bovins lait

Concours général agricole des prairies fleuries

Valoriser l’économie et la biodiversité de la montagne

Publié le 18/12/2017

Un colloque organisé vendredi 1er décembre à Sainte-Croix-en-Plaine par le Naturpark Südschwarzwald, la Chambre d'agriculture et le Parc naturel régional des ballons des Vosges a permis aux différents partenaires de faire le point sur l’économie de montagne. L’occasion également de remettre les prix de l’édition 2017 du concours transfrontalier des prairies fleuries.

En 2017, le Concours général agricole des prairies fleuries a été organisé par les trois partenaires dans les vallées haut-rhinoises et le sud de la Forêt Noire. Un jury commun réunissant des experts en agronomie, en phytosociologie et en apiculture, présidé par Bernard Franck, maire de Mitzach, a examiné douze exploitations agricoles. Six sur le territoire français et six côté allemand. Ce concours s’est déroulé les 29 et 30 mai derniers. Un temps de restitution, sous forme de colloque, a été organisé le 1er décembre dans les locaux de la Chambre d'agriculture à Sainte-Croix-en-Plaine agrémentés pour l’occasion d’une exposition intitulée « Prairies fleuries des communautés de communes des vallées de Villé et de la Bruche ». L’occasion de mieux apprécier le travail effectué. « C’est en 2010 que le Parc naturel régional des ballons des Vosges a pris l’initiative de lancer le Concours des prairies fleuries sur le massif vosgien, rappelle Laurent Wendlinger, président de la Chambre d'agriculture d'Alsace, pour ouvrir le colloque. Une initiative partagée par la profession agricole, la Chambre d’agriculture entretenant un partenariat de longue date avec le parc. Tout d’abord partenaire du jury, cette dernière s’est ensuite vu confier le pilotage de l’action en 2014. Une action qui dépasse aujourd’hui largement le cadre de la Chambre d’agriculture, de nombreuses collectivités, et notamment communautés des communes, étant partenaires. Ce magnifique projet entre pleinement dans la dynamique territoriale de nos secteurs de montagne », souligne Laurent Wendlinger. Instaurer des échanges Depuis 2013, le concours s’est élargi au massif du Schwarzwald en Allemagne afin de dynamiser l’ensemble d’un territoire régional. « Notre prochain challenge est de mettre le cap au sud afin d’encourager nos amis suisses. Car, nous souhaitons pérenniser cette action qui, depuis 2016, s’intéresse également au territoire du Jura Alsacien. Nous voulons faire se rencontrer, dans le cadre de ce concours, les agriculteurs du massif jurassien, suisse ou alsacien », ajoute Laurent Wendlinger. Cette politique de territoire doit favoriser le travail sur la valorisation de l’herbe au niveau technique ou économique, le maintien et le développement des races locales comme la Hinterwalder ou la vosgienne, les produits du terroir, ou encore le tourisme. « C’est à nous, dans nos zones frontalières, d’instaurer ces échanges, d’initier les dynamiques et le progrès collectif. Notre action transfrontalière doit se renforcer pour faire progresser de manière collégiale nos actions techniques et politiques. Que ce soit du côté suisse, allemand ou français, l’herbe est de la même couleur, utilisée pour les mêmes finalités et doit permettre à nos paysans, qui entretiennent ainsi les paysages et dynamisent l’économie de nos montagnes, de tirer un revenu à travers sa valorisation. Une bonne prairie, une belle prairie se finalise par de bons produits qui, eux, contribuent à l’excellence gastronomique et touristique de nos territoires », conclut Laurent Wendlinger. Premier prix pour Éric Cattenoz La remise des prix du Concours général agricole des prairies fleuries a ensuite eu lieu en présence des lauréats. Le premier prix est revenu à Éric Cattenoz, éleveur à Geishouse. Il a été honoré pour la qualité de ses produits, des paysages de son exploitation, la biodiversité qu’on y trouve, la gestion des prairies naturelles, son système de production ou encore sa capacité à maîtriser la qualité paysagère et écologique en y alliant la performance économique. Il sera également honoré au prochain Salon international de l’agriculture à Paris lors d’une cérémonie prévue le 1er mars 2018. Le deuxième prix est revenu à Manfred Leimgrüber, éleveur à Münstertal en Allemagne. Le troisième a été attribué à Baptiste Jenn, éleveur à Bourbach-le-Haut et gérant depuis cinq ans de la ferme-auberge des Buissonnets. Enfin, un prix spécial « biodiversité » a permis de mettre en valeur l’EARL des Charmes de la famille Wittmer à Roderen. Elle gère également la ferme-auberge du Thannerhubel. Ce concours s’inscrit dans le cadre d’un projet transversal du Parc naturel régional des ballons des Vosges. Un projet qui insiste sur la préservation des terres agricoles, l’animation et l’attractivité du territoire, le soutien à l’élevage pour l’économie de montagne. Cette économie se traduit par la préservation de races locales comme la Hinterwalder en Forêt Noire, la vosgienne dans le massif du même nom, la qualité fromagère des produits, ou encore le tourisme avec la préservation et la mise en valeur d’espaces ouverts comme la vallée de la Münstertal.

Publié le 09/12/2017

Après des années particulièrement difficiles, la situation s’est quelque peu améliorée dans le domaine de l’élevage. Le prix du lait et de la viande s’est redressé, mais la conjoncture reste fragile.

