage, les éleveurs de vosgiennes gardent le moral : le lancement réussi du fromage Cœur de massif, courant 2015, leur donne de l’espoir, a expliqué Florent Campello, président de l’Organisme de sélection de la race vosgienne, mardi 22 mars, à la Maison du Temps libre de Belmont, où se déroulait l’assemblée générale de l’OS. « Après avoir conquis son territoire, après avoir été sauvée de la disparition, et avoir vu remonter ses effectifs, notre race vosgienne a maintenant son fromage. Ce projet fédérateur est unique dans la crise actuelle », s’est réjoui Florent Campello. 

Sur le plan technique, les éleveurs sont en attente d’une révolution génétique liée à l’arrivée de la génomique. « Des index officiels sortent début mars 2016 pour nous aider à faire évoluer génétiquement nos troupeaux mais aussi pour permettre à la race de se maintenir sur nos exploitations en répondant à l’évolution et à la modernité actuelle des marchés », a souligné le président de l’OS vosgienne. D’autres défis attendent l'organisme de sélection. « Le règlement zootechnique va nous amener à d’autres responsabilités et à réinventer l’OS de demain. » Dans ce contexte, Florent Campello se dit attaché à « garder l’éleveur au centre des préoccupations ». Les éleveurs doivent garder des filières courtes, « car la valeur ajoutée ne doit revenir qu’aux façonneurs de nos paysages de massif. Par votre travail quotidien avec vos animaux, vous nous permettrez de collecter des données qui vous appartiennent, des performances qui nous permettent de faire des accouplements et aussi faire évoluer notre race. Ces données sont le cœur des enjeux de demain, elles sont les vôtres. Vous en êtes les seuls propriétaires. »

Le président de l’OS vosgienne plaide pour le maintien des spécificités de l’agriculture de montagne. « Le massif, pour rester un poumon vert et blanc pour l’est de la France, doit pouvoir respirer, car s’il ne conserve pas ses espaces en herbe qui font sa couleur, c’est son attractivité touristique qui risque d’en pâtir et donc son économie générale. »

Les inséminations en race pure au sommet

Les quatre commissions de l’OS vosgienne se sont réunies une trentaine de fois au cours de l’année écoulée. Dominique Valdenaire a rendu compte de leurs travaux, en particulier ceux de la commission génétique, qui assure la transition vers un schéma de sélection génomique.

L’OS vosgienne compte 186 adhérents, soit une trentaine de plus qu’en 2014, a relevé Philippe Caussanel, directeur du service élevage de la Chambre d’agriculture d'Alsace. Un peu moins de la moitié des cheptels sont également adhérents au Contrôle laitier, pour un effectif de 1 183 vaches contrôlées. Elles affichent une production moyenne de 4 124 kg, contre 4 082 kg l’année précédente. Le nombre des femelles vosgiennes est en augmentation au niveau national, et particulièrement dans le Haut-Rhin, deuxième département en nombre de femelles vosgiennes derrière les Vosges, et premier en nombre de femelles contrôlées. À noter aussi que sur la zone Elitest, le nombre des inséminations artificielles en race pure a atteint 3 657. « Ce nombre n’a jamais été aussi élevé », constate le directeur du service élevage, mais il est en baisse sur le croisement.

Plusieurs vosgiennes ont dépassé les 50 000 kg de production dans leur carrière, a indiqué Mélanie Gutzwiller, technicienne de l’OS vosgienne. Pomacle, du Gaec Schoeffel, a franchi le cap des 70 000 kg, Tosca, de l’EARL Wehrey, et Amser, d’Yvan Pierrez, pointent à plus de 60 000 kg. Quelques nouvelles vaches font leur entrée dans le club des animaux à plus de 50 000 kg : Simone et Alouette, de l’EARL Wehrey, Tarabiscot du Gaec du Vacceux, Uranie, du Gaec de la Fourrière et Utopie, de la ferme Holschlag. « Tous les ans, entre cinq et dix vaches sont ainsi récompensées, c’est la preuve qu’elles vieillissent bien », a commenté Mélanie Gutzwiller.

Le service SMS proposé par l’OS vosgienne pour l’achat et la vente d’animaux fonctionne de manière satisfaisante : 48 SMS ont été envoyés aux adhérents. Ils ont débouché sur 29 ventes et 19 achats, soit un total de 108 animaux échangés. Quant au site internet, il est de plus en plus visité, avec une pointe de près de 7 000 connexions en février 2016, lors du Salon international de l’agriculture.

120 mères support pour le schéma de sélection

Quatre taureaux de testage sont actuellement disponibles en doses sexées : Jumbo (Lancelot x Baron), Ivanhoé (Herbert x Ouragan), Jodler (Veto x Osiris) et Jaguar (Brave x Tango). D’autres sont rentrés en station pour une utilisation la saison prochaine : Jamesbond, Jules, Léon, Loustic. Deux autres sont nouvellement sortis en 2015. Il s’agit de deux fils d’Osiris, ayant des profils très différents : Diabolo est un taureau laitier par excellence, améliorateur en lait et en taux, utilisable sur génisses. Dartagnan, lui, est très améliorateur en morphologie, bon en cellules et donne des naissances faciles, ce qui le rend également utilisable sur génisses. 

Le nouveau schéma de sélection repose sur 120 mères support triées sur index génomique et sur ascendance. « On tient compte de certains critères rédhibitoires : ce n’est pas parce qu’une vache est à 160 d’Isu qu’elle va être mère support », a précisé Philippe Caussanel. Pour sélectionner les mères support, la commission génétique a fait le choix de génotyper une génération de femelles par hiver : 222 femelles ont été prélevées dans cet objectif cet hiver, l’objectif étant de génotyper un maximum d’animaux. Chez les mâles, une cinquantaine de veaux mâles seront génotypés annuellement, l’objectif étant d’en garder une dizaine pour les rentrer en station. « On en retiendra quatre à six selon les années ».

Distribution

Drive : les produits fermiers dans la course

Pratique

Publié le 14/04/2016

Faire ses courses en quelques clics, puis les récupérer au drive au moment de son choix : depuis cinq ans, toutes les enseignes de la grande distribution le proposent. C’est maintenant au tour des agriculteurs de se lancer dans la course : individuellement ou collectivement, ils ouvrent des drive fermiers. À la ferme Dollinger, à Hœrdt, comme à l’Îlot de la Meinau à Strasbourg, le drive est venu se greffer sur le magasin de vente existant. Les exploitants, spécialisés dans la culture maraîchère, y proposent leurs propres légumes, mais aussi les produits de collègues agriculteurs. La provenance locale est privilégiée, autant que possible.

Dans la vallée de la Bruche, c’est un groupe d’agriculteurs de montagne qui est à l’origine du projet. Grâce au soutien des collectivités et de la Chambre d’agriculture d'Alsace, ils ont ouvert un drive à Schirmeck. Tous les jeudis, en fin d’après-midi, les clients peuvent y retirer leur commande et avoir un contact direct avec les producteurs.

Les vidéos