Élevage bovin Lait : le fait marquant de cette année 2017 reste sans contexte la crise du beurre, suite à des difficultés d’approvisionnement des grandes surfaces. Les cours du lait sont en augmentation et retrouvent leur niveau de 2015. La production est en léger recul : - 2 % sur la période de janvier à septembre, par rapport à la même période de 2016. On constate une légère baisse des taux butyreux mais une hausse des taux protéiques. Année difficile pour la récolte de fourrage. La récolte de printemps accuse un déficit de 20 à 30 %. L’été n’a pas permis de redresser la barre et les rendements sont hétérogènes. La perte est plus marquée dans le Sundgau. Les éleveurs du Jura alsacien ont engrangé une belle récolte de regain. L’ensilage de maïs a été précoce et les rendements sont corrects, même dans les parcelles non irriguées. Viande : sur la période de janvier à septembre, les volumes d’abattage sont en baisse marquée en Alsace. Les prix sont en hausse, de l’ordre de 15 cts/kg. On note une stabilité du coût des concentrés depuis un an. Autres élevages Porcs : les volumes d’abattage sont en hausse en Alsace : + 21 % sur la période de janvier à septembre, par rapport à la même période en 2016. Les cours ont tendance à baisser, suite au recul des importations chinoises, mais la productivité (nombre de porcelets par truie) continue à augmenter. L’indice de l’alimentation en engraissement est stable. Moutons : les abattages restent stables en Alsace, mais progressent de 8 % dans le Grand Est depuis janvier. La consommation nationale reste stable. Volailles : stabilité des abattages régionaux.

Publié le 04/12/2017

Les assemblées de section d’Élitest, qui se tenaient récemment, annonçaient les assemblées générales ordinaires et extraordinaires du 8 décembre dans les locaux de la Chambre d'agriculture à Sainte-Croix-en-Plaine.

Comme d’autres secteurs d’activité, l’élevage est en pleine mutation. Pour répondre aux demandes de ses adhérents, notamment en matière de transformation, la coopérative Élitest propose de nouvelles offres et de nouveaux services, tout en restant dans son cœur de métier : la reproduction. Élitest constate cependant une baisse de ses activités inséminations qui se pratiquent sur des taureaux de races très variées. « Nous observons une demande de plus en plus forte sur des petites races comme, par exemple, la brune, la normande ou encore la jersiaise pour les taureaux laitiers, la blanc bleu, la limousine ou encore des croisés pour les taureaux allaitants. Depuis notre première année d’activité en 2010-2011, nous nous sommes adaptés génétiquement à ces fortes transformations et ce développement des petites races en adhérant à « Brune Génétiques Services », en proposant des offres spéciales pour la jersiaise et la normande, ou encore en répondant aux attentes de la filière viande en accompagnant les démarches des éleveurs. Nous avons segmenté nos offres, nous les avons renouvelées en développant de nouveaux caractères, et nous nous sommes intéressés à la semence sexée et au croisement industriel. Enfin, nous avons misé sur de nouveaux services pour accompagner fortement cette reproduction. Je pense notamment au suivi reproduction, aux outils de monitoring, au programme sanitaire d’élevage (PSE) pour la maîtrise des cycles, au génotypage ou encore au sexage », explique Jean-Louis Lacroix, vice-président d’Élitest. Le suivi reproduction a concerné pour 2016-2017 pas moins de 19 654 femelles dans 203 élevages. Cette expertise au service des éleveurs s’appuie sur l’ensemble des services proposés (PSE, monitoring, nutral, échos, palpers), et renforce la technicité et le savoir-faire des inséminateurs formés. Un schéma pour la vosgienne Sur le schéma de la race vosgienne, 1 163 génotypages ont été effectués en 2016-2017, ce qui constitue un doublement de la population de référence. 133 mères à taureaux ont été retenues et 46 pères à taureaux différents. L’objectif est d’arriver à 60 veaux mâles génotypés en sachant que huit ont été rentrés à Brumath et quatre retenus et diffusés en semences sexées. Le génotypage de toutes les femelles vosgiennes est pris en charge par l’organisme de sélection (OS). « Il faut insister sur le fait que la génomique sert à trier. C’est un indicateur, pas un index. Un indicateur qui complète la gamme des index. On a évolué en passant d’un modèle de testage il y a dix ans à un génotypage des génisses que l’on repère pour les rentrer en station pour des embryons. Cette création génétique est aussi le fruit d’un partenariat étroit avec les éleveurs », indique Luc Voidey, directeur technique d’Élitest. Il a également insisté sur les nouveaux besoins à fournir pour la filière viande. Les consommateurs veulent des portions de viande régulières, de taille réduite, rouges, tendres, goûteuses et issues d’animaux élevés à l’herbe. « Nous devons répondre à toutes ces demandes. Celles des consommateurs, et celles de nos adhérents éleveurs. Car, ces deux dernières années, l’insémination a baissé de 5,8 %, notamment sur les mises en place. Nous avons donc décidé de les augmenter de 0,80 €/IAP alors qu’elles étaient stables depuis le 1er novembre 2011. Nous avons également décidé, pour cette campagne 2017-2018, de maintenir nos tarifs génétiques et de faire des remises pour la fidélité de nos adhérents. Ces derniers sont au nombre de 4 437 à être actifs et 3 770 ont une remise de 1 à 25 », ajoute Luc Voidey. La compétitivité de l’élevage dépend des efforts d’adaptation des professionnels et de la stratégie mise en place pour la reproduction. Une politique et des orientations qui seront débattues lors de la prochaine assemblée générale d’Élitest qui se déroulera le 8 décembre.

